"Humour" et "Humoristique".

  • "L’Humour" est une forme d'esprit railleuse s'attachant à :
    • attirer l'attention, avec détachement,
    • ou à souligner le caractère comique, ridicule, absurde, insolite ou plaisant de certains aspects de la réalité ("Avoir beaucoup d'humour").

Mais c'est également la marque de cet esprit dans un discours, un texte, un dessin, etc. ("Être insensible à l'humour d'un ouvrage ou à l'humour d'une situation").

On peut se servir de l'humour comme d'un moyen d’expression permettant de dire certaines choses qu'il pourrait être délicat d'annoncer autrement.

  • "Humoristique" - et non "Humouristique", comme ont naturellement tendance à le dire les enfants ou les étrangers - est l'adjectif qualifiant ce qui est relatif à l'humour.

On dit par exemple : "Cette façon humoristique d'expliquer les choses est assez plaisante".

Source : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

Quand la différence de niveau de langage crée l'incompréhension...

Inquiet du comportement de son fils, un couple est venu avec son adolescent de 15 ans pour une consultation chez un pédopsychiatre.

Celui-ci reçoit d'abord le jeune homme en tête-à-tête, avant de faire entrer les parents afin de leur faire part de ses constatations.

- "J'ai discuté avec Donovan et je n'ai rien entendu de bien exceptionnel !

Certes votre fils vit actuellement une période charnière dans sa vie d'adolescent, ce qui l'amène à un comportement quelque peu compulsif, se traduisant notamment par une irrépressible tentation de procéder à de fréquentes manipulations de ses organes génitaux. Mais cela n'est en rien inquiétant, je vous rassure !'

- "Oh ben alors, docteur, v'là qui nous rassure bien ! Et nous qu'on croyait qu'i' s'tirait tout l'temps sur la nouille dans les chiottes !"...

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article "Ne dites pas à un québecois : J'adore les gosses, je joue tout le temps avec ; je suis très tactile !" et "Ne dites pas : S'palucher l'engin tout l'temps" !

"À mardi-gras, qui n'a pas de viande tue son coq. Qui n'a pas de coq tue sa femme".

J'adore ce vieux dicton en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme alimentaire, qui semble en apparence très politiquement incorrect et pousse-au-crime, sinon au "féminicide" ! -.

"Sa femme" désigne cependant, bien évidemment, la femme... du coq ; c'est à dire la poule !

Mais l'ambiguïté est évidemment voulue !

Ce dicton signifie donc, tout simplement, que lorsque l'on manque de viande on tue un coq ou une poule.

Attention à ne pas confondre : "Nyctémère" ou "Nycthémère" et "Nique ta mère !" !

  • "Un nyctémère" (ou "Un nycthémère") est une période de 24 heures comprenant une nuit et un jour. Ou un cycle biologique de 24 heures correspondant à une nuit et un jour.
  • tandis que "Nique ta mère !" est une locution interjective du registre argotique symbolisant, selon le cas, :
    • une insulte à l'adresse de son interlocuteur, prié d'aller connaître bibliquement l'auteure de ses jours.

On dit par exemple : "Monsieur, vous avez gravement contrevenu à la règlementation relative au franchissement d'un passage piéton, veuillez avoir l'obligeance de me présenter une pièce d'identité". "Nique ta mère, espèce de bouffon !" (registre argotique).

    • un refus caractérisé.

On dit par exemple : "Kevin au tableau !". "Ouah l'aut' hé : nique ta mère !" (registre argotique).

    • ou un juron de dépit, certes aussi violent que grossier, mais pas forcément destiné à la personne à qui l'on parle ; à l'instar de "Putain !" par exemple.

On dit par exemple : "Nique ta mère ! I' z'ont pu d'clopes non plus dans c'te rade !" (registre argotique).

"Le Poiglier".

Un poisson à tête de sanglier

Cet incroyable animal hybride, découvert récemment, est un petit poisson originaire des Philippines, issu d'un POIsson et d'un sanGLIER ("POI-GLIER"), du moins d'une laie !

Il s'agit naturellement - vous l'aurez compris - d'un simple canular, publié le 1er avril 2017, dans le quotidien dijonnais "Le bien public" !

Ce qui n'est nullement le cas en revanche du "Cochonglier" et du "Sanglichon" ou "Sanglochon", qui sont - eux - parfaitement réels !

On ne dit pas : "Rabattre les oreilles", "Il me rabat les oreilles" ni "Elle nous a rabattu les oreilles" !

Mais : "REbattre les oreilles", "Il me rEbat les oreilles" et "Elle nous a rEbattu les oreilles" !

Sauf si vous vous appelez Charles Mountbatten-Windsor... auquel cas, je prie naturellement par avance Votre Altesse Royale de bien vouloir avec l'extrême obligeance d'accepter mes plus plates excuses !

De quels matières ou matériaux l'Homme est-il donc fait ?

Vous allez pouvoir le constater par vous-même, l'Homme n'est pas forcément uniquement constitué "de chair et d'os". On peut être surtout bien en chair, voire un (gros) tas de graisse. Ou au contraire ne plus avoir que la peau sur les os ou n'être qu'un sac d'os.

L'Homme peut parfois être du bois dont on fait les héros et avoir le cuir épais ; même s'il peut ne pas rester de bois, à la vue d'une partenaire dotée d'une superbe plastique. Alors qu'un autre, moins porté sur la chose, saura rester de marbre. Et ce, qu'il ait un coeur de pierre ou un coeur d'or. Et qu'il soit une tête de bois ou non.

Lorsqu'il se lève, notre individu peut avoir une jambe de bois. Et être en eau après un important effort physique. Ou devin ! Il peut également être en larmes ou être en sang, s'il se blesse ou se fait violemment agresser. Puis avoir les jambes en coton, de peur que ses agresseurs ne reviennent.

Une femme sans chapeau était dite autrefois en cheveux. Et une personne qui multiplie les partenaires masculins est aujourd'hui qualifiée de sac à foutre par les grossiers malpolis (registre vulgaire).

On perd rapidement ses dents de lait en grandissant. Mais on peut avoir un talon d'argile et une main en or, ainsi que des nerfs d'acier.

On peut encore servir d'homme de paille et se faire des couilles en or. A condition d'avoir du plomb dans la cervelle. Et de ne pas être tout miel ni être tout sucre. Ni être en sucre, du reste.

Les hommes velus ont de la moquette sur le torse. Et les femmes non épilées du gazon sur le pubis.

Certains hommes politiques à la longévité exceptionnelle sont dits inoxydables. D'autres se contentent d'être de fer, comme Gaston (Defferre), Staline ("L'homme de fer") ou Margaret Thatcher ("La dame de fer"). Mais la plupart sont vite rouillés s'ils ne prennent pas soin d'entretenir leur corps.

Et chacun de nous peut déjà ne serait-ce qu'avoir une main de fer dans un gant de velours.

Avec l'âge et la décrépitude, on peut même avoir un oeil de verre, un poumon d'acier, des dents en or et une jambe de bois. Sinon devenir un sac à vin, à force d'avoir la gueule de bois !

Et une inflammation du péritoine peut générer un ventre de bois.

"Trier les patates" ou "Quand un jeune énarque vient aider bénévolement un agriculteur"...

L'histoire se déroule au début des années 1980, mais elle me semble relativement intemporelle.

L'ENA (Ecole Nationale d'Administration) constate que ses étudiants sont décidément bien trop éloignés de la réalité rurale et décide donc de leur imposer un "stage paysan" à l'image du "stage ouvrier", déjà imposé par le passé.

Et c'est ainsi qu'arrive un beau matin dans une grosse ferme de Picardie un jeune énarque plein de bonne volonté.

Surpris de cette aide bénévole inattendue, l'exploitant agricole - dubitatif et un brin provocateur - lui propose d'étaler le gigantesque tas de fumier, présent dans la cour de sa ferme.

  • "C'est pas compliqué : tu prends la brouette et la fourche, là, et tu m'épands du fumier partout sur le sol, dans tout le potager, comme cela".

Une agricultrice en train d'épandre du fumier

Il revient le soir, ne pensant vraiment pas retrouver le jeune homme encore à la tâche, vraisemblablement rebuté par une tâche aussi énorme qu'ingrate.

À sa grande surprise, cependant, il constate en arrivant que celui-ci a travaillé comme une brute et que l'énorme monticule de fumier a presque entièrement disparu, le jeune énarque continuant de s'activer avec une incroyable énergie !

Il le félicite donc chaleureusement et se promet de lui proposer le lendemain une mission moins désagréable et plus reposante.

Le lendemain matin, l'agriculteur l'emmène donc dans une grange où est entreposé un monceau de pommes de terre.

  • "Alors voila : il faudrait me trier toutes ces patates ! C'est pas compliqué ; tu mets les petites dans les sacs marqués "P", les moyennes dans les sacs marqués "M" et les grosses dans les sacs marqués "G".

Comme la veille, le fermier s'en va alors travailler toute la journée, en se disant qu'il a décidément bien de la chance d'avoir ainsi hérité une main d'oeuvre aussi efficace que peu coûteuse !

Revenant le soir après avoir vaqué à ses occupations, notre exploitant agricole découvre alors avec stupéfaction que, cette fois, absolument rien n'a été fait : le monticule de pommes de terre est toujours là et le jeune énarque, toujours assis à la même place, perplexe, avec deux patates dans les mains...

  • "Mais que s'est-il passé mon gars ? Je ne comprends pas : hier tu m'as étalé mon énorme tas de fumier en un temps record et aujourd'hui tu n'as pas été foutu de me trier la moindre patate !".
  • "C'est très simple" confesse alors l'étudiant : "Nous autres, énarques, nous sommes champions tant qu'il s'agit de foutre la merde autour de nous, mais pour ce qui est de prendre une décision...".

Combien de personnes travaillent au Vatican ?

La place Saint-Pierre, à Rome

"Pas plus de la moitié !" avait très naturellement répondu à cette question le pape Jean XXIII.

Concrètement, on estime à environ 4 600 personnes le nombre total de personnes travaillant actuellement au Vatican.

Jean XXIII fut assurément le pape le plus drôle le l'histoire et sons sens de la répartie comme sa jovialité restent une marque de son pontificat.

Source : gloria.tv

"Les marseillais des quartiers Nord et la politesse".

Jeudi 31 janvier 2019 : je sors du métro Malpassé, à Marseille (13) et mon bus est, comme moi, en avance.

Compte tenu de la température glaciale, je m'y réfugie bien volontiers.

Ce qui me permet de surprendre la conversation suivante, pour le moins cocasse.

L'homme, debout à l'avant, qui discute avec le chauffeur travaille apparemment de manière occasionnelle pour la RTM.

Il raconte à son ancien collègue son récent voyage en Australie. Et surtout, sa surprise de découvrir que :

- "Là-bas, tu vois, c'est assez étonnant ; les gens quand i' montent dans le bus, i' disent Bonjour au gars qui conduit. Et quand i' descendent i' lui disent Au revoir ou Bonne journée !".

Avant de ponctuer son constat d'un surprenant : "Un peu à l'anglaise, tu vois ?".

Gageons qu'un simple ticket de car à destination de Toulon (83), Aix-en-Provence (13) ou Arles (13) lui aurait vraisemblablement permis de découvrir - en France même et à bien moindre frais... - la politesse la plus élémentaire.

Parlez-vous "L'anglais de cuisine" ?

La formule "Anglais de cuisine" désigne une sorte d'imitation d'anglais, n'ayant que quelques lointaines sonorités communes avec la langue de Shakespeare, que l'on se plait à utiliser à des fins humoristiques.

Cela peut par exemple donner ce type de propos :

"Difficile d'aller batifoler au pipi-room avec une collègue de boulot : no zob in job !

Évidemment, les sourires enjôleurs de la nouvelle brunette à la bouffing-room paraissaient prometteurs et l'affaire semblait être in the pocket.

Allez, se dit Matthieu : advienne que pourra, j'y go ! Enfin... elle est tout de même bien jeune, se ravisa le quadragénaire un peu coinceman, ce n'est pas très sérieux. Et puis, pas question de sortir avec une stagiaire ; ce serait schocking !

No souci ; il y a toujours la nouvelle blonde du club de sport... Mais, avec elle, cela risque de ne pas être fingers in the nose. Pas question d'y aller à la one again : il faudra faire le forcing s'il ne veut pas être repasseman."

"Nyctémère" ou "Nycthémère" et "Nique ta mère !".

  • Dans le premier cas, le nyctémère ou nycthémère est une période de 24 heures comprenant une nuit et d'un jour. Ou un cycle biologique de 24 heures comprenant une nuit et un jour.
  • alors que dans le second, "Nique ta mère !" est une locution interjective argotique symbolisant, selon le cas, :
    • une insulte à l'adresse de son interlocuteur, prié d'aller connaître bibliquement l'auteure de ses jours.
    • un refus caractérisé.

Par exemple : "Voulez-vous bien cesser de faire un tel vacarme à cette heure indue !" "Ouah l'aut' eh, Nique ta mère !".

    • ou un juron de dépit, certes aussi violent que grossier, mais pas forcément destiné à la personne à qui l'on parle.