Réponse
Parce que où il y a de la gaine, il n’y a pas de plaisir !
Explication du calembour
Il résulte de la paronymie entre les mots « gaine » et « gêne » et fait référence à l’expression « Où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir« .
Richesse et défense de la langue française
Au risque de vous surprendre j’ai regroupé dans ce chapitre l’ensemble de mes articles à vocation humoristique : des devinettes aux calembours et aux contrepèteries en passant par les Monsieur et Madame, les combles, les lapsus, les zeugmas, les mots d’enfants et j’en passe !
Nombre total d’articles prévus dans ce chapitre : 2 132
La scène se déroule à Marseille (13) en 2017.
Le fils de l'un de mes collègues a 8 ans et il demande à son père s'il peut aller regarder la télévision. Celui-ci lui répond par l'affirmative, du moment qu'il a bien fait tous ses devoirs et appris ses leçons.
-"Oui p'pa !" répond le petit.
-"Que devais-tu faire au juste ?".
-"Apprendre les noms des os de l'avant-bras".
-"Et c'est tout ?"
-"C'est déjà beaucoup moi j'trouve !"
-"Très bien. Montre-moi ton cahier. Et récite-moi donc ta leçon".
-"Euh... Oui papa. Mais..."
À sa mine déconfite, le père comprend immédiatement que le jeune garçon n'a pas dû consacrer trop de temps à cet apprentissage, ni dû retenir grand chose...
-"Alors ? Je t'écoute ! Peux-tu, s'il te plaît, me dire comment s'appellent ces os ?"...
-"Euh..."
-"Tu n'en as aucune idée, n'est-ce-pas ? Pour la bonne et simple raison, qu'à mon avis, tu n'as absolument pas appris ta leçon !"
-"Si j'l'ai apprise ! Mais j'réfléchissais un peu..."
"D'accord ! Alors donnes-moi donc ces noms, s'il te plaît, maintenant que tu as bien réfléchi !"
- "Et bien... il y a déjà le... euh ; ah oui, j'me rappelle : Le RADICUS !".
Reconnaissons à cet enfant le mérite d'avoir créé là un charmant mot-valise imaginaire (RADIus CubitUS), constitué du véritable nom des deux os longs de l'avant-bras, reliant le coude au poignet, qui sont donc le "Radius" et le "Cubitus" (désormais appelé "Ulna", pour les puristes !).
L'action se déroule en deux actes, en juin 1998, en plein durant la Coupe du monde de football organisée en France.
Je travaille alors à Pantin (93), en banlieue parisienne, à proximité d'une importante auberge de jeunesse internationale, où logent plusieurs centaines de supporteurs des différentes équipes jouant au Stade de France de Saint-Denis (93).
Un samedi, j’annonce à ma fille aînée, alors âgée de 3 ans, que nous sommes invités à dîner chez une amie de lycée que nous voyons régulièrement car elle est maman d’une petite fille du même âge que la mienne. Les deux fillettes jouent ensemble depuis toujours, aussi ma fille est-elle ravie de la voir. Mais, comme toujours trop bavard, j’ai le malheur de lui annoncer qu’il y aura aussi un "couple d'amis". Que n'avais-je pas dit là !
Voila bien une locution nominale polysémique aux significations fort différentes les unes des autres !
"Une queue de cheval" désigne en effet :
Il existe diverses manières de la toiletter. L'ablation de la queue du cheval, appelée "Caudectomie" est interdite sur les chevaux nés en France depuis le 1er janvier 1996.


Cette coiffure, pratique et facile à effectuer, permet de dégager le visage et est souvent adoptée par les sportifs, aussi bien masculins (Zlatan Ibrahimovic) que féminins (Amélie Mauresmo).
La queue-de-cheval peut servir de base pour faire un chignon.
Et quand la coiffure consiste en deux queues de cheval de chaque côté de la tête, on parle de "couettes".
On dit également : "Être monté comme un âne".
Source : wikipedia.org
La scène se déroule en 2011. Ma fille cadette a 6 ans et j'ai pris à la maison pour deux jours une petite camarade à elle, afin de leur faire plaisir.
Pour l'heure, néanmoins, nous sommes dans la salle d'attente de l'ORL chez qui ma fille avait un rendez-vous fixé de longue date et que je ne pouvais annuler.
La salle d'attente est pleine de personnes du troisième et quatrième âge, qui, pour plusieurs d'entre elles, m'adressent des sourires bienveillants et chaleureux tellement les deux fillettes se révèlent sages et discrètes malgré l'attente.
Après avoir regardé des magazines pour enfants et dessiné avec les feutres et le papier que j'avais pris soin d'amener afin de les occuper, le cas échéant, ma fille et sa petite copine conversent tranquillement.
Ma fille : ""Qu'est-ce que t'as fait hier quand il pleuvait ?".
La copine : "J'ai regardé le DVD du Roi lion ! Et toi ?".
Ma fille : "Moi j'ai regardé un film que j'adore, avec mon acteur préféré et mon actrice préférée".
La copine : "C'est quoi comme film ?".
Ma fille : "Fric-frac ! C'est un vieux film en noir et blanc, avec Fernandel et Arletty !"
La copine : "J'connais pas !".
Et pour cause ! Imaginez seulement la tête de l'assistance, se demandant avec consternation à quelle fréquence j'obligeais ma pauvre fillette de 6 ans à regarder ainsi de vieux films en noir et blanc tels que ce petit bijou de 1939, réalisé par Maurice Lehmann et Claude Autant-Lara, et évoqué par ma fille avec autant d'enthousiasme...
Nous sommes en 2009 et ma fille cadette a 4 ans.
Elle dessine et peint tranquillement, avec application, depuis plus d'une heure sur la table du salon, pendant que sa mère lit et que, pour changer un peu, je suis exceptionnellement devant l'écran de mon ordinateur, à effectuer des recherches sur internet.
Soudain, la petite s'interrompt brutalement en pestant bruyamment et en déchirant rageusement tous ses dessins !
"C'est bon, j'arrête : j'chuis nulle ! Ça sert à rien que j'continue à essayer d'dessiner ! J'chrai jamais Cézanne ni Picasso" !
Vous imaginez notre surprise...
Et les trésors de persuasion qu'il nous a fallu employer pour lui expliquer que ces deux génies de la peinture n'avaient pas atteint le sommet de leur art aussi jeunes et qu'il convenait peut être de se fixer des objectif plus raisonnables que de vouloir les égaler à seulement 4 ans !
... même si, parfois, l'évidence s'impose !
Mais bien évidemment : "Merci BEAUCOUP !".
C'était, je crois, l'un de mes tout premiers jeux de mots, sinon le premier - je devais avoir 5 ou 6 sans - et je dois reconnaître qu'il me fait toujours sourire...