La peur panique de l'enlèvement d'enfant ? Non, non... pas vraiment !

Nous sommes en septembre 1999 et ma fille aînée a 4 ans. Nous faisons des courses à Plan de Campagne (13), une gigantesque zone commerciale située à mi-chemin d'Aix-en-Provence et Marseille.

Alors que nous revenons déposer des achats dans le coffre de ma voiture, j'annonce à ma fille que je dois encore aller chez Castorama faire découper du bois.

Moi : "C'est là-bas, en face, on ne va pas encore prendre la voiture pour si peu ! On la laisse là et on y va à pied, d'accord ma chérie ? ".

Ma fille : "Pfff ! Moi j'en ai vraiment marre de marcher papa ! Je préfère rester dans la voiture ! Tu veux bien me mettre la cassette (nous sommes en 1999) d'Henri Dès, s'il te plaît, papa ! Et puis je t'attends sans faire de bêtises !".

Moi : "D'accord, ma chérie : tu reste bien sagement dans la voiture et tu n'en descends pas ; je reviens très vite".

Aussitôt dit, aussitôt fait, je file faire découper mon bois. Par chance, il n'y a personne avant moi et je suis donc rapidement servi.

Le temps de passer en caisse pour régler et je retourne à ma voiture.

Je presse cependant le pas sitôt franchi le seuil du magasin, en apercevant ma fille penchée hors du véhicule en grande conversation avec un cyclomotoriste, que j'identifie rapidement comme étant un vigile itinérant.

Arrivé auprès d'eux, je suis aussitôt apostrophé par celui-ci.

Le vigile : "Oh, peuchère, m'sieur ! Vous pouvez pas laisser un minot tout seul, comme ça dans la voiture ! Vous vous rendez compte, un p'tit peu, de c'qui pourrait lui arriver ?".

Moi : "Oui je sais, monsieur ; je suis désolé... Mais vous savez, elle ne voulait pas venir car elle était fatiguée de marcher. Et puis, je ne m'éloignais que pour dix minutes"...

Le vigile : "D'accord, monsieur mais on n'sait jamais c'qui peut s'passer en dix minutes vous savez !"...

Moi : "Mais vous avez dû voir que c'est une fillette un peu spéciale et je ne pense pas que l'on s'embête à enlever un enfant comme elle...".

Ma fille (hurlant à tue-tête) : "Mais oui !! J'ui ai dit au monsieur ! D'abord si y a des méchants qui viennent m'embêter je les crie très très fort !! Et pis je prend ta pelle (une petite pelle militaire américaine pliable, que j'avais toujours sous mon siège, donc facilement accessible depuis la banquette arrière) et je sors pour leur taper dessus ! Comme avec les méchants garçons débiles qui voulaient voler ton bois !!".

Le vigile : "Euh, oui ; c'est c'qu'elle m'a expliqué en me gueulant dessus comme un putois, peuchère ! J'ai même cru qu'elle allait descendre... C'est vrai que c'est un drôle de phénomène c'te gamine ! Les voyous, à leur place, j'irai effectivement en choper une autre, comme vous dites... Mais bon, la prochaine fois emmenez la quand même avec vous, c'est plus prudent, Msieur".

Moi : "Oui, oui, bien sûr. Je vous le promets. Au revoir monsieur, bonne journée".

"Pas touche, elle a dit !".

Nous sommes au tout début juillet 1999.

Ma fille aînée n'a encore que 4 ans, mais elle est déjà forte comme un turc. J'habite au troisième étage et elle se plaît à monter, depuis la rue et par deux - un dans chaque main - des conditionnements de six bouteilles d'un litre de lait ou de jus d'orange !

Allant déménager à Aix-en-Provence (13), j'ai proposé à un couple d'amis disposant eux aussi d'une cheminée, de passer chercher dans ma cave, avant mon départ, le joli tas de bûches qu'il me restait.

Lesdits amis tardant à arriver, je prends l'initiative de commencer à vider seul ma cave. Pour ce faire, je gare mon véhicule sur le trottoir, juste devant la porte, et y laisse ma fille avec une cassette audio (nous sommes en 1999) de chansons enfantines.

Je commence à aller et venir du trottoir à la cave et de la cave au trottoir, les bras chargés de bûches, que je commence à entreposer contre la façade de l'immeuble. Soudain, alors que je suis dans la cave, j'entends ma fille crier. Malgré son jeune âge en effet, elle possède déjà la voix de stentor qui m'a contraint, durant toute son enfance, à passer des heures dans les fêtes foraines car elle gagnait systématiquement l'intégralité des tours de manège offerts à qui criera le plus fort !

Naturellement, je me précipite aussitôt dans la rue, où j'assiste, ébahi, au spectacle ahurissant d'une fillette de 4 ans, armée d'une bûche presque aussi haute qu'elle (!) et venant manifestement de faire déguerpir une demi-douzaine de gamins ayant apparemment entre deux et trois fois son âge ; lesquels - n'écoutant que leur courage - l'injurient à distance respectable, tout en agrémentant leurs aimables propos de force gestes très peu équivoques !

Et ma fille de m'expliquer aussitôt, très échaudée : "Tous ces bêtes garçons i' z'ont commencé à toucher tes bouts de bois ! Alors je suis sortie de la voiture et pis j'ai voulu leur taper dessus, pour leur montrer que c'était à nous ! Mais c'est très très lourd pour moi, tu sais tes trucs ! Alors je les ai crié très très fort ! Alors i' z'ont eu peur, alors et ben i' sont partis en courant tout là-bas !".

Tu m'étonnes !

Il ne me restait plus alors qu'à lui expliquer pourquoi je ne pouvais pas, moi qui étais grand et fort, aller fracasser ces malotrus à grands coups de bûche !

Et à narrer à mes amis comment ma fille leur avait évité qu'une horde de jeunes sacripants n'abimassent ou ne subtilisassent leurs bûches !

Toison féminine : beaucoup de poils, un peu de poils ou plus du tout de poils ?

Toison féminine : beaucoup de poils, un peu de poils ou plus du tout de poils ?

La question est en effet posée !

Car, si avant le poil c'était bien, aujourd'hui le poil est p'us bien !

Explication du calembour
Il résulte de l’homonymie entre la forme populaire « p’us bien » (« plus bien ») et l’adjectif « Pubien ».

Sur un thème contigu je vous recommande la lecture de mes autres articles :

"Dommage", elle a dit 'Dommage"... ?

La scène se déroule le 28 décembre 1999. Ma fille aînée a 4 ans et demi et passe la deuxième partie des vacances d'hiver chez nous à Aix-en-Provence (13), où je suis venu me marier et habiter depuis quelques mois.

La veille et l'avant-veille, les dimanche et lundi 26 et 27 décembre, les tempêtes Lothar puis Martin, deux phénomènes météorologiques d'une ampleur tout à fait exceptionnelle ont frappé la France et une partie de l'Europe.

Traejectoires des tempêtes des 26 et 27 décembre 1999.

Ces deux cyclones extratropicaux extrêmement puissants ont causé des dommages majeurs par le vent.

Carte de la tempête Lothar des 25 et 26 décembre 1999

D'innombrables rafales atteignant les 220 km heure (169 à Paris (75)) ont ravagé une partie du pays et causé des dégâts sans précédent, puisque l'on dénombrera finalement en effet :

  • 92 morts,
  • 2 000 blessés,

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"Comment faire battre des montagnes"...

Chandail rouge pour enfant

La scène se passe en décembre 1998, à Paris (75). Ma fille aînée a 3 ans et demi et nous sommes allés au cinéma voir un film d'animation avec un couple d'amis et leur fille.

Comme nous nous sommes à l'évidence profondément assoupis tous les deux sur la fin, nous nous faisons légèrement chambrer par mon ami pendant que nous nous rhabillons à moitié endormis ; ce qui n'est manifestement pas du goût de ma fille.

Celle-ci est extrêmement débrouillarde et je la laisse donc se rhabiller seule malgré son jeune âge (chaudement car il gèle à pierre fendre) en bougonnant ; me contentant de finir de remonter la fermeture à glissière de son anorak et d'ajuster son écharpe et son bonnet.

Une fois parvenus au véhicule de mes amis, toutefois, je m'inquiète soudain de savoir si ma fille a bien mis son chandail avant d'enfiler son anorak...

Moi : "Au fait, ma chérie, tu as bien mis ton chandail sous ton anorak ?

Ma fille : Bien ennuyée par la question... "Ah non papa : j'ai oublié de le mettre" !

Moi : "Mais c'est pas vrai ! Alors il est resté là-bas, dans la salle ; heureusement que j'y pense maintenant..."

Mon ami : "Que se passe t-il ?"

Moi : "Ma fille a oublié son chandail dans la salle ; attendez-moi au chaud dans la voiture : j'y retourne et je reviens aussi vite que possible, c'est à 200 mètres à peine".

Mon ami : "Je viens avec toi ; on trouvera plus rapidement : la salle était immense".

Arrivés dans le hall d'accueil du cinéma, nous nous apprêtons à retourner dans la salle où nous étions dix minutes plus tôt, lorsque une ouvreuse nous apostrophe en nous demandant ce que nous faisons...

Mon ami : "La fille de mon ami a oublié son chandail dans la salle et nous allons le chercher vite fait".

L'ouvreuse : "Ah non messieurs, vous ne pouvez pas retourner dans la salle car il y a déjà des spectateurs pour la prochaine séance. Mais je peux envoyer quelqu'un vous le chercher. Comment est-il et où étiez vous assis s'il vous plaît ?".

Moi : "C'est un chandail rouge pour enfant de 7-8 ans (oui ; je sais : nous sommes assez costauds dans la famille !) et nous étions assis vers le milieu de la salle...".

Mais la personne partie dans la salle revient, à peine deux minutes plus tard, les mains vides en nous affirmant qu'il n'y a aucun vêtement oublié dans la salle...

Mon ami commence alors à s'agacer, expliquant qu'un petit chandail rouge ayant glissé entre des fauteuils rigoureusement de la même couleur ne se repère certainement pas facilement. Et que ce n'est pas en une minute qu'une seule personne peut ainsi affirmer de façon péremptoire que le vêtement en question n'est pas là.

Les deux jeunes femmes n'apprécient pas la remarque et le ton commence à monter. L'arrivée de plusieurs autres membres du personnel  ne fait malheureusement qu'envenimer les choses ; mon ami s'énervant réellement et commençant à bousculer tout ce petit monde afin de pénétrer en force dans la salle : "Viens Jipé, on va le retrouver ce chandail !".

Bien que d'ordinaire - à l'époque tout du moins ; je me suis calmé avec l'âge... - prompt à ce genre de pratique, je fais cependant preuve cette fois-là - très étonnamment - d'une grande sagesse et parviens à convaincre mon ami excédé de sortir avant que les choses ne dégénèrent, en lui expliquant que l'on n'allait tout de même pas mettre ce cinéma à sac pour un simple chandail !

Une fois sur le trottoir et jusqu'à la voiture, mon ami continue de maugréer tout ce qu'il sait, pestant à cor et à cri contre ce fichu cinéma !

Il finit tout de même par se calmer durant le trajet qui nous mène au restaurant chinois dans lequel il nous avait tous invité à dîner ce soir là. Et c'est donc détendus et contents de nous retrouver bien au chaud que nous nous installons tous autour d'une grande table ronde.

À peine déshabillé et assis, cependant, mon visage se fige soudainement, attirant un regard interrogatif de mon ami. Atterré, je lui indique alors ma fille du menton, mais il ne comprend pas...

Mon ami : "Qu'est-ce qu'elle a ta fille Jipé ?".

Moi : "Le chandail : elle l'a sur elle !"...

Mon ami : "Oh p....n ; c'est pas vrai !".

Ayant ôté son anorak, ma fille - tout sourire et toute fière, les baguettes à la main - arborait paisiblement son joli petit chandail rouge pour lequel mon ami avait failli se battre 25 minutes plus tôt !

Si cela ne s'appelle pas faire battre des montagnes !

La petite aimait les sucettes !

Sucettes

Nous sommes en 1998. Ma fille aînée à 3 ans et je travaille à Pantin (93). Je gare chaque jour ma voiture dans une cour annexe de l'entreprise, le long de la maison du gardien. Celui-ci est un arménien d'origine syrienne, arrivé en France 20 ans plus tôt mais parlant le français comme Jane Birkin (*).

Il a lui aussi une fille det 3 ans, très copine avec la mienne car sa maman, qui ne travaille pas,  a l'extrême obligeance de bien vouloir me garder gracieusement ma fille les jours de grève et les vendredi après-midi !

Lorsqu'il lui arrive de me voir arriver, aux beaux jours, la petite fille en question m'accueille toujours avec plaisir, car elle n'est pas sans savoir que je dispose souvent de bonbons, sucettes et autres friandises dans ma boîte à gants.

À peine me suis-je garé, ce jour là, que la petite jaillit du perron pour se précipiter vers moi, toute guillerette :

- "Bonjour Jean-Pierre ! Tu me donnes une sucette ?"

Fronçant alors les sourcils, tout en faisant un clin d'oeil à sa maman, en train d'arroser ses jardinières, je m'attache à essayer de lui faire indirectement et subtilement (pensais-je) remarquer qu'un petit "S'il te plaît", en fin de phrase, ne serait pas de trop, en pareille circonstance.

- "J'ai bien des sucettes et je t'en donnerai une avec plaisir. Mais je pense qu'il y a une petite erreur dans ta demande ; réfléchis bien !".

Perplexe, la petite écarquille les yeux et regarde sa mère, interrogative. Hélas, celle-ci lui confirme aussitôt.

-"Jean-Pierre a parfaitement raison, ma chérie ; il y a une petite erreur dans ta phrase... Mais je suis persuadée que tu vas trouver. Réfléchis bien..."

Alors, la petite fille, après avoir clairement fait fonctionner ses neurones jusqu'aux limites de la surchauffe, se lance une nouvelle fois, réellement abasourdie - on va le comprendre - de s'être ainsi méprise, jusqu'alors, sur... le genre du mot "Sucette" ; mais après tout son papa lui-même fait régulièrement de telles fautes, elle le sait bien !.

-"Tu me donnes... UN sucette ?" !

Par la suite et depuis lors, j'ai naturellement pris soin, en pareilles circonstances, d'utiliser la formule "Je pense qu'il manque un petit mot", plutôt que "Je crois qu'il y a une petite erreur"...

 

(*) Jane Birkin est une actrice et chanteuse britannique, née le 14 décembre 1946, mère de la photographe britannique Kate Barry et des chanteuses et actrices françaises Charlotte Gainsbourg et Lou Doillon. Installée en France depuis sa rencontre avec l'auteur, compositeur et interprète Serge Gainsbourg, en 1969, elle continue néanmoins d'avoir, un demi-siècle plus tard, un accent à couper au couteau et à sembler ignorer le genre des mots les plus courants, pouvant ainsi évoquer "la" couteau, posé sur "le" table...

Le chien aboie, le chat miaule, mais que fait donc la fourmi ?

Fourmi noire

Réponse
Elle cro-onde ! La fourmi cro-onde.
Explication du calembour
Il résulte de l’homonymie entre la formule « La fourmi cro-onde » et la locution nominale « Le four micro-onde ».

On ne dit pas : "En bonnet difforme", pas plus que "En bon uniforme" !

Mais : "En bonne et due forme" !

C'est à dire :

  • au sens propre : Conformément aux lois et aux règlements en vigueur.
  • et, au sens figuré, dans le registre familier, : selon les manières en usage.

"En bonnet difforme" est un savoureux calembour créé par l'humoriste français Coluche, en 1977, dans son sketch "Le clochard analphabète". Grâce lui en soit rendue ici.

Pourquoi la vie sexuelle de Carla Bruni s'est-elle sensiblement améliorée lorsque Nicolas Sarkozy n'a pas été réélu, en mai 2012 ?

Réponse
Parce qu’elle ne couchait plus avec un nain puissant !
Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre le mot « un impuissant » et la locution nominale « un nain puissant ». Et fait référence à la petite taille de l’ancien président de la République ainsi qu’à sa perte d’influence, au lendemain de sa non-réélection.