"COPRO Conseils" ? Un bien curieux nom pour une société !

Affiche COPRO Conseils

Le moins que l'on puisse dire est que les fondateurs de ce groupement d'experts indépendants conseils en copropriété, sis à Marseille (13), n'ont pas vraiment dû prendre le temps de sérieusement étudier la signification exacte du nom ainsi choisi...

Certes le "COPRO" dont il est ici question n'est autre que l'apocope du mot "Copropriété", largement connu et couramment usité par l'ensemble des propriétaires et locataires.

Mais le préfixe "Copro" (du grec ancien "kopros" ou "excrément") indique également en français tout ce qui a un rapport avec ... les matières fécales !

  • L'insecte coprophage (Ouh, le dépravé !) en mange.
  • le champignon coprophile (même commentaire scabreux) les aime (il s'y développe),
  • la coproculture est la culture bactériologique de selles qui, via une coproscopie, décèle la présence de germes pathogènes normalement absents du tube digestif ou anormalement nombreux,
  • Etc.

Bref, un nom plutôt mal choisi, on en conviendra !

Je dois vous l'avouer, si je puis me permettre d'être aussi critique sur le sujet, c'est pour la bonne et simple raison que ce n'est pas à moi qu'aurait pu survenir pareille aventure !

Jamais je n'aurais commis une telle bévue ni eu l'idée saugrenue de créer, en 1983, à Conflans Sainte-Honorine (78), une association "COnnaissance et PROmotion de la Bande dessinée", judicieusement dénommée "COPRO-BD" ! JA-MAIS, je vous dit !

On ne dit pas : "Je mastique", mais...

Réponse
« Je pratique l’onanisme » (registre soutenu), « Je me masturbe » (langage courant), voire « Je me branle » (registre argotique) !
Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre les formes conjuguées « Je mastique » (1ère personne du singulier présent du verbe « Mastiquer » et « Je m’astique » (1ère personne du singulier présent du verbe « S’astiquer », qui signifie « Se masturber » dans le registre argotique).

On ne dit pas : "Je vais lâcher une caisse", mais...

Réponse
« Le processus de paix est engagé » !
Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre les mots « paix » et « pet » ; « Lâcher une caisse » signifiant – au sens figuré – « Je vais lâcher un vent » dans le registre argotique (« Faire un pet » dans le langage courant ou « Péter » dans le registre familier) .

Monsieur et madame Danlapissine ont deux garçons et deux filles. Comment se prénomment-t-ils ?

Réponse
Jean, Édouard, Annick et Loana !
Complément de réponse
Jean, Édouard, Annick et Loana Danlapissine
Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre « Jean, Édouard, Annick et Loana Danlapissine » et « Jean-Édouard a niqué Loana dans la piscine ».

 

Compléments d'information : une photographie et trois vidéos
Ce magnifique calembour fait référence au légendaire rapprochement nocturne de Jean-Édouard Lipa et Loana Petrucciani, deux des candidats de l’émission de télé-réalité française, « Loft Story », sur M6, le 29 avril 2001.

Jean-Édouard et Loana : le couple "star" de "Loft story", la première émission de télé-réalité de la télévision française, sur M6, au printemps 2001

Souvenez-vous :

"Le Coca-Cola", "Le coke à Colas" et "La coke à Colas".

Ces trois locations nominales homophones désignent concrètement quatre choses fort différentes :

  • Le premier désigne la célèbre marque de boisson gazeuse états-unienne,
  • le second, le Coca-Cola DE Colas (registre familier),
  • ou le charbon DE Colas" (registre familier),
  • et le troisième, la cocaïne DE Colas (registre argotique).
Explications
« Coke » est une appellation usuelle anglo-saxonne pour le « Coca-Cola », le nom d’un combustible au pouvoir calorifique élevé, et le nom argotique anglais, utilisé en français pour désigner la cocaïne.

Ne vous laissez pas désespérer par une météorologie calamiteuse !

Même s'il est vrai que quelqu'un a dit "Orages : haut désespoir !".

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre la phrase « Orages : haut désespoir ! » et la célébrissime tirade de Don Diègue, dans « Le Cid », la pièce de théâtre française de 1637 de Pierre Corneille : « Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? »

"Près de 1000 ans et toujours dans le goût".

Affiche publicitaire pour la bière Affligem

J'ai trouvé assez plaisant le calembour "à double détente" de ce slogan de la marque de bière d'abbaye belge Affligem.

"Depuis 1074, les moines de l'abbaye d'Affligem" - nous précisent en effet les affiches placardées en avril 2019 - "sont garants du goût de la bière Affligem. Aujourd'hui encore, ils approuvent avec soin chaque recette."

  • Le premier calembour, pas vraiment enthousiasmant à mon sens, est naturellement celui qui résulte de la paronymie entre les mots "Coup" et Goût" ; la formule "Toujours dans le goût" renvoyant à l'expression du registre familier "Toujours dans le coup", dérivée de la formule "Être dans le coup".
  • Mais bien plus subtil et amusant me semble être le second calembour, sous-jacent, qui consiste à laisser entendre que lorsque l'on s'appelle "Affligem" (a-fli-guèm) - nom qui , avec un soupçon d'imagination, peut se prononcer... a-fli-jan comme "Affligeant"), on peut bien se permettre ce type de jeu de mots !

Mais il est bien possible que je sois le seul à avoir cru déceler là une quelconque malice... qui n'a peut-être jamais existé que dans mon imagination ?

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Une bière".

"Le Vermot".

Almanach Vermot 1955

Il s'agit naturellement du célèbre "Almanach Vermot" !

C'est à Joseph Vermot, né le 9 octobre 1828 et mort en 1893, que nous devons cette publication périodique annuelle à la longévité exceptionnelle, publiée pour la première fois le 1er janvier 1886 et caractérisée par son éternelle couverture rouge.

Il s'agit d'un ouvrage conçu pour être lu pour intéresser le lecteur au rythme d'une page par jour. Celle-ci contient donc tout à la fois des informations pratiques, illustrations, recettes, photos, informations pratiques, conseils, saint du jour, lunaisons et heures du soleil… livrés pêle-mêle et destinés à informer, distraire et amuser celui qui le feuillette au gré des journées et de sa curiosité.etc. Mais aussi et peut-être même surtout : des dictons comiques, des blagues et des calembours, qui ont fait sa réputation.

Souvent qualifié de cocardier, misogyne, colonialiste, et j'en passe, l'almanach Vermot a été critiqué pour son humour, il est vrai rarement très raffiné. Mais il n'en représente pas moins un incontournable symbole de la culture populaire française du XXe siècle.

Il a en tous cas traversé les modes et les époques, puisque après le décès de Joseph Vermot en 1893, son fils Maurice poursuivit l’aventure et fit prospérer l’Almanach Vermot au point qu’à sa mort, en 1937, il était tiré à 800.000 exemplaires.

Il avait cédé l'Almanach à Georges Ventillard en 1933, lequel le revendit en 2008 à Hachette Livres, qui continue de le publier chaque année !

Quelques illustrations de l’humour à la Vermot :

Parlez-vous le "Franponais" ?

Enseigne japonaise en franponais : "Crépes de cocorico"

Également appelé "Framponais", "Flançais" ou "Flanponais" (les japonais, comme d'autres asiatiques font souvent une confusion entre le "l" et le "r"...), le "FRANPONAIS" est un mot-valise ("FRANçais jaPONAIS", par analogie avec le mot "Franglais" pour "FRANçais anGLAIS") qui désigne l'utilisation pour le moins malheureuse de mots français par les Japonais.

Il est en effet de bon goût, au Japon, d'utiliser des mots français dans des domaines relatifs à l'image de la France, comme la mode,la pâtisserie, la crêperie, les cafés, la restauration ou la coiffure.

Le français apparaît ainsi surtout à l'écrit sur les enseignes des magasins, les T-shirts, les menus, etc.

Et comme très peu de Japonais le parlent ou le lisent parfaitement, les erreurs et non-sens sont très nombreux ; ces phrases et expressions curieuses finissant presque par devenir, aux yeux des japonais, une langue à part entière : le "Franponais".

Elle utilise des mots français mais avec de fréquentes fautes d'orthographe et erreurs de sens. Dans de nombreux cas, les phrases en franponais semblent avoir été traduites mot à mot depuis le japonais. Il ne faut cependant pas y voir une négligence de la part des fabricants, car ces phrases ont avant tout un but décoratif et le public ciblé n'est absolument pas francophone.

Même si le "Franponais" peut au premier abord choquer le touriste francophone, il peut être parfois devenir cocasse de repérer et collecter ces "perles" franponaises. Et même, en fin de compte, éventuellement finir par apporter un charme supplémentaire à une visite du Japon.

La petite galerie de photographies qui suit vous en donnera en tous cas, j'espère, un bon aperçu :

  • la mode :

Enseigne japonaise en franponais : "Bon mercerie" Enseigne japonaise en franponais : "Comme ça blanc d'oeuf"

Enseigne japonaise en franponais : "Comme ça du monde" Enseigne japonaise en franponais : "Laissé passé"

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On ne dit pas : "Jerrican" ni "Jerrycan" ! Mais...

Jerrycan vert
Réponse
Mais : « Je me bidonne » !
Explication du calembour
Il résulte de la prononciation « à la française » du mot anglais « Jerrican » ou « Jerrycan » (« Je ricane ») et de sa signification en français (« Un bidon »), à laquelle fait écho la réponse, « Je me bidonne ».