"80% des bergers allemands sont des chiens, les autres sont des..."

Berger allemand

... "bergers allemands !".

J'ai adoré cet aphorisme, dû - parait-il - à l'humoriste américain Demetri Martin, dont je confesse humblement avoir jusqu'alors parfaitement ignoré l'existence, mais évoqué par le journaliste français David Castello-Lopes le 27 janvier 2019, dans l'émission dominicale "Remède à la mélancolie" d'Eva bester sur la radio publique française France Inter.

Explication du calembour
Il résulte de la polysémie du mot français « Berger » qui désigne aussi bien un « chien de berger » ou « chien-berger » (appelé « berger » par ellipse) qu’un gardien de troupeau.

Quand les "Coquilles" deviennent des "Couilles"... ou plutôt : des "Bourdons" !

L'une des légendes circulant sur l'origine de l'utilisation du mot "Coquille" en typographie, affirme que la celle-ci tiendrait précisément son nom de l'omission de la lettre "q" dans le mot "Coquille", qui prendrait alors la forme cocasse "couille" ("testicule" en argot) .

Une histoire de "q" dont on ne peut que s'amuser lorsque l'on connaît l'importance de ce genre d'acte manqué !

  • C'est tout d'abord l'écrivain français André Gide, qui rapporta dans son "Journal", à la date du 15 décembre 1937, l'anecdote suivante : "On raconte que Rosny, exaspéré par les erreurs que les protes faisaient ou laissaient passer, écrivit un article vengeur intitulé "Mes coquilles". Quand Rosny le lendemain ouvrit le journal, il lut avec stupeur, en gros caractères, cet étrange titre : "Mes couilles". Un prote, négligent ou malicieux, avait laissé tomber le q…". Une savoureuse anecdote qu'il avait déjà racontée dans une lettre à Jean Cocteau, le 18 janvier 1931.
  • Le sujet inspira également le facétieux Boris Vian, qui énonça le problème en ces termes, dans une lettre du 13 octobre 1954, adressée au collège de Pataphysique : "Axiome : retirez le Q de la coquille : vous avez la couille, et ceci constitue précisément une coquille".
  • Enfin, l'humoriste Pierre Desproges s'en amusa le 11 juin 1986, dans l'une de ses "Chroniques de la haine ordinaire", intitulée "Coquilles" : "Le 19 avril 1911, dans un article du "Journal officiel de la République" concernant les nouvelles réglementations en vigueur dans le commerce des œufs de poule, il était stipulé que quel que soit leur calibre, les couilles devaient être propres et exemptes de duvet au moment d'être exposées à l'étalage. Vous aurez compris que la lettre "q" du mot "coquille" avait disparu au moment de l'impression du journal".

Ainsi le mots "Couille" est-il en tous cas resté, dans le registre argotique, pour parler d'une bourde ou d'une erreur.

La vérité oblige cependant à préciser qu'une telle disparition de la lettre "q" ne constitue pas une "coquille" au sens originel, mais un "bourdon", ainsi que je l'explique dans un autre article de J'aime les Mots.

Source : wikipedia.org

"Déclarer sa flamme".

  • On le sait, malheureusement, le législateur n'a jamais été avare d' imagination lorsqu'il s'est agit d'instaurer de nouvelles taxes en vue de remplir les coffres de l'État. Et si, par exemple, nombre de nos très anciennes bâtisses ne comportent que très peu d'ouvertures extérieures, ce n'est pas forcément en raison des rigueurs du climat local ou de la radinerie de leur propriétaire à l'égard des vitriers ; mais bien plutôt parce qu'il existait, de 1798 à 1926, un impôt sur... les portes et fenêtres !

Dans le même ordre d'idée, fut même établie, dès 1871, une taxe sur... les allumettes ! Étendue par la suite aux briquets, avant de finir par être abrogée en 1999, elle fut même un temps baptisée "Taxe solidarité reboisement"... ce dont je me souviens pour l'avoir régulièrement acquittée à la fin des années 1980, lorsque, étant devenu fabricant d'objets promotionnels, ma petite entreprise eu l'heur de connaitre quelque succès avec ses coffrets-puzzles de 12 boîtes d'allumettes, régulièrement vendus à d'importants clients par dizaines de milliers d'exemplaires.

Même à raison de "seulement" 2 centimes de francs par boîte, cela représentait donc tout de même, pour une commande de 10 000 coffrets, la bagatelle d'environ 350 € (d'il y à 30 ans ; soit près de 600 € d'aujourd'hui !). Au moins aurais-je eu le privilège, via mes clients, de contribuer activement au reboisement de mon pays, en un temps où la notion même de compensation carbone n'existait même pas encore ! Mais, comme dirait l'autre, tout ceci ne me rajeunit pas...

  • En dépit de tout cela, et contrairement à ce que certains de nos amis étrangers pourraient penser, "Déclarer sa flamme" ne consiste nullement à informer l'administration fiscale de la quantité de briquets et boites d'allumettes que l'on possède, pas plus que du nombre de feux dont dispose sa cuisinière à gaz...

Mais plutôt, et cela est - vous me l'accorderez - bien plus romantique : à faire part de l'ardeur de ses sentiments à la personne dont on est épris !

Car la France, c'est bien connu, n'est pas que le pays qui a inventé la TVA, impôt sans doute le plus copié et utilisé à travers le monde, mais également le pays de l'Amour avec un grand "A" !

"Les drôles de pratiques des personnalités" ou "Comment certains patronymes ou pseudonymes peuvent parfois prêter à sourire".

Certains patronymes ou noms d'artistes peuvent parfois surprendre.

Mais ce n'est rien à côté de ce que peut révéler l'analyse détaillée de leur vies personnelles à laquelle votre serviteur a cru bon de se livrer près de cinquante années durant.

Jugez-en par vous-même en lisant ce qui suit :

  • Certaines personnalités ont parfois des difficultés à se déplacer de conserve. Par exemple Arnaud Démare, Anne Nivat, Jacques Seiler, mais Laurence Bloch, quand ce n'est pas Bruno Carette. Et c'était bien pire autrefois, lorsque Sophie Desmarets et que Georges Marchais, tandis que Charles Trénet et Pierre Fresnay. Surtout quand on sait que la plupart du temps Yves Montand et Simone Signoret. Et il s'en est souvent fallu de peu que Jacques Chancel, que Mercedes Erra, qu'Hélène Ségara ou que Renaud Pila.

  • Même si on l'ignore souvent, les personnalités lisent. Si, si ! Et il n'y a pas que Jean-Claude Killy. Bruce Lee aussi. Certains lisent Melville, d'autres Hemingway. Tommy Lee Jones. Rickie Lee Jones, également. Jamie Lee Curtis, Jerry Lee Lewis et pour Alain Savary. Pour Gilles Savary aussi. Et même pour Jérôme Savary.
  • D'autres dansent. Par exemple Manuel Valls.
  • Steffi Graf. Certains apprennent les langues. Le chinois, souvent ou l'espagnol. Pour Didier Lallement et pour François Lenglet. Pour Clément Lenglet, également.
  • Pour d'autres c'est la peinture sur soie, pour Jean Lacouture, pour Bernard Tricot, pour Catherine Tricot, pour Jean-François Crochet et pour Randy Couture. Pour Charlélie Couture, pour Jean-Guy Couture et pour Xavier Couture également.
  • Pour certains c'est parachutisme, pour Juliette Haubois, pour Renzo Piano, pour Christian Clavier et pour  Thomas Croisière. D'autres jouent aux cartes. L'un compte les points et Philippe Séguin.
  • La voiture est bien sûr la passion de nombreux hommes, avec pour chacun son carburant de prédilection : pour Didier Super et pour Vin Diesel. Mais les femmes ont aussi leurs marques préférées. Par exemple pour Laurence Ferrari.
  • On sait également qu'il leur arrive parfois d'user et abuser des soins capillaires. Résultat, ça ne fait pas un pli : Alpha Blondy et Carla Bruni. Beaucoup font des teintures. Pour de nombreuses femmes c'est le blond qui est choisi. Mais pour Danièle Lebrun et pour Marion Rousse.

D'autres personnalités ont une coiffure préférée : queue de cheval, couettes et pour Marie-Josée Nat.

  • Il y a aussi le sport, et notamment le football, où chacun a souvent son poste de prédilection : l'un veut être défenseur, l'autre gardien et Bernard Pivot. Pareil pour les numéros, chacun ayant ses préférences : pour Didier Six, pour Christopher Six également, pour Pierre Gaspard-Huit, pour Tess Ledeux et pour André Vingt-Trois. L'ancien présentateur vedette du magazine économique "Capital" ne joue cependant plus car ses amis en ont assez de ses bévues et boulettes : impossible d'avoir une bonne occasion sans que Guy Lagache. Mais tous ne sont pas adeptes du ballon rond. Pour certains ce serait plutôt ski ou tennis, pour Jim Courier, pour Marc Leplongeon et pour Delphine Batho. D'autres enfin n'ont plus pratiqué depuis belle lurette. Par exemple pour Anouar el-Sadate.
  • On trouve également des amateurs d'imitation de cris d'animaux ! Ainsi, Guillaume Pepy, Gareth Bale, Marie-Paule Belle et François de Rugy.
  • L'humour a naturellement ses adeptes. En particulier chez les hommes politiques. Lors du passage en France du président des États-Unis d'Amérique, en 1999, Jacques Chirac a ainsi eu plaisir à raconter ses meilleures blagues à Bill Clinton et Hilary.
  • Tous n'ont pas le même rapport à la campagne. L'un peut être campagnard et Jean-Didier Urbain. Un troisième préfèrera la montagne. Et Philippe Lavil. Il ne veut en effet entendre parler que d'appartement. Et François-Xavier Demaison. Pour lui comme pour d'autres le choix est clair. Ainsi pour Tom Villa.
  • Quelques malchanceux n'ont guère le loisir de s'amuser puisqu'ils doivent consulter régulièrement. On pense évidemment à Jacques Secrétin, que seul Quentin Calmet.

Mais à d'autres individus également, à raison de leurs handicaps respectifs : pour l'un diabète, pour Patrick Dutartre, pour l'autre hypertension et pour Jean-Michel Aphatie.

Pareil pour les femmes : l'une est myope comme une taupe, l'autre un peu dure d'oreille, Valérie Bègue et, il faut bien le dire, Larusso.

Catherine Mouchet, David Douillet mais il semble aller mieux. André Boite.Et Marie-Josèphe Yoyotte. Jean Yoyotte aussi d'ailleurs.

Mathieu Plane, certains souffrent du dos, Delphine Desyeux. Et pour Bryan Coquard, mais heureusement Pierre Soulages. Dans ces cas-là, pas d'hésitation : un cachet comme pour Big Flo et Oli.

Et globalement, beaucoup en ont assez d'entendre Adrien Gindre.

Sur un thème contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mes articles "Tous des obsédés !" ou "Les étranges pratiques sexuelles de nombreuses personnalités", "Les destinations préférées des personnalités", "Les métiers auxquels rêvaient les personnalités lorsqu'elles étaient jeunes" et "Un été en Provence".

Pourquoi les habitants de Saint-Pétersbourg sont-ils incapables de prononcer le mot : "Rouge" ?

Réponse
Parce que leur palais dit « Vert » !
Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre les locutions « Palais (paroi supérieure de la bouche) dit vert » et « Palais d’Hiver » ; ce dernier étant, de 1732 à 1917, la résidence officielle des monarques russes, et sa prise d’assaut, en 1917, étant devenue un symbole de la révolution russe.

"Avoir les mains moites... et les pieds poites".

Cette locution verbale en forme de calembour s'utilise, dans le registre familier, afin de signaler, de façon humoristique :

  • que l'on a les mains moites.

On dit par exemple : "Je ne te serre pas la main : j'ai les mains moites... et les pieds poites".

  • ou : que l'on transpire, que l'on est en sueur.

On dit par exemple : "Je vais tout de suite aller prendre une douche et me changer parce que j'ai les mains moites... et les pieds poites".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Transpirer" ou "Transpirer énormément" en français.

L'adjectif pluriel "Poites" commençant avec un "p" comme "Pieds" n'existe naturellement pas. Et il n'est utilisé ici que pour rimer avec l'adjectif pluriel "Moites" commençant avec un "m" comme "Mains".

Spécial MENSA : "L'auberge espagnole, c'est quand...

... chacun amène sa bouffe !

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre les locutions « amène sa bouffe » (nourriture, en argot) et « à Mensa bouffe » (mange, en argot).

MENSA est une association internationale créée en 1946 à Oxford (Angleterre du Sud-Est) (Grande-Bretagne), offrant un environnement stimulant aux personnes HPI ou HQI présentant un score dans les 2% de meilleure réussite aux tests de QI.

En France, où l'association existe depuis 1965, ses membres, les mensans, ont coutume, lorsqu'ils se rencontrent pour un repas, de pratiquer l'auberge espagnole, c'est à dire de manger ce que chaque convive a apporté.

"Jésus-Christ... et la caravane passe !" ou "Jésus crie... et la caravane passe !".

Ce superbe calembour de Coluche, extrait de sa saynète "Le blouson noir", n'a pas pris une ride depuis 1975 !

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre le nom « Jésus-Christ » et la locution nominale « Jésus crie », associée au proverbe « Le chien aboie, la caravane passe« .

Coluche dans "Le blouson noir" (1975)

On ne dit pas : "Honni soit qui manigance" !

Comme l'a très astucieusement fait Coluche dans ce génial calembour, que l'on peut retrouver dans "Les inoubliables", un recueil d'aphorismes posthume, publié en 1992 aux Éditions Fixot.

Explication du calembour
« Il résulte de l’homophonie entre la formule inventée par Coluche « Honni soit qui manigance » et la devise du Très noble ordre de la Jarretière « Honni soit qui mal y pense » . »

Mais "Honni soit qui mal y pense".

  • Cette expression constitue en effet la devise (en français) du très noble ordre de la Jarretière, le plus élevé des ordres de chevalerie britanniques et le plus ancien subsistant encore au XXIe siècle.
  • Et elle s'emploie chez nous, de nos jours, à l'attention de ceux qui suspecteraient des intentions malicieuses ou malveillantes derrière des paroles prononcées ou des actes accomplis sans aucune arrière-pensée.

Ce qui pourrait se dire de manière plus moderne par une formule du type : "Honte à celui qui voit le mal (dans mon geste ou dans mon propos)".

On dit par exemple : "Honni soit qui mal y pense : lorsque je regarde la femme du directeur je suis  en admiration car je trouve qu'elle a un corps sublime".

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