"IRPP" et "IR".

Il s'agit de l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques et de l'Impôt sur le Revenu.

Le second a remplacé le premier depuis belle lurette, mais c'est à croire que nul n'est au courant !

L’IRPP n’existe plus en effet, dans notre pays, depuis près d'un demi-siècle, puisque la loi de finances pour 1971 l'a remplacé par l'IR, toujours en vigueur en 2019 !

Toutefois, le terme d’IRPP reste ancré dans le langage courant des Français pour désigner l’impôt sur le revenu, y compris parmi certains parlementaires et professionnels de la gestion de patrimoine !

Il existe encore en revanche, dans plusieurs pays d’Afrique, comme le Bénin, le Cameroun, le Gabon ou la Tunisie.

Les personnes résidant en Belgique sont quant à elles soumises à l'IPP (Impôt des Personnes Physiques).

Source : www.toutsurmesfinances.com

"Gymnocéphale".

Ibis chauve

Ce terme de zoologie, synonyme du mot "Chauve", désigne celui qui a la tête nue, sans poils et sans plumes.

L'"Ibis chauve", également appelé "Ibis érémite", est un oiseau gymnocéphale.

Long de 60 à 80 cm, à la tête chauve, au plumage noir-bleuté, au long bec courbe et rouge, ce superbe volatile pond deux ou trois œufs dans un nid fait de branchages et se nourrit de lézards, d'insectes et autres petits animaux.

Contrairement aux autres ibis qui nichent dans les arbres ou au niveau du sol dans les zones humides, il vit en colonies sur des parois rocheuses semi-arides et sur des falaises côtières.

Très répandu autrefois à travers le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord et le Sud de l'Europe, avec le plus ancien fossile connu datant d'au moins 1,8 million d'années, il a disparu d'Europe il y a 300 ans, et est maintenant considéré comme en danger critique. Il était connu en Égypte où il avait un important rôle symbolique. Il y a encore environ 500 ibis chauves sauvages vivant au sud du Maroc, et moins de 10 en Syrie, où il a été redécouvert en 2002.

Il a été déclaré comme une des 100 espèces les plus menacées du monde !

Source : wikipedia.org

"Le Congo-Brazzaville" ou "Congo-Brazza".

Carte du Congo-Brazzaville

Il s'agit du nom employé pour désigner, de manière informelle, la "République du Congo" (forme longue), couramment appelée, par ellipse, "le Congo" (forme courte).

Et qui s'est successivement appelé - de 1891 à 1992 - : "Le Congo français", "Le Moyen-Congo", "La république du Congo" et "La république populaire du Congo".

Ce pays d'Afrique centrale, ayant pour capitale Brazzaville - ainsi nommée en hommage à l'explorateur italien naturalisé français Pierre Savorgnan de Brazza - est situé de part et d'autre de l'équateur et s’étend sur 1 500 km du Nord au Sud et 425 km d'Est en Ouest.

Il a pour voisins, au Nord, le Gabon, le Cameroun et la République centrafricaine et, au Sud et à l'Est, la RDC (République Démocratique du Congo), dont il est séparé, en partie, par le fleuve Congo puis par l'Oubangui.

L'appellation "Congo-Brazzaville" s'utilise pour distinguer la "République du Congo" de l'autre Congo - la "République démocratique du Congo" (RDC), que l'on surnomme de la même façon, de manière tout aussi informelle, en référence à sa propre capitale politique "Congo-Kinshasa".

"Pierre Savorgnan de Brazza".

Pierre Savorgnan de Brazza

C'est sous le nom de Pietro Paolo Savorgnan di Brazza qu'est né, le 26 janvier 1852, ce célèbre explorateur italien issu d'une lignée d'aristocrates vénitiens.

Naturalisé français, cet officier de marine a ouvert la voie à la colonisation française en Afrique centrale, avant de mourir à seulement 53 ans, le 14 septembre 1905.

Fait assez exceptionnel, Brazzaville, la ville qui porte son nom, fondée à Nkuna au début des années 1880, n'a pas été débaptisée lors de la décolonisation du Congo "français", comme cela fut assez généralement le cas dans l'ensemble des anciennes colonies, qu'elles soient françaises ou non.

C'est aujourd'hui la capitale de la république du Congo, que l'on surnomme souvent, de manière informelle "Congo Brazzaville" ou "Congo Brazza", par opposition à la RDC (République Démocratique du Congo) (ancien "Congo belge", devenu "Zaïre", de 1971 à 1997), surnommée, de manière tout aussi informelle "Congo Kinshasa".

"L'oryctérope du Cap" ou "Le cochon de terre".

À l'exception des tintinophiles avertis et de l'une de mes anciennes cousines par alliance dont il s'agit de l'injure préférée, la plupart d'entre vous ne s'en souviennent vraisemblablement pas, mais le nom de ce curieux animal fait partie de l'incroyable catalogue d'injures du Capitaine Haddock, créé par Hergé, puisqu'on le retrouve aussi bien dans l'album "Tintin au pays de l'or noir" (1971) ("Oryctérope !") que dans "Tintin et les Picaros" (1976) ("Sombre oryctérope !") !

Il s'agit d'un mammifère essentiellement termitivore d'Afrique, jouant un rôle écologique important en contrôlant l'extension des populations de termites.

Mesurant environ 1 à 1,30 m de longueur à l'âge adulte, il a une tête très allongée se terminant par un groin tubulaire, et de grandes oreilles allongées. Le cou est court, le corps massif et arqué. Il se termine par une queue pointue et musculeuse. Pour le décrire, à l'époque où les photos étaient rares et floues, on l'a décrit comme intermédiaire entre le fourmilier (par son museau allongé), le cochon (par le groin) et le kangourou (par la forme de sa queue). Cet animal est d'ailleurs appelé "Cochon de terre" en afrikaans en raison de la forme de sa tête. Son poids est compris entre 60 et 80 kg. Son pelage est mince, et sa principale protection est sa peau épaisse.

Son nez contient plus de bulbes olfactifs que tout autre mammifère (9 bulbes, à comparer avec les 4 ou 5 bulbes des chiens).

Ses pieds sont pourvus de quatre doigts en avant et cinq en arrière, armés de fortes griffes un peu aplaties et en forme de pelle, qui semble être un intermédiaire entre la griffe et le sabot, et lui permettant de creuser le sol ou de fouiller efficacement une termitière, sa principale source de nourriture.

En dépit de son nom, on trouve l'oryctérope du Cap dans l'essentiel de l'Afrique subsaharienne, à l'exception des forêts vierges et des zones marécageuses, où il ne peut pas creuser. Il préfère les zones de savanes où le sol est meuble et où il est susceptible de trouver des termites et de l'eau en quantité suffisante. On l'observe peu, car il vit la nuit et passe le jour dans un terrier. La nuit venue, il parcourt plusieurs kilomètres à la recherche de termites. Il laisse traîner sa queue derrière lui en se déplaçant, ce qui laisse une piste caractéristique.

L'oryctérope se nourrit essentiellement de fourmis et de termites, qu'il extrait des termitières à l'aide de ses griffes très puissantes et de sa longue langue enduite d'une salive gluante. Il est également capable de repérer les processions de termites se déplaçant sur le sol à l'aide de son odorat très fin et peut en avaler près de 50 000 en une nuit ! Il se nourrit également de coléoptères et de leurs larves.

Cet animal peut vivre en captivité jusqu'à 23 ans. Ses principaux prédateurs sont le lion, le léopard et le python. Mais il est également apprécié par les humains pour sa viande. Heureusement pour lui, l'oryctérope peut fuir en creusant très rapidement un trou à l'aide de ses griffes.

Source  wikipedia.org

"L'EIC" ou "L'État indépendant du Congo".

L'EIC (Etat Indépendant du Congo)

Ce pays, correspondant à l'actuelle RDC (République Démocratique du Congo), communément appelée "Congo Kinshasa", est un territoire sur lequel le roi des Belges Léopold II exerça une souveraineté de fait, de 1885 à 1908.

Un gigantesque royaume privé en quelque sorte ! Au sein duquel furent perpétré d'abominables massacres et atrocités...

En 1908, un an avant la mort du roi, la pression de l'opinion publique et les manoeuvres diplomatiques conduisirent à la fin de la souveraineté de Léopold II sur le territoire et à l'annexion du Congo par la Belgique en tant que colonie, désormais connue sous le nom de "Congo belge".

Source : wikipedia.org

"Mobutu Sese Seko".

Mobutu Sese Seko

Il s'agit de la forme abrégée de "Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Bangau", nom que s'était donné le militaire et homme d'État congolais Joseph-Désiré Mobutu, né le 14 octobre 1930 et mort le 7 septembre 1997.

C'est en général - avec la formule "Le maréchal Mobutu" - le nom sous lequel on désignait ce dictateur, autoproclamé maréchal, qui dirigea son pays d'une poigne de fer durant plus de 31 ans, de novembre 1965 à mai 1997.

Mais il était également surnommé "Papa Maréchal" et "Roi du Zaïre", ainsi que "Le léopard du Zaïre », "Le léopard de Kinshasa" et "L'Aigle de Kawele".

Source : wikipedia.org

"L'abacost".

Cette syncope de la locution "À bas le costume", désigne à la fois :

  • une doctrine vestimentaire imposée par Mobutu Sese Seko au Zaïre, entre 1972 et 1990.

Abacost

Afin d'affranchir la population de la culture coloniale, elle interdisait le port du costume et de la cravate au profit d'un veston d'homme, sans col, taillé dans un tissu léger et généralement à manches courtes.

  • ledit veston lui-même.

L'abacost

Dans les faits, l'abacost devint le symbole vestimentaire de la nomenklatura au pouvoir, et son obligation disparut avec le retour du multipartisme.

On notera que de nos jours, plusieurs personnalités politiques se plaçant en marge du système capitaliste occidental, tel que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, portent encore l'abacost.

Source : wikipedia.org

"Port-Gentil".

Port-Gentil

Cette localité, capitale économique du Gabon, doit son nom à l'officier de marine, explorateur et administrateur colonial français Émile Gentil, né le 4 avril 1866 et mort, à seulement 48 ans, le 30 mars 1914.

À l'instar de Brazzaville, la ville n'a pas été débaptisée lors de la décolonisation, ce qui est relativement exceptionnel à ma connaissance.

Situation de Port-Gentil

"L'aigle de Kawele", "Le léopard du Zaïre" et "Le léopard de Kinshasa".

Mobutu Sese Seko

Ces trois surnoms désignaient l'homme politique africain Mobutu Sese Seko.

"Un prête-plume".

Ce néologisme proposé en décembre 2017 par la Commission d'enrichissement de la langue française, qui travaille en liaison avec les services de l'Académie française, désigne ce que l'on appelle dans le langage courant "Un nègre littéraire".

Et que "Le Figaro" propose d'appeler, selon le contexte, "Un auteur caché", "Un écrivain caché" ou "Une plume cachée», voire "Un auteur de l'ombre", "Un écrivain de l'ombre" ou "Une plume de l'ombre».

Source : www.lefigaro.fr