"Un TOC" et "Une toque".

  • et une toque, c'est :
    • une coiffure sans bords de forme cylindrique.

on parle par exemple d'une "toque de fourrure".

    • une casquette de jockey, hémisphérique et à visière,

    • une coiffure haute et cylindrique en toile blanche empesée, portée par les cuisiniers,

    • et, par extension, un chef cuisinier, dans un restaurant.

On parle par exemple d'une "grande toque".

Source : www.larousse.fr

"Un crâne d'oeuf".

Cette locution nominale amusante en forme d'idiotisme alimentaire, d'idiotisme animalier et d'idiotisme corporel désigne, de façon très imagée et de manière ironique :

  • dans le registre familier : un crâne dépourvu de cheveux,

Un "crâne d'oeuf" c'est à dire une personne chauve

  • et, par extension : une personne chauve,
  • ou encore, de façon péjorative, dans le registre populaire : un savant, un intellectuel.

On dit par exemple : "Le réchauffement climatique c'est encore un truc de ces crânes d'oeuf qui nous disent que l'homme descend du singe et que la terre est ronde !".

Je vous recommande également la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être chauve".

On n'écrit pas : "Faire bonne chair" !

Mais : "Faire bonne chère" !

Cette locution verbale signifie bien manger, ripailler.

Les variantes "Faire petite chère" (ne pas bien manger) et "Faire grande chère" (bien se nourrir, offrir un grand repas, bien nourrir ses invités, bien vivre) sont sensiblement moins utilisées.

Ces trois locutions sont construites sur la base du mot "Chère", venant du latin "Cara" (visage, face), qui signifiait autrefois "visage" ou "bon accueil".

Mais l'expression "Faire bonne chère" n'a pris son sens actuel qu’au XVIIe siècle, le sens premier signifiant "Faire bonne figure" ou "Faire bon accueil".

Source : wiktionary.org

"Un minot".

Ce mot peut désigner différentes choses :

  • c'est d'abord, pour les provençaux, dans le registre familier, un enfant, un adolescent, un jeune (*),
  • mais c'est également, dans la marine, une pièce de charpente spécifique,
  • et c'était enfin, autrefois, une mesure de capacité pour les matières sèches telles que le grain, équivalant à 18,5 litres.

(*) Concernant les enfants, je vous recommande la lecture de mon article sur toutes les façons de dire "Un jeune enfant ou "Un enfant".

"Un alicament", "Un médicaliment", "Un Nutraceutique" ou "Un Nutriceutique".

Alicaments, médicaliments, nutraceutiques ou nutriceutiques.

Il s'agit, respectivement, d'un "Aliment-médicament", d'un "Médicament aliment", d'un "Nutriment pharmaceutique" ou d'un "Nutriment pharmaceutique".

Ces quatre mots barbares, en forme de mots-valises, sont tous des néologismes, directement issus des services mercatiques de l'industrie agroalimentaire.

Et ils désignent tous un aliment dont la composition explicitement formulée est censé avoir un effet actif sur la santé du consommateur.

Fort heureusement, seul le premier des quatre, qui est en même temps, je crois, le moins laid, a tendance à être aujourd'hui utilisé. Et pour cause, me direz vous, car c'est également celui qui fait le moins peur !

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un brunch" ou "Bruncher" ?

Et pas : "Un petit-déjeuner/déjeuner" et "Prendre un petit-déjeuner/déjeuner" !

Même si, je vous le concède, l'anglais est dans ce cas, comme souvent, bien plus rapide à écrire ou prononcer.

Ce mot-valise anglais signifie en effet "Breakfast (petit déjeuner) - lunch (déjeuner)".

Et ce type de repas se prend entre la fin de la matinée et le début de l’après-midi, soit entre 10 h et 15 h environ.

Il se présente généralement sous la forme d'un buffet, où chacun vient se servir en fonction de ses goûts et de son appétit, parmi  une combinaison de plats et boissons caractéristiques des premier et deuxième repas de la journée.

Source : wikipedia.org

"C'est fin, c'est très fin, ça se mange sans faim".

Qui ne se souvient de cette réplique culte de Thérèse de Monsou (je sens que je vous apprend quelque chose, néanmoins, en vous révélant son patronyme !) la bénévole de "SOS Détresse Amitié", dans "Le Père-Noël est ordure", le film de Jean-Marie Poiré sorti en 1982, interprété par la troupe du Splendid et adapté de leur pièce de théâtre éponyme, créée en 1979.

Est-il utile de rappeler qu'elle fait référence aux célèbres et immangeables "doubitchous de Sofia", sortes de truffes au chocolat "roulées à la main sous les aisselles", offerts par Monsieur Preskovitch (d'après le générique de fin, mais prononcé "Preskovic" dans le film), l'envahissant voisin bulgare de l'appartement du dessus.

Source : wikipedia.org

"Le bol fécal".

Cette locution désigne la masse de matières fécales présentes dans le rectum avant l'évacuation.

Autrement dit, les excréments présents juste avant la défécation.

Et ne doit donc en aucune façon exciter les éventuels coprophiles ou scatophiles !

"Un meurt-de-faim" et "Un mort de faim".

  • un "meurt-de-faim" est une personne manquant du strict nécessaire et n’ayant même pas de quoi manger,
  • tandis qu'un "mort de faim" est :
    • au sens propre : une personne décédée par suite d'un manque de nourriture,
    • et au sens figuré, dans le registre familier, : une personne - dans l'immense majorité des cas, reconnaissons-le messieurs, un homme - en manque de sexe, ayant tendance  à se ruer sur tout partenaire potentiel, comme le ferait un individu privé de nourriture depuis longtemps.