Ne dites pas : "La street food" ou "Un food truck" !

Mais : "La CUISINE DE RUE" et "Un CAMION-RESTAURANT" !

  • La cuisine de rue est la mise en vente de plats, aliments et boissons dans la rue ou tout espace public par des marchands ambulants ou au moyen d'aménagements extérieurs de commerces d'alimentation. Dans un même secteur, la cuisine de rue est moins chère que l'offre des restaurants voisins.

Elle peut reposer sur les recettes traditionnelles d'une région, mais la plupart du temps les mets se diffusent au-delà de leur région d'origine.

  • Un camion-restaurant est un véhicule équipé d'installations pour la cuisson, la préparation et la vente d'aliments et de boissons. De manière générale, il existe de nombreux dispositifs de restaurations mobiles, proposant une large gamme de produits : sandwichs, glaces, beignets, pizzas, frites, snacks, boissons.

Source : wikipedia.org

"Fromage OU dessert" et "Fromage ET dessert".

Ces deux petites phrases revêtent une signification différente selon qu'elles sont utilisées au sens propre ou au sens figuré :

  • au sens propre, il s'agit de deux formules utilisées dans les menus des restaurants, imposant de choisir entre deux gourmandises représentatives de l’art de vivre à la française,
  • tandis qu'au sens figuré les mêmes formules servent à évoquer :
    • la nécessité d'un choix cornélien : c'est l'un OU l'autre ; il faut impérativement choisir.

On dit par exemple : "Tu peux continuer à te payer de belles vacances et changer régulièrement de véhicule ou décider de devenir propriétaire : c'est fromage OU dessert !".

    •  ou au contraire la chance de pouvoir bénéficier de deux choses à la fois, sans que l'on ait besoin d'effectuer un choix ; l'issue d'une affaire se révélant plus avantageuse que ce à quoi l'on pouvait s'attendre.

On dit par exemple : "Cette année son épouse a obtenu une importante promotion ainsi qu'une jolie augmentation de salaire. C'était fromage ET dessert !".

"Déglacer", "Effectuer un déglaçage" ou "Effectuer un déglacement".

Déglaçage au vin blanc

C'est l'action qui consiste, une fois la cuisson d'une viande terminée, à récupérer encore chauds les sucs restés au fond du récipient en raison de leur viscosité.

Pour cela, on les dilue à l'aide d'une certaine quantité de liquide, telle qu'un verre de vin blanc, de porto, de crème ou de bouillon.

Ledit liquide mêle alors ses propres saveurs à celles des sucs, constituant ainsi une sauce d'accompagnement.

On ne dit pas : "Des farines animales" !

Mais : "Des POUDRES animales" !

Celles sont en effet constituées de déchets d'animaux, alors qu'une "Farine" ne peut être obtenue qu'à partir de céréales !

"Mannequin chez Olida".

Publicité pour la marque de charcuterie française Olida, créée en 1855 par Ernest Olida

Olida était une célèbre société industrielle et commerciale de produits charcutiers, fondée en 1855 par Ernest Olida.

Et l'expression "mannequin chez Olida" servait autrefois à désigner de manière narquoise - dans le registre familier - les jeunes femmes enrobées ou dodues.

Je l'entendais encore couramment dans les années 1970 et 1980, mais son usage s'est logiquement perdu avec la disparition de la marque.

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mes articles sur toutes les façons non grossières de dire "Une personne en surpoids" et sur toutes les façons de dire "Une fille laide".

"Tu m'as cru, patate crue ! Tu me l'as fait croire, patate noire !" ou "Tu m'as crue, patate crue ! Tu me l'as fait croire, patate noire !".

Je suis toujours étonné d'entendre parfois certains trentenaires ou quadragénaires continuer d'utiliser cette expression du langage enfantin en forme d'interjection !

D'une part en effet, je l'aurais personnellement pensé réservée aux cours d'écoles.

Et d'autre part, me souvenant l'avoir entendu, déjà, dans les années 1970, je la croyais tombée aux oubliettes depuis belle lurette !

72 façons de dire "Manger" et en particulier "Manger abondamment".

Manger abondamment

Le verbe "babouiner" relève du registre argotique mais n'est plus vraiment utilisé (registre désuet).

Les verbes "becter", "becqueter", "béqueter", "bouffer", "claper", "croûter", "damer", "grailler", "jaffer", "mastiguer" (qui nous vient du provençal), "s'empaffer", "se morfaler" et "tortorer" relèvent du même registre argotique.

De même que les locutions verbales "bouffer comme un chancre", "casser la dalle", "s'en mettre plein la lampe", "s'en mettre plein la panse", "s'en mettre plein le cornet" ou "se taper la cloche".

"Être un mâche-dru" et "se piffrer" relèvent du registre populaire.

Et le registre familier nous propose "bâfrer" (et non "se bâfrer !"), "boulotter", "casser la croûte", "casser la graine", "faire ripaille", "s'empiffrer", "se bourrer" (de quelque chose), "se goberger", "se goinfrer" ou "se remplir la panse".

Tandis que le langage courant - pour une fois très étoffé - met à notre disposition les verbes "absorber", "dévorer", "enfourner" et "engloutir", ainsi que les locutions berbales "absorber de la nourriture", "avoir un appétit d'ogre", "avoir une faim de loup", "être goulu", "être un estomac sur pattes", "être un goinfre", "être un glouton", "être un ventre sur pattes", "manger avec gloutonnerie", "manger comme un goinfre", "manger comme un glouton", "manger comme un goinfre", "manger comme un morfale", "manger comme un ogre", "manger gloutonnement", "n'être qu'un ventre", "s'alimenter", "s'en mettre plein la panse", "se garnir l'estomac", "se garnir la panse" ou "se garnir le ventre", "se gaver", "se nourrir", "se remplir l'estomac", "se remplir la panse" ou "se remplir le ventre".

Enfin "assouvir sa faim", "faire bombance", "faire bonne chère", "ingérer", "ingurgiter", "manger goulûment", "se rassasier", "se repaître", "se restaurer" ou "se sustenter" relèvent du registre soutenu.

Ne dites pas : "Un mix", "Mixer", "Un mixer" ni même "Un mixeur" !

Mais, respectivement :

  • "Un mix" : "Un mélange" ou "Un panachage",
  • "Mixer" :
    • "Battre" ou "Mélanger", dans le domaine culinaire,
    • et "Panacher" ou "Mélanger", dans le domaine musical,
  • et "Un mixer" ou même  "Un mixeur" :
    • "Un batteur" ou "Un mélangeur", dans le domaine culinaire.
Un mixer plongeur ou "Batteur"
"Un mixer plongeur" ou "Un mixeur plongeur", c'est à dire : "Un batteur" ou "Un mélangeur"
"Un mixer" ou "Un mixeur", c'est à dire : "Un batteur" ou "Un mélangeur"
"Un mixer" ou "Un mixeur", c'est à dire : "Un batteur" ou "Un mélangeur"
    • et : "Un mélangeur de sons", dans le domaine musical !
Un mixer de musique ou "Mélangeur de sons"
"Un mixer de musique" ou "Un mixeur de musique", c'est à dire : "Un mélangeur de sons"

Pourquoi dire : "Des nuggets de poulet" ?

Et pas : "Des BEIGNETS de poulet", "Des BOUCHÉES de poulet", "Des CROQUETTES de poulet" ou "Des PÉPITES de poulet" !

Ce ne sont pourtant pas les mots français qui manquent, cré nom de d'la !

Ne dites pas : "Un timer" !

Mais : "Un minuteur" !

C'est vrai ; je vous le concède : cela va vous obliger à prononcer trois syllabes au lieu de deux... mais vous aurez le mérite de vous être exprimé en français.

"Avoir les dents du fond qui baignent".

Cette expression relativement récente du registre vulgaire signifie "avoir mangé ou bu excessivement, et être pris de nausées ou de vomissements".

Elle évoque de manière parfaitement imagée un trop-plein qui remonte jusque dans la bouche et fait "baigner les dents  du fond".

Source : www.linternaute.fr