"Gyma".

Ce nom de marque et de société date de 1992.

Gilbert Ducros (12 février 1928 - 22 décembre 2007), le fondateur du groupe alimentaire qui portait son nom (© AFP photo)

Quelques mois après la vente de son groupe alimentaires spécialisé dans les plantes aromatiques, l'industriel français Gilbert Ducros - à qui Eridania-Béghin-Say, le pôle agroalimentaire du groupe italien Ferruzzi-Montedison n'a pas fait signer de clause de non-concurrence - créée la surprise, en lançant, avec ses deux fils, une nouvelle entreprise sur le marché naissant des herbes aromatiques surgelées : GYMA, pour Gilbert, Yves et MArc Ducros !

Son slogan d'origine, "Gyma j'imagine !", en 1993, lui vaut des ennuis judiciaires. Gilbert Ducros perd en effet le procès que lui intente la société helvétique Maggi (ma-ji) , car dans "Gyma j'imagine !", il y a "Maggi Maggi", le slogan de la marque Maggi !

Logotype de la marque helvétique Maggi, créée en 1885 par le suisse Julius Maggi

Sise à Sorgues (84), la société a cédé ses activités herbes surgelées, en 2001​, et épices en 2011, pour se concentrer sur les sauces.

Sources : www.ria.fr et wiktionary.org

"Pour moi ce sera un steak large comme mes fesses, avec une chiée de patates autour".

"Un steack large comme mes fesses, avec une chiée de patates autour !"

Enfant, au tournant des années 1970, j'avais adoré cette formule, que mon père disait avoir entendu dans un routier.

Un relais routier

En en parlant récemment avec un ami plus âgé que moi, puis, en effectuant quelques recherches, je me suis aperçu que cette formule était également utilisée - pratiquement à l'identique : "Pour moi ce sera un steak large comme mes fesses, avec une chiée de patates autour" - par d'autres personnes, qui, toutes, semblent également l'attribuer à un routier.

Mais je me demande s'il n'existait pas, dans les années 1960, un feuilleton radiophonique ou télé, voire une saynète, dans laquelle un humoriste aurait utilisé cette expression en l'attribuant à un personnage de camionneur routier.

"Un routier".

Ce substantif masculin polysémique appartient au registre familier.

Et il désigne, selon le contexte :

Un relais routierUn restaurant routier

  • par ellipse lexicale de "Un restaurant routier" : un type de restaurant fréquenté par des (chauffeurs) routiers (où camionneurs) où l'on sert des repas simples mais copieux pour des prix modérés.
Un relais routier à l'heure du repas
Un relais routier à l'heure du repas

Beaucoup d'entre eux appartiennent à la chaîne des "Relais routiers" dont on connaît bien le pannonceau bleu et rouge, présent le long des routes de France depuis l'initiative du journaliste français de François de Saulieu de la Chomonerie, en 1934 :

Logotype de la chaîne des Relais routiers

Avec les parcs de stationnement bondés de poids-lourds, ce pannonceau est en effet caractéristique de ce type d'établissement.

Le parc de stationnement d'un relais routier

  • par ellipse lexicale "Un chauffeur routier" : un conducteur de poids lourds effectuant de longs trajets, que l'on appelait jusqu'aux années 1930 "Un roulier" ou "Un camionneur",

Un "routier" ou "camionneur"Un "routier" ou "camionneur", montant dans son camion

 

Un "routier" ou "camionneur", au volant de son véhicule

  • un jeune homme faisant du scoutisme, également appelé "Un compagnon" ou "Un pionnier",

Un "routier" scout, également appelé "compagnon" ou "pionnier"Un "routier" scout, également appelé "compagnon" ou "pionnier"

  • dans le domaine du cyclisme : un coureur sur route (par opposition au coureur sur piste appelé "Pistard"),

Un "routier" ou coureur cycliste sur route

  • et dans le jargon maritime : une carte à petite échelle comprenant une partie d'un océan.

Sources: wikipedia.org, www.cnrtl.fr et Le Robert

On ne dit pas : "Un épice" !

Un assortiment d'épices

Mais : "UNE épice" !

Il s'agit d'un substantif féminin désignant une matière organique d'origine végétale odorante ou piquante.

Elle est principalement utilisée en petite quantité en cuisine, comme conservateur, assaisonnement ou colorant, mais aussi en médecine, en teinturerie ou en distillerie.

La notion d'épice se confond partiellement avec celle d'aromate, et dans une moindre mesure de condiment.

Un assortiment d'épices

Les épices sont issues de différentes parties de la plante : écorce (cannelle), fleur (safran, clou de girofle), fruit (poivre, aneth, piment), rhizome (gingembre, curcuma), graine (noix de muscade, moutarde), etc.

Certaines définitions excluent en revanche les plantes dont seuls sont utilisés les feuilles (persil, basilic, estragon, ciboulette, etc.), les tiges ou les bulbes (oignon, ail, etc.)

Elles sont alors plutôt considérées comme des herbes aromatiques.

Les épices sont pour la plupart des produits exotiques, ce qui explique qu'elles aient été parmi les produits agricoles importés les plus coûteux, durant l'Antiquité et le Moyen Âge.

Source : wikipedia.org

"La cuisse de poulet du Poitou" ou "La cuisse de dinde".

Des échalions "Cuisse de poulet du Poitou"

Ces différentes locutions nominales féminines en forme d'idiotismes animaliers ne désignent absolument pas un morceau de volaille, mais... un "échalion" !

Et non une "échalote" comme on peut souvent le lire ou l'entendre, à tort.

L'échalion est une variété comestible d’oignon, de forme allongée, ressemblant à l’échalote, mais se reproduisant par semis.

Il est constitué d'un bulbe allongé et renflé comme une cuisse de poulet (ou de dinde), habillé d’une tunique cuivrée qui se pèle facilement.

Des échalions "Cuisse de poulet du Poitou"

Parfois appelé "Échalote zébrune" ou "Échalote cuisse de dinde", et fréquemment "Échalote cuisse de poulet du Poitou", il s'agit d'une variété traditionnelle dotée d'un très bon rendement et ayant le mérite d'être peu sensible à la pourriture.

D'une longueur de 10 à 18 centimètres en moyenne, il a une chair blanche rosée au goût prononcé.

Plus il grossit, et plus son goût s'adoucit. Et il est donc récolté en primeur, afin de conserver toutes ses potentialités gustatives et sa fine saveur sucrée.

Des graines d'échalions "Cuisse de poulet du Poitou"

Il est originaire du Poitou, une région dont les sols sableux et calcaires sont très favorables à sa production, mais est cultivé dans bien d'autres régions.

Localisation du PoitouCarte du Poitou

Consommé en général cru, en vinaigrette ou en salade, il est également apprécié avec des huîtres.

Sources : www.fabre-graines.com, wikipedia.org et www.lasocietedesplantes.com

Pourquoi dire : "Un cosy" ?

Et pas selon le contexte :

  • "Un couvre-thière", lorsqu'il s'agit de désigner une enveloppe fourrée, généralement en tissu ouatiné, dont on couvre une théière, afin d'en conserver la chaleur,

Un couvre théière "cosy")

  • ou : "Un coin confortable", lorsqu'il s'agit de désigner un ensemble formé par un divan ou lit encastré dans un meuble d'angle, doté d'étagères et situé dans le coin d'une pièce. Que les anglais appellent "Cosy-corner" ("coin confortable") et dont "Cosy" constitue l'apocope.

Un "cosy" ou "cosy corner" des années 1950Un "cosy" ou "cosy corner" actuel

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à l'adjectif "Cosy".

Sources : wikipedia.org et wiktionary.org

"Le neuvième art" ou "Le 9e art".

Quelques albums de bande dessinée jeunesse franco-belge

Cette locution nominale du langage courant désigne : la bande dessinée.

Et cela, même si la première mention connue de cette formule "Neuvième art", en 1928, sous la plume de l'écrivain et journaliste français Austin de Croze, dans son opuscule "La psychologie de la table", désignait... la gastronomie !

Son utilisation dans l'acception "Bande dessinée" date de 1964.

En mars de cette année là, en effet, le critique et historien de cinéma Claude Beylie utilise l’expression "Neuvième art" dans un article publié dans "Lettres et Médecins". Ce papier faisait partie d'une série de cinq articles parus dans la revue entre janvier et septembre 1964, sous le titre de "La Bande dessinée est-elle un art ?".

Et c'est le 17 décembre 1964, que Maurice de Bévère alias Morris, le créateur de Lucky Luke, et Pierre Vankeer, alors directeur des chemins de fer belges et collectionneur de bandes dessinées, publient, au sein du numéro 1392 du Journal de Spirou, le premier article de leur rubrique hebdomadaire intitulée "8e Art" et sous-titrée "Musée de la bande dessinée", qui parut jusqu'au numéro 1523 du 22 juin 1967.

La première page de la première rubrique "9e art. Musée de la bande dessinée", créée, le 17 décembre 1964, dans le numéro 1392 du Journal de Spirou", par les belges Morris et Pierre Vankeer
La première page de la première rubrique "9e art. Musée de la bande dessinée", créée, le 17 décembre 1964, dans le numéro 1392 du Journal de Spirou", par les belges Morris et Pierre Vankeer

Ils envisagent dans un premier temps de titrer cette rubrique "8e Art", mais on leur signale qu’il existe déjà un 8e art : la télévision, alors en plein développement.

Selon certaines sources, ce serait des techniciens du journal Spirou qui les auraient ainsi mis en garde. Tandis qu'il s'agirait, pour d'autres, du journaliste, éditeur, écrivain, scénariste et essayiste français Francis Lacassin, fondateur en 1962 du CBD (Club de la Bande Dessinée) et qui écrira, en décembre 1971, le livre "Pour un neuvième art, la bande dessinée".

"Pour un neuvième art la bande dessinée", l'essai publié en 1971 par le journaliste, éditeur, écrivain, scénariste et essayiste français Francis Lacassin
"Pour un neuvième art la bande dessinée", l'essai publié en décembre 1971 par le journaliste, éditeur, écrivain, scénariste et essayiste français Francis Lacassin. Et réédité ici chez Slatkine, en 1982

Morris n'a cependant jamais considéré la bande dessinée comme étant un art (majeur ou mineur). Et c'est en apprenant que le cinéma était devenu le "7e art" qu'il aurait déclaré, mi-moqueur, mi-agacé, mais avec l'esprit caustique et sarcastique qui le caractérisait : "Si le cinéma est le 7e art, alors la bande dessinée est le 8e" ! (devenu "9e", une fois informé que cette appellation avait déjà été attribuée à la télévision).

Il se mettait d'ailleurs - parait-il - très en colère lorsque les journalistes utilisaient cette nomination, qu'il trouvait personnellement parfaitement ridicule, et ce bien qu'il en soit en partie l'auteur.

Précisons pour finir que Pierre Vankeer et lui avaient précisé, dès leur introduction, pourquoi la bande dessinée, bien que née "avant le cinématographe de MM. Lumière", surnommé "7e art", et la télévision, surnommée "8e art", n'était que le 9e art : parce qu'on ne l'a guère prise au sérieux pendant les premières décennies de son existence !

Sur un sujet contigu, je me permet de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Des bandes dessinées".

Sources : wikipedia.org et www.audodo.fr

"Comestible" ou "Comestibles" et "Des comestibles".

Ces deux mots appartiennent au langage courant.

  • "Comestible" ou "Comestibles" est un adjectif signifiant : qui peut servir d'aliment à l'être humain ; consommable(s), mangeable(s).

On dit par exemple : "Toutes les espèces de champignons ne sont pas comestibles".

  • tandis que "Des comestibles" est un substantif masculin désignant : des denrées ou produits alimentaires.

On trouvait fréquemment ce mot sur les devantures ou enseignes des boutiques de charcutiers-traiteurs il y a encore quelques dizaines d'années.

Une enseigne de "Traiteur - Comestibles"

Une boutique de "Comestibles" en cours de réfectionUne enseigne de "Traiteur - Comestibles"

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

On n'écrit pas : "Un riz de veau" !

Des ris de veau avant préparation

Mais : "Un riS de veau" !

Le ris est un abat du veau (le terme s'applique également pour l’agneau et le chevreau) formé par une glande - le thymus - située à l’entrée de la poitrine, devant la trachée, et qui s'atrophie à l’âge adulte. Le ris se compose d’une partie allongée, le ris de gorge, et d’une partie ronde et savoureuse, la paume, ou ris de coeur.

Et "le ris de veau" est donc le nom donné au thymus du veau lorsque celui-ci est utilisé pour des préparations culinaires.

Cet aliment assez rare est toujours cher, car très prisé des connaisseurs. Les ris de veau doivent être dégorgés, puis blanchis, égouttés et rafraîchis. Après refroidissement complet, il faut les parer puis les mettre sous presse au frais.

Les ris se cuisinent le plus souvent braisés, mais il existe de nombreuses recettes l'utilisant : en cassolettes, en papillotes, à l'allemande, en attelets, etc.

Une assiette de ris de veau poêlé aux champignons (© recettesimples.fr)
Une assiette de ris de veau poêlé aux champignons (© recettesimples.fr)

Source : wikipedia.org

21 façons de dire "Éjaculer".

Il existe en effet de nombreux synonymes du verbe "Éjaculer" utilisé au sens propre, dans son acception de "Émettre du sperme, pour un homme".

On s'en doute la quasi-totalité ce ces verbes appartient au registre argotique, à l'instar des verbes "Décharger", "Foutre", "Gicler" ou "Juter".

Mais également de "Arroser", "Asperger", Baver", "Chécra" (verlan de "Cracher"), "Cracher", "Partir", "Saliver", "Se finir", "Se moucher" ou "Se vider" (lorsqu'ils sont utilisés dans cette acception).

Toujours dans le même registre, nous trouvons locution verbale "Se vider les couilles".

Ou les idiotismes alimentaires "Balancer la sauce", "Balancer la purée" (ou "Cracher la purée" ou "Lâcher la purée") et "Dégorger le poireau" (ou "Faire dégorger le poireau").

Seul "Se soulager" appartient au langage courant.

Et "Émettre sa semence" au registre soutenu.

Sources : dictionnaire.reverso.net, dictionnairedelazone.fr et www.languefrancaise.net

 

"Une crédence" n'est pas uniquement ce que vous croyez !

Ce susbtantif féminin polysémique nous vient de l'italien "credenza", "croyance").

Et il désigne, selon le contexte :

  • dans la religion catholique : un dispositif destiné à recevoir les objets liturgiques nécessaires au culte et utilisés pendant la messe (table, tablette, console, desserte ou niche, parfois fermée par une porte),
Une crédence style Louis-XVI, à l'église Saint-Étienne de Beauvais (60) (© www.terre-meuble.fr)
Une crédence style Louis-XVI, à l'église Saint-Étienne de Beauvais (60) (© www.terre-meuble.fr)

Définition de la crédence dans le domaine religieux

Une crédence niche, creusée dans le mur d'une église
Une crédence niche, creusée dans le mur d'une église
  • autrefois : un buffet ou une table destiné(e) à recevoir les plats et les boissons goûtés par un officier de bouche, afin de s'assurer que les mets présentés aux princes n'étaient pas empoisonnés,
Une crédence italienne du XVIe siècle (© www.terre-meuble.fr)
Une crédence italienne du XVIe siècle (© www.terre-meuble.fr)
  • la partie d'un buffet située entre le corps supérieur et le corps inférieur, dont les étagères permettent l'exposition de pièces de vaisselle,
La crédence d'un vaisselier de l'Est de la France du XVIIIe siècle (© www.terre-meuble.fr)
La crédence d'un vaisselier de l'Est de la France du XVIIIe siècle (© www.terre-meuble.fr)
  • et, de nos jours, dans une cuisine, la partie du mur située entre le plan de travail et les meubles hauts.

Généralement recouverte de carrelage, de pierre ou d'inox, elle permet :

    • de protéger le mur d'éventuelles éclaboussures d'eau à l'arrière de l'évier et de graisse à proximité de la plaque de cuisson,
    • de faciliter le nettoyage,
    • tout en enjolivant cet espace.

Un crédence

Sources : wikipedia.org, www.terre-meuble.fr et www.cnrtl.fr