"Parler français comme une vache espagnole" ou "Parler comme une vache espagnole".

Cette curieuse locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie : mal parler le français, parler le français d’une manière incompréhensible.

On dit par exemple : "Je n'ai compris à ce que ce brave homme a essayé de me dire : il parlait français comme une vache espagnole".

Cette expression semble attestée depuis le milieu du XVIIe siècle, mais il existe différentes hypothèses sur son origine, qui demeure largement incertaine.

Source : wiktionary.org

 

"Un estomac sur pattes" ou "Un ventre sur pattes".

Ces deux amusantes locutions nominales du langage courant en forme d'idiotismes corporels désignent - au sens figuré - : un animal ou une personne ayant tout le temps faim, qui mange beaucoup, qui a un très gros appétit, voire incapable de contrôler son alimentation.

Sources : www.dictionaire.reverso.net et wiktionary.org

"Un biquet".

Ce substantif masculin désigne, selon le contexte :

Un "biquet" ou "chevreau" en train de paître

  • dans le registre familier : le chevreau, petit de la chèvre et du bouc.

Un trébuchet ou "Biquet" utilisé pour peser les pièces d'or et d'argent

  • et autrefois : un "trébuchet" utilisé en numismatique pour peser l'or et l'argent.

Source : wiktionary.org

"Un trébuchet".

Ce substantif masculin est construit à partir du verbe "trébucher" dont l'acception en métrologie signifie : emporter par sa pesanteur.

Et il désigne trois objets différents utilisant tous un mécanisme à bascule :

Trébuchet

  • une machine de guerre utilisée dans l'Antiquité et au Moyen Âge pour la défense et le siège des places fortifiées, permettait de lancer, très loin de très lourds projectiles (de grosses pierres le plus souvent).

Cet engin militaire fonctionnant avec un contrepoids articulé est souvent confondu avec la catapulte.Un trébuchet utilisé pour récupérer ou capturer les oiseaux

  • un piège à oiseaux, en forme de cage, avec ou sans contrepoids, souvent utilisée pour récupérer les oiseaux dans les volières.

Cette acception du mot "trébuchet" se retrouve dans l'expression "Prendre au trébuchet".

Trébuchet de bijoutier

  • et une petite balance comportant deux plateaux suspendus à un fléau, essentiellement utilisée par les bijoutiers et destinée à peser avec précision de faibles quantités de matière.

Cette acception du mot "trébuchet" se retrouve dans les expressions "Des espèces sonnantes et trébuchantes" et "Peser au trébuchet".

Source : wiktionary.org

Les 19 verbes français spécifiques signifiant "Mettre bas".

De nombreuses espèces animales - toutes mammifères - disposent d'un verbe spécifique pour désigner l'action d'action d'avoir un petit ou de "mettre bas", appelée "parturition" ou "mise bas".

Ainsi :

  • chez les animaux domestiques :
    • la chatte chatonne d'un chaton (verbe "chatonner") ou chatte d'un chaton (registre désuet) (verbe "chatter"),

Une chatte ayant mis bas ses chatons

    • et la chienne chienne d'un chiot (verbe "chienner"), mais elle ne chiotte pas !

Le "chiennage" : une chienne mettant bas ses chiots

  • chez les animaux de la ferme :
    • l'ânesse ânonne d'un ânon (verbe "ânonner"),
    • la brebis agnèle d'un agneau (verbe "agneler"),

L'agnelage : une brebis en train de mettre bas son agneau

    • la chèvre biquette d'un biquet (verbe "biqueter") (registre familier et registre désuet) ou chevrete, chevrète, chevrette ou chevrote d'un chevreau (verbes "chevreter", "chevrèter", "chevretter" ou "chevroter"),
    • la jument pouline d'un poulain (verbe "pouliner") puis repouline d'un autre poulain (verbe "repouliner"),

Le "poulinage" : une jument venant de mettre bas son poulain

    • la  lapine lapine (verbe "lapiner") (pour les normands), levrète ou levrette d'un lapereau (verbes "levreter" ou "levretter"),
    • la truie cochonne d'une gorette, d'un cochonnet, d'un goret, ou d'un porcelet (verbe "cochonner"), mais elle ne gorette pas (verbe "goreter") !

Le "goretage" : une truie mettant bas ces gorets

    • et la vache vêle d'un veau (verbe "vêler").

Une vache, dans un pré, en train de vêler

  • et chez les animaux sauvages :
    • la biche faonne d'un faon (verbe "faonner"),
    • la hase levrète ou levrette d'un levraut (verbes "levreter" ou "levretter"),
    • et la louve louvète d'un louveteau (verbe "louveter").

Source : wiktionary.org

"Prendre au trébuchet".

Cette expression du registre familier signifie, au sens figuré : amener habilement quelqu’un à faire une chose qui lui est désavantageuse, ou qui est contraire à ce qu’il avait prévu.

Et elle fait référence à un type de piège à oiseaux appelé "Trébuchet".

Source : wiktionary.org

"Biqueter".

Ce verbe du registre désuet pouvait avoir autrefois, selon le contexte, deux significations très différentes :

  • mettre bas, dans le registre familier, pour une chèvre, familièrement appelée "bique",
Mise bas d'une chèvre qui "biquette" un "biquet" ou "chevreau"
Mise bas d'une chèvre qui "biquette" un "biquet" ou "chevreau"
  • ou peser des pièces au biquet.

Source : wiktionary.org

"Une buse".

Ce substantif féminin polysémique peut avoir en français différentes significations, selon le contexte et le niveau de langage :

  • dans le langage courant, il s'agit :

Une buse : oiseau rapace diurne

    • avant toutes choses d'un nom vernaculaire d'animal, désignant un oiseau de proie diurne (falconiforme), au plumage brun tacheté, aux formes lourdes, au bec et aux serres faibles, que l’on considère comme dépourvu d’intelligence.

Il existe plusieurs espèces de ce rapace en Europe, la plus commune étant la "buse variable".

Buses en laiton
Buses en laiton
    • mais également d'un embout - parfois également appelée "ajutage" - placé à l'extrémité d'un tuyau dans lequel circule un ou plusieurs fluides et destiné à assurer une des fonctions suivantes :
      • dispersion de ce(s) fluide(s) dans un grand volume,
      • ou projection à grande vitesse ou/et mélange de ces fluides.

C'est par exemple le cas de la pièce du carburateur qui augmente la vitesse de l'air lors de son passage au niveau du gicleur.

Les fonctions assurées par la buse reposent sur la forme du conduit qui exploite les propriétés de la tuyère.

    • ou d'un conduit rigide de gros calibre servant à l'écoulement d'un fluide.

Également appelé "Ponceau", la buse (du néerlandais "buis" signifiant "tube") est constituée d'un ou de plusieurs éléments en ciment, céramique, fonte, mais aussi :

Buses de béton armé
Buses en béton armé
      • béton armé,
Buses métalliques en acier galvanisé
Buses en acier galvanisé
      • ou acier galvanisé.
D'argent au tourteau de gueules (blason de la famille de Montpellier)
D'argent au tourteau de gueules (blason de la famille de Montpellier)
    • ainsi que, en héraldique, d'un "meuble" (une figure) représentant un disque de couleur rouge dans les armoiries, ensuite appelé "tourteau de gueules", et parfois "tourteau de pourpre".
  • et dans le registre familier :
    • au sens figuré : d'une personne particulièrement stupide ou bornée ; d'un sot, d'un idiot, d'un imbécile.

On dit par exemple : "Sibeth Ndiaye, Muriel Pénicaud, Christophe Castaner : que des buses ! Édouard Philippe devait vraiment apprécier la fauconnerie... ou la vraie connerie ?".

    • et, dans le Nord de la france, en Champagne, ainsi que pour nos amis belges : d'un échec à une élection, à un examen, etc.

On dit par exemple : "Mon neveu s'est pris une buse à son examen d'urine, c'est te dire s'il est con !".

Nota bene : "La buse" était l'un des surnoms du pirate français Olivier Levasseur.

Sources : wiktionary.org, wikipedia.org, www.languefrancaise.net et www.larousse.org

"N'y avoir pas photo", "Ne pas y avoir photo", "Il n'y a pas photo" ou "Y a pas photo" et "Y avoir photo", "Y a photo" ou "Il y a photo".

Ces différentes expressions du registre familier nous viennent directement du domaine de la course hippique, puisqu'elles constituent une ellipse de :

  • "N'avoir pas BESOIN DE RECOURIR À UNE photo-FINISH", "Ne pas avoir BESOIN DE RECOURIR À UNE photo-FINISH", "Il n'y a pas BESOIN DE RECOURIR À UNE photo-FINISH" ou "Y a pas BESOIN DE RECOURIR À UNE photo-FINISH".

Autrement dit : il n'y a aucun doute, il y a une nette différence, le résultat est clair et se voit à l'oeil nu ou s'impose à l'évidence. Il n'y a donc pas à discuter.

On dit par exemple : "Il n'y a pas photo : le maire sortant va l'emporter dès le premier tour".

  • et : "Y avoir BESOIN DE RECOURIR À UNE photo-FINISH", "Y a BESOIN DE RECOURIR À UNE photo-FINISH" ou "Il y a BESOIN DE RECOURIR À UNE photo-FINISH".

Autrement dit : cela se discute, il y a un doute, la différence n'est pas évidente, le résultat n'est pas clair et l'entendement humain ne peut seul décider.

Le recours à une vérification s'impose. Qu'il s'agisse de photographie ou de bande sonore.

On dit par exemple : "Pour moi y a photo : l'équipe de Bernard a répondu en premier";

Sources : www.expression.fr, www.linternaute.fr et www.mots-surannes.fr

 

"La buse", "La bouche", "Louis Labous" et "Louis de Boure"

Il s'agit des surnoms et des pseudonymes d'Olivier Levasseur, un pirate français du XVIIIe siècle qui écuma l'océan Indien après avoir fait ses premières armes dans les Caraïbes, lors de la guerre de Succession d'Espagne (1701-1714).

Son histoire et ses origines sont encore très mal connues. Il pourrait être de la même famille qu'un certain Paul Levasseur, corsaire ayant ses attaches à Calais (62), mais aucun document officiel ne vient étayer cette théorie

Certains prétendent de ce fait qu'Olivier Levasseur serait originaire de l'Île de la Tortue, un célèbre repaire de flibustiers. Et qu'il appartiendrait à la même lignée que François Levasseur, seigneur de René, de Boisdouflet et des Lettres, né à Cogners (72), qui fut le premier gouverneur de l'île.

L'histoire et les exploits d'Olivier Levasseur restent encore extrêmement flous, aucun historien n'ayant encore, à l'heure actuelle, retracé précisément son parcours.

Il fut pendu le 7 juillet 1730 à Saint-Denis (974), sur l'île Bourbon (actuelle île de La Réunion) pour ses crimes de piraterie.

Tout à la fois personnage historique et figure folklorique de La Réunion (974), "la Buse", ainsi que son supposé trésor, font partie du patrimoine culturel de l'océan Indien.

Voir également mon article consacré à toutes les significations du mot "Buse".

Source : wikipedia.org

"Mettre bas".

La parturition ou "Mise bas"

Cette locution verbale du langage courant signifie, selon le contexte :

  • Donner naissance à un ou plusieurs petits, "accoucher" pour un animal, plus particulièrement pour les mammifères.

Lors de cette "mise bas", l'animal "met bas" son petit en ce sens qu'il le "met" (ou "dépose") plus "bas" que lui.

On dit par exemple : "Ma chienne a mis bas cette nuit quatre jolis chiots".

Le terme exact est "La parturition".

Et je vous recommande la lecture de l'article que j'ai consacré aux 19 verbes français spécifiques signifiant "Mettre bas".

  • Diminuer, abaisser, arrêter.

On dit par exemple : "Arrivé en vue du port, le navire ennemi a mis bas ses feux".

  • Perdre ses bois, en parlant d’un cerf.

On dit par exemple : "Les biches savent qu'avant de mettre bas ce grand solitaire possédait les beaux bois de la forêt";

  • Mettre SES bas, pour les habitants de l'Île Maurice.

On dit par exemple : "Ma femme est presque prête : elle n'a plus qu'à mettre bas et ses chaussures".

Source : wiktionary.org