"Un cheval d'arçons".

Un cheval d'arçon

Un "cheval d'arçons" est un des six agrès en GAM (Gymnastique Artistique Masculine). Les mouvements de cet appareil sont toujours circulaires, que ce soit le mouvement de base qui est un cercle sans attraits jusqu'aux ciseaux américains.

Un des premiers cheval d'arçons (Photo par Bundesarchiv, Bild 102-12352)
Un des premiers cheval d'arçons (Photo par Bundesarchiv, Bild 102-12352)

À l'origine, le "cheval d'arçons" était un objet en bois imitant le dos du cheval et servant à entreposer une selle.

Et les "arçons" sont les deux pièces de bois cintré formant la structure de la selle d'équitation.

À partir de cet objet, le gymnaste états-unien Kurt Thomas (29 mars 1956 - 5 juin 2020) a inventé l'agrès de sport de GAM (Gymnastique Artistique Masculine) du même nom qui est devenu une épreuve aux Jeux olympiques.

Gymnaste sur un cheval d'arçonsGymnaste sur un cheval d'arçons

Le "cheval d'arçons" utilisé est un gros bloc de bois ou d'acier, de 1,60 m de long, rembourré et recouvert de cuir ou d'une matière synthétique similaire. Il mesure 1,15 m de haut et comporte en son milieu deux larges poignées pour prendre appui, les arçons. La distance entre les arçons est de 40 à 45 cm.

L'exercice au cheval d'arçons doit présenter un mouvement régulier et continu, alternant les balancements circulaires, les ciseaux, les cercles avec les deux jambes tout en utilisant toutes les parties du cheval.

Sources : wikipedia.org et gymstembert.be

"Désarçonner quelqu'un".

Ce verbe du langage courant signifie :

  • au sens propre : mettre cette personne hors des arçons, la jeter bas. C'est à dire la faire tomber de la selle.

On dit par exemple : "Ce cheval a désarçonné son cavalier en pleine course".

  • et au sens figuré  : déconcerter ladite personne, lui faire perdre son assurance.

On dit par exemple : "Son adversaire l'a désarçonné lors de chacun des trois débats".

Source : www.larousse.fr

"Un aspic".

Ce substantif masculin polysémique peut avoir quatre significations différentes en français, puisqu'il peut désigner, selon le contexte :

Un aspic de poulet
Un aspic de poulet
  • en gastronomie : un plat froid comprenant divers ingrédients, pris dans de la gelée fabriquée à partir de bouillon de viande, ou de consommé.

Presque tous les types d'aliments peuvent être mis en aspics : oeufs, morceaux de viande, de volaille, de poisson, de fruits ou de légumes, etc.

Le bouillon peut être clarifié au blanc d’oeuf et assaisonné avant d'être utilisé. Une fois cuit, il se fige à cause de la gélatine naturelle contenue dans la viande.

Les aspics sont habituellement servis sur des assiettes froides, pour éviter que la gelée fonde avant d'être consommée.

Celle-ci peut être aromatisée, notamment au madère.

L'aspic mythologique
L'aspic mythologique
  • dans la mythologie : un serpent mortel couronné d'une escarboucle.

Il peut être sans pattes mais peut aussi en avoir quatre ou deux. Il raffole de la musique mais sait s'en protéger. Afin de se protéger des paroles de l'enchantement permettant de lui dérober l'escarboucle, il plaque une oreille contre le sol et bouche l'autre avec sa queue de manière à ne plus entendre les conjurations.

Il existe plusieurs espèces d'Aspic :

    • l'Aspic, qui fait mourir de soif ceux qu'il mord,
    • le Prialis, qui fait mourir ceux qu'il mord, en leur donnant l'impression de tomber dans le sommeil,
    • l'Haemorrhoïs, qui fait perdre tout son sang à ses victimes,
    • et le Praester, dont la victime enfle tellement qu'elle finit par en mourir.

L'"Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers" de 1751 décrit ainsi l'aspic :

"Selon ces descriptions, l’aspic est un petit serpent plus allongé que la vipère ; ses dents sont longues & sortent de sa bouche comme les dents d’un sanglier. Pline dit qu’il a des dents creuses qui distillent du venin comme la queue d’un scorpion. Agricola rapporte que l’aspic a une odeur très-mauvaise, & qu’il a la même longueur & la même grosseur qu’une anguille médiocre. Élien prétend que ce serpent marche lentement ; que ses écailles sont rouges ; qu’il a sur le front deux caroncules qui ressemblent à deux callosités ; que son cou est gonflé, & qu’il répand son venin par la bouche. D’autres assurent que ses écailles sont fort brillantes, surtout lorsqu’il est exposé au soleil ; que ses yeux étincellent comme du feu, qu’il a quatre dents revêtues de membranes qui renferment du venin ; que les dents percent ces membranes lorsque l’animal mord, & qu’alors le venin en découle".

Lavande aspic
Lavande aspic
  • en botanique : une variété de lavande, présente en Espagne, en France et dans le Sud de l’Angleterre.

Cet arbrisseau affectionne les zones de petite montagne, au climat méditerranéen, où il pousse en buissons. On le trouve également dans les Pyrénées, dans les montagnes séparant la province de Valence de l’Aragon et en Catalogne.

Peu appréciée en parfumerie, cette lavande entre dans la composition du célèbre "baume du tigre".

  • et en zoologie : trois serpents.
Une vipère aspic
Une vipère aspic
    • la "vipère aspic", un serpent venimeux européen, présent surtout en France et en Italie, mais également en Suisse et dans le Nord de l'Espagne.

D'une longueur moyenne de 0,50 à 0,70m il peut atteindre les 0,90m. Mais tous ceux que j'ai croisé dans ma jeunesse, dans le Lot (46) faisaient de 0,60 à 0,75m. J'aimais déjà les serpents avant d'y aller en vacances, à Payrac, à partir de l'âge de 5 ans, en 1966, mais leur présence en abondance dans le bois de mon père a clairement renforcé ma fascination pour ces animaux que j'ai ensuite collectionné dans les années 1991-1994...

Un "Aspic d'eau", également appelé "Couleuvre vipérine" ou "Couleuvre mauresque"
Un "Aspic d'eau", également appelé "Couleuvre vipérine" ou "Couleuvre mauresque"
    • l'"aspic d'eau" ou "couleuvre vipérine" ou "couleuvre mauresque", une couleuvre aquatique non venimeuse qui ressemble par sa robe à une vipère.

D'une longueur ne dépassant généralement pas 0,70m, on la rencontre dans le Sud-Ouest de l'Europe et dans l'Ouest de l'Afrique du Nord : en France au Sud du parallèle passant par Paris (75),en Espagne, îles Baléares comprises où elle a été introduite, au Portugal, à Gibraltar, dans le Sud-Ouest de la Suisse, en Italie dans le Nord-Ouest et en Sardaigne, au Maroc, en Algérie et en Tunisie.

L'"aspic" ou "Cobra égyptien"
L'"aspic" ou "Cobra égyptien"
    • et l'"aspic" ou "Cobra égyptien", un serpent venimeux d'Afrique du Nord, mesurant de 1,40 à 2,50m notamment présent au Maroc, en Algérie, en Libye, en Tunisie, en Égypte, au Sénégal, au Mali, au Burkina, en Côte d'Ivoire, au Ghana, au Togo, au Bénin, au Nigeria, au Niger, au Tchad, au Cameroun, en Centrafrique, au Soudan, en Éthiopie, en Érythrée, en Somalie, au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie, au Congo-Kinshasa, au Zimbabwe et au Yémen.

La reine Cléopâtre se serait d'ailleurs suicidée en se laissant mordre par un aspic. Au sein selon la légende, mais certaines sources rapportent que le serpent l'a attaquée au bras.

Sources : wikipedia.org et www.lesanciennesterres.com

"Vénéneuse" ou "Vénéneux" et "Venimeuse" ou "Venimeux".

Ces adjectifs du langage courant sont parfois confondus alors qu'ils possèdent des significations apparentées mais néanmoins distinctes :

  • "Vénéneuse" ou "Vénéneux" signifie en effet :
    • au sens propre : toxique, contenant un poison ou pouvant empoisonner.

Il peut s'appliquer aux animaux ou à certaines substances minérales contenant un poison toxique à l’ingestion, voire au simple contact, provoquant des troubles, éventuellement mortels.

Mais il est principalement utilisé à propos des végétaux, notamment les champignons.

 Il vient du mot latin "venenosus" signifiant "qui empoisonne", lui-même dérivé de "venenum",  signifiant "poison".

On dit par exemple : "La belladone est une plante vénéneuse".

La belladone, une plante herbacée vénéneuse parfois appelée "Belle cerise", "Belle-dame", "Bouton noir", "Berise de juif", "Cerise du diable", "Cerise empoisonnée", "Guigne de côte", "Herbe empoisonnée", "Mandragore baccifère", "Morelle furieuse », "Morelle marine", "Morelle perverse" ou "Permenton"
La belladone, une plante herbacée vénéneuse parfois appelée "Belle cerise", "Belle-dame", "Bouton noir", "Berise de juif", "Cerise du diable", "Cerise empoisonnée", "Guigne de côte", "Herbe empoisonnée", "Mandragore baccifère", "Morelle furieuse », "Morelle marine", "Morelle perverse" ou "Permenton"

Ou : "L'amanite tue-mouches est un champignon vénéneux".

L'amanite tue-mouches, le plus célèbre des champignons vénéneux
L'amanite tue-mouches, le plus célèbre des champignons vénéneux
    • et au sens figuré, dans le registre soutenu : ayant des effets néfastes pour autrui, pouvant faire du mal.

On dit par exemple : "Ce journal véhicule des propos vénéneux".

  • tandis que "Venimeuse" ou "Venimeux" signifie :
    • au sens propretoxique, contenant un poison ou pouvant empoisonner.

Et s'applique aux animaux produisant du venin ou aux organes qui le sécrètent.

Il a été formé à partir du mot "venin", raison pour laquelle il s'écrit "vEnimeux" et non "vÉnimeux" comme on l'entend parfois.

On dit par exemple : "La couleuvre n'est pas une espèce venimeuse".

Une couleuvre à collier
Une couleuvre à collier

Ou : "La vipère et le cobra sont des serpents venimeux".

Une vipère aspic
Une vipère aspic
Un cobra royal
Un cobra royal

Mais également : "La raie possède un dard venimeux extrêmement dangereux".

Un dard (ou "aiguillon") de raie
Un dard (ou "aiguillon") de raie
La blessure infligée par un dard (ou "aiguillon") de raie
La blessure infligée par un dard (ou "aiguillon") de raie
    • et au sens figuré, dans le registre soutenu : empreint de méchanceté, de haine, en parlant d'une personne ou d'un comportement.

On dit par exemple : "Ce parti diffuse une idéologie venimeuse".

Ou : "Le violeur continuait de jeter sur sa victime un regard venimeux".

Sources : bdl.oqlf.gouv.qc.ca et www.larousse.fr

"Une attelle de doigts grenouille" ou "Une attelle grenouille".

Une "attelle de doigts grenouille" ou "attelle digitale"

Il s'agit du surnom couramment attribué dans le milieu médical aux "attelles digitales", dont la forme - avant emploi - peut rappeler celle d'une grenouille.

Cette appellation d'"attelles grenouille" relève donc du registre familier.

"Un atèle" et "Une attelle".

Ces deux substantifs homonymes désignent respectivement :

Un atèle noir de Colombie
Un atèle noir de Colombie
  • "Un atèle" : un mammifère primate du nouveau monde se déplaçant beaucoup et avec une grande habileté en mode suspensif, plutôt que sur les branches et de manière quadrupède.
Un atèle noir de Colombie
Un atèle noir de Colombie

La survie de ces singes - également appelés "singes-araignées" - est gravement menacée par les atteintes de plus en plus nombreuses à l'intégrité écologique de la canopée, causées par les routes qui fragmentent écologiquement les forêts.

  • et "Une attelle" :
Un collier de cheval avec attelle en bois
Un collier de cheval avec attelle en bois
    • une pièce de bois fixée de chaque côté du collier des chevaux, afin de recevoir les moyens de fermeture et de tirage (rênes).

On parlait autrefois d'"éclisse" et l'on disait alors "Éclisser un cheval" et non "Atteler un cheval".

    • ou : un dispositif destiné à contenir un membre ou une articulation.

Dans les films de guerre ou les westerns, les attelles rudimentaires improvisées par les protagonistes sont constituées de pièces rigides en bois ou en métal, destinées à maintenir immobile un membre fracturé.

Mais l'indication du port d'une attelle peut être très diversifiée.

Les attelles sont utilisées principalement lors d'atteinte ou suspicion d'atteinte traumatique (choc, coup, chute, faux mouvement, fracture), mais également dans les cas de rhumatisme pour mettre au repos l'articulation, de tendinite, etc.

Les attelles sont de différentes tailles et formes suivant le membre à immobiliser. Et il en existe pour les chevilles, les coudes, les doigts, les genoux, les hanches, les orteils ou les poignets.

Une attelle de genou
Une attelle de genou
Une atelle de poignet
Une atelle de poignet

Sources : www.larousse.fr et wikipedia.org

"L'almiqui", également appelé "Le solénodon de Cuba" ou "Le solénodonte de Cuba".

L'almiqui - également appelé Solénodon de Cuba ou Solénodonte de Cuba - un rarissime mammifère venimeux endémique de Cuba

Ces différents noms désignent un étrange et rarissime mammifère cubain.

L'almiqui appartient à la famille des Solénodontidés, qui ne comprend plus qu'une seule autre espèce encore vivante, en plus de cette espèce endémique de Cuba, le "Solénodon paradoxal", vivant à Haïti et tout aussi menacée.

Cet animal est apparu il y a environ 76 millions d'années, soit 11 millions d'années avant l'extinction des dinosaures, auxquels il a survécu !

Il s'agit d'une sorte de grande musaraigne primitive d'une taille de 50 cm à 80 cm et pesant de 700 g à 1 kg;

L'almiqui possède une queue longue, nue et écailleuse, des yeux petits et un poil rêche allant du brun foncé ou noir.

Il présente des caractéristiques très inhabituelles pour un mammifère : il est venimeux, possède un long museau, de grandes griffes et des tétines curieusement positionnées à l'arrière.

Il est capable d'injecter un redoutable venin grâce à des incisives creuses. Et le mot "Solénodon", qui vient du grec, signifie d'ailleurs "dent rainurée".

L'almiqui a été décrit pour la première fois en 1861 par le naturaliste allemand Wilhelm Peters (1815-1883).

Redécouverte

Son nom latin - Solenodon cubanus - est ce que l'on appelle un "taxon Lazare", car l'almiqui a été redécouvert alors qu'on le croyait éteint.

Depuis sa découverte en 1861 par Wilhelm Peters, seulement 37 spécimens ont été capturés. Et, en 1970, on pensait l'espèce disparue, plus aucun spécimen n'ayant été observé depuis 1890 !

Néanmoins trois almiquis furent capturés en 1974 et 1975 et quelques rares observations eurent lieu par la suite, en 2003 et 2012.

Sources : wikipedia.org et www.futura-sciences.com

"Un taxon Lazare".

"Un taxon Lazare" est un taxon désignant une espèce - généralement animale, mais aussi parfois végétale - que l'on a cru éteinte (naturellement ou à cause de l'Homme), ou que l'on ne retrouve pas sous forme fossile pendant une période significative de l'histoire de la Terre, et qui semble "réapparaître" à un moment donné.

" Solenodon cubanus", le nom latin de l'almiqui, un étrange et rare mammifère venimeux endémique de Cuba, est un exemple de taxon lazare.

Et cette appellation est donnée en référence au personnage de Lazare, ressuscité par Jésus dans le Nouveau Testament'Évangile selon Jean (chapitre 11) selon lequel Lazare, mort depuis quatre jours et mis dans un sépulcre, serait sorti vivant de la tombe sur l'ordre de Jésus. .

La résurrection de Lazare de Béthanie : mort et enterré depuis quatre jours, il serait sorti de son spulcre sur ordre de Jésus
La résurrection de Lazare de Béthanie : mort et enterré depuis quatre jours, il serait sorti de son sépulcre sur ordre de Jésus

Source : wikipedia.org