"La plus belle conquête de l'homme" ou "La plus noble conquête de l'homme".

La plus belle conquête de l'homme : le cheval

Ces superbes périphrases désignent : le cheval, un grand mammifère herbivore et ongulé à sabot unique.

Et elles ont pour origine un propos du naturaliste français Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, extrait de sa célèbre Histoire naturelle, générale et particulière, avec la description du Cabinet du Roi, parue de 1749 à 1789 : "Le cheval : la plus noble conquête que l'homme ait jamais faite".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Un cheval" en français.

"Le corned-beef".

Une boîte de corned-beef

Ce substantif masculin anglais désigne une préparation culinaire de viande de boeuf ayant joué un rôle important dans l'alimentation des soldats, des prisonniers et des civils, et se présentant sous deux formes :

  • soit en une pièce de viande (généralement la poitrine), dite "demi-sel", ayant été préparée dans une saumure,
  • soit en menus morceaux agglomérés de boeuf maigre, additionnés d'un mélange salant, moulés en forme de pain et mis en conserve, se consommant tel quel, en tranches ne se déchiquetant pas .

Dans les pays anglophones, "Corned beef" est le terme utilisé pour les deux formes.

Utilisation du mot dans les pays francophones

Tandis que dans les pays francophones, depuis la Seconde Guerre mondiale, "Corned-beef " ne s'applique qu'à la deuxième forme, commercialisée en boîte de conserve métallique.

Et on l'appelle souvent "Singe", une appellation née au XIXe siècle, lorsque les soldats français en poste en Côte d'Ivoire auraient été réduits à manger de la viande de singe.

On dit par exemple : "On a mangé du singe pendant des mois".

Étymologie et orthographe

Le mot "Corned-beef" vient de l’anglais "beef" ("viande de boeuf) et "corned" ("assaisonné de grains (corn) de sel", pour la conservation).

Cette appellation est apparue en anglais au milieu du XVIe siècle.

Et la forme "Corn'd-beef" est attestée dans les textes français, dès 1716,.

Historique

En 1881, sort le "Compressed cooked corned beef" en boîte de conserve, premier du genre, distribué par la société Liebig.

Le corned-beef s'est exporté rapidement dans le monde entier.

Dès la fin du XIXe siècle, il est consommé dans l'armée et la marine de toutes les grandes nations de l'époque, même s'il est peu apprécié des soldats. Ces viandes gélatineuses, cuites dans leur jus, ne sauraient en effet être comparées à la viande fraiche bouillie, et encore moins à la viande rôtie.

Mais le corned-beef constitue une alternative efficace au bétail sur pied. Difficile à nourrir en déplacement, celui-ci supporte en effet difficilement les longs transports, perd poids et qualité, et arrive parfois malade.

Seconde Guerre mondiale

Le corned-beef a joué un rôle non négligeable dans la Seconde Guerre mondiale.

Il appartenait à la ration K (ration de nourriture individuelle de combat des soldats états-uniens, qui le surnommaient souvent "Corned-Willy").

Et malgré les problèmes nutritionnels qu'il a posé à ceux qui la consommaient trop longtemps, il a largement contribué à résoudre le problème du ravitaillement en campagne.

Il a fait partie de l'aide économique fournie par les Anglo-Saxons à l'URSS dès 1941.

Et par sa distribution aux populations, là ou les soldats états-uniens arrivaient, il a promu une image positive des États-Unis d'Amérique et de leur mode de vie, et a modifié celui de nombreuses populations.

Et cela, que ce soit dans des parties du monde indirectement touchées par le conflit né en Europe, ou en Europe, lors de la libération de populations qui avaient souffert de la faim.

Une ration de corned-beef ouverte
Une ration de corned-beef ouverte

Connotation négative

L'usage répétitif du corned-beef par les soldats en campagne a cependant créé une lassitude décrite notamment par Hugh C. Hulse, militaire en 1918-1919, expliquant que le partage d'un seul navet pour deux personnes a pu être préféré à la ration de viande en boite et de pain du déjeuner.

La texture fait parfois comparer cette viande à une sorte de pâté pour chats.

L'odeur en est jugée rance, et le corned-beef devient peu à peu le symbole négatif d'une nation dominante - les États-Unis d'Amérique - que ce soit par rapport à l'Europe ou par rapport à l'Afrique.

Il constitue le plus souvent une nourriture pour les gens peu fortunés. Et on le retrouvait encore, dans les années 1990, dans les cantines françaises pour SDF (Sans Domicile Fixe), comme dans les prisons.

Source : wikipedia.org

On n'écrit pas : "La poule caquète" ni "Les poules caquètent" !

Une poule qui caquette

Mais : "La poule caquETTE" et "Les poules caquETTENT" !

Sauf à se plier à la réforme de l'orthographe acceptant que les formes conjuguées des verbes en "-eter" puissent s'écrire avec un accent grave et une consonne simple devant une syllabe contenant un "e" muet... ce qui n'est pas mon cas, je le confesse, puisque ce type de réforme ne fait - à mes yeux - que compliquer davantage encore notre orthographe, déjà bien suffisamment alambiquée.

 

"Un limier".

Ce substantif masculin, qui relève du langage courant, désigne :

  • au sens propre : un grand et gros chien de chasse, employé dans la chasse à courre pour la recherche du gibier, qu'il est dressé à débusquer afin qu'il puisse être poursuivi,

Un limier : un chien de Saint-Hubert

  • et au sens figuré : un individu - tel qu'un détective ou un policier - suivant une piste afin de retrouver et d'arrêter les personnes recherchées.

On dit par exemple : "La préfecture a mis sur l'enquête l'un de ses plus fins limiers".

Source : Le Robert

"Rabattre le caquet à quelqu'un", "Rabattre le caquet de quelqu'un" ou "Rabattre son caquet de quelqu'un" et "Rabaisser le caquet à quelqu'un", "Rabaisser le caquet de quelqu'un" ou "Rabaisser son caquet à quelqu'un"..

Ces différentes locutions verbales font référence au substantif masculin "un caquet", qui désigne le gloussement de la poule lorsqu'elle pond.

Appartenant au registre familier, elles signifient, au sens figuré : faire taire une personne, la réduire au silence, l'obliger à se taire, lui clouer le bec ; la remettre à sa place, la forcer à être moins insolente, dégonfler son orgueil. En lui infligeant par exemple un démenti.

On dit par exemple : "Je n'en pouvais plus d'écouter pérorer cet insolent bouffi d'orgueil ; il fallait absolument que je trouve le moyen de lui rabattre le caquet".

Sources : dictionnaire.reverso.net, wiktionary.org, www.expressio.fr, www.expressions-francaises.fr et www.larousse.fr

"Ne pas se trouver sous le sabot d'un cheval" ou "Ne pas se trouver sous les sabots d'un cheval".

"Ne pas se trouver sous le sabot d'un cheval"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier remonterait au XVIIe siècle, où elle était connue sous la forme : "Ne pas se trouver dans le pas d'un cheval'', le mot "pas" signifiant ici, à l'époque, "trace".

Et elle signifie, au sens figuré, dans le registre familier : être très rare, difficile à trouver, ne pas se trouver facilement, comme par miracle ; surtout en parlant d’argent ou de choses de valeur.

On dit par exemple : "Tu me fais rire : où veux-tu donc que je trouve cette somme ? Ça ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval !".

Ou : "Je vous conseille de ne pas laisser passer cette occasion : un tel objet ne se trouve pas sous les sabots d'un cheval".

Sources : wiktionary.org et www.pourquois.com

 

"Un corniaud".

Ce substantif masculin désigne :

Un "corniaud" c'est à dire : un chien bâtard

  • et dans le registre populaire : un homme sot, niais ; un imbécile.

À l'image du personnage d'Antoine Maréchal (Bourvil), rôle-titre du célèbre film comique franco-italo-espagnol "Le corniaud", réalisé en 1965 par Gérard Oury.

Antoine Maréchal (Bourvil) dans "Le corniaud", le film comique franco-italo-espagnol, réalisé en 1965 par Gérard Oury.

Source : Le Robert

"Petit Hibou".

Le joueur de football international italien Marco Verratti

Il s'agit du surnom du joueur de football international italien Marco Verratti, né le 5 novembre 1992.

Interrogé en 2015, par l'hebdomadaire français L'Équipe Magazineafin de savoir si ce curieux surnom lui plaisait, il avait répondu : "Si mon surnom me plaît ? C’est ma copine qui me l’a donné. Elle disait que j’avais un peu des yeux de hibou. Elle a commencé à m’appeler un peu comme ça il y a quelque chose comme quatre ans et maintenant c’est parti. En France, en Italie, mais aussi à l’étranger, on m’interpelle comme ça assez souvent. Mais ça me fait plaisir".

Évoluant au poste de milieu de terrain, il a été recruté par le PSG à l’été 2012 en même temps que Zlatan Ibrahimovic et Thiago Silva, et s’est rapidement imposé comme l’idole du Parc des Princes. Les supporteurs parisiens se sont en effet attachés au jeune joueur italien pour son indéniable talent et sa personnalité hors du commun.

Âgé de 19 ans seulement, il rejoint le PSG pour une dizaine de millions d'euros, après avoir débuté dans sa ville natale de Pescara (Abruzzes) (Italie), en Serie B. Très talentueux, ses performances lui permettent rapidement de devenir indispensable au milieu de terrain.

Le joueur de football international italien Marco Verratti, sous le maillot du PSG

Avec le PSG, Verratti, il obtient sept titres de champion de France depuis la saison 2012-2013, ce qui constitue un record pour un joueur en France. Il participe également à la Ligue des champions, compétition où il atteint à quatre reprises les quarts de finale et une finale contre le Bayern de Munich en 2020.

Régulièrement sélectionné avec l'équipe nationale italienne, il marque son premier but en sélection nationale en février 2013.

Et est élu Pallone Azzurro 2015 devant son compatriote Gianluigi Buffon.

Le joueur de football international italien Marco Verratti, sous le maillot de l'équipe d'italie

En Italie, Verratti est souvent comparé à Andrea Pirlo, sa technique de passe ainsi que son aisance ballon au pied le rapprochant de l'ancienne star italienne.

Sources : L'Équipe Magazine, le10sport.com et wikipedia.org

"Une mauviette".

Ce substantif féminin invariable et polysémique peut avoir différentes significations.

Il peut en effet désigner, selon le contexte :

  • un petit oiseau passereau appelé "Alouette commune" ou "Alouette des champs", très apprécié rôti, en brochettes, gratin ou pâté, que l'on appelle "Alouette grasse" ou "Mauviette" lorsqu'elle s'est engraissée, à la fin de l'été,

Une "mauviette" ou "alouette grasse", c'est à dire une "alouette commune" ou "alouette des champs", engraissée à la fin de l'été

  • par extension : n'importe quelle variété de petits oiseaux comestibles, par confusion volontaire (afin de tromper les consommateurs ou convives sur la nature du mets servi) ou non,
  • et par analogie :
    • une toute petite escalope recouverte de lamelles de jambon fumé que l'on cuit au beurre et que l'on sert très chaude, avec des olives vertes passées dans la cuisson et un peu de jus de citron,
    • et, dans le registre familier :
      • une personne chétive, fragile, sans aucune résistance physique et au tempérament délicat ; une petite nature,

Vous pouvez consulter à ce sujet mon article consacré à toutes les façons de dire "Un homme très mince ou de faible constitution".

      • une personne lâche, peu courageuse, poltronne, peureuse.

Sources : www.cnrtl.fr, Le Robert, wiktionary.org, www.larousse.fr et www.linternaute.fr

"Lâcher la bride sur le cou" ou "Laisser la bride sur le cou".

Un cheval blanc, la bride sur le cou

Ces deux locutions verbales, qui remonteraient au XVIe siècle font référence à la "Bride", partie du harnais d'un cheval, composée de courroies (mors, têtière, rênes), que l'on passe autour de la tête et du cou de l'animal, afin de le diriger et de le guider.

Shéma détaillé du harnais d'un cheval

Et elles signifient par conséquent :

  • au sens propre, pour un cheval : le laisser aller librement, les rênes flottantes,

On dit par exemple : "Connaissez-vous un seul cheval qui n'apprécie pas qu'on lui laisse la bride sur le cou ?".

  • et au sens figuré, pour une personne : lui donner toute liberté d'agir à sa guise, de faire ce qu'il veut, sans contrôle ni contrainte ; relâcher son autorité, assouplir la discipline.

On dit par exemple : "Je me permets de vous rappeler que laisser la bride sur le cou à vos directeurs de filiales peut s'avérer très dangereux".

Sources : www.cnrtl.fr, www.expressio.fr et www.languefrancaise.net

"Subjuguer".

J'aime beaucoup ce verbe qui appartient au registre soutenu et qui signifie :

  • au sens propre :
    • mettre sous le joug, réduire à la soumission, asservir,

"Subjuguer" des bioeufs, c'est à dire : les mettre sous le joug

    • par extension :
      • soumettre par la force politique ou militaire un peuple ou un pays ; le réduire en sujétion,

On dit par exemple : "Cet homme a subjugué son pays durant plusieurs décennies".

Ou : "Rome a subjugué d'immenses territoires des siècles durant".

      • ou : se rendre maître de quelqu'un, de quelque chose par la contrainte ou par un effort physique ; dominer,

On dit par exemple : "Cette femme est parvenue à subjuguer près d'une dizaine de personnes âgées".

  • et au sens figuré :
    •  soumettre à son ascendant, au pouvoir de la raison, de la volonté ; exercer une forte emprise sur la personnalité de quelqu'un ; tenir sous sa domination (morale, intellectuelle, etc.) ;  captiver, dominer, envoûter, fasciner,

On dit par exemple : "C'est une personnalité étonnante, capable de subjuguer des salles entières".

    • ou : exercer sur quelqu'un un fort pouvoir de séduction ; séduire, charmer, éblouir, émerveiller, fasciner, ravir, ; que ce soit par le talent, le charme, la beauté, etc.

On dit par exemple : "J'ai immédiatement été subjugué par la beauté de cette femme".

Être "subjugué" par la beauté d'une femme

Sources : Le Robert, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

"Picorer".

Ce verbe du langage courant signifie :

  • au sens propre, pour un petit oiseau : chercher sa nourriture avec le bec, manger.

On dit par exemple : "Les poules picorent dans la cour".

Des poules qui picorent

 

  • et au sens figuré, pour un être humain (ou par exemple un animal d0mestique tel qu'un chat) : manger très peu, grignoter ; avoir très peu d'appétit.

On dit par exemple : "Avec ce que mange ta soeur elle ne risque pas de grossir : elle picore !".

On utilise également les idiotismes alimentaires et animaliers "Manger comme un moineau" ou "Avoir un appétit d'oiseau".

Ainsi que l'idiotisme alimentaire "Manger comme une mauviette".

Picorer, au sens figuré

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Manger abondamment".