"Un phylactère".

Phylactères

Il s'agit de ce que l'on appelle dans le langage courant "Une bulle" de bande dessinée.

Ce terme a été choisi en référence aux banderoles, aux extrémités enroulées, portant les paroles prononcées par un personnage ou la légende du sujet représenté, surtout utilisée par les artistes du Moyen Âge et de la Renaissance, dans les enluminures, les bas-reliefs, les tableaux et surtout les vitraux.

Phylactères médiévaux
Phylactères médiévaux

Source : www.cnrtl.fr

"Quels sont donc les prénoms de Blake et Mortimer ?".

Le professeur Philip Edgar Angus Mortimer et le Capitaine Francis Percy Blake
Réponse
Francis Percy et Philip Edgar Angus !

"Blake et Mortimer" est une série de bande dessinée créée par le dessinateur belge Edgar P. Jacobs en 1946, reprise après sa mort en 1987 d'abord par Bob de Moor, puis Jean Van Hamme, Ted Benoit, Yves Sente, André Juillard, René Sterne, Chantal De Spiegeleer, Jean Dufaux, Antoine Aubin, Étienne Schréder, José-Louis Bocquet et Jean-Luc Fromental.

Publiée initialement par les Éditions du Lombard, elle l'est désormais par les Éditions Blake et Mortimer, une filiale du groupe Média participations. Elle fut pré-publiée pendant de nombreuses années dans "Le Journal de Tintin" dont elle était, avec d'autres séries comme "Les aventures de Tintin", "Ric Hochet", "Michel Vaillant" ou "Alix" l'une des séries les plus populaires.

La série raconte les aventures du capitaine Blake, un ancien pilote de la RAF (Royal Air Force) devenu directeur du MI5, le service britannique de contre-espionnage, et de son ami le professeur Mortimer, un spécialiste en physique nucléaire et l'un des plus éminents scientifiques du Royaume-Uni. Les deux héros se retrouvent souvent confrontés à leur ennemi juré, le colonel Olrik, un criminel de classe internationale ne considérant que son intérêt personnel.

Source : wikipedia.org

"L'oryctérope du Cap" ou "Le cochon de terre".

À l'exception des tintinophiles avertis et de l'une de mes anciennes cousines par alliance dont il s'agit de l'injure préférée, la plupart d'entre vous ne s'en souviennent vraisemblablement pas, mais le nom de ce curieux animal fait partie de l'incroyable catalogue d'injures du Capitaine Haddock, créé par Hergé, puisqu'on le retrouve aussi bien dans l'album "Tintin au pays de l'or noir" (1971) ("Oryctérope !") que dans "Tintin et les Picaros" (1976) ("Sombre oryctérope !") !

Il s'agit d'un mammifère essentiellement termitivore d'Afrique, jouant un rôle écologique important en contrôlant l'extension des populations de termites.

Mesurant environ 1 à 1,30 m de longueur à l'âge adulte, il a une tête très allongée se terminant par un groin tubulaire, et de grandes oreilles allongées. Le cou est court, le corps massif et arqué. Il se termine par une queue pointue et musculeuse. Pour le décrire, à l'époque où les photos étaient rares et floues, on l'a décrit comme intermédiaire entre le fourmilier (par son museau allongé), le cochon (par le groin) et le kangourou (par la forme de sa queue). Cet animal est d'ailleurs appelé "Cochon de terre" en afrikaans en raison de la forme de sa tête. Son poids est compris entre 60 et 80 kg. Son pelage est mince, et sa principale protection est sa peau épaisse.

Son nez contient plus de bulbes olfactifs que tout autre mammifère (9 bulbes, à comparer avec les 4 ou 5 bulbes des chiens).

Ses pieds sont pourvus de quatre doigts en avant et cinq en arrière, armés de fortes griffes un peu aplaties et en forme de pelle, qui semble être un intermédiaire entre la griffe et le sabot, et lui permettant de creuser le sol ou de fouiller efficacement une termitière, sa principale source de nourriture.

En dépit de son nom, on trouve l'oryctérope du Cap dans l'essentiel de l'Afrique subsaharienne, à l'exception des forêts vierges et des zones marécageuses, où il ne peut pas creuser. Il préfère les zones de savanes où le sol est meuble et où il est susceptible de trouver des termites et de l'eau en quantité suffisante. On l'observe peu, car il vit la nuit et passe le jour dans un terrier. La nuit venue, il parcourt plusieurs kilomètres à la recherche de termites. Il laisse traîner sa queue derrière lui en se déplaçant, ce qui laisse une piste caractéristique.

L'oryctérope se nourrit essentiellement de fourmis et de termites, qu'il extrait des termitières à l'aide de ses griffes très puissantes et de sa longue langue enduite d'une salive gluante. Il est également capable de repérer les processions de termites se déplaçant sur le sol à l'aide de son odorat très fin et peut en avaler près de 50 000 en une nuit ! Il se nourrit également de coléoptères et de leurs larves.

Cet animal peut vivre en captivité jusqu'à 23 ans. Ses principaux prédateurs sont le lion, le léopard et le python. Mais il est également apprécié par les humains pour sa viande. Heureusement pour lui, l'oryctérope peut fuir en creusant très rapidement un trou à l'aide de ses griffes.

Source  wikipedia.org

On ne dit pas : "Cette année, le président du jury du Livre Inter sera Riad Sattouf, un des dessinateurs les plus célèbres de bande dessinée" !

Comme cela nous l'a été annoncé le 31 janvier 2019, lors de la matinale, sur la chaîne radiophonique publique française France Inter.

Mais : "Cette année, le président du jury du Livre Inter sera Riad Sattouf, un des dessinateurs DE BANDE DESSINÉE LES PLUS CÉLÈBRES" !

"Derib".

Derib

Il s'agit du nom d'artiste, en forme de syncope, du dessinateur de bande dessinée suisse Claude De Ribaupière, né le 8 août 1944.

Ayant débuté au studio Peyo, il est l'auteur des séries animalières "Attila", "Pythgore" et "Yakari".

 

Passionné par les Indiens d'Amérique, il a également créé la grande saga indienne en deux époques "Celui qui est né deux fois" et "Red Road", ainsi que la magnifique série "Buddy Longway".

 

Enfin, il est l'auteur de bandes dessinées destinées à aider la jeunesse en difficulté : "Jo" (prévention du SIDA), "No Limits" (prévention de la violence juvénile) et "Pour toi Sandra" (prévention de la prostitution).

"Le fils de Crao" et "Le fils des âges farouches".

Rahan

Ces deux surnoms sont ceux de "Rahan", un héros préhistorique "super sapiens", sorti de l'imagination d'André Chéret et Roger Lecureux et apparu dans "Le secret du soleil", sa première aventure, publiée le 3 mars 1969, dans le numéro 1 de "Pif et son gadget surprise", devenu par la suite "Pif Gadget", l'hebdomadaire du PCF, héritier de "Vaillant, le journal de Pif le chien", créé le 1er juin 1945.

Né en octobre 1961, j'étais un peu trop jeune, à la fin des années 60, pour apprécier à sa juste valeur "Pilote, le journal qui s'amuse à réfléchir".

Longtemps, j'ignorais curieusement tout du journal "Spirou" et ne lisais que "Tintin", auquel Thierry, mon voisin du dessus, à Courbevoie (92), âgé d'un an de plus que moi, était abonné.

C'est donc avec "Pif Gadget", que j'ai grandi, comme de nombreux garçons de ma génération.

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"Je m'appelle Justice. Docteur Benjamin Justice, médecin attaché à l'OMS... un médecin volant en quelque sorte, abonné aux lignes internationales".

Docteur Justice

C'est par ce petit texte introductif que débutait systématiquement chacune des 155 aventures du "Docteur Justice" (parfois en récits complets, parfois en récits à suivre), une série de bande dessinée du journal "Pif gadget", créée en juin 1970 par Marcello et Jean Ollivier et qui perdura jusqu'en 1990.

"Docteur Justice", une série de Marcello et Ollivier (1970-1990)

Faisant partie des principaux héros réalistes de ce journal, ce héros médecin était un français né au Japon, judoka 5e dan, qui parcourait le monde en avion pour le compte de l'OMS.

Un demi-siècle plus tard, comme nombre des lecteurs de ma génération sans doute, je m'en souviens encore mot pour mot : Nostalgie, quand tu nous tiens !

"Jicé" et "Gil Verse".

Jean-Claude Servais

Il s'agit des deux noms d'artiste utilisés à ses tout débuts par le dessinateur et scénariste belge Jean-Claude Servais, né le 22 septembre 1956.

Il est principalement connu pour ses séries réalistes "Tendre violette", "La mémoire des arbres", "les saisons de la vie" et "Les chemins de Compostelle".

Et a utilisé le pseudonyme de Jicé pour sa première "Carte blanche" dans "Spirou", en 1975, puis pour la série "Ronny Jackson", en 1976 et 1977.

Et celui de Gil Verse, toujours dans "Spirou", pour deux "Belles Histoires de l'Oncle Paul" en 1977.

"Achdé".

Achdé

Il s'agit du nom d'artiste du dessinateur et scénariste français Hervé Darmenton, né le 30 juillet 1961.

Il a d'abord été l'auteur de séries humoristiques en une planche telles que "C.R.S = Détresse" (1991-2007), "Doc Véto" (2000-2002), "Les damnés de la route" (2000-2016) ou "Les Hockeyeurs" (2009-2016), avant de reprendre avec succès le dessin de la célèbre série de bande dessinée belge "Lucky Luke", créée en 1946 par Morris.

Lucky Luke par Achdé
Lucky Luke par Achdé

"L'homme qui tire plus vite que son ombre", "Le poor lonesome cow-boy" ou "Le maître de Jolly Jumper".

Lucky Luke par Morris

Il s'agit des différents surnoms de Lucky Luke, le célèbre cow-boy de bande dessinée créé en 1946 par le dessinateur belge Morris.

Lucky-Luke

  • "L'homme qui tire plus vite que son ombre" correspond à l'extraordinaire dessin figurant en quatrième de couverture des albums.

Image traditionnelle de fin des aventures de "Lucky Luke"

  • "Le poor lonesome cow-boy" correspond à la chanson que chante le héros dans la dernière case de chaque aventure, chevauchant seul vers le soleil couchant : "I'm a poor lonsesome cow-boy" ("Je suis un pauvre cow-boy solitaire").
  • Et "Le maître de Jolly Jumper" fait référence à son étonnant cheval blanc.

Le génial René Goscinny en a écrit les scénarios de 1955 ("Des rails sur la prairie") à 1976 ("L'empereur Smith").

Avant que ne se succèdent toute une série de scénaristes : Vicq, Bob de Groot, Jean Léturgie, Xavier Fauche, Lo Hartog Van Banda, Guy Vidal, Claude Guylouis, Éric Adam, Patrick Nordmann, Laurent Gerra, Daniel Pennac, Tonino Benacquista et Jul.

Et le dessin a été repris par le dessinateur français Achdé, à la mort de Morris en 2001.

La géniale formule "Plus vite que son ombre" est entrée dans le langage courant, pour signifier "Très rapidement". Et le nom même de "Lucky Luke" est devenu synonyme de rapidité.

Toujours accompagné de son fidèle cheval blanc Jolly Jumper et la plupart du temps par le chien Rantanplan, Lucky Luke est souvent opposé aux frères Dalton.

Rantanplan, Billy the Kid, Calamity Jane, Jolly Jumper, Lucky Luke, Averell, William, Jack et Joe Dalton.
Rantanplan, Billy the Kid, Calamity Jane, Jolly Jumper, Lucky Luke, Averell, William, Jack et Joe Dalton.

La série est truffée d'éléments humoristiques qui parodient les films de western qui ont nourri l'enfance de Morris et Goscinny au point qu'ils leur ont inspiré nombre de leurs titres d'albums.

La série compte plus de 70 albums parus tout d'abord aux éditions Dupuis, puis Dargaud et enfin Lucky Comics. Les histoires ont généralement été pré-publiées dans un journal : "Spirou" entre 1946 et 1967, "Pilote", entre 1967 et 1973, "Lucky Luke" entre 1974 et 1975, "Tintin" (édition française) entre 1975 et 1976, puis dans "Spirou" ou "Pif Gadget", mais également dans des magazines tels que "Paris Match" ou "VSD".

Lucky Luke est l'une des bandes dessinées les plus connues et les plus vendues en Europe, et elle a été traduite dans de nombreuses langues. La série a également été adaptée sur de nombreux supports : au cinéma, en prises de vue rélle et en animation, à la télévision, en série animée, mais aussi en jeux vidéo, jouets et jeux de société.

Source : wikipedia.org

12 animaux dont le nom fait l'objet d'une apocope.

Bien qu'extrêmement courantes dans le langage parlé, les apocopes ne sont guère nombreuses lorsqu'il s'agit de désigner des espèces animales.

J'en ai néanmoins recensé douze.

Les deux premières ont disparu depuis belle lurette : le DINO (ou DINOsaure) et le DIPLO (ou DIPLOdocus).

Les autres relèvent des insectes, pour la COCC' (ou COCCinelle), des sauriens, pour le CROCO (ou CROCOdile), des poissons, pour le MASKI (ou MASKInaongé) des coraux, pour le CARKO (ou CARKOphyton) (Eh oui !) ou des mammifères, pour le CERCO (ou CERCOpithèque), le PHACO (ou PHACOchère) et le PIT (ou PITbull).

Les deux derniers enfin, sont des pachydermes, puisqu'il s'agit de l'HIPPO (ou HIPPOpotame) et du RHINO (ou RHINOcéros).

Car, rappelons-le : le MARSU (ou MARSUpilami), ce charmant marsupial originaire de Palombie, créé par le génial André Franquin en 1952 au sein des aventures de "Spirou et Fantasio", avant de connaître sa propre série, à partir de 1987, n'existe pas !

Le marsupilami

Et cela, même s'il est le seul animal imaginaire enregistré dans le « Zoological Record » de la très officielle « Zoological Society of London », à la suite du superbe canular du zoologiste belge Alain Quintart, qui leur avait adressé par plaisanterie, en 1992, une description scientifique du « Marsupilamus franquini ».