"Lâcher la grappe" n'est pas une pratique vinicole !

Mais signifie, au sens figuré, dans le registre familier : "Laisser tranquille, laisser en paix".

Contrairement à ce que certains esprits mal placés pensent souvent cette expression ne fait nullement allusion aux parties génitales masculines... et peut donc tout à fait être utilisée par une personne de sexe féminin.

À l'instar de son équivalent moderne, appartenant au même registre familier, : "Lâcher les baskets".

On dit par exemple : "Le type qui était en face de moi, dans le train, était super relou : je lui ai dit Lâche-moi la grappe ou j'appelle le contrôleur !".

La "grappe" dont il est ici question désignait, au XIIe siècle un crochet, en argot, en ancien français.

Ainsi, "Lâcher la grappe" constituait à l'origine une injonction réclamant à la personne qui était accrochée à vos basques de bien vouloir lâcher prise .

Source : wiktionary.org

"Se faire rincer le gosier".

Cette expression du registre argotique et du registre désuet signifie "Se faire inviter à boire".

On dit par exemple : "J'ai aidé le père Gustave à réparer sa charrue et après j'me suis fait rincé le gosier !".

"Un coteau".

Ce substantif du langage courant s'écrit sans accent circonflexe sur le "o".

Polysémique, il désigne tout à la fois :

Un coteau (petite colline)

  • une petite colline,

On dit par exemple : "L'une de mes amies habite sur un coteau".

Un coteau (versant d'une colline)

  • mais également chaque versant d'une colline ou d'un plateau,

On dit par exemple : "La colline n'est pas très haute, mais ses coteaux sont assez pentus.

Un coteau (pente de colline occupée par un vignoble)

  • et enfin, plus particulièrement, : la pente d'une colline occupée par un vignoble.

On parle ainsi par exemple de "Coteaux mûris par le soleil".

Sources : www.larousse

"Lie-de-vin" ou "Dégueulis de poivrot".

Couleur lie-de-vin
  • "Lie-de-vin" est un nom de couleur du langage courant désignant une nuance du champ chromatique rouge tirant sur le violet.

Ce nom est hérité de la "lie du vin", un résidu de levures mortes (et éventuellement quelques résidus végétaux) qui sédimentent au fond du contenant à l'issue de la fermentation.

Lie du vin

  • et "Dégueulis de poivrot" ("Vomi d'alcoolique" dans le registre vulgaire) est une formule extrêmement imagée et fort peu ragoûtante du registre vulgaire désignant la couleur "Lie-de-vin".

Jeune adolescent, dans la première partie des années 1970, j'adorais cette appellation qu'utilisait mon père pour qualifier la couleur du vélo Mercier qu'il s'était acheté en 1973.

Un vélo Mercier

Source : wikipedia.org

"Être dans les vignes du Seigneur".

Cette expression du langage courant mais également, me semble-t-il du registre désuet, signifie, depuis la fin du XVIIe siècle, "être ivre".

La formule "vignes du Seigneur" désigne avec indulgence l’état d’ébriété, l’ivresse due à l’alcool.

Et elle fait référence à une vigne souvent évoquée dans l’Ancien Testament, plantée par Yahvé et symbolisant le peuple d’Israël.

L’image est reprise dans le Nouveau Testament (Mathieu 20-21), Jésus comparant le Royaume de Dieu à une vigne dont les chrétiens sont les vignerons

Source : wikipedia.org

30 façons de dire "Avoir bu trop d'alcool".

Dans le registre argotique nous avons tout d'abord "avoir gorgeonné"; "être beurré", "être beurré comme un Petit LU", "être bituré", "être bourré", "être bourré comme un coing", "être cramé", "être cuit", "être cuité", "être déchiré", "être murgé", "être paf", "être pinté", "être plein", "être raide", "être torché".

"Être noir", "être rond", "être saoul comme un cochon" (ou "être soûl comme un cochon"), "être saoul comme un polonais" (ou "être soûl comme un polonais") relèvent du registre familier.

"Avoir bu", "avoir trop bu", "être alcoolisé", "être en état d'ivresse", "être enivré", "être ivre", "être saoul" (ou "être soûl") ou "voir des éléphants roses" appartiennent au langage courant.

De même que "être éméché" ou "être gai", qui correspondent toutefois à un moindre degré d'imprégnation. Tout comme "être pompette", dans le registre familier.

Enfin, "être dans les vignes du Seigneur" relève du registre désuet.

Pourquoi dire : "Une addiction", "Être addict", "Un addict" ou "Addictif" et "Addictive" ?

Et pas, respectivement et selon les circonstances :

  • "Une addiction" : "Une dépendance", "Un état de dépendance" ou une "Une assuétude" !
  • "Être addict" : "Être dépendant de", "Ne pas pouvoir se passer de" ou "Être accro à" (registre familier) !
  • Un addict" : Une personne présentant des signes de dépendance, et donc, suivant les cas : "Un toxicomane", "Un alcoolique", etc. !
  • "Addictif" ou "Addictive" :
    • qui crée ou entraîne une dépendance ; qui présente un risque élevé de dépendance (pour une substance) !
    • qui dénote ou révèle une dépendance (pour un comportement) !
    • captivant, passionnant, absorbant, prenant, exaltant, qui suscite un vif intérêt (pour une activité, un jeu, un feuilleton) !
    • irrésistible (pour un aliment).

Pourquoi dire : "Un shooter" ?

Et pas : "Une rasade" (langage courant) ou "Un cul-sec" (registre familier) !

Ce type de mélange de boissons alcoolisées ("cocktail") contient entre 25 ml et 100 ml d'un (ou plusieurs) alcool fort. Certains peuvent contenir également un ingrédient non-alcoolisé (sirop, jus, soda, lait).

Ils sont généralement bus d'une seule traite (en "cul sec").

Les ingrédients d'un "shooter" peuvent être mélangés au coquetellier ("shaker") ou à la cuillère, ou simplement versés l'un après l'autre directement dans le verre. Les verres utilisés pour ce genre de boissons alcoolisées sont appelés "verre à shooter" ou "verre à shot". Les verres à vin ou à cognac sont parfois utilisés, mais beaucoup moins fréquemment.

Les ingrédients utilisés pour les "shooters" changent d'un établissement à l'autre et d'une région à l'autre. Aussi, certains "shooters" peuvent-ils parfois porter des noms identiques mais avoir une composition différente.

Source : wikipedia.org

"Un rhinophyma".

Un rhinophyma
  • Ce terme générique décrit un nez très large, bulbeux et sanguin.

Cette affection est causée par une infiltration granulomateuse secondaire à une rosacée évoluée.

Et elle est corrélée à une consommation excessive d'alcool.

  • Les amateurs de la célèbre série de bande dessinée humoristique "Les frustrés", publiée de 1973 à 1981 par la dessinatrice et scénariste française Claire Bretécher dans "Le Nouvel Observateur", se souviennent certainement avec délice et nostalgie d'un extraordinaire gag mettant en scène un homme affecté d'un rhinophyma !

Une mère de famille divorcée annonce à ses enfants qu'elle va recevoir à dîner un monsieur qui va peut-être pouvoir lui proposer un emploi intéressant, que cela est très important pour elle, mais qu'il a un très gros nez, très très laid.

Il conviendra donc absolument de ne pas se moquer de lui et de ne faire aucune remarque à ce sujet.

La mère s'angoisse toute la soirée en préparant le repas et en s'habillant, à l'idée que ses enfants ne commettent quelque gaffe.

Et lorsque le potentiel employeur arrive, on la voit songer "Ce nez, mon Dieu, ce nez !".

Les enfants évitent cependant tout impair et la soirée se déroule à merveille, jusqu'à leur coucher.

La mère amène alors la cafetière, des tasses et un sucrier. Enfin détendue, s'empare de la pince à sucre et demande à son invité : "Combien de sucres dans votre nez ?"...

"Être saoul comme un polonais" ou "Être soûl comme un polonais"

Cette expression du registre familier signifie "être complètement ivre".

Elle est l'équivalent de l'expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier "Être saoul comme un cochon" ou "Être soûl comme un cochon".

Voir également mon article sur "toutes les façons de dire avoir bu trop d'alcool".