Il s'agit du nom d'artiste de l'acteur et chanteur états-unien d'origine grecque Aristotelis Savalas, né le 21 janvier 1922 et mort le 22 janvier 1994.
Il est particulièrement connu pour avoir interprété dans les années 1970 le rôle principal dans le feuilleton télévisé policier "Kojak".
Il s'agit du nom d'artiste de l'actrice française Pascale Thomas, née le 26 octobre 1958 et morte en pleine jeunesse, le 25 octobre 1984, à l'âge de 26 ans.
Fille du musicien français Gilles Nicolas et de l'actrice française Bulle Ogier, dont elle a repris le nom d'artiste, elle a brièvement été la muse du réalisateur français Éric Rohmer.
L'actrice française Bulle Ogier
Héroïne principale de son film "Les nuits de la pleine lune", tourné l'année de sa disparition, en 1984,elle demeure la figure mélancolique des années 1980.
Pascale était la fille de l'actrice française Bulle Ogier, dont l'ami n’était autre que le producteur et réalisateur suisse Barbet Schroeder.
Dès l’âge de 10 ans, elle tourne pour André Téchiné dans "Paulina s’en va" (1969). Et entame ensuite des études de cinéma qu’elle va délaisser pour se lancer dans le métier d’actrice.
Son premier véritable rôle sera, en 1978, dans le deuxième film d’un certain Jean-Claude Brisseau, alors soutenu par Eric Rohmer. Ce dernier est, par ailleurs, le voisin de Bulle Ogier, et il a vu grandir Pascale. La même année, il lui offre son second rôle dans "Perceval le Gallois" (1978).
A la même période, elle rencontre le tout jeune cinéaste états-unien Jim Jarmush, avec qui elle noue une relation, pour ensuite former un triangle amoureux avec le directeur artistique Benjamin Baltimore.
Pascale Ogier intègre alors un mythe, qui n’est pas cinématographique : celui de la "branchitude" parisienne du début des années 80, cette période si spéciale, faite d’endroits devenus mythiques tels que le Palace ou les Bains Douches. Pascale fait ses nuit blanches au Palace avec Eva Ionesco, Christian Louboutin , Alain Pacadis, Thierry Ardisson, Pauline Lafont et sa mère, Bernadette, Pascal Greggory, Elli Medeiros, Virginie Thévenet, ou même Roland Barthes. Des nuits plus belles que les jours de certains, des nuits si branchées, si droguées...
Eric Rohmer continue de travailler avec la jeune actrice, et lui offre, en 1979, un rôle au théâtre des Amandiers dans une nouvelle traduction française qu’il a faite lui même de "La petite Catherine de Heilbronn". En 1981 elle consigne le scénario du "Pont du Nord", réalisé par Jacques Rivette et joue dans le film, aux côtés de sa mère. Sa prestation lui vaut d’être reconnue aux États-Unis comme un espoir du cinéma.
A vingt quatre ans, elle maîtrise la diction apprise de Marguerite Duras, celle là même que sa mère imitait, à l’instar d’Emmanuelle Riva dans "Hiroshima mon amour" (1959).
En 1984, Éric Rohmer, qui a eu le loisir de l’inviter souvent avec d’autres adolescents et d’étudier cette jeunesse affranchie tant de la morale que des idéologies, promise à un avenir sans difficultés sinon sentimentales, lui confie le rôle principal d’un film existentialiste sur l’éternelle histoire d’amour et de mort que l’impossible désir pour l’autre fait rejouer à la génération des années 80 : "Les nuits de la pleine lune".
Comme le réalisateur représente la comédie que les enfants de la bourgeoisie contemporaine se jouent à eux mêmes et la manière qu’a une jeune femme de se mettre en scène dans sa vraie vie, il confie à l’actrice elle même le soin de choisir ses tenues dans sa propre garde-robe et les accessoires du décor dans son environnement. Par une mise en abîme imperceptible, il fait de son personnage une décoratrice.
C’est également Pascale Ogier qui fait découvrir à Éric Rohmer le disque "Rectangle" d’Elli et Jacno, dont les chansons électroniques, légères et justes à la fois, serviront d’illustration sonore.
Louise, le personnage à la voix fragile et si singulière qu’elle interprète, partage sa vie entre deux hommes. Le jour, dans une ville nouvelle de la banlieue, avec un compagnon, interprété par Tchéky Karyo, dont elle s’éloigne inexorablement jusqu’à ce qu’il se résigne à la quitter. Et la nuit, à Paris même, avec un confident chaste tenu au rôle d’ami et accompagnateur, qu’incarne Fabrice Luchini. A la dernière scène, l’héroïne disparaît seule dans la nuit parisienne. Le film fait près de six cent mille entrées et Pascale Ogier devient une actrice reconnue, par le public et la profession. En septembre, son interprétation, dans laquelle elle semble jouer la femme qu’elle est à la ville, lui vaut la Coupe Volpi pour la meilleure interprétation féminine à la Mostra de Venise. Et le prix lui est remis par un cinéaste qu’elle révère : Michelangelo Antonioni.
Elle commence ensuite le tournage d’"Elsa, Elsa", un film de Didier Haudepin dont elle incarne le personnage principal. Le 17 octobre, elle prend part à une réception officielle à l’Élysée en l’honneur de l’industrie de la mode, en présence du président Mitterrand, de grands couturiers et de d’artistes célèbres. Sept jours plus tard, est diffusée une interview filmée au début du mois pour l’émission "Cinéma, Cinémas", où elle évoque avec pudeur une sexualité sombre faites de "choses physiques aussi, beaucoup… Je rêve beaucoup de ça. (…) les histoires d’amour (…) C’est ma fatalité, je crois… Pour toujours".
Le lendemain à l’aube, 25 octobre 1984, deux mois et demi après la sortie des "Nuits de la pleine lune", au sortir d’une soirée au Palace, comme cela lui était déjà arrivé, elle est prise d’une crise d’angor, chez un ancien partenaire d’excès adolescents. Celui-ci ignore qu’elle souffre d’un souffle au coeur , trace d’une malformation cardiaque congénitale, et tarde à alerter les secours. Pascale Ogier meurt sur place des conséquences d’une ischémie myocardique dégénérée en hypoxie générale, à la veille de son 26e anniversaire, quatre jours après le réalisateur François Truffaut. Le soir même a lieu l’avant-première de son dernier long métrage, "Ave Maria", dont elle ne connaîtra pas le destin scandaleux. Et ce n’est que des années plus tard que les médias français évoqueront un surdosage de cocaïne, qui aura décompensé sa cardiopathie.
La chanteuse Lio la remplace dans le tournage d’"Elsa, Elsa".
Et, en février, lors de la Nuit des César, elle est citée à titre posthume - honneur qui n’avait jamais été rendu qu’à Romy Schneider - au rang des meilleures actrices, le prix étant remporté par Sabine Azéma.
En 1985, le chanteur Renaud, dans son album "Mistral gagnant" lui consacre une superbe chanson où, sans la nommer, il l’appelle affectueusement "P’tite conne" :
Et Jim Jarmusch, qui avait le projet de tourner avec elle, lui dédie son film "Down by law".
Célébrée dès le lendemain de sa mort comme l’icône des années quatre vingt, par le critique Alain Pacadis, qui la compare à ce que fut l'actrice Anouk Aimée, dans les années soixante pour une Nouvelle Vague finissante, Pascale Ogier est devenue, plus de trente ans après, une véritable figure de roman.
Son nom est presque homonyme de celui du réalisateur français Pascal Laugier, avec lequel il convient évidemment de ne pas la confondre.
Le mot "Biopic" est en effet un mot-valise anglais (BIOgraphical motion PICture), désignant un film retraçant la vie d'un personnage célèbre.
Il s'agit d'un genre cinématographique à part entière, comportant de nombreux films importants dans l'histoire du septième art.
Voici par exemple mes préférés :
Affiche du film états-unien "Les affranchis", de Martin Scorsese (1990)Affiche du film états-unien "Bird", de Clint Eastwood (1988)Affiche du film états-unien "Braveheart", de Mel Gibson (1995)Affiche du film italo-sino-britannique "Le dernier empereur", de Bernardo Bertolucci (1987)Affiche du film états-unien "Ed Wood", de Tim Burton (1994)Affiche du film états-unien "Elephant man", de David Lynch (1980)Affiche du film états-unien "Erin Brockovich", de Steven Soderbergh (2000)Affiche du film états-unien "Gandhi", de Richard Attenborough (1983)Affiche du film états-unien "JFK", d'Oliver Stone (1991)Affiche du film britannique "Laurence d'Arabie", de David Lean (1962)Affiche du film états-unien "La liste de Schindler", de Steven Spielberg (1993)Affiche du film états-unien "Le loup de Wall Street", de Martin Scorsese (2013)Affiche du film états-unien "Papillon", de Franklin J. Schaffner (1973)Affiche du film états-unien "Patton", de Franklin J. Schaffner (1970)Affiche du film états-unien "Raging Bull", de Martin Scorsese (1980)Affiche du film italo-états-unien "Serpico", de Sidney Lumet (1973)Affiche du film états-unien "Spartacus", de Stanley Kubrick (1960)Affiche du film états-unien "The social network", de David Fincher (2010)
Il s'agit des surnoms anglais du chanteur de rock et acteur états-unien Elvis Presley, né le 8 janvier 1935 et mort le 16 août 1977.
Elvis Presley a contribué à populariser, dès 1954, le genre naissant du "rockabilly", un mélange énergique de "musique country" et de "rhythm and blues". Et son talent de chanteur ainsi que sa gestuelle provocatrice ont fait de lui une figure de proue du "rock and roll", en même temps qu'un sujet de controverses.
En 1973, il est le premier à donner un concert diffusé dans le monde entier par satellite.
Et en 1977, à l'âge de seulement 42 ans, il meurt, fragilisé par des années de consommation excessive de médicaments, d’alcool et de drogue, dans son manoir de Graceland (Memphis) (Tennessee).
Elvis Presley est l'artiste solo le plus vendu dans l'histoire de la musique enregistrée, avec des estimations de ventes allant de 600 millions à 1 milliard de disques, qui font de lui l'un des musiciens les plus célèbres et les plus influents du XXe siècle, surnommé pour cela "Le roi" ou "Le roi du rock and roll".
Le surnom en forme de paronomase "Elvis the pelvis" ("Elvis le bassin"), qu'il n'appréciait guère, fait référence à son déhanché suggestif, qui donna lieu à une importante controverse médiatique, lorsqu'il se livra à des mouvements suggestifs, le 5 juin 1956, au cours du "Milton Berle Show", diffusé sur la chaîne télévisée ABC, après avoir abandonné sa guitare en coulisse, sur les conseils de l'animateur.
Comme le fait dire à Brutus, s'adressant à Volumnius, la VOSTF du DVD du film de 1953 de Joseph L. Mannkiewicz "Julius Caesar" ("Jules César"), adapté de la pièce britannique éponyme de 1623 de William Shakespeare.
Mais : "Nous sommes allé à l'école ensemble" ou "Nous étions à l'école ensemble" !
À propos de ce film ; c'est moi où il est ennuyant à mourir ? Et Dieu sait si j'adore pourtant aussi bien le réalisateur que deux des principaux acteurs du film (James Mason et Marlon Brando).
Il s'agit dunom de scène de l'actrice française Léonie Bathiat, née le 15 mai 1898 et morte le 23 juillet 1992.
On se souvient naturellement de sa gouaille et de son accent parigotà couper au couteau, ainsi que d'au moins trois de ses répliques, qui n'ont pas pris une ride :
Il s'agit des deux noms d'artiste successifs de l'acteur états-unien d'origine arménienne Krekor Ohanian, né le 15 août 1925 et mort le 26 janvier 2017.
"Touch" était son surnom lorsqu'il était un joueur émérite de basket-ball, avant de débuter sa carrière à la télévision et au cinéma. Et il s'est donc d'abord fait appeler "Touch Connors" de 1952 à 1958.
Également producteur, il est notamment célèbre pour son rôle du détective privé Joe Mannix dans la série télévisée "Mannix".
C'était un cousin du chanteur et acteur franco-arménien Charles Aznavour.
Il s'agit du nom d'artiste de l'actrice française Marie-France Thielland, née le 9 août 1939.
Ayant fait ses débuts au théâtre en 1963, elle fait sa première apparition au cinéma en 1966.
Sa prestation dans "L'amour fou" de Jacques Rivette, en 1969, est très remarquée.
Et le succès de "La salamandre" d'Alain Tanner, en 1971, la fait plus largement connaître du public.
Affiche
Et dans les années qui suivent, alternant cinéma, théâtre et télévision, Bulle Ogier travaille régulièrement avec Jacques Rivette, Barbet Schroeder ou Marguerite Duras.
Vie privée
Bulle Ogier est l'épouse du réalisateur et producteur de cinéma suisse barbet Schroeder.
Et elle était la mère de l'actrice française prématurément disparue Pascale Ogier.
Récompenses
En 1999, elle est nommée pour le César de la meilleure actrice dans un second rôle avec "Vénus Beauté (Institut)", où elle joue la patronne de l'institut de beauté.
Et elle reçoit le Molière de la comédienne dans un second rôle, en avril 2011, pour "Rêve d'Automne" de Jon Fosse, mis en scène par Patrice Chéreau.