Ce curieux et très court substantif masculin en forme de gémination désigne :
dans le langage courant :
une jupe de gaze évasée, faite de plusieurs rangées superposées de tulle, tarlatane ou mousseline très apprêtées, portée par les danseuses de ballet classique.
Un tutu noir
et par extension : le costume de danseuse de ballet classique, composé d'une jupe (le "Tutu" proprement dit), montée sur un empiècement décolleté ou "Corselet", et recouvrant une culotte courte appelée "Trousse".
Ces différentes locutions verbales en forme d'idiotismes corporels possèdent naturellement des significations très différentes :
"Avoir la main" (langage courant) :
au sens propre, lorsque l'on joue aux cartes :
être le premier à jouer.
ou : être celui qui distribue les cartes.
et au sens figuré : avoir la balle dans son camp, être celui qui a l’initiative.
On dit par exemple : "Tu as la main, c'est toi qui contrôle la situation".
"Avoir la main baladeuse" (registre familier) (sens figuré) : être enclin aux caresses intempestives.
On dit par exemple : "Le chef de service de ma copine avait la main balladeuse. Mais elle l'a dénoncé auprès sa direction".
"Avoir la main croche" (registre familier) (sens figuré) : être d'un naturel rapace.
On dit par exemple : "Mon patron a la main croche : impossible de lui faire acheter le moindre équipement !".
"Avoir la main heureuse" (langage courant) (sens figuré) : avoir de la chance au jeu, être chanceux, avoir bien choisi ; faire un choix avisé ; réussir dans ce que l’on entreprend.
On dit par exemple : "Tu as eu la main heureuse avec cet achat : moi je ne fais que de mauvaises affaires".
"Avoir la main malheureuse" (langage courant) (sens figuré) : ne pasavoir de chance au jeu, être malchanceux, avoir mal choisi ; échouer dans ce que l’on entreprend.
On dit par exemple : "J'ai eu la main malheureuse : je gagnerai une autre fois".
"Avoir la main légère" (langage courant) (sens figuré) : ne pas mettre trop de quelque chose ; opérer adroitement, agir sans brutalité.
On dit par exemple : "Ma tante utilise de l'engrais, mais elle a la main légère".
Ou : "Tu peux lui confier tes vases : il a la main légère".
Avoir la main leste" (langage courant) (sens figuré) : être prompt à infliger des gifles ou des coups en guise deréprimandes.
On dit par exemple : "Mon grand-père avoir la main leste avec ses enfants : mon père a reçu des centaines de gifles quand il était jeune".
"Avoir la main lourde" (registre familier) (sens figuré) :
verser en trop grande quantité ou utiliser un produit plus que nécessaire.
On dit par exemple : "Le serveur a eu la main lourde : je n'ai jamais bu autant de pastis de ma vie !".
Ou : "Tu as eu la main lourde : il y en a deux fois trop !".
frapper fort, punir sévèrement.
On dit par exemple : "Mon oncle a eu la main lourde avec mon cousin : il a failli l'assommer !".
Le professeur Jean Douélan (Lino Ventura) "a la main lourde" avec sa fille Isabelle (Isabelle Adjani) dans le film franco-italien "La gifle", réalisé en 1974 par Claude Pinoteau
"Avoir la main sûre" (langage courant) : avoir la main ferme, qui ne tremble pas.
On dit par exemple : "Tu peux lui faire confiance s'il te dit qu'il tient la corde : il a la main sûre".
et "Avoir la main verte" (langage courant) (sens figuré) : savoir cultiver, entretenir, faire pousser et soigner les plantes ; être doué pour cela.
On dit par exemple : "Mon épouse a la main verte mais pas moi : il suffit que je touche à une plante pour qu'elle meurt dans la semaine !".
Et nos amis québecois utilisent un autre idiotismechromatique : "Avoir le pouce vert".
Sources : wiktionary.org, www.littre.org, www.linternaute.fr, www.languefrancaise.net, dictionnaire.reverso.net, Le Robert et www.larousse.fr
Ces différentes locutions verbales du registre familier en forme d'idiotismes numériques, d'idiotismes corporels et d'idiotismes vestimentaires appartiennent au registre familier.
Et elles signifient respectivement, au sens figuré :
"Avoir les deux pieds dans le même sabot" ou "Rester les deux pieds dans le même sabot" : attendre sans rien faire ; être embarrassé, incapable d'agir, passif ; ne pas faire preuve d'initiative.
On dit par exemple : "Tu dois réagir, tu ne peux pas rester les deux pieds dans le même sabot !".
"Ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot" ou "Ne pas rester les deux pieds dans le même sabot" : être débrouillard, dynamique, actif, entreprenant ; agir, prendre des initiatives.
On dit par exemple : "Mon gendre n'est pas resté les deux pieds dans le même sabot : il a très vite lancé un nouveau projet".
Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.languefrancaise.net
J'aime beaucoup cette locution adverbiale du registre familier signifiant : au pif, au flair, approximativement ; selon son intuition ; au jugé ; à l'estime ; à première vue ; à peu près.
Et le "pifomètre" est donc un substantif masculin désignant un instrument de mesure imaginaire permettant d'apprécier ou de prévoir par la seule intuition.
Nota Bene : l'idiotisme corporel "Au doigt mouillé" a une signification assez similaire.
Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.expressio.fr
Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels appartiennent au registre familier.
Et elles signifient respectivement, au sens figuré :
"Voir d'un bon oeil" ou "Voir de bon oeil" quelque chose ou quelqu'un : apprécier favorablement, avoir à l’égard de quelque chose ou de quelqu'un, des dispositions favorables.
On dit par exemple : "Mon père voit d'un bon oeil mon choix de devenir avocat".
Ou : "La mairie voit de bon oeil l'arrivée de nouveaux habitants venus de la ville";
et "Ne pas voir d'un bon oeil" ou "Ne pas voir de bon oeil" quelque chose ou quelqu'un :
On dit par exemple : "Ce directeur d'usine ne voit pas d'un bon oeil les emplyés retardataires".
Ou : "On ne voyait généralement pas de bon oeil, autrefois, les personnes n'ayant pas fait leur service militaire".
Sources : wiktionary.org et dictionnaire.reverso.net
On peut en effet évaluer le sens du vent en mouillant son index dans sa bouche et en le levant à la verticale.
Le vent refroidit le côté du doigt sur lequel il souffle. Et l'on sait donc à peu près d’où il vient. Mais la méthode est imprécise et la direction du vent, changeante.
Ce curieux substantif masculin invariable du langage courant en forme d'idiotisme corporel se prononce pié-ta-ter.
Et il ne manque pas d'étonner nos amis étrangers ou nos jeunes enfants !
Il désigne en effet : un logement que l'on n'occupe que de manière occasionnelle, où l'on ne réside que pour de courts séjours.
Il s'agit généralement d'un appartement de taille modeste, mais cela peut également être une petite villa, généralement situé au coeur d'une grande ville, ou dans sa banlieue, à une certaine distance de sa résidence principale.
On dit ainsi souvent : "Je possède un pied-à-terre à Paris".
Ou : "Nous avons acquis un pied-à-terre dans le Midi, où vivent nos trois enfants".
Cette expression française en fome d'idiotisme corporel appartient au registre populaire (si elle est prononcée "À vot' bon coeur m'sieurs dames !") ou au registre familier.
Et elle est traditionnellement utilisée lorsque l'on fait appel à la générosité publique.
En particulierlorsque - étant mendiant ou venant d'effectuer une prestation artistique - on sollicite les passants ou les spectateurs en faisant la quête pour obtenir de l'argent.
Ce substantif masculin désigne une petite marque ou ecchymose temporaire, résultant d'une succion de la peau par la bouche, faite de manière suffisamment appuyée et prolongée pour que les vaisseaux sanguins situés sous la peau éclatent.
Les suçons se font le plus souvent dans le cou ou sur les épaules.