"La rosacée" ou "La couperose".

"Rosacée" ou "Couperose"

Ces deux substantifs féminins du langage courant désignent une maladie cutanée incurable au départ bénigne qui se manifeste par des rougeurs chroniques au niveau du nez, des joues, ainsi parfois qu'au niveau du menton et du front.

Ces symptômes s'accompagnent d'une sensation de picotement, notamment au niveau des yeux.

De petits vaisseaux sanguins, caractéristiques des varicosités sont souvent visibles dans les zones touchées associées à des télangiectasies.

La maladie est évolutive et peut provoquer des crises d'acné, notamment en cas de stress ou de fatigue, et, à un stade avancé, faire enfler le nez du sujet qui reste rouge et bosselé (rhinophyma).

Lorsque la rosacée est à un stade plus avancé, ou soumise à différents facteurs, elle peut aussi sévèrement affecter la vie sociale du sujet qui en est atteint et un examen dermatologique est recommandé.

Cette maladie se distingue de l'érythrose faciale qui est un érythème diffus disparaissant à la vitropression.

Elle touche plus souvent les femmes entre 40 et 50 ans, et plus volontiers les individus à peau, yeux et cheveux clairs.

Le terme "Couperose" est aussi une ancienne dénomination de différents sulfates : ferreux, de zinc ou de cuivre.

Sources : wikipedia.org et sante.journaldesfemmes.fr

"Cutané" ou "Cutanée".

Cet adjectif qualifie ce qui relève de la peau.

On parle par exemple :

  • de "lésions cutanées" (une écorchure, une griffure, etc.),
  • ou d'"agrafeuse cutanée", un outil utilisé dans le domaine chirurgical, où il permet de souder et de suturer bord à bord les deux berges d'une plaie.

Agrafeuse et agrafes cutanées

"Y a pas à tortiller du cul", "Y a pas à tortiller du cul pour chier droit" ou "Y a pas à tortiller du cul pour chier droit dans une bouteille" !

Ces trois différentes formules en forme d'idiotismes corporels relèvent du registre vulgaire et du registre scatologique.

Et elles constituent respectivement les ellipses de :

  • "IL N'y a pas à tortiller du cul",
  • "IL N"Y a pas à tortiller du cul pour chier droit",
  • et "IL N"Y a pas à tortiller du cul pour chier droit dans une bouteille",

Parfaitement synonymes, elles signifient toutes trois, selon les circonstances :

  • il n'y a pas à hésiter,
  • il n'y a pas à contester,
  • c'est comme ça, inutile de discuter, il faut obéir,
  • il faut dire ce qui est, il faut l'avouer.

On dit par exemple : "Y a pas à tortiller, personne n'avait anticiper une telle pandémie".

Ou : "Y a pas à tortiller du cul, j'dois m'rach'ter une bagnole si j'veux pouvoir aller m'faire une toile en ville de temps en temps".

Sources : www.languefrancaise.net et wiktionary.org

"Loin des yeux, loin du coeur".

Cette expression proverbiale en forme d'idiotisme corporel s'utilise pour rappeler que l’éloignement de deux personnes ou l'absence de l'une d'elles distend le lien affectif et affaiblit l’affection qu’elles se portent mutuellement.

On dit par exemple : "Je sais bien qu'elle m'a promis de m'écrire, mais loin des yeux, loin du coeur...".

On ignore souvent qu'il s'agit d'une citation du pète latin Properce, extraite de l'élégie 21 de son Livre III (vers 23 av. J.-C.).

Sources : www.mon-poeme.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Un coeur à prendre" et "Prendre à coeur", "Avoir à coeur" et "Tenir à coeur".

Ces deux locutions du langage courant en forme d'idiotismes corporels signifient respectivement :

  • "Un coeur à prendre" : une personne libre de toute liaison amoureuse.

On dit par exemple : "À 31 ans passés, la princesse est toujours un coeur à prendre".

  • et "Prendre à coeur", "Avoir à coeur" et "Tenir à coeur" : s'affecter de quelque chose, y attacher une grande importance, y être très sensible.

On dit par exemple :

    • "Je prend à coeur de citer mes sources",
    • "J'ai à coeur de répondre le plus rapidement possible aux lecteurs J'aime les mots qui commentent mes articles",
    • et : "Ne pas utiliser d'anglicismes me tient particulièrement à coeur".

Sources : www.cnrtl.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

"La langue verte".

Cette locution nominale du langage courant, en forme d'idiotisme chromatique et d'idiotisme corporel, désigne - au sens figuré - l'argot.

Ou un langage libre et cru.

Source : wiktionary.org

"Être dans le cirage" ou "Avoir la tête dans le cirage".

Ces deux expressions du registre familier signifient, selon le contexte, :

  • "Être dans un état de somnolence, mal réveillé, somnoler",
  • ou "Être à demi-inconscient, hébété".

Le plus souvent, à cause d'un abus d'alcool, d'un manque de sommeil ou d'un réveil très matinal.

Tout comme pour les expressions "Être dans le coaltar" ou "Avoir la tête dans le coaltar", dont la signification est exactement la même, l'origine des expressions "Être dans le cirage" ou "Avoir la tête dans le cirage" remonte à l'époque où l'on utilisait le coaltar ou le cirage dans des ateliers mal ventilés, et où leurs émanations tournaient donc la tête des ouvriers, les rendant à moitié conscients.

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.expressions-francaises.fr

"L'olfaction".

Ce substantif du registre soutenu désigne ce que l'on appelle plus couramment "l'odorat".

C'est à dire : le sens qui permet d'analyser les substances chimiques volatiles (odeurs) présentes dans l'air.

Ce sens est moins utilisé chez l’être humain que chez de nombreux mammifères pour lesquels il est prépondérant.

L'odeur personnelle semble néanmoins encore jouer un ou plusieurs rôles chez l'humain en termes de communication non verbale, à plusieurs âges de la vie, avec des nuances notamment selon le sexe (Homme/Femme), selon l'âge ou selon les contextes socio-culturels.

C'est naturellement le nez qui est l'organe de l'olfaction chez l'être humain.

Source : wikipedia.org

12 façons de dire "Le nez".

Un nez

Comme la plupart du temps, c'est naturellement le registre argotique qui nous offre le plus large éventail de possibilités avec pas moins de huit termes.

"Le pif" est le plus couramment utilisé, suivi, je pense, par "le tarin" et "le blair".

"Le blase" (ou "le blaze"), "le tarbouif" et "le nase" (ou "le naze") me semblent moins fréquemment usités, de même que "le reniflant" et "le renifloir".

Enfin, le registre soutenu nous offre "L'appendice nasal", "L'organe de l'odorat", "L'organe olfactif", voire "La partie saillante du visage, située entre le front et la lèvre supérieure".

Sur un thème contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la polysémie du mot "Nez".

Source : wiktionary.org

"Un nez".

Ce substantif du langage courant désigne :

Un nez

  • au sens propre : la partie proéminente du visage, située au-dessus de nos lèvres, entre la bouche et le front, impliquée notamment dans la respiration et l'olfaction.

L’intérieur du nez est une cavité creuse (la "fosse nasale"), divisée en deux "narines" par une fine lame de cartilage et d’os appelée "cloison nasale".

Olivier Polge, créateur-parfumeur chez Chanel
Olivier Polge, créateur-parfumeur chez Chanel
  • et par extension : la personne qui prépare et teste les mélanges d'essences pour composer et créer un parfum.

À mi-chemin entre l'artiste et le chimiste, le "nez" est un maillon essentiel de la création d'un parfum et un personnage clé de l'industrie du parfum.

Ils ne sont qu'une centaine dans le monde.

Et il ne faut pas moins de trois années d'études et sept années ans de stage, soit dix années de formation, pour devenir "nez".

En début de carrière un "nez" est capable de discerner 350 odeurs différentes et, en fin de carrière, plus de 3.000.

Voir également mon article consacré à toutes les façons de dire "Un nez".

Sources : www.msdmanuals.com, www.cosmopolitan.fr et www.passeportsante.net

"Le baguenaudier ", "Le baguenaudier arborescent" ou "L'arbre à vessies".

Un baguenaudier et ses baguenaudes

Ces noms et ce surnom désigne un arbrisseau de la famille des Fabacées (ou Légumineuses) qui se caractérise par son fruit nommé "Baguenaude".

La "Baguenaude" est une espèce de gousse brun rougeâtre en forme de petite vessie pleine d’air, qui enfle à maturité et devient translucide, éclatant de façon sonore lorsqu’on la presse entre les doigts.

Des baguenaudes

C'est le nom de ce fruit et cette pratique qui a donné son premier sens (propre) au verbe "Baguenauder" (ou "Se baguenauder").