"Avoir un pet de travers", "Avoir toujours un pet de travers".

J'aime beaucoup cette expression du registre familier en forme d'idiotisme corporel, qui signifie, selon le contexte ;

  • "Être légèrement indisposé, incommodé, se plaindre de malaises, de fatigue",

On dit par exemple : "Notre vie de couple est assez peu mouvementée car mon petit copain a toujours un pet de travers...".

  • ou : "Être fâché, contrarié, tracassé, de mauvaise humeur, mal disposé, grincheux mécontent".

On dit par exemple : "Mon chef de service m'exaspère : il a toujours un pet de travers".

Sources : wiktionary.org, www.languefrancaise.net, dictionnaire.reverso.net et www.expressions-francaises.fr

"Faciliter le transit intestinal".

J'adore cette locution du langage courant, utilisée au sens figuré, permettant de signifier très clairement à quelqu'un de manière extrêmement correcte qu'il vous indispose profondément.

Ainsi, dire à votre interlocuteur "Tu me facilites le transit intestinal", vous évite de recourir au classique "Tu me fais chier", qui relève naturellement du registre vulgaire.

Pourquoi dire : "Le sex-appeal" !

Et pas : "L'attrait sexuel", "L'attrait physique", voire "Le charme".

Fort heureusement, cet anglicisme relève désormais du registre désuet et s'utilise nettement moins qu'il y a encore quelques années, me semble-t-il.

"Verser une larmichette", "Verser sa larmichette", "Écraser une larmichette" ou "Laisser glisser une larmichette".

Ces locutions verbales du registre populaire signifient, selon le contexte :

  • "Verser une larmichette" : verser une petite quantité de liquide, généralement de boisson alcoolisée.

On dit par exemple : "Je te sers une larmichette de mon nouveau Cognac, tout de même !".

  • "Verser une larmichette", "Verser sa larmichette", "Écraser une larmichette" ou "Laisser glisser une larmichette" : laisser couler une ou deux petites larmes ; être un petit peu ému.

On dit par exemple : "Je dois reconnaître que j'ai versé ma larmichette lorsque la petite fille cancéreuse, que l'on croyait guérie, succombe, à l'instant précis où sa mère aurait pu la revoir, lors de sa sortie du coma...".

Source : wiktionary.org

"Des larmes de crocodile" ou "Verser des larmes de crocodile".

Une tête de crocodile, toutes dents dehors, en gros plan

Ces deux formules amusantes en forme d'idiotismes animaliers relèvent du registre familier.

Et elles s'emploient au sens figuré.

  • La locution nominale féminine "Des larmes de crocodile" désigne une manifestation émotionnelle simulée, fausse, non-sincère ou hypocrite, destinée à émouvoir et tromper son interlocuteur ou son entourage.

On dit par exemple : "Arrête-donc avec ces larmes de crocodile : personne n'y croit !".

Des larmes de crocodile : Jonathann Daval, le 5 novembre 2017, à Gray-la-Ville (70), le jour des obsèques de l'épouse qu'il a assassiné, aux côtés de ses beaux-parents, Jean-Pierre et Isabelle Fouillot
Des larmes de crocodile : le sinistre Jonathann Daval, le 5 novembre 2017, à Gray-la-Ville (70), le jour des obsèques de son épouse (qu'il a assassiné), aux côtés de ses beaux-parents, Jean-Pierre et Isabelle Fouillot
  • Et la locution verbale "Verser des larmes de crocodile" signifie : feindre la tristesse afin d'obtenir quelque chose.

On dit par exemple : "Verser des larmes de crocodile ne m'a jamais attendri ; ma belle-fille ne l'a jamais compris".

Elles seraient issues d’expressions grecques et latines, elles-mêmes fondées sur une antique légende égyptienne, en vertu de laquelle les crocodiles du Nil avaient la réputation d’attirer leurs futures proies en gémissant à fendre l’âme. Naturellement les naïfs qui s’approchaient des crocodiles pour les consoler ou pour tenter de comprendre ce qui pouvait provoquer de tels pleurs n’avaient guère de chances d’échapper à leurs dents acérées.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré au "Syndrome de Bogorad" ou "Syndrome des larmes de crocodile".

Sources : wiktionary.org, wikipedia.org et www.caminteresse.fr

 

"Le syndrome de Bogorad", "Le syndrome gusto-lacrymal" ou "Le syndrome des larmes de crocodile".

Cette affection a été décrite en 1928 par le neuropathologiste russe F.A. Bogorad.

Il s'agit d'une sécrétion abondante de larmes survenant par crises, au moment de la mastication ou du simple réflexe gustatosalivaire : le patient pleure lorsqu'il mange.

Ce larmoiement abondant, le plus souvent unilatéral (à un seul oeil) est parfois observé dans certaines paralysies faciales périphériques en voie de régression (entre le 5e et 10e mois) et est due à une mauvaise régénération des fibres nerveuses : les nerfs qui normalement innervent la glande parotide qui est une glande salivaire, vont innerver la glande lacrymale.

Voir également mon article consacrée à la formule "des larmes de crocodile" et à l'expression "Verser des larmes de crocodile".

Sources : dictionnaire.academie-medecine.fr, www.vulgaris-medical.com, wikipedia.org et www.medecine-et-sante.com

"Péter plus haut que son cul".

J'aime beaucoup cette expression du registre vulgaire en forme d'idiotisme corporel qui signifie : viser une situation trop élevée pour ses compétences, être trop prétentieux, snob, ambitieux ; se croire très important, plus important que ce que l'on est.

Le moins que l'on puisse dire est qu'elle n'est pas vraiment récente, puisqu'elle date du XVIIe siècle et que François Rabelais écrivait déjà au XVe siècle : "Celui-là qui veut péter plus haut qu’il n’a le cul doit d’abord se faire un trou dans le dos".

D'ailleurs, nos amis québécois disent pour leur part : "Péter plus haut que le trou" !

Je lui préfère la superbe formule "Se croire le premier moutardier du Pape", que je me permets de vous recommander chaleureusement.

Source : wiktionary.org, www.expressio.fr et Le Robert

"Un micropénis" et "Un macropénis".

Un homme tentant d'évaluer la longueur de son pénis avec un mètre à ruban

Ces deux appellations désignent des sexes masculins de taille sensiblement inférieure ou supérieure à la taille moyenne du pénis humain (*) :

  • "Un micropénis" est un pénis fonctionnant normalement sur le plan sexuel mais inférieur à 2,5 fois l'écart type par rapport à la taille moyenne du pénis humain, soit d'une longueur inférieure à 7 centimètres à l'état flaccide (au repos).

Diagnostiqué à la naissance, il affecterait, selon les estimations, 1,5 nouveau né masculin sur 10 000.

  • à l'inverse, "Un macropénis" est un pénis de plus de 22 centimètres de long à l'état flaccide (au repos).

Pour rappel, tailles moyennes du pénis humain :

Entre 1 et 7 cm : micropénis
Entre 8 et 12 cm : petit
Entre 12 et 14 cm : courant, habituel
Entre 14 et 16 cm : normal
Entre 16 et 22 cm : grand
Au-delà de 22 cm : macropénis

Sources : wikipedia.org et www.jaibobola.fr

"En faire une tête", "Faire une de ces têtes" ou "Faire un drôle de tête" et "Tu en fais une tête !", "Tu fais une de ces têtes !" ou "Tu fais une drôle de tête !".

Ces trois expressions du registre familier en forme d'idiotismes corporels s'utilisent lorsque les sentiments (amertume, déception, dégoût, tristesse, etc.) de la personne que l'on a en face de soi transparaissent tellement sur son visage qu'il est impossible de ne pas s'en étonner.