"L'émaciation" ou "L'émaciement".

Ces deux mots du registre soutenu désignent un amaigrissement extrême, une grande maigreur.

Source : www.larousse.fr

"On a gagné ! Les doigts dans le nez ! Ils ont perdu ! Les doigts dans le cul" !

Cette formule du registre vulgaire en forme d'idiotisme corporel se chante sur l'air des lampions par les foules enthousiastes :

  • à l'issue d'une victoire sportive,
  • d'une victoire électorale,
  • d'une victoire sociale,
  • ou d'une victoire syndicale.

Et cela même si la lutte a été sévère et le résultat difficile à obtenir.

Alors que l'expression "Les doigts dans le nez" signifie normalement, dans le registre familier - et naturellement au sens figuré - "très facilement, sans aucune difficulté".

Et que "Les doigts dans le cul" est une formule du registre vulgaire signifiant "à ne rien faire".

Voir également l'expression : "Se sortir les doigts du cul".

"La consomption".

Ce mot du registre soutenu et du registre désuet désigne un amaigrissement et un dépérissement progressifs dans certaines maladies, en particulier la tuberculose.

Source : www.larousse.fr

17 façons de dire "Les jambes".

De nombreuses jambes de femmes

Dans le registre argotique nous trouvons "Les cannes", "Les cliques", "Les crayons", "Les flûtes", "Les guiboles" (ou "Les guibolles")  "Les pattes" et "Les quilles".

On dit également "Les poteaux" pour qualifier des jambes épaisses.

"Les fumerons","Les pinceaux" et "Les ripatons" appartiennent au registre populaire.

"Les compas", "Les échasses" et "Les gigues" relèvent du registre familier et désignent des jambes longues et plutôt maigres.

Dans ce même registre, nous trouvons encore "Les gambettes", chères à Mistinguett.

Ainsi que "Les gambilles", qui correspondent à de petites jambes.

Enfin, "Les membres inférieurs" appartiennent au registre soutenu.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "les pieds".

En effet, "Les fumerons", "Les pattes", "Les pinceaux" et "Les ripatons" désignent tout aussi bien, selon le contexte, les jambes que les pieds.

"Une cataracte".

Ce mot polysémique du langage courant désigne à la fois :

  • une chute d'eau importante, généralement située sur un cours d'eau important,
  •  une maladie de l'oeil, fréquente chez les personnes de plus de 65 ans.

Ce trouble de la vision survient lorsque le cristallin - la petite lentille ovale située derrière la pupille - s'opacifie et perd de sa transparence.

Quant aux "Cataractes", au pluriel, il s'agit d'un district de la RDC (République Démocratique du Congo) !

 

 

 

"Faire la crêpe".

J'aime beaucoup cette expression du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire, utilisée par l'un de mes amis.

Il désigne ainsi cette façon que l'on a parfois de se tourner et retourner dans son lit sans parvenir à trouver le sommeil, une fois que l'on a "raté le train du sommeil".

Mais, comme me l'ont fait remarquer différents lecteurs, la même formule peut tout aussi bien s'appliquer au bronzage, puisque l'on se retourne, là aussi, très régulièrement. Et cette fois afin de parfaire et équilibrer la cuisson !

"Faire la crêpe" au soleil

 

"Avoir le cul entre entre deux chaises" ou "Être le cul entre deux chaises".

J'aime bien cette expression très imagée du registre populaire qui signifie, au sens figuré : être tiraillé entre deux situations, ne pas savoir quoi choisir ou décider.

On dit par exemple : "Mon fils a le cul entre deux chaises en ce moment : on lui a proposé un autre boulot mieux payé, mais comme il a un logement et une voiture de fonction là où il travaille actuellement, il hésite encore".

Source : www.linternaute.fr

On ne dit pas : "Je suis très sain", mais...

  • "Je kiffe les grosses miches ! " (registre argotique),
  • "J'adore les jolis nénés" (registre familier),
  • ou "J'ai une prédilection pour les belles poitrines" ! (registre soutenu).

Dans tous les cas : on assume, que diantre !

Explication du calembour
« Il résulte de l’homophonie entre l’adjectif « sain » et le mot « seins »« 

 

"S'emmêler les crayons" ou "S'emmêler les pinceaux".

Les "crayons" désignent les "jambes" et "les pinceaux" "les pieds" dans le registre argotique.

"S'emmêler les crayons" ou "S'emmêler les pinceaux" sont cependant deux expressions appartenant plutôt au registre familier et non argotique.

Et elle signifient toutes deux :

  • au sens propre : trébucher,

On dit par exemple :

    • "Mon prof s'est emmêlé les crayons et il a dévalé l'escalier sur les fesses !".
    • ou : "Quand elle a commencé à marcher, ma fille s'emmêlait souvent les pinceaux lorsqu'elle était dans l'herbe !".
  • et au sens figuré : s'embrouiller, commettre une erreur en exécutant une tâche complexe, difficile.

On dit par exemple :

    • "Le gars n'est pas très fute-fute : si tu lui parles beaucoup et avec des mots un peu compliqués, il va vite s'emmêler les crayons !".
    • ou "Je crois que j'ai raté mon oral : je me suis emmêlé les pinceaux entre la première et la deuxième révolution russe !".

Source : wiktionary.org