"Être fort comme un boeuf" et "Transpirer comme un boeuf" ou "Suer comme un boeuf".

Ces trois locutions verbales en forme d'idiotismes animaliers appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement :

  • "Être fort comme un boeuf" : être être très fort physiquement, très puissant, très costaud, très solide, d'une grande robustesse, d'une grande vigueur.

On dit également, dans le même registre, "Être fort comme un turc".

  • et "Transpirer comme un boeuf" et "Suer comme un boeuf" : transpirer abondamment, énormément.

On dit également, dans le même registre : "Transpirer comme un porc" ou "Suer comme un porc".

Et je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Transpirer" ou "Transpirer énormément" en français.

Toison féminine : beaucoup de poils, un peu de poils ou plus du tout de poils ?

Toison féminine : beaucoup de poils, un peu de poils ou plus du tout de poils ?

La question est en effet posée !

Car, si avant le poil c'était bien, aujourd'hui le poil est p'us bien !

Explication du calembour
Il résulte de l’homonymie entre la forme populaire « p’us bien » (« plus bien ») et l’adjectif « Pubien ».

Sur un thème contigu je vous recommande la lecture de mes autres articles :

"Un regard de chien battu".

Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme animalier s'utilise lorsque l'on évoque une personne à l'air triste, malheureux, penaud, soumis, résigné.

Différentes variantes de l'expression existent, toutes dérivées de la forme originelle, : "Des yeux de chien battu", "Un air de chien battu" ou "Une tête de chien battu".

Source : www.languefrancaise.net

"Un tablier de sapeur".

Cette locution nominale est polysémique puisqu'elle désigne aussi bien :

  • au sens propre, un élément de l'équipement des sapeurs de la Légion étrangère,
  • et, enfin, une spécialité culinaire de la région lyonnaise à base de gras-double, également appelée "Tablier de Gnafron",

"Avoir le foin qui dépasse de la charrette".

Un cheval noir traînant une charrette de foin

J'adore cette expression très imagée du registre vulgaire qui signifie, au sens figuré : avoir des poils pubiens qui dépassent de la culotte ou du maillot.

"Avoir le foin qui dépasse de la charette"
"Avoir le foin qui dépasse de la charette"

Sur un thème contigu je vous recommande la lecture de mes autres articles :

"L'expectoration" et "Une expectoration".

  • "L'expectoration" est l'expulsion par la bouche, au cours d'effort de toux, de sécrétions provenant des voies aériennes inférieures (trachée, bronches, alvéoles pulmonaires).
  • et "Une expectoration" désigne la matière ainsi expulsée ou "crachat".

Source : www.larousse.fr

"Avoir la tête comme un compteur à gaz".

Compteur à gaz

J'aime beaucoup cette locution verbale du registre populaire qui signifie, au sens figuré : avoir très mal à la tête ; en particulier après une soirée bien arrosée.

On dit également, dans le même registre et dans les mêmes circonstances : "Avoir mal aux cheveux".

Que signifie exactement les lettres "DAE" du défibrillateur cardiaque que l'on trouve désormais souvent - pas encore assez hélas - dans de nombreux lieux publics ?

Panneau annonçant la présence d'un DAE
  • Pas "Un Défribrillateur Automatique Externe" comme je le lis souvent, y compris dans des articles rédigés par des professionnels de la sécurité !

Mais:  "Un Défribrillateur AutomatiSÉ Externe" !

Il s'agit là d'une appellation générique qui comprend plusieurs catégories. Vous allez le voir, dans le genre compliqué difficile de faire mieux :

    • Il y a tout d'abord le DSA (Défribrillateur Semi-Automatique) : l’utilisateur presse sur un bouton pour délivrer le choc,
    • puis le DEA (Défribrillateur Entièrement Automatisé) : l’appareil délivre le choc tout seul. Jusque là tout va bien.
    • Mais là où cela se complique c'est lorsque vous apprenez qu'il existe également le DA (Défibrillateur Automatisé) ou... DA (Débribrillateur Automatique) !

N'allez surtout pas me demander la différence entre les trois derniers !

    • Quant à nos amis Québecois, ils parlent de DEA (Défibrillateur Externe Automatisé).
  • Il est important de savoir que le qualificatif "Externe" n'a aucun lien avec le fait que l'on trouve ces appareils à l'intérieur ou à l'extérieur de lieux publics ou directement dans la rue.

Il s'oppose en effet simplement au qualificatif "Interne" (ou "Implantable") utilisé pour qualifier le défibrillateur utilisé en chirurgie cardiaque.

Dans tous les cas, il s'agit de défibrillateurs portables et automatiques, dont les électrodes sont posées sur la peau du patient en état d'arrêt cardiaque, afin d'envoyer une impulsion électrique ou choc qui fera repartir son coeur.

Comme le stipule l'article R.6311-15 du Code de la santé publique : toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatisé externe.

Ne dites pas : "Faire des oeillades" !

Mais : "JETER des oeillades" ou "LANCER des oeillades" !

"Faire de l'oeil", "Faire des oeillades", "Jeter des oeillades", "Lancer des oeillades"", "Faire les yeux doux" et "Jouer de la prunelle".

Ces six locutions verbales en forme d'idiotismes corporels ont des significations relativement voisines :

  • "Faire de l'oeil" à quelqu'un (registre familier), c'est :
    • au sens propre :
      • cligner de l'oeil, faire un signe de l’oeil, un clin d’oeil à quelqu’un.
      • regarder de façon aguichante, chercher à séduire par le regard ou par des oeillades, lancer des oeillades.
    • et, au sens figuré, : courtiser, draguer cette personne, tenter une approche amoureuse.
  • "Faire des oeillades", "Jeter des oeillades" ou "Lancer des oeillades" (langage courant), c'est adresser des coups d'oeil de manière furtive, à dessein et avec une expression marquée, en signe de tendresse ou de bienveillance.
  • "Faire les yeux doux" à quelqu'un (registre familier), c'est :
    • au sens propre : entreprendre une séduction par des regards ou par des oeillades, lancer des oeillades.
    • et, au sens figuré, : chercher à s'attirer les faveurs de quelqu’un.
  • "Jouer de la prunelle" (langage courant), enfin, c'est - tout comme pour "Faire les yeux doux" - entreprendre une séduction par des regards ou par des oeillades, lancer des oeillades, essayer de se faire désirer.

Sources : wiktionary.org, www.languefrancaise.net