Cette expression fait référence aux carabiniers de l'opéra bouffe 'Les Brigands', écrit en 1869 par Henri Meilhac et Ludovic Halévy, sur une musique de Jacques Offenbach, dans lequel on peut entendre (acte 1, scène 11) le choeur des carabiniers déclamer :
"Nous sommes les carabiniers,
La sécurité des foyers ;
Mais, par un malheureux hasard,
Au secours des particuliers Nous arrivons toujours trop tard".
Cette locution nominale féminine, construite à partir du substantif féminin "guérilla" (lui-même issu du mot espagnol "guerilla"), désigne : une forme de guerre asymétrique où les combattants se battent contre un gouvernement en milieu urbain.
qu'il s'agisse de groupes militaires armés, comme par exemple en Afghanistan, en Bosnie-Herzégovine, en Irak, au Mali ou en Tchétchénie,
ou de civils :
en cas de situation émeutière, lorsque notamment des éléments généralement incontrôlés font preuve d'une violence extrême et s'en prennent aux biens publics ou privés ainsi qu'aux forces de l'ordre, à l'issue de manifestations le plus souvent autorisées,
ou de révolution, comme ce fut par exemple le cas à Kiev (Ukraine), du 18 au 23 février 2014, lors de ce que l'on a appelé la "révolution de Maïdan" (ou "révolution de Février" ou "révolution de la Dignité"), qui fit plus de 120 morts
Scène de guérilla urbaine à Kiev (Ukraine), du 18 au 23 février 2014 : la "révolution de Maïdan" (ou "révolution de Février" ou "révolution de la Dignité") a fait plus de 120 mortsScène de guérilla urbaine à Kiev (Ukraine), du 18 au 23 février 2014 : la "révolution de Maïdan" (ou "révolution de Février" ou "révolution de la Dignité") a fait plus de 120 mortsScène de guérilla urbaine à Kiev (Ukraine), du 18 au 23 février 2014 : la "révolution de Maïdan" (ou "révolution de Février" ou "révolution de la Dignité") a fait plus de 120 mortsScène de guérilla urbaine à Kiev (Ukraine), du 18 au 23 février 2014 : la "révolution de Maïdan" (ou "révolution de Février" ou "révolution de la Dignité") a fait plus de 120 morts
Il s'agit du nom colonial de la localité algérienne de Béchar, située dans le Sud-oranais.
La Poste de Colomb-Béchar, dans les années 1920
Située à 1 150 km au Sud-Ouest de la capitale Alger, à 852 km au Nord-Est de Tindouf et à environ 80 km à l'Est de la frontière marocaine, elle est la plus grande ville du Sud-Ouest algérien, et sa population est de 172 000 habitants.
"Colomb" était le nom de l'officier français qui la découvrit en 1870 : le général Louis Joseph Jean François Isidore de Colomb (6 janvier 1823 - 18 novembre 1902).
Le général de division français Louis Joseph Jean François Isidore de Colomb (6 janvier 1823 - 18 novembre 1902)
Ce militaire effectua toute sa carrière en Algérie, où il se distingua à plusieurs reprises. Général de Division, il commanda le 15ème Corps d'Armée et fut mis à la retraite en 1888.
La prise du Ksar Béchar datant de 1903, et la mort du Général Colomb en 1902 incita les autorités françaises à lui donner son nom.
L'aventure spatiale française a débuté à Colomb-Béchar
C'est en effet depuis l'Algérie que la France devint la troisième puissance spatiale avant de rendre les clés de ses champs de tir sahariens le 1er juillet 1967.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les militaires français cherchaient un lieu pour expérimenter de nouveaux systèmes d'armes.
Leur choix se porta sur l'oasis de Colomb-Béchar en Algérie française, dans la partie Ouest du Sahara.
Occupée depuis 1906, la région était une porte ouverte sur le vaste monde saharien. Idéale pour y tester discrètement des missiles sans mettre en danger les populations, celle-ci disposait de grandes richesses minières (charbon, manganèse), d'une main-d'oeuvre qualifiée (française, italienne et espagnole) et d'importants axes de communication (pistes, routes, aérodrome, ligne de chemin de fer "Mer-Niger" jusqu'à Oran).
Véritable havre de prospérité, Colomb-Béchar offrait - du moins pour les Européens - un niveau de vie plus élevé qu'en métropole.
L'armée de terre y implanta le 24 avril 1947 le CEES (Centre d'Essais d'Engins Spéciaux), qui devint l'année suivante un centre interarmées sous le nom de CIEES (Centre Interarmées d'Essais d'Engins Spéciaux). Les premiers champs de tir furent aménagés entre 1949 et 1952.
En pleine guerre d'Algérie, entre 1959 et 1963, quatre champs de tir supplémentaires spécifiques furent aménagés à "Hammaguir", un endroit plat, situé en plein désert, à 120 km au Sud-Ouest de Colomb-Béchar. "Hammaguir" est un mot inventé créé par les militaires français, à partir du mot arabe "Hamada", désignant les plateaux du Sahara et de "Guir", un oued voisin :
"Bacchus" pour les fusées-sondes à propergols liquides et solides (Agate, Bélier, Centaure, Dragon, Rubis, Topaze, VE10 Aigle),
"Blandine" pour les fusées-sondes à propergol liquide (Véronique, Vesta),
"Béatrice" pour des engins testés en coopération (sol-air Hawk américain, fusée Cora pour le lanceur européen Europa),
et "Brigitte" pour le lanceur de satellites Diamant A et le programme de fusées expérimentales de la série des Pierres précieuses Agate, Émeraude, et les missiles MSBS M1, Saphir, SSBS S1 ou VE10 Aigle.
Pas de tir Brigitte qui lança en orbite le satellite "Astérix" en 1965
Avec l'indépendance algérienne, et malgré la proposition du nouvel État de rester, la France décida de quitter le Sahara. Elle craignait que Hammaguir fît l'objet de pressions et s'imaginait mal procéder à des essais en plein coeur d'un État indépendant. Dès lors, le ministre des Armées Pierre Messmer décida le 4 juillet 1962 de transférer progressivement les essais militaires près de Biscarrosse (40), dans les Landes, au plus tard le 1er juillet 1967.
En 1964, il fut par ailleurs décidé que les lancements spatiaux se feraient à partir de 1967 depuis la Guyane française (973). En attendant, les essais continuèrent et de manière spectaculaire.
Tous les ans, plusieurs centaines d'engins furent expérimentés : des missiles, des fusées météorologiques, des fusées-sondes spatiales (avec parfois à leur bord des petits animaux).
Le 26 novembre 1965 ce fut au tour de la fusée Diamant A de décoller et de placer sur orbite "Astérix", le tout premier satellite français.
La France devint alors la troisième puissance spatiale. Quelques mois avant de rendre les champs de tir, deux fuséees Diamant furent lancés en février 1967. Puis les activités de lancement déclinèrent rapidement. Vint ensuite le temps du démantèlement ; tous les instruments de mesure, de suivi et les matériels de télécommunication furent ramenés en métropole.
Le 1er juillet 1967, le général Yves Hautière, le dernier directeur du CIEES, remit officiellement les champs de tir aux autorités algériennes, ainsi que le prévoyaient les accords d'Évian signés en mars 1962.
Une page se fermait, après que plus de 270 fusées aient été lancées depuis ce site.
Bien que le site soit inhabité depuis 45 ans, les installations sont toujours en place et notamment le pas de tir de la fusée Diamant.
Sources : www.capcomespace.net, gw.geneanet.org, military-photos.com et lhistoire.fr
Ces différentes locutions verbales en forme d'idiotisme corporel, d'idiotisme textile et d'idiotisme militaire signifient, au sens figuré : obéir sans discuter, être respectueusement soumis à une autorité que l'on craint un peu.
On dit par exemple : "On a vu le Premier Ministre, nous expliquer le doigt sur la couture, avec quelle efficacité le chef de l'État s'était investi dans cette lutte contre la pandémie".
Ou : "Comme souvent, les députés de la majorité ont le petit doigt sur la couture du pantalon lorsqu'ils commentent les propos du gouvernement".
Ces formules font naturellement référence au "garde-à-vous" dans l'armée, une position dans laquelle on doit se tenir debout, droit, les talons joints, la tête haute, immobile, les bras serrés le long du corps et les doigts touchant la couture du pantalon. Et qui est un signe de respect, d'obéissance et de soumission à l'autorité.
Il s'agit des différents surnoms du soldat finlandais Simo Häyhä, né le 17 décembre 1905 et mort le 1er avril 2002.
Ce tireur d'élite a été actif durant la guerre d'Hiver (1939-1940), qui opposa la Finlande et l'Union soviétique et durant laquelle il parvint à abattre au fusil plus de 500 soldats soviétiques en seulement 3 mois !
L'armée soviétique déploya des moyens considérables afin de l'éliminer, mais sans jamais y parvenir. Et le surnomma "La mort blanche" car il possédait une technique redoutable lui permettant de demeurer parfaitement invisible dans la neige.
Parcours durant la guerre d'Hiver (30 novembre 1939 - 13 mars 1940)
Il est officiellement crédité de la mort de 505 soldats soviétiques abattus au fusil. Le chiffre non officiel est de 542 tués par des tirs de précision, auxquels s'ajouteraient environ 200 autres en utilisant un pistolet-mitrailleur Suomi KP31.
Tous ces morts sont comptabilisés durant les 97 jours antérieurs à sa blessure par balle du 6 mars 1940.
Avant cette blessure, les Soviétiques tentèrent bien sûr de le tuer, notamment par le biais de leurs propres tireurs d'élite ainsi que par des bombardements d'artillerie. Mais le meilleur résultat obtenu ne fut que la déchirure de sa veste par un obus à fragmentation, qui le laissa indemne.
Matériel et tactiques utilisés
Simo Häyhä utilisait le fusil M28 "Pystykorva", une variante finlandaise du fusil Mosin-Nagant soviétique, car l'arme convenait bien à son tout petit gabarit de 1,52 m.
Il préférait utiliser une simple mire métallique etnon une lunette de tir, afin de diminuer la surface de sa silhouette (car le tireur doit relever la tête lorsqu'il emploie une lunette) et afin d'éviter tout problème de réflexion du soleil (pouvant révéler sa position) ou risque de mauvaise visibilité (de la buée se formant sur la lunette de tir).
Une autre tactique de Häyhä consistait à compacter la neige devant lui afin que le tir n'agite pas la neige, qui pourrait ainsi révéler sa position.
Il gardait également de la neige dans sa bouche pour que la vapeur de sa respiration ne le trahisse pas.
Et il était capable de rester des heures sans bouger, légèrement enseveli sous la neige, à des températures comprises entre -20 et −40 °C, et revêtu d'une tenue de camouflage entièrement blanche.
Blessure et fin de la guerre
Le 6 mars 1940, Häyhä reçoit une balle dans la mâchoire. Le projectile dévie à l'impact et quitte sa tête sans le tuer. Il est ramassé par des soldats alliés qui affirmèrent à son propos "qu'il lui manquait la moitié de la tête". Il reprend conscience le 13 mars 1940, jour où la paix est signée.
Peu de temps après la guerre, Simo Häyhä est promu du grade de caporal puis de sous-lieutenant par le maréchal Carl Gustaf Emil Mannerheim.
Après la guerre et fin de vie
Il lui fallut plusieurs années pour récupérer de ses blessures. La balle avait écrasé sa mâchoire lui avait enlevé la majeure partie de la joue gauche. Néanmoins, il s'est rétabli et est devenu, après la Seconde Guerre mondiale, un chasseur d'orignal et un éleveur de chiens.
Lors d'un entretien en 1998, à la question de savoir comment il était devenu aussi bon tireur, il répondit : "par la pratique".
Et lorsqu'on lui demanda s'il regrettait d'avoir tué tant de gens, il répondit : "Je n'ai fait que mon devoir, et ce que l'on m'avait dit de faire, du mieux que je le pouvais".
Cette locution adverbiale du langage courant signifie, au sens figuré : en abandonnant car fatigué par trop de combats ; par lassitude, après une longue résistance.
On dit par exemple : "De guerre lasse, j'ai renoncé à essayer de maigrir".
Ce substantif masculin désignait, au sens figuré et dans le registre familier, dans le jargon de la Résistance à l'occupant nazi, durant la Seconde Guerre mondiale : un opérateur radio clandestin.
dans le langage courant : une armoire comportant un miroir sur sa ou ses portes.Ce type de meuble, souvent de taille imposante et fabriqué avec des bois très solides renfermait autrefois tout le linge de la maison.
dans le langage familier, ausens figuré : une personne dotée d’une très grande force et pourvue d’une imposante carrure.
On dit par exemple : "Le videur de cette boîte de nuit est une armoire à glace".
On dit également : "Un golgoth", "Un stremon", "Une baraque", "Un gars baraqué" ou "Un type baraqué".
"Une armoire à glace" : l'acteur et sportif islandais Thor Björnsson 200 kg pour 2,05m
et dans le registre argotique : le sac à dos des fantassins de la Première Guerre mondiale, appelés "poilus".
Exemples de paquetages de poilus de la Première Guerre mondiale