On ne dit pas : "Pas tous les joueurs font une telle entrée" !

Comme l'a déclaré la journaliste sportive française Carine Gali, le 13 février 2018, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir", de la chaîne télévisée française L'Équipe.

Mais : "Tous les joueurs NE SONT PAS CAPABLES d'une telle entrée" !

Carine Galli évoquait l'impressionnante prestation offerte ce soir là par le jeune joueur de football français Wissam Ben Yedder.

Auteur d'un extraordinaire doublé au stade d'Old Trafford, face au club anglais Manchester United FC, cet attaquant français du club espagnol FC Séville a en effet permis à son club de se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions en marquant un premier but deux minutes après son entrée en jeu, puis un second quatre minutes plus tard !

On ne dit pas : "Franchir un autre gap" !

Le journaliste sportif français Nabil Djellit

Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Nabil Djellit, le 12 décembre 2012, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir", de la chaîne télévisée française L'Équipe.

Mais : "COMBLER unE autre LACUNE", "COMBLER un autre FOSSÉ", "PALLIER un autre MANQUE", "RÉduire unE autre DISPARITÉ" !

Pourquoi dire : "C'est un win-win c't'histoire" ?

Le journaliste sportif français Dave Appadoo

Comme l'a déclaré, le 11 décembre 2019, le journaliste sportif français Dave Appadoo, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "TOUT LE MONDE EST GAGNANT DANS cETtE histoire" !

Un accord "win-win" est en effet un accord "gagnant-gagnant".

Parce que Dave Appadoo est coutumier du fait et accumule anglicismes et fautes de grammaire lors de ses interventions dans cette émission que je suis régulièrement, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Ne dites pas : "Une prestation" et encore moins "Une presta" pour évoquer le fait de se produire en public et de montrer ses talents !

Comme l'a fait l'animateur français Cyril Hanouna, le 5 décembre 2019, dans son émission vespérale "Touche pas à mon poste", sur la chaîne télévisée française C8, à l'instar de nombre de ses collègues animateurs ou journalistes.

Le mot "Prestation" ne désigne en effet en aucune façon le fait de se produire en public et de montrer ses talents :

  • que ce soit dans le domaine du spectacle, puisqu'il s'agit alors d'une "Exhibition",
  • ou dans le domaine des sports, puisqu'il s'agit alors d'une "Performance".

Mais, selon le contexte ou les circonstances, :

  • l'action de fournir ou d'accomplir,
  • ou le résultat de cette action, le service ainsi fourni.

Pourquoi dire : "So what ?" ?

Comme l'ont ridiculement fait, par exemple :

  • l'écrivain français Philippe Besson, le 26 octobre 2019, dans l'émission "On est pas couché" sur la chaîne de télévision publique française France 2,

L'écrivain français Philippe Besson

  • ou le journaliste français Guillaume Bigot, le 19 juin 2021, dans l'émission "La matinale Week-End", sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Le journaliste français Guillaume Bigot

 

Et pas simplement: "Et alors ?" !

On ne dit pas "L'incendie est sous contrôle" !

Ainsi que je l'ai entendu dans le journal de 9H, le 14 décembre 2019, sur la chaîne radiophonique nationale France Inter.

Mais : "L'incendie est MAÎTRISÉ" ou "Les pompiers ont la situation en main" !

La forme "Sous-contrôle" relève de l'anglais et non du français.

On ne dit pas : "N'importe quel auditeur i' peut " !

Comme l'a déclaré le syndicaliste CGT français Thomas Vacheron, le 2 décembre 2019, dans l'émission "Le téléphone sonne", sur la chaîne radiophonique publique française France Inter.

Mais : "N'importe quel auditeur peut" !

Cela vous évitera d'avaler le pronom de la troisième personne du singulier masculin "Il"... et surtout de commettre un lamentable pléonasme.

Pour ces deux raisons je décerne à ce monsieur mon label de médiocrité "Fâchés avec le français" !

On ne dit pas : "Vous savez c'est quoi l'étape qu'il a franchie ?" !

Le journaliste sportif français Dave Appadoo

Comme a pu le déclarer, le 2 décembre 2019, le journaliste sportif français Dave Appadoo, dans l'émission vespérale d'Olivier Ménard, "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française "L'Équipe".

Mais : "Vous savez qu'elle étape il a franchie ?" !

Je suis véritablement abasourdi d'entendre désormais quotidiennement des phrases aussi mal construites dans la bouche de journalistes expérimentés, là où de telles formules n'auraient pu être utilisées il y a encore 20 ans que par des personnes d'origine étrangère ou issues d'un milieu très populaire, ayant du cesser leurs études à 16 ans et n'ayant jamais l'occasion de s'exprimer autrement qu'entre elles seules.

Parce que Dave Appadoo est coutumier du fait et accumule anglicismes et fautes de grammaire lors de ses interventions dans cette émission que je suis régulièrement, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Moi-même, j'ai été à Strasbourg" !

L'avocat et homme politique français Robert Badinter

Comme l'a déclaré l'avocat français Robert Badinter, le 25 avril 2019, dans l'émission radiophonique de Laure Adler "L'heure bleue", sur la chaîne publique française France Inter.

Mais, tout simplement : "Je suis allé à Strasbourg" !

Je suis proprement effaré par le nombre de personnalités publiques - y compris de premier plan - qui continuent de commettre ce solécisme : "J'ai été" (quelque part), en lieu et place de "Je suis allé" (quelque part) !

Et je totalement affligé de constater que même un professionnel du verbe de premier ordre, tel que l'ancien garde des Sceaux de François Mitterrand et président du Conseil constitutionnel, se laisse aller à de telles dérives linguistiques, ajoutant au surplus un joli pléonasme ("Moi-même je" en lieu et place de "Je") à son solécisme.

C'est donc uniquement par respect pour son parcours et son grand âge que je m'abstiendrai de lui décerner mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".