"L'oreille en choux-fleur".

Oreille en chou-fleur ou "othématome"

Il s'agit d'un hématome de l'oreille, qui se caractérise par une accumulation de sang dans le pavillon (oreille externe), le plus souvent à la suite d'un traumatisme contondant de type coup de poing.

On parle également de "L'oreille du boxeur".

"Sentir le sapin".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme botanique appartient au registre argotique.

Et elle signifie, au sens figuré : n'avoir plus longtemps à vivre.

Elle remonte au XVIIe siècle, une époque où le bois de sapin était utilisé pour fabriquer les cercueils et où, par conséquent, son odeur, était annonciatrice d'une mort prochaine.

Source : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"La frondaison".

Frondaison
  • Ce terme désigne avant toute chose le moment de l'année où les feuilles d'un arbre ou d'une forêt commencent à pousser.

On peut ainsi parler certaines années de "frondaison précoce" ou de "frondaison tardive", en fonction des températures du printemps.

  • mais, par métonymie, ce terme désigne également le feuillage lui-même, voire l'ensemble des feuilles et des branches de la canopée.

Source : wikipedia.org

L'expression à froid.

C'est un procédé d'extraction s'effectuant sans chauffage, apparu en Sicile au cours du XIXe siècle.

Cette méthode est réservé, la plupart du temps, aux variétés de fruits ou plantes comme les agrumes (oranges, citrons, mandarines).

Les huiles essentielles de ces fruits sont contenues dans leurs zestes (partie extérieure, colorée et parfumée).

Et l'expression à froid consiste à soumettre la substance végétale à une forte pression à l'aide d'une presse hydraulique.

Les méthodes d’extraction à froid ont longtemps été artisanales avant d'être mécanisées et elles sont aujourd'hui réalisée grâce à des machines perfectionnées.

"Une huile essentielle" ou "Une essence végétale".

Il s'agit d'un composé aromatique (odoriférant) et volatil extrait de plantes.

Elle forme un liquide non gras, soluble dans l’alcool, la cire et l’huile mais insoluble dans l’eau (hydrophobe).

Et elle est obtenue par extraction mécanique, distillation à la vapeur d'eau, distillation à sec ou par expression à froid des parties de la plante qui en contiennent : fleurs, pétales, feuilles, tige, racines, écorce des fruits, graines, résine ou gomme.

Le rendement est extrêmement faible, puisqu"il ne faut pas moins de 100 kg de lavande ou près de deux tonnes de pétales de rose pour obtenir un seul litre d’huile essentielle !

 

"Épigé" ou "Épigée" et "Hypogé" ou "Hypogée".

Ces deux adjectifs désignent, en botanique :

  • ce qui vit et croît à la surface de la terre, au-dessus du sol ("Épigé" ou "Épigée"),
  • ou au contraire sous-terre, de manière souterraine, en sous-sol ("Hypogé" ou "Hypogée").

Voir mon article spécifique sur "Une hypogée".

"Un collet".

Ce mot polysémique possède de très nombreuses significations.

Dans tous les cas cependant, le substantif masculin "Collet" concerne des choses :

  • soit en rapport direct avec le mot "Cou" :
    • c'est d'abord un piège en crin ou en laiton, utilisé par les braconniers pour attraper par le cou les oiseaux et les petits mammifères, tels que le lièvre,
    • mais également le morceau de viande correspondant au cou chez le veau et chez le mouton, également appelé collier,
    • la partie de la peau du bœuf qui recouvrait les épaules et le cou de l'animal, en peausserie,
    • ou une partie du vêtement entourant le cou (petit col, amovible ou non, ou rabat de linge ou de dentelle).
  • soit qui, par leur forme ou leur position, rappellent le cou de l'homme :
    • la ligne de jonction entre l'émail et le cément d'une dent, séparant la couronne de la racine,
    • ou le rétrécissement de l'uretère, en anatomie,
    • la zone de passage entre la partie aérienne et la partie souterraine d'une plante, généralement située au niveau de la surface du sol,
    • la partie la plus étroite des marches d'un escalier à vis,
    • le bourrelet qui termine le goulot d'une bouteille,
    • la partie où s'assemblent les deux bras et la verge d'une ancre,
    • la partie en saillie de différentes pièces, en mécanique,
    • et, enfin, un élargissement pratiqué à l'extrémité d'un tuyau de façon à y fixer une bride, en plomberie.

"Une plante épiphyte".

Il s'agit d'une plante poussant sur d'autres plantes, et non dans le sol, comme les mousses ou les orchidées.

Le mot "épiphyte" vient du grec et signifie littéralement "à la surface de la plante".

Une plante épiphyte s'accroche à une autre pour se développer ; cet autre végétal étant généralement, un arbre : la plante épiphyte s'ancre dans l'écorce de l'arbre et y trouve un peu de matière organique.

Ces petites quantités de substrat suffisent à lui apporter les minéraux dont elle a besoin pour sa croissance ; quant à l'eau, indispensable à la photosynthèse, elle est captée dans l'air ambiant et/ou stockée dans des "réservoirs" à partir des pluies ou de la rosée.

Sans aucun contact avec le sol, les plantes épiphytes trouvent tout de même de quoi vivre, croître et se multiplier.

Et elles sont extrêmement courantes puisque l'on en dénombre plus de 30 000 espèces !

Source : www.gerbeaud.com

"Bassiner".

Ce verbe peut avoir d'assez nombreuses significations :

  • au sens propre :
    • humecter, mouiller légèrement une partie du corps, afin de la rafraîchir,
    • ou quelque chose, afin de l'assouplir, en artisanat par exemple,
    • humidifier une plante au feuillage sensible à l’humidité (cyclamen, orchidées, plantes épiphytes), en la plaçant dans un récipient plein d’eau, celle-ci ne devant pas dépasser le collet de la plante. Et en faisant ensuite s'égoutter totalement le pot, une fois celui-ci sorti de l’eau, l'excès d’humidité s'avérant souvent nocif,
    • ou chauffer un lit avec une bassinoire, que l'on passait entre les draps, afin de les réchauffer,

  • et, au sens figuré, dans le registre familier : ennuyer, importuner, de manière lassante.

On dit par exemple : "Il me bassine celui-là avec ses sempiternelles histoires de boulot !".

Source : www.larousse.fr