"La frondaison".

Frondaison
  • Ce terme désigne avant toute chose le moment de l'année où les feuilles d'un arbre ou d'une forêt commencent à pousser.

On peut ainsi parler certaines années de "frondaison précoce" ou de "frondaison tardive", en fonction des températures du printemps.

  • mais, par métonymie, ce terme désigne également le feuillage lui-même, voire l'ensemble des feuilles et des branches de la canopée.

Source : wikipedia.org

L'expression à froid.

C'est un procédé d'extraction s'effectuant sans chauffage, apparu en Sicile au cours du XIXe siècle.

Cette méthode est réservé, la plupart du temps, aux variétés de fruits ou plantes comme les agrumes (oranges, citrons, mandarines).

Les huiles essentielles de ces fruits sont contenues dans leurs zestes (partie extérieure, colorée et parfumée).

Et l'expression à froid consiste à soumettre la substance végétale à une forte pression à l'aide d'une presse hydraulique.

Les méthodes d’extraction à froid ont longtemps été artisanales avant d'être mécanisées et elles sont aujourd'hui réalisée grâce à des machines perfectionnées.

"Une huile essentielle" ou "Une essence végétale".

Il s'agit d'un composé aromatique (odoriférant) et volatil extrait de plantes.

Elle forme un liquide non gras, soluble dans l’alcool, la cire et l’huile mais insoluble dans l’eau (hydrophobe).

Et elle est obtenue par extraction mécanique, distillation à la vapeur d'eau, distillation à sec ou par expression à froid des parties de la plante qui en contiennent : fleurs, pétales, feuilles, tige, racines, écorce des fruits, graines, résine ou gomme.

Le rendement est extrêmement faible, puisqu"il ne faut pas moins de 100 kg de lavande ou près de deux tonnes de pétales de rose pour obtenir un seul litre d’huile essentielle !

 

"Le pin d'Alep" "Le pin blanc de Provence".

Pin d'Alep

Il s'agit d'un conifère de la famille des Pinacées.

C'est le botaniste écossais Philip Miller qui lui donna abusivement ce nom scientifique, en 1768.

Car c'est le Pinus brutia qui pousse principalement dans la région d'Alep (Syrie).

Carte de situation de la ville syrienne d'Alep

"Épigé" ou "Épigée" et "Hypogé" ou "Hypogée".

Ces deux adjectifs désignent, en botanique :

  • ce qui vit et croît à la surface de la terre, au-dessus du sol ("Épigé" ou "Épigée"),
  • ou au contraire sous-terre, de manière souterraine, en sous-sol ("Hypogé" ou "Hypogée").

Voir mon article spécifique sur "Une hypogée".

"Un collet".

Ce mot polysémique possède de très nombreuses significations.

Dans tous les cas cependant, le substantif masculin "Collet" concerne des choses :

  • soit en rapport direct avec le mot "Cou" :
    • c'est d'abord un piège en crin ou en laiton, utilisé par les braconniers pour attraper par le cou les oiseaux et les petits mammifères, tels que le lièvre,
    • mais également le morceau de viande correspondant au cou chez le veau et chez le mouton, également appelé collier,
    • la partie de la peau du bœuf qui recouvrait les épaules et le cou de l'animal, en peausserie,
    • ou une partie du vêtement entourant le cou (petit col, amovible ou non, ou rabat de linge ou de dentelle).
  • soit qui, par leur forme ou leur position, rappellent le cou de l'homme :
    • la ligne de jonction entre l'émail et le cément d'une dent, séparant la couronne de la racine,
    • ou le rétrécissement de l'uretère, en anatomie,
    • la zone de passage entre la partie aérienne et la partie souterraine d'une plante, généralement située au niveau de la surface du sol,
    • la partie la plus étroite des marches d'un escalier à vis,
    • le bourrelet qui termine le goulot d'une bouteille,
    • la partie où s'assemblent les deux bras et la verge d'une ancre,
    • la partie en saillie de différentes pièces, en mécanique,
    • et, enfin, un élargissement pratiqué à l'extrémité d'un tuyau de façon à y fixer une bride, en plomberie.

"Une plante épiphyte".

Il s'agit d'une plante poussant sur d'autres plantes, et non dans le sol, comme les mousses ou les orchidées.

Le mot "épiphyte" vient du grec et signifie littéralement "à la surface de la plante".

Une plante épiphyte s'accroche à une autre pour se développer ; cet autre végétal étant généralement, un arbre : la plante épiphyte s'ancre dans l'écorce de l'arbre et y trouve un peu de matière organique.

Ces petites quantités de substrat suffisent à lui apporter les minéraux dont elle a besoin pour sa croissance ; quant à l'eau, indispensable à la photosynthèse, elle est captée dans l'air ambiant et/ou stockée dans des "réservoirs" à partir des pluies ou de la rosée.

Sans aucun contact avec le sol, les plantes épiphytes trouvent tout de même de quoi vivre, croître et se multiplier.

Et elles sont extrêmement courantes puisque l'on en dénombre plus de 30 000 espèces !

Source : www.gerbeaud.com

"Bassiner".

Ce verbe peut avoir d'assez nombreuses significations :

  • au sens propre :
    • humecter, mouiller légèrement une partie du corps, afin de la rafraîchir,
    • ou quelque chose, afin de l'assouplir, en artisanat par exemple,
    • humidifier une plante au feuillage sensible à l’humidité (cyclamen, orchidées, plantes épiphytes), en la plaçant dans un récipient plein d’eau, celle-ci ne devant pas dépasser le collet de la plante. Et en faisant ensuite s'égoutter totalement le pot, une fois celui-ci sorti de l’eau, l'excès d’humidité s'avérant souvent nocif,
    • ou chauffer un lit avec une bassinoire, que l'on passait entre les draps, afin de les réchauffer,

  • et, au sens figuré, dans le registre familier : ennuyer, importuner, de manière lassante.

On dit par exemple : "Il me bassine celui-là avec ses sempiternelles histoires de boulot !".

Source : www.larousse.fr

"La course à l'échalote" ou "Faire la course à l'échalote".

Cette expression désigne :

  • au sens propre, un jeu ou une brimade enfantine consistant à pousser un camarade en le tenant d’une main par le col et de l’autre par le fond du pantalon,
  • au sens figuré, forcer quelqu’un à partir en le tenant d’une main par le col et de l’autre par le fond du pantalon,
  • et, par extension, une fuite ou une débandade, chasser ou faire s’enfuir quelqu’un.

"Le syndrome du ventre de pruneau".

Ce nom étrange vient de l'aspect froissé que peut prendre le ventre du nouveau-né atteint de ce syndrome.

Celui-ci consiste en un déficit de la musculature abdominale, des anomalies des voies urinaires et des testicules non descendus intra-abdominaux.

La cause de ce syndrome congénital, qui se produit principalement mais non exclusivement chez l'homme, est mal connue.

27 façons de dire "Les testicules".

Des testicules sur une statue

Comme pour tout ce qui a trait au sexe, mais davantage encore cette fois sans doute, le registre argotique est extrêmement riche pour désigner les testicules, puisque l'on peut tout aussi bien évoquer "les balloches" que "les ballutrines", "les boules", "les burnes", "les couilles", "les glaouis", "les grelots", "les joyeuses", "les roubignoles", "les roupettes", "les roustons" ou "les valseuses".

Le registre familier nous offre "les bonbons", "les choses de la vie" et "les coucougnettes". Ainsi que l'anglicisme "les balls".

Ainsi que cinq idiotismes avec des noms de fruits et légumes : "les noisettes", "les noix", "les olives", "les pruneaux" et "les prunes".

Voire six, si l'on prend en compte l'expression argotique "Avoir les patates au fond du filet".

Et trois autres idiotismes alimentaires : "les chouquettes", "les amourettes" et "les rognons" ; ces deux derniers désignant des testicules d'animaux.

Étonnamment, le langage courant ne nous propose aucun mot !

Tandis que nous en trouvons tout de même trois dans le registre soutenu, avec "les bourses", "les gonades" et "les parties" ou "les parties génitales".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Les organes génitaux masculins".

les « testiboules », les « couillasses », les « castagnettes », les « roubignoles », les « sac à jus », les « raisins secs », les « précieuses », les « bouboules », les « boulettes », la « paire sacrée ».

"À la noix".

C'est au célèbre chansonnier et écrivain français Aristide Bruant,  que nous devons cette expression du registre familier, qui signifie "Sans aucune valeur".

On dit par exemple : "Aller à la mer à bicyclette ? Encore une de tes idées à la noix, mon pauvre Jean-Louis !".