"Être la fin des haricots".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire signifie "Être la catastrophe, la fin de tout".

On dit par exemple : "C'est la fin des haricots ! Ma femme vient de découvrir que mon ami Claude, chez qui je vais jouer aux échecs depuis dix ans, est une amie ... et que je ne savais pas jouer aux échecs !".

Source : dictionnaire.sensagent.leparisien.fr

"Lâcher la grappe" n'est pas une pratique vinicole !

Mais signifie, au sens figuré, dans le registre familier : "Laisser tranquille, laisser en paix".

Contrairement à ce que certains esprits mal placés pensent souvent cette expression ne fait nullement allusion aux parties génitales masculines... et peut donc tout à fait être utilisée par une personne de sexe féminin.

À l'instar de son équivalent moderne, appartenant au même registre familier, : "Lâcher les baskets".

On dit par exemple : "Le type qui était en face de moi, dans le train, était super relou : je lui ai dit Lâche-moi la grappe ou j'appelle le contrôleur !".

La "grappe" dont il est ici question désignait, au XIIe siècle un crochet, en argot, en ancien français.

Ainsi, "Lâcher la grappe" constituait à l'origine une injonction réclamant à la personne qui était accrochée à vos basques de bien vouloir lâcher prise .

Source : wiktionary.org

"Grenade" et "la Grenade".

"Grenade" est un mot polysémique qui peut signifier beaucoup de choses en français :

  • Comme nom propre tout d'abord :
    • "Grenade" ("Granada" en espagnol) est à la fois :
      • une localité espagnole, capitale de la province du même nom,
      • une province espagnole, situées au sud-est de l'Andalousie, ayant pour capitale la ville de Grenade.
      • et une localité française, nommée "Grenade-sur-Garonne" (31).
    • et "La Grenade" est à la fois :
      • un pays des Antilles, situé dans la partie méridionale de l'archipel des Grenadines.
      • et l'une des quatre principales îles de ce petit état insulaire de la mer des Caraïbes.
  • Mais également comme nom commun :
    • "Une grenade" est en effet à la fois :
      • un fruit.
      • et une arme :
        • défensive ou offensive, utilisée par les militaires :
          • La "grenade défensive".
          • La "grenade offensive".
        • offensive, utilisée par les forces de l'ordre :
          • La "grenade assourdissante",
          • La "grenade lacrymogène".
          • et la "grenade de désencerclement".

Source : wikipedia.org

"De la beuh".

Du cannabis

Ce mot de verlan signifie : de l'herbe (beu-her, contracté en beuh) (registre familier).

C'est à dire : de la marijuana, du haschich, du cannabis, du shit (tous ces mots sont synonymes et il en existe de nombreux autres), utilisé pour rouler soi-même des cigarettes appelées "joints", "pétards", "bédos", "cônes", etc. (registre argotique).

Cigarette de cannabis ou "joint"

"Être dans les vignes du Seigneur".

Cette expression du langage courant mais également, me semble-t-il du registre désuet, signifie, depuis la fin du XVIIe siècle, "être ivre".

La formule "vignes du Seigneur" désigne avec indulgence l’état d’ébriété, l’ivresse due à l’alcool.

Et elle fait référence à une vigne souvent évoquée dans l’Ancien Testament, plantée par Yahvé et symbolisant le peuple d’Israël.

L’image est reprise dans le Nouveau Testament (Mathieu 20-21), Jésus comparant le Royaume de Dieu à une vigne dont les chrétiens sont les vignerons

Source : wikipedia.org

"Faner".

Ce verbe du langage courant peut signifier, selon le contexte :

  • Faire perdre sa fraîcheur ; flétrir :
    • au sens propre : à une plante .

On dit par exemple : "La chaleur a fané les fleurs de l'allée.

Une fleur fanée

    • et, au sens figuré, : à une personne.

On dit par exemple : "Son joli visage s'est fané avec le temps".

  • Altérer l'éclat, la fraîcheur de quelque chose ; ternir, décolorer.

On dit par exemple : "La tapisserie était jolie mais elle est à présent fanée à cause de la luminosité".

Ou : "Quand elle arrive chez moi, tous les quinze jours, ma fille ouvre aussitôt tous les volets de mon appartement, demeurés clos durant toute son absence. Car le collectionneur bibliophile maniaque que je suis ne veut pas que la lumière fane les couleurs de mes ouvrages ou de mes DVD".

Source : www.larousse.fr

"Parce que les fleurs c'est périssable".

Cette expression fait référence aux paroles d'une magnifique chanson du chanteur belge Jacques Brel intitulée "Les bonbons", qu'il déclame avec un fort accent bruxellois.

Sortie en 1963, en 33 tours 25 cm, elle est publiée l'année suivante en super 45 tours, puis en 1966 sur l'album "Les bonbons".

Et fait l'objet d'une suite "Les Bonbons 67", publiée sur l'album "Jacques Brel 67".

La chanson "Les bonbons" évoque les amours d'un personnage naïf, versatile, car fortement influençable par les avis de la gent féminine. À l'élue de son cœur, il offre des bonbons plutôt que des fleurs "parce que les fleurs c'est périssable", d'ailleurs "les bonbons c'est tellement bon, bien que les fleurs soient plus présentables, surtout quand elles sont en boutons". La jeune femme les refuse, lui préfère un certain Léon pour qui elle l'abandonne. Il les offre alors à Germaine, qu'il avait fortement critiquéee juste avant.

Les bonbons (1963)

"Je vous ai apporté des bonbons
Parce que les fleurs c'est périssable ;
Puis les bonbons c'est tellement bon
Bien que les fleurs soient plus présentables
Surtout quand elles sont en boutons

J'espère qu'on pourra se promener
Que madame votre mère ne dira rien
On ira voir passer les trains
A huit heures je vous ramènerai
Quel beau dimanche pour la saison
Je vous ai apporté des bonbons

Si vous saviez ce que je suis fier
De vous voir pendue à mon bras
Les gens me regardent de travers
Y en a même qui rient derrière moi
Le monde est plein de polissons
Je vous ai apporté des bonbons

Oh oui Germaine est moins bien que vous
Oh oui Germaine elle est moins belle
C'est vrai que Germaine a des cheveux roux
C'est vrai que Germaine elle est cruelle
Ça vous avez mille fois raison Mais dites-moi que c'est par hasard
Qu'il y a là votre ami Léon
Si vous voulez que je cède ma place
J'avais apporté des bonbons

Mais bonjour mademoiselle Germaine

Je vous ai apporté des bonbons
Parce que les fleurs c'est périssable
Puis les bonbons c'est tellement bon
Bien que les fleurs soient plus présentables"...

Source : wikipedia.org

Remerciements : Merci à François de m'avoir indirectement donné l'idée de cet article !

"Parmentier".

Antoine Augustin Parmentier, apothicaire militaire français, agronome, nutritionniste et hygiéniste.

Tous les français ou presque connaissent le nom de cet apothicaire militaire français, agronome, nutritionniste et hygiéniste, né le 12 août 1737 et mort le 17 décembre 1813.

Mais on ignore généralement qu'il se prénommait Antoine Augustin !

Précurseur de la chimie alimentaire et de l'agrobiologie, il est surtout connu pour son action de promotion en faveur de la consommation de la pomme de terre dans l'alimentation humaine.

Mais aussi pour ses travaux sur l'hygiène alimentaire, l'utilisation de nouveaux aliments durant les fréquentes périodes de famine.

Ainsi que comme pharmacien militaire, avec un rôle éminent dans l'organisation pharmaceutique du service de santé sous l'Empire.

Le hachis Parmentier lui doit naturellement son nom.

Et la pomme de terre elle-même fut même rebaptisée en son honneur "solanée parmentière", de 1797 à la Monarchie de Juillet.

Le nom même de Parmentier demeure aujourd'hui encore, deux siècles après sa mort, indissociable de celui de la pomme de terre, dont il fut incontestablement le promoteur infatigable et avisé, à défaut d'en être "le père" ou "l'inventeur", ainsi que les "hussards noirs" de la IIIe République en ont propagé le mythe.

Source : wikipedia.org

"Des vers de mirliton".

J'aime beaucoup cette expression du registre désuet désignant de mauvais vers, faciles, peu recherchés, dépourvus d'ambition poétique, où la plupart des mots ne sont là que pour la rime, souvent approximative, ou pour obtenir le bon compte de syllabes.

Cette expression délicieusement désuète trouve son origine dans les rébus, devises ou poèmes de faible qualité, que l'on trouvait autrefois, imprimés sur des bandes de papier, enroulées autour de tubes de roseau creux servant d'instruments de musique bon marché appelés "Mirlitons".

Chacune des extrémités du tube comportait une ouverture latérale et était garnie avec une pelure d'oignon ou un morceau de peau de baudruche. On appliquait la bouche sur l'une des ouvertures, en chantant un air populaire. La vibration des pelures d'oignon donnant à la voix un son nasillard et ridicule, le "Mirliton" - surnommé "Flûte à l'oignon" - n'était employé que par plaisanterie et pour faire rire.

Source : wikipedia.org