"Emiliano Zapata".

Emiliano Zapata

Il s'agit du nom d'usage de l'homme politique mexicain Emiliano Zapata Salazar, né le 8 août 1879 et mort le 10 avril 1919.

Surnommé "El caudillo del Sur" ("Le caudillo du Sud") et "l'Atila del Sur" ("l'Attila du Sud"), il fut, avec son "armée de libération du Sud" et ses hommes, communément appelés "les zapatistes", l'un des principaux acteurs de la révolution mexicaine de 1910 contre président Porfirio Diaz, puis de la guerre civile qui suivit le départ en exil de celui-ci en 1911.

Sa maxime, "Mieux vaut mourir debout que vivre toute une vie à genoux", est entrée dans la légende.

"Jean-Claude Pascal".

L'acteur français Jean-Claude Pascal

Il s'agit du nom d'artiste, du nom de scène et du nom de plume de l'acteur, chanteur et écrivain français Jean-Claude Villeminot, né le 24 octobre 1927 et mort le 5 mai 1992.

En 1944, à l'âge de 17 ans, il s'engage dans la Deuxième division blindée et reçoit la Croix de guerre.

Après avoir été un temps styliste de mode chez Hermès puis chez Christian Dior, il devient vite mannequin, tout en dessinant des costumes pour le théâtre et en suivant les Cours Simon pour devenir comédien.

  • La même année, en 1949, à 22 ans, il obtient un premier rôle au théâtre dans "La Dame aux Camélias" et débute dans le cinéma, où il incarne des rôles de séducteur.

Sa carrière est fulgurante : il tourne 17 films entre 1951 et 1954 et devient, une dizaine d'années durant, l'un des acteurs de cinéma les plus appréciés du public français, et en particulier de la gent féminine.

Affiche du film français "Le fils de Caroline chérie" de Jean Devaivre (1954)  Affiche du film français "Le fils de Caroline chérie" de Jean Devaivre (1954) Affiche du film français "Le fils de Caroline chérie" de Jean Devaivre (1954)

Avec son physique de mannequin, son regard ténébreux et son charme viril, ce jeune premier avait en effet de sérieux arguments pour plaire aux femmes et Jean-Claude Pascal a fait rêver toute une génération de midinettes des années 50.

Il est même désigné plusieurs années de suite "l'homme le plus élégant de France".

Affiche du film français "Le fils de Caroline chérie" de Jean Devaivre (1954)

Il est systématiquement en tête d'affiche et on le fait notamment jouer avec deux des plus grandes actrices européennes des années 1950 et 1960 : Brigite Bardot, Romy Schneider.

Affiche du film français "La belle et l'empereur" de Axel von Ambesser (1959)  Affiche du film français "Milord l'arsouille" de André Haguet (1955)

En 1955, à l'occasion du tournage d'un roman-photos avec une jeune mannequin, il lui trouve son nom d'artiste : Marie-José Nat !

  • Au début des années 60, la nouvelle vague est moins intéressée par son physique de séducteur. Il amorce donc un tournant dans sa carrière et devient chanteur.

Après une première chanson écrite par Charles Aznavour, en 1955 ("Je voudrais"), Jean-Claude Pascal donne son premier récital en 1961, à Bobino, avec des chansons signées par de jeunes auteurs comme Jean Ferrat, Serge Gainsbourg et Bernard Dimey. Excusez du peu !

Là aussi, le succès va être fulgurant, grâce au Concours Eurovision de la chanson 1961 qu'il remporte, à 34 ans, en représentant le Luxembourg avec la chanson "Nous les Amoureux".

Le disque super 45 tours de Jean-Claude Pascal "Nous les amoureux", 1er grand prix de l'Eurovision 1961

Ce titre va devenir un immense succès. Mais ce que ses contemporains ne savent pas, à part le cercle averti des milieux homosexuels, c'est que les paroles de cette chanson ont été écrites pour dénoncer la répression contre les amours homosexuelles, encore condamnées à la prison par la justice, à l'enfer par la religion et à la réprobation par la société .

Décrivant le point de vue de deux amants qui vivent un amour que la société n'accepte pas, le texte de cette ballade comporte un double sens, les amants en question étant naturellement des homosexuels, mais cette nuance est subtilement distillée par le texte, rédigé de telle manière qu'on ne peut savoir si le chanteur s'adresse à un homme ou à une femme ("L'heure va sonner des nuits moins difficiles - et je pourrai t'aimer sans qu'on en parle en ville..."), et la plus grande partie du public ne la perçoit évidemment pas à l'époque.

L'année suivante, en 1962, il reçoit le prix de l'Académie Charles-Cros. Et Jean-Claude Pascal enregistrera au total, jusqu'en 1983 près d'une cinquantaine de disques dans toutes les langues, dont 17 en français.

  • Dans les années 1970, il revient au cinéma, à la télévision et au théâtre avant de donner un dernier tournant à sa carrière.

Reconverti en écrivain dans les années 1980, Jean-Claude Pascal publie romans noirs et romans historiques, ainsi que ses mémoires. À partir de ce moment, il n'aura plus de difficultés pour aborder ouvertement son homosexualité et certains de ses livres le feront, comme "L'amant du roi" (1991), qui évoque sous un angle historique l'amour du roi Louis XIII pour son favori, le duc de Luynes.

Jean-Claude Pascal meurt prématurément, presque oublié, à l'âge de 64 ans, d'un cancer de l'estomac.

Paroles de "Nous les amoureux" (1961)

Nous les amoureux
On voudrait nous séparer
On voudrait nous empêcher
D'être heureux

Nous les amoureux
Il paraît que c'est l'enfer
Qui nous guette
Ou bien le fer
Et le feu.
C'est vrai, les imbéciles et les méchants
Nous font du mal, nous jouent des tours
Pourtant rien n'est plus évident
Que l'amour

Nous les amoureux
Nous ne pouvons rien contre eux
Ils sont mille et l'on est deux
Les amoureux
Mais l'heure va sonner
Des nuits moins difficiles
Et je pourrai t'aimer
Sans qu'on en parle en ville
C'est promis
C'est écrit.

Nous les amoureux
Le soleil brille pour nous
Et l'on dort sur les genoux
Du bon Dieu
Nous les amoureux
Il nous a donné le droit
Au bonheur et à la joie
D'être deux

Alors, les sans-amour, les mal-aimés,
Il faudra bien nous acquitter
Vous qui n'avez jamais été
Condamnés
Nous les amoureux
Nous allons vivre sans vous
Car le ciel est avec nous
Les amoureux.

(Maurice Vidalin, sur une musique de Jacques Datin)

Sources : www.hexagonegay.com et wikipedia.org

"Un doublon".

Ce mot polysémique du langage courant peut désigner, selon le contexte :

  • une information redondante, c'est-à-dire présente en double (voire davantage) de manière inutile,

On dit par exemple : "Il m'arrive parfois de publier le même article à deux reprises dans jaimelesmots.com ; mais ce type de doublon demeure, heureusement, exceptionnel".

  • une ancienne monnaie d'or berbère également appelée 'Dinar", frappée (émise) pour la toute première fois en 1184-1185 au Maroc; puis reprise et adoptée par l'Espagne et ses différentes colonies,
  • et enfin, un mouton mâle castré de plus de 18 mois ayant passé deux saisons en estive pour la production de viande de mouton AOC Barèges-Gavarnie dans les Pyrénées centrales.

Source : wikipedia.org

"La prophylaxie".

  • Ce vocable du domaine médical désigne le processus actif ou passif ayant pour but de prévenir l'apparition, la propagation ou l'aggravation d'une maladie.

Autrement dit : l'ensemble des mesures à prendre pour prévenir les maladies.

Le terme "prohylaxie" fait aussi bien référence à des procédés médicamenteux qu'à des campagnes de prévention ou à l'usage de "bonnes pratiques" adaptées.

  • Le mot "prophylaxie" désigne également, en histoire et en ethnologie, un type de pratiques magiques ayant les mêmes buts.

Source : wikipedia.org

"Giscard à la Barre !".

Il s'agit de la devise des soutiens de l'homme politique français Valéry Giscard d'Estaing, lors de la campagne électorale présidentielle de 1974.

Être à la barre d'un navire c'est décider de la direction à prendre. Par extension, celui qui est à la barre est celui qui dirige.

Tel était donc le projet des soutiens de Giscard : qu'il dirige le pays !

Bien que raltivement jeune à l'époque, puisque je suis né en 1961, je m'étais largement étonné du choix de cette formule "à la barre", que je trouvais personnellement pour le moins malheureuse parce que parfaitement ambiguë, du fait de son caractère polysèmique.

 

"On peut s'immoler autrement que par le feu !".

L'immolation par le feu, le 11 juin 1963, à Saïgon (Vietnam) du bonze vietnamien Thich Quang Duc

Contrairement à ce que l'on pense souvent, en effet, "s'immoler par le feu" ou "une immolation par le feu" ne constituent en aucune façon des pléonasmes.

Il s'agit de se sacrifier en se donner la mort pour ses convictions politiques ou ses croyances religieuses afin d'exprimer son point de vue et d'éveiller les consciences. Mais ce sacrifice peut parfaitement se faire autrement que par le feu. On peut ainsi s'immoler par l'eau en se jetant du haut d'un pont. Ou par le fer, en s'éventrant, à l'instar des officiers japonais à la fin de la guerre du Pacifique, qui avaient coutume de s'ouvrir transversalement le ventre avec un sabre ou un poignard. Cette pratique d'origine chinoise est appelée "seppuku". Mais nous la connaissons généralement davantage sous son nom japonais de "hara-kiri".

La confusion provient évidemment de la puissance des images (le fameux "choc des photos"du magazine Paris Match) de ces militants protestataires périssant par les flammes en public après s'être volontairement mis le feu.

  • D'abord, naturellement, celle de Thich Quang Duc, le moine vietnamien qui fit basculer l'histoire de son pays, le 11 juin 1963 en se sacrifiant par le feu au beau milieu d'un carrefour de Saïgon (Vietnam), afin de protester contre la répression anti-boudhiste. Les photos de sa mort atroce, réalisée par le jeune photographe américain Malcolm Browne, lauréat du prestigieux prix annuel World Press Photo 1963, firent le tour du monde. Et elles choquèrent à ce point le président Kennedy, qu'il ordonna aussitôt une reconsidération radicale de la politique étrangère au Vietnam et déclara : "Aucune photo d'actualité n'a jamais généré autant d'émotion au niveau mondiale que celle-ci".
  • Mais aussi celle de l'étudiant tchécoslovaque Jan Palach, s'immolant à Prague (Tchécoslovaquie), le 16 janvier 1969, afin de protester contre l'invasion de son pays par l'URSS.
  • Celle du jeune étudiant diplômé tunisien Mohamed Bouazizi, devenu marchand de fruits et légumes occasionnel, s'immolant à Sidi Bouzid (Tunisie), le 17 décembre 2010, après que la police lui ait, encore une fois, confisqué son étal.
  • Ou encore de ces 152 moines, nonnes et laïcs des régions nord-est (Amdo) et est (Kham) du Tibet (actuelles provinces chinoises du Gansu, du Sichuan et du Qinghai), protestant contre l'oppression chinoise, entre 2009 et 2017.

Source : wikipedia.org

"Napoléon" et "Napoléon Vendée".

Tels ont été temporairement, au cours du XIXe siècle, les noms de la ville de La Roche-sur-Yon (85), est une localité du Centre-Ouest de la France, préfecture du département de la Vendée, dans la région des Pays de la Loire.

  • "Napoléon", sous le Premier Empire (de 1804 à 1814), lors des Cent Jours (d'avril 1815 à juin 1815) et pendant la Deuxième République (de 1848 à 1852),
  • et "Napoléon-Vendée", durant le Second Empire (de 1852 à 1870).

Localisation géographique de la ville de La-Roche-sur-Yon (85)

Sur les différents changements de nom de la ville : "La Roche-sur-Yon : la ville qui a changé 8 fois de nom en 66 ans !".

Source : wikipedia.org

"Le zapatisme".

Il s'agit du mouvement social et de la doctrine politique du révolutionnaire mexicain Emiliano Zapata et de son armée de libération du Sud, dans les années 1910-1919.

Ainsi que, depuis le 1er janvier 1994, du mouvement impulsé par l'EZLN (Ejercito Zapatista de Liberacion Nacional), l'"armée zapatiste de libération nationale".

"Il faut que tout change pour que rien ne change" ou "Tout doit changer pour que rien ne change".

Cette célébrissime réplique (*) est extraite de l'un des chefs d’oeuvre de la littérature mondiale, ayant donné lieu, en 1963, à une célèbre adaptation cinématographique du réalisateur Luchino Visconti, "Le Guépard".

Le livre, paru à titre posthume en 1958, est l'unique roman de l'écrivain et aristocrate italien Giuseppe Tomasi di Lampedusa.

Le récit prenant place en Sicile au cours de cet événement charnière de l’histoire italienne que constitue le "Risorgimento", ce grand mouvement d’unification du pays dans la seconde moitié du XIXe siècle, "Le guépard" a pour sujet le rapport au temps et en particulier le déclin inéluctable d’une aristocratie séculaire.

Il retrace, de mai 1860 à juillet 1883, la vie de "Don Fabrizio Corbera, prince de Salina" dit "le Guépard", un prince sicilien - interprété par l'acteur américain Burt lancaster dans le film de  Visconti -, au milieu des tourments révolutionnaires.

Et de Tancredi (Alain Delon dans le film), son neveu, noble désargenté, mais fin politicien, qui semble comprend la nature des enjeux et déclare ce que beaucoup considèrent comme la phrase-clé du roman : "Il faut que tout change pour que rien ne change" / "Tout doit changer pour que rien ne change !".

Ce superbe aphorisme reflète l'enjeu principal du roman : changer et vivre, ou rester tel quel et disparaître progressivement. Dans son roman, Lampedusa analyse l'alternative : Tancredi représente l'aristocratie ayant accepté de changer et de vivre avec son temps, abandonnant les valeurs de pureté du sang pour des valeurs plus pragmatiques comme le succès et l'argent. Tandis que la fille de Don Fabrizio, "le Guépard", (Lucilla Morlacchi dans le film... et non Claudia Cardinale, comme certains l'auront pensé, avouez le !) représente, elle, le choix du passéisme, certes beau et honorable, mais conduisant inéluctablement la famille vers une fin triste et poussiéreuse.

(*) : Pour les puristes :

  • la phrase d'origine, dans la traduction de 1959 de l'agrégée d'italien Fanette Pézard, était, très exactement, : "Si nous voulons que tout reste pareil, il faut que tout change".
  • Et la phrase italienne de Lampedusa, pour les italianophones, : "Se vogliamo che tutto rimanga come è, bisogna che tutto cambi".
  • La v.o.s.t.f. du film de Visconti l'a légèrement modifié en : "Si nous voulons que tout reste tel que c'est, il faut que tout change".

Source : franckculture.wordpress.com

Quelle était la meilleure armée du monde au temps de Napoléon ?

  • Réponse : C'était l'armée russe !

Car lorsque la Grande Armée a envahi la Russie, le 24 juin 1812, l'armée russe a reculé, reculé... Elle a attendu l'hiver. Il a neigé ; l'armée russe a contre-attaqué... et elle a gagné !

  • Et quelle était la meilleure armée du monde durant la deuxième guerre mondiale ?

Réponse : C'était l'armée soviétique !

Car quand la Wehrmacht a attaqué, le 22 juin 1941, l'armée soviétique a reculé, reculé... Elle a attendu l'hiver. Il a neigé ; l'armée soviétique a contre-attaqué... et elle a gagné !

  • Et aujourd'hui : quelle est donc la meilleure armée du monde ?

Réponse
C’est l’armée syrienne !
Explication
Car quand Tsahal a contre-attaqué, le 10 octobre 1973, l’armée syrienne a reculé, reculé… Elle a attendu l’hiver. Et actuellement… elle attend la neige !