Distinguer "Proche-Orient" et "Moyen-Orient" est en effet beaucoup moins simple qu’il n’y paraît, car ces deux mots désignent des régions géographiques sans délimitations officielles.
De plus, la locution "Moyen-Orient" ne désigne pas la même chose en français et en anglais !
Pour nous français, en effet, :
le "Proche-Orient" désigne : la Syrie, le Liban, Israël, la Palestine, la Jordanie, l’Iraq.
Également la Turquie, en théorie, mais ces dernières décennies ce pays est de moins en moins considéré comme "oriental" par le Quai d’Orsay, qui le rattache désormais à sa direction Europe.
Le "Proche-Orient" est donc une zone correspondant approximativement à ce que fut jusqu’en 1918 l'Empire ottoman et à ce que l’on appelait autrefois le Levant, ; une zone géographique recoupant en grande partie les territoires conquis lors des croisades, berceau des chrétiens d'Orient.
et le "Moyen-Orient" désigne : l’Égypte, la péninsule arabique (qui comprend l’Arabie Saoudite, le Yémen, Oman, le Qatar, les EAU (Émirats Arabes Unis) et le Koweit), l'Iran, l'Azerbaïdjan, l'Arménie et la Géorgie.
Plus à l'Est, l’Afghanistan ou le Pakistan appartiennent, eux, à l'Extrême-Orient, qui correspond, principalement, à la sphère d'influence de la civilisation chinoise,
tandis que, pour les anglo-saxons, l’appellation « Moyen-Orient » englobe l’ensemble de ce que, nous français, appelons "Proche-Orient"PLUS ce que nous appelons "Moyen-Orient".
D’où l’appellation souvent utilisée de "Proche et Moyen-Orient", pour traduire le "Middle East" utilisés par les états-uniens ou les britanniques...
Sir Arthur Neville Chamberlain est un homme d'État britannique, né le 18 mars 1869 et mort le 9 novembre 1940.
Premier ministre du Royaume-Uni de mai 1937 à mai 1940, il a dirigé le pays face à l’Allemagne nazie durant les huit premiers mois de la Seconde Guerre mondiale. Et il est surtout connu pour sa politique étrangère d’apaisement, qui s’est notamment traduite par la signature des accords de Munich en 1938.
Membre du Parti conservateur, il devient député, à la suite de son père Joseph et de son demi-frère Austen. Il est à trois reprises ministre de la Santé (1923, 1924-1929 et 1931) et deux fois chancelier de l’Échiquier (1923-1924 et 1931-1937).
À la démission de Stanley Baldwin, en mai 1937, Chamberlain devient Premier ministre.
Son mandat est marqué par la question de l’attitude à tenir vis-à-vis de l’Allemagne, et ses choix à Munich sont approuvés par une grande majorité de Britanniques. Il promet de défendre l’indépendance de la Pologne si elle devait être attaquée, ce qui entraînera la guerre entre le Royaume-Uni et l’Allemagne en 1939.
Chamberlain démissionne le 10 mai 1940, après l’échec de la campagne de Norvège : il estime primordial qu’un gouvernement d’union nationale soit créé, mais ni les travaillistes, ni les libéraux ne veulent de lui à sa tête. Et c'est donc Winston Churchill qui lui succède.
Chamberlain conserve une bonne réputation au Parlement, notamment chez les conservateurs. Il occupe un rôle important dans le cabinet de guerre de Churchill, qu’il dirige durant les absences de ce dernier, jusqu’à ce que la maladie l’oblige à démissionner, en octobre 1940. Il meurt d’un cancer un mois plus tard.
Chamberlain demeure une figure controversée parmi les historiens : sa bonne réputation a pâti d’ouvrages lui faisant porter la responsabilité des accords de Munich et l’accusant de ne pas avoir su préparer son pays à la guerre. Les historiens de la génération suivante ont posé un regard similaire sur le personnage, influencés par les mémoires de guerre de Winston Churchill. Mais des historiens, plus jeunes ont porté un jugement plus favorable sur Chamberlain et sa politique, notamment après l’accès à des archives gouvernementales.
Portant souvent un parapluie, son nom est devenu, en France, l'un des surnoms de cet objet !
Le serment du Jeu de Paume est un engagement solennel d’union pris le 20 juin 1789 à la salle du Jeu de paume, à Versailles (78), par 300 députés du tiers état, auxquels s'associent certains députés du clergé et de la noblesse lors des états généraux de 1789.
Ils firent le serment de ne pas se séparer avant l’élaboration d’une Constitution.
Cet engagement, dénué d'existence juridique dans le cadre de l'Ancien Régime prévalant encore, a un fort impact symbolique et politique, qui en fait un moment décisif des préludes de la Révolution française. Il témoigne aussi d'un transfert de souveraineté et de sacralité, du roi à la Nation.
Préfigurant la souveraineté nationale et la séparation des pouvoirs, il amènera la réunion des trois ordres (noblesse, clergé, tiers état) en une "Assemblée nationale constituante", dont sera issue l'abolition des privilèges (4 août 1789), la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (26 août 1789), et les grands principes de la Constitution (fin 1791).
Le jeu de paume est un sport, pratiqué depuis plusieurs millénaires.
Initialement joué à main nue ou gantée de cuir, il est ensuite devenu un sport de raquettes.
Il est l'ancêtre direct de la pelote basque, de la pelote valencienne, de la balle pelote, du jeu de balle au tambourin, du tennis et plus généralement de tous les sports de raquette.
Un joueur de paume est un "paumier"ou un "paumiste".
On distingue parmi les jeux de paume deux disciplines : la courte paume, qui se joue en salle avec une galerie, et la longue paume qui se joue en extérieur.
Le Serment du Jeu de Paume par le peintre Jacques-Louis David (1792)
En France, le jeu de paume est également associé au "Serment du Jeu de paume", un des événements majeurs du début de la Révolution française.
Et au "Jeu de Paume", un centre d'art parisien (75), consacré à l'image et à la photographie, situé dans un bâtiment construit, en 1861, sous le règne de Napoléon III, place de la Concorde, à l'angle nord-ouest du jardin des Tuileries, afin d'abriter des courts de jeu de paume. Et de constituer le pendant de l'Orangerie, construit en 1852, côté Seine, afin d'abriter les orangers du jardin des Tuileries auparavant entreposés au palais du Louvre durant l’hiver.
Cet adjectif qualifie ce qui se réfère au "zapatisme", le mouvement social et de la doctrine politique du révolutionnaire mexicain Emiliano Zapata et de son armée de libération du Sud, dans les années 1910-1919.
Ainsi que, depuis le 1er janvier 1994, au mouvement impulsé par l'EZLN (Ejercito Zapatista de Liberacion Nacional), l'"armée zapatiste de libération nationale".
Ce slogan utilisé par les manifestants français, lors des confrontations avec les forces de l'ordre, s'est installé dans le répertoire contestataire et militant dans les années 1960 et nombre de français le croient même directement issu du mois de mai 1968.
Il fait naturellement référence :
aux CRS (Compagnies Républicaines de Sécurité), corps spécialisé de la Police nationale, chargé depuis le 8 décembre 1944 du maintien ou du rétablissement de l'ordre public, d'une part,
et d'autre part à la SS (SchutzStaffel) ("Escadron de protection" en allemand), l'une des principales organisations du régime national-socialiste (nazi), fondée en avril 1925 afin d'assurer la protection rapprochée d'Adolf Hitler, mais devenue au fil des années un État dans l'État, accumulant les compétences et les missions et passant du stade de groupuscule à celui d'une énorme organisation.
En réalité, ce slogan, à travers lequel les manifestants assimilent la brutalité des forces policièresfrançaises à celle de l'une des pires organisations criminelles de l'histoire, date de... 20 ans auparavant, puisqu'il est apparu en 1948, lors de l'une des grèves les plus dures et les plus violemment réprimées de l'histoire sociale française.
Le dispositif répressif du ministre de l'Intérieur Jules Moch, qui utilisera massivement l'armée et les blindés, et dont les forces policières et militaires commettront d'importantes violences, fera 5 ou 6 morts, des milliers de blessés, des centaines de condamnations à la prison ferme et près de 3 000 licenciements de mineurs.
À peine 4 ans après la fin du régime de Vichy et des exactions de sa police à l'encontre des militants communistes résistants, les mineurs grévistes assimilent donc la répression policière du gouvernement socialiste alors en place à celle de la SS.
Certains cortèges de manifestants protestant contre la guerre d'Algérie feront de même au début des années 1960.
Et, en 1968, les étudiants reprennent le slogan "CRS - SS !", et le popularisent, grâce aux désormaiscélébrissimes affiches de l'atelier de l'École des Beaux-Arts de paris (75).
"FOMENTER un complot, une machination, une insurrection, une intrigue ou une conspiration" !
ou "OURDIR un complot, une machination, une insurrection, une intrigue ou une conspiration" !
"Ourdir" signifie en effet préparer la trame de quelque chose.
Il s'agit d'un verbe provenant de l'industrie textile, désignant le fait :
de préparer et disposer sur une machine, l'ourdissoir, les fils de la chaîne d'une étoffe ou d'une toile, réunis en nappe et tendus, pour mettre cette chaîne en état d’être montée sur le métier à tisser,
d'étendre, élonger les torons ou les fils de caret qui doivent composer un cordage, dans l'industrie des cordes,
d'entrelacer la paille des cordons de paille pour faire une natte,
ou de tresser l'osier autour du moule pour en faire un ouvrage de vannerie.
Ce très joli mot peut revêtir différentes significations :
au sens propre, il s'agissait,autrefois, à Rome, d'un comédien, et spécialement d'un mime, jouant, accompagné à la flûte, les premières farces importées d'Étrurie (la Toscane actuelle, en Italie), puis des farces grossières, les satires,
au Moyen-Âge, d'un acteur ambulant ou un mime se produisant sur les places publiques,
puis, de manière péjorative, d'un comédien,
et, par extension, d'un mauvais comédien,
et enfin, de nos jours, d'un personnage qui se donne en spectacle en usant d’effets outranciers ; sens dans lequel je me plais à l'utiliser dans jaimelsmots.com.
Les fêtes johanniques se déroulent à Orléans (45) depuis 1431 ou 1432.
Il s'agit d'une manifestation annuelle commémorant la délivrance, le 8 mai 1429, par Jeanne d'Arc et son armée, de la ville, alors assiégée par les Anglais.
Il s'agit d'une pratique rituelle et festive inscrite à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel en France depuis mars 2018.