"Ottoman" est un mot qui nous vient de l’arabe "utmani" dérivé de "utman" ("Ostman" ou "Otman"), du nom du fondateur de la dynastie ottomane, sultan de 1299 à 1326.
"Ottoman" est un adjectif signifiant, selon le contexte :
relatif à Osman Ier,
relatif à l'empire turc jusqu'en 1918,
en linguistique : relatif au turc parlé en Turquie, anciennement langue officielle de l'Empire ottoman,
ou : relatif à la production artistique propre à la dynastie ottomane.
et "L'ottoman" est un substantif désignant, selon le contexte :
la langue parlée au Kurdistan, anciennement langue officielle de l’Empire ottoman,
ou : une étoffe de soie à trame de coton, et à grosse côtes, utilisée en confection,
Mais : "VOLODYMYR ZELENSKY" (vo-lo-di-mir zé-li-ne-ski) !
Né le 25 janvier 1978 en RSS d’Ukraine, cet humoriste, producteur, acteur, scénariste, réalisateur et homme d'État ukrainien est président de l'Ukraine depuis le 20 mai 2019.
À partir de 2015, il est l'acteur principal de Serviteur du peuple, une série télévisée humoristique diffusée sur la chaîne 1+1 dans laquelle il incarne un professeur de lycée intègre accédant de façon inattendue à la présidence de l'Ukraine. Ce rôle lui permet d’acquérir une importante notoriété dans son pays.
Sans aucune expérience politique, il lance un parti homonyme à sa série, puis se présente à l’élection présidentielle de 2019. Après une campagne atypique et minimaliste lors de laquelle il prend pour cible la corruption des élites et entretient la confusion avec son rôle dans Serviteur du peuple, il l’emporte face au chef de l'État sortant, Petro Porochenko, avec 73,2 % des voix au second tour.
À 41 ans, il devient le plus jeune président de l'histoire de l'Ukraine. Il provoque aussitôt des élections législatives anticipées, à l’issue desquelles son parti détient la majorité absolue des sièges. Son mandat est notamment marqué par l'invasion de l'Ukraine par la Russie, en février 2022 et sa conduite de la résistance ukrainienne qui est saluée par la presse internationale et de nombreux gouvernements étrangers.
Cet historien français, né le 31 décembre 1975, est un universitaire français, spécialiste de l’histoire du journalisme. Biographie
Tous ses travaux sont consacrés à l’histoire du journalisme français et européen. D’abord spécialiste de la presse d’Ancien Régime, il élargit ensuite ses recherches pour traiter de l’histoire récente et de l’actualité du journalisme. Il étudie en particulier l’histoire littéraire, culturelle et matérielle de la presse.
Ses travaux portent notamment sur l’imaginaire du journal et sur l’identité collective des journalistes.
Il s’interroge sur les liens que partage la presse écrite avec d’autres modes d’expression, tels que la bande dessinée.
Et il s’intéresse aux relations entre journalisme et politique, sujet auquel il a déjà consacré deux essais.
Ces trois locutions nominales masculines relèvent du langage courant.
Et elles désignent toutes trois un monumental escalier situé dans la ville ukrainienne d'Odessa.
Descriptif
Considéré comme l'entrée officielle de la ville pour celui venant de la mer, il représente son symbole le plus connu.
Traversant le jardin Lunniy, cet escalier composé de 192 marches et de neuf paliers intermédiaires, mesure 12,5 mètres de large à son extrémité supérieure et 21,7 mètres à son pied, pour une longueur de 142 mètres mais qui semble néanmoins plus long en raison d'une illusion d'optique.
Il est conçu de telle sorte qu'un observateur placé en haut des marches ne voie que les paliers, les marches étant invisibles.
Tandis qu'un observateur placé en bas ne voit que les marches.
Histoire
Odessa étant située sur un plateau surplombant la côte, le port situé en contrebas n'était accessible au début du XIXe siècle que par des chemins tortueux ou des escaliers rudimentaires en bois.
L'escalier est conçu en 1825 par les architectes Francesco Boffo et Avraam Melnikov. Il est construit entre 1837 et 1841 par l'ingénieur anglais John Upton, utilisant du grès vert provenant de la ville italienne de Trieste (alors partie de l'Empire austro-hongrois).
Et nommé "Escalier Primorski" (un terme russe signifiant "vers la mer"), de 1841 à 1955 et depuis 1992.
Un funiculaire est construit en 1906 sur le côté gauche de l'escalier.
Et l'escalier est restauré en 1933, le grès étant remplacé par du granit rose et les paliers couverts d'asphalte.
L'escalier est renommé "Escalier Potemkine" en 1955 à l'occasion du 30e anniversaire du film de propagande soviétique "Le cuirassé Potemkine", réalisé en 1925 par Sergueï Eisenstein.
Mais après l'indépendance de l'Ukraine en 1992, le nom original fut repris, comme pour un grand nombre de noms de rues d'Odessa.
Chef d'oeuvre du film de propagande traite de la mutinerie du cuirassé Potemkine dans le port d’Odessa en 1905, ainsi que de l’insurrection et de la répression qui s’ensuivirent dans la ville.
Le film fut très longtemps interdit dans de nombreux pays occidentaux pour cause de "propagande bolchevique" et "incitation à la violence de classe".
Mais il a été choisi, en 1958, comme le meilleur film de tous les temps par 117 critiques internationaux lors de l’Exposition universelle de Bruxelles (Belgique).
Près d'un siècle après son tournage, en 1925, cette célèbrissime scènede landau dévalant les marches, à travers une folle fusillade, demeure inoubliable.
Quant au surnom "L'escalier Richelieu", il fait référence à une statue de bronze située en haut des marches, oeuvre du sculpteur russe Ivan Martos (1754-1835) et du fondeur Vladimir Yefimov.
Inaugurée en 1826, elle constitue le premier monument érigé dans la ville. Et elle représente, vêtu d'une toge romaine, Armand-Emmanuel-Sophie-Septimanie de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu.
Arrière petit-neveu du célèbre cardinal de Richelieu, ce général de corps d'armée de l'impératrice Catherine II, avait en effet été nommé en 1803, premier gouverneur de la ville d'Odessa par le tsar Alexandre Ier, et cela jusqu'en 1814.
Cette locution verbale en forme d'idiotisme religieux relève du langage courant.
Et elle signifie : il faut parfois faire des compromis ou des sacrifices afin d'obtenir ce que l’on désire.
Cette formule aussi laconique que cynique est traditionnellement attribuée au roi Henri IV, qui l'aurait prononcé le 25 juillet 1593.
Mais on s'accorde à convenir qu'elle est très probablement apocryphe.
Le contexte
Nous sommes en pleines guerres de religion. Le roi Henri III, dernier des Valois, est sans descendance mâle et il désigne pour lui succéder Henri de Navarre, prince de sang protestant et chef de file des huguenots, au détriment du Duc de Guise, catholique et chef de la Sainte Ligue. À la mort d’Henri III, le 1er août 1589, c’est donc Henri de Navarre qui doit hériter de la couronne. Mais il en est empêché par la Sainte Ligue qui refuse de voir un huguenot sur le trône de France malgré sa promesse solennelle de se faire instruire dans la religion catholique.
Ce n’est qu’en 1593, à la suite notamment des victoires d’Henri de Navarre à Arques (62), le 21 septembre 1589, puis à Ivry (94), le 14 mars 1590, que la noblesse de France se déclare prête à le reconnaître pour roi sous certaines conditions, parmi lesquelles qu’il se convertisse au catholicisme.
Finalement, prêt à tout pour diriger le royaume et après de longues tergiversations, le 25 juillet 1593, en l’église abbatiale de Saint-Denis (93), il abjure solennellement le protestantisme et fait profession de la foi catholique.
C’est à ce moment qu’il aurait prononcé cette phrase fameuse et qui aura vocation à traverser les siècles : "Paris vaut bien une messe !", justifiant ainsi le compromis qu’il venait d'effectuer afin d’obtenir la couronne.
Devenu catholique, Henri IV est ensuite sacré roi de France à la cathédrale de Chartres (28) le 25 février 1594.
Des doutes quant à la sincérité de la conversion d’Henri IV au catholicisme sont en effet permis. Il s’était en effet déjà converti une première fois au catholicisme, en 1572, pour échapper au massacre de la Saint-Barthélémy, avant de retourner à la religion réformée, en 1576. Selon les versions, il se serait même converti au total six fois à la religion catholique.
Dès lors, la formule "Paris vaut bien une messe", qui a perduré jusqu'à nos jours, met en évidence toute la place que les considérations et calculs politiques ont prise dans cette conversion.
Pour l'anecdote, on peut rapprocher cette expression de l'idiotisme animalier néerlandais "Een spiering uitgooien om een kabeljauw te vangen", signifiant "Jeter un petit poisson dans l’eau pour en attraper un plus gros".
Sources : vivreparis.fr, www.caminteresse.fr et anecdoteshistoriques;com
Cette locution adverbiale nous vient du latin "quincunx" ("par cinq").
Et se dit :
d'objets disposés par groupes de cinq, dont quatre aux quatre angles d'un carré (ou d'un rectangle), et le cinquième au centre, comme on le voit sur un dé à jouer :
ou d'un ensemble d'éléments alternant sur deux rangs.
Une disposition "en quinconce" est une disposition répétitive d'éléments, ligne à ligne, où chaque ligne est décalée de la moitié d'un élément par rapport à la ligne qui la précède et à celle qui la suit.
Le motif simple du quinconce est ainsi répété sur l'ensemble des éléments disposés.
Les fruits ronds sont généralement disposés ainsi dans les cageots.
Ainsi :
un quinconce (substantif masculin) est une plantation d'arbres disposés en quinconce ou, par extension : une plantation d'arbres sur plusieurs rangs réguliers,
la formation "en quinconce" était une des tactiques de la légion romaine, évoquée en 1967, par les géniaux Albert Uderzo et René Goscinny dans leur album "Astérix légionnaire,
la disposition "en quinconce" est très utilisée en orfèvrerie,
Musée du Louvre, 1780
elle l'est aussi en héraldique pour représenter des meubles "semés" (sans nombre précis) ; comme par exemple pour un semé de fleurs de lys,
un calcul "en quinconce" est parfois effectué en infographie pour un anticrénelage stochastique,
et un serrage "en quinconce", est un serrage appliqué aux roues de voitures fixées par au moins cinq écrous. On serre d'abord un écrou sur deux, afin d'obtenir une mise en place équilibrée de la roue.
La place des Quinconces à Bordeaux : place principale (une des plus grandes d'Europe), donnant sur la Garonne ;
Il s'agit, étrangement, de la devise nationale - en français - du royaume des Pays-Bas depuis 1815.
C'était en effet, à l'origine, sous la forme "Je maintiendrai Châlon", la devise de Philibert de Chalon-Arlay, qui cède son titre de Prince d'Orange à son neveu René de Nassau à condition, entre autres, qu'il reprenne sa devise.
Celle-ci devient "Je maintiendrai Nassau", puis simplement "Je maintiendrai", lorsque que Guillaume Ier d'Orange-Nassau succède à son cousin René de Nassau.
Gouverneur des provinces de Hollande, Zélande et Utrecht, il conduisit la révolte de son peuple face aux occupants espagnols, et mena les Pays-Bas à l'indépendance. Et est, de ce fait, surnommé "Le père de la patrie" par les Néerlandais.
Dans une lettre de janvier 1565, Guillaume Ier d'Orange-Nassau donna les explications suivantes à sa devise "Je maintiendrai" :
" Je maintiendrai la vertu et noblesse.
Je maintiendrai de mon nom la haultesse.
Je maintiendrai l'honneur, la foy, la loy
de Dieu, du Roy, de mes amys et moy".
À cette époque, Guillaume d'Orange était encore catholique et fonctionnaire du roi Philippe II d'Espagne, mais le premier hémistiche du dernier vers de ce quatrain allait bientôt prendre un sens ironiquelorsque les exactions menées aux Pays-Bas espagnols par le duc d'Albe amenèrent Guillaume à prendre la tête du parti protestant contre les Espagnols dans la guerre de Quatre-Vingts Ans.
Cette devise est également reprise - en français - sous les Armoiries de la monarchie anglaise qui se trouvent dans l'ancien réfectoire de l'École de la Royal Navy à Londres (Angleterre) (Royaume-Uni).
Pour l'anecdote, on l'aperçoit lors du procès du capitaine de voilier marchand Ralls (John Wayne), dans le film d'aventure états-unien "Le réveil de la sorcière rouge", réalisé en 1948 par Edward Ludwig.
En 1565, Guillaume d'Orange était encore catholique et fonctionnaire de Philippe II d'Espagne, mais le premier hémistiche du dernier vers de ce quatrain allait bientôt prendre un sens ironiquelorsque les exactions menées aux Pays-Bas espagnols par le duc d'Albe amenèrent Guillaume à prendre la tête du parti protestant contre les Espagnols dans la guerre de Quatre-Vingts Ans.
La devise "Je maintiendrai Châlon" était celle de Philibert de Chalon-Arlay, qui cède son titre de Prince d'Orange à son neveu René de Nassau à condition, entre autres, qu'il reprenne sa devise.
Celle-ci devient "Je maintiendrai Nassau", puis simplement "Je maintiendrai", alors que Guillaume Ier d'Orange-Nassau succède à son cousin René de Nassau.
Mais "Je maintiendrai" est également la devise de la ville française d'Orange (84).
La fin de l'Histoire est concept philosophique qui trouve sa source dans certaines exégèses des travaux de Hegel, notamment dans les travaux du philosophe français Alexandre Kojève. Il a été remis au goût du jour après la chute du mur de Berlin par le chercheur états-unien Francis Fukuyama, comme terme final de l'Histoire.
Considéré comme l'un des essais les plus importants de la fin du XXe siècle, "La fin de l'Histoire et le dernier homme" ("The end of History and the last man") a en effet été publié en 1992.
L'origine de la notion de "fin de l'Histoire" est régulièrement attribuée à Hegel par certains de ses commentateurs, tandis que le philosophe ne l'aborde jamais de front : plutôt que d'une fin, il s'agit d'un achèvement qui ouvre à une nouvelle période liée à l'essor de la Science.
L'hypothèse de la fin de l'histoire a été reprise au milieu du XXe siècle par le philosophe Alexandre Kojève, qui soutient que l'histoire est d'ores et déjà finie.
L'hypothèse de la fin de l'histoire a été relancée par Francis Fukuyama peu avant la chute du mur de Berlin.
Considérant la fin des dictatures dans la péninsule Ibérique (Salazar, franquisme), en Grèce (dictature des colonels) ou en Amérique latine (juntes) puis le début de l'éclatement de l'Union soviétique dans les années 1970 et 1980, ce chercheur conclut que la démocratie libérale et l'économie de marché n'auront désormais plus d'entraves et que la guerre devient de plus en plus improbable. La démocratie libérale satisfait seule le désir de reconnaissance, qui serait l'essence absolue de l'Homme.
Cette théorie, qui précède de peu celle du choc des civilisations de Samuel Huntington, sera très débattue dans les années 1990.
La locution nominale masculine "L'idiot utile" relève du langage courant.
Et elle est couramment utilisée dans le domaine politique, afin de désigner : une personne, souvent perçue comme naïve,utilisée, instrumentalisée ou manipulée, qui - qu’elle en ait conscience ou non - sert les intérêts d’une faction politique, d’un groupe d’influence, d’un gouvernement ou d’un État hostile, d’un mouvement terroriste, etc., en promouvant et en diffusant leurs idées ou leur propagande aux dépens même de ses propres intérêts.
Ce concept serait apparu dans les années 1920 et se serait développé à partir de 1929, au moment des voyages de propagande du temps de l’URSS.
L’expression elle-même, calque de l’anglais "Useful idiot", fut utilisée pour la première fois aux États-Unis d'Amérique dans un article du New York Times par un journaliste correspondant à Rome (Latium) (Italie), qui l’aurait emprunté de l’italien au journal "L’Umanita" en 1948. Elle fut attribuée à Lénine par des auteurs états-uniens en pleine guerre froide, sans qu’on n’en retrouve aucune trace dans ses écrits ou ses propos rapportés.
L’expression qualifiait à l’origine les Occidentaux sympathisants du communisme qui reprenaient et répandaient, sans grand sens critique, la propagande de l’Union soviétique, à l’image d’Édouard Herriot, revenu d’Ukraine en 1933 et annonçant qu’il n’avait "vu que des gens bien nourris".
ausens propre, au Moyen Âge : un vassal possesseur d'un fief ; une personne faisant serment d'allégeance à un suzerain en échange de la possession d'un fief,
et de nos jours, dans le registre soutenu : une personne entièrement dévouée à une cause, une personne ou un groupe, et comme inféodée à lui.
On dit par exemple : "Kadyrov est l'homme lige de Poutine".
Cette locution nominale est le nom donné aux régions côtières de l'Italie méridionale (Campanie, Calabre, Basilicate, Pouilles) et de la Sicile, où les Grecs avaient fondé de nombreuses cités dans l'Antiquité.