"À longueur de journée" ou "Toute la sainte journée".

Ces deux locutions adverbiales relèvent du langage courant.

Et elles signifient : durant toute la journée, du matin au soir, du lever au coucher du soleil ; sans discontinuer, sans arrêt, constamment.

Elles s'utilisent de manière péjorative, afin de faire état de son exaspération.

  • "À longueur de journée" appartient au langage courant,

On dit par exemple : "Tu pourrais au moins aller chercher le pain et prendre le courrier plutôt que de roupiller à longueur de journée devant la télé".

  • Tandis que "Toute la sainte journée" relève du registre familier et constitue un idiotisme religieux.

On dit par exemple : "L'été, si elle le pouvait, ma femme bronzerait toute la sainte journée".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.larousse.fr

"Un apostolat".

Ce substantif du registre soutenu appartient originairement au vocabulaire religieux et désigne :

  • au sens propre : la mission d'un apôtre c'est à dire la propagation de la foi et la prédication,
  • par extension : toute activité en vue de la diffusion de la foi chrétienne,
  • et au-delà : une activité désintéressée impliquant du dévouement, du zèle et de l'abnégation ; une mission requéeant de l'énergie et du désintéressement.

Source : www.larousse.fr

"Athée", "Athéiste" et "Agnostique".

  • Un "Athée" ou "Athéiste" est une personne adepte de l'"athéisme" ou incroyance religieuse, qui ne croit en aucun dieu et nie son (ou leur) existence.
  • Tandis qu'un "Agnostique" refuse de se prononcer et émet des doutes sur une existance divine, refusant de prendre parti dans les débats métaphysiques.

Source : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Hétérodoxe".

Ce substantif du registre soutenu appartient originairement au vocabulaire religieux et signifie :

  • qui s'écarte de la doctrine officielle, particulièrement dans une église ou une organisation sectaire. Qui soutient des opinions contraires à l'orthodoxie religieuse.
  • et par extension : qui ne se conforme pas aux opinions, aux idées traditionnelles ou communément admises dans un domaine donné. Qui s’écarte de ce qui serait appliqué par le plus grand nombre.

On dit par exemple : "Sa méthode est, je le concède, assez hétérodoxe".

L'antonyme de "hétérodoxe" est "orthodoxe". Et il est davantage connu du fait de l'existence de l'"Église orthodoxe".

Sources : www.cnrtl, wiktionary.org et www.larousse.fr

"Ecclésiastique" et "Un ecclésiastique".

  • "Ecclésiastique" est un adjectif du vocabulaire religieux signifiant "relatif ou relative à une Église, à son clergé".

On parle ainsi de "bien ecclésiastique", de "costume ecclésiastique", de "discipline ecclésiastique", de "hiérarchie ecclésiastique", de "principauté ecclésiastique", de "province ecclésiastique" ou de "tribunal ecclésiastique".

On dit également "ecclésial", "ecclésiale", "ecclésiaux", même si le mot est beaucoup moins connu et, je crois, utilisé.

  • et "Un ecclésiastique" est un substantif signifiant "membre d'un clergé, tel qu'un prêtre ou un pasteur".

Source : wikipedia.org

"Un chérif" et "Un shérif".

Ces deux mots parfaitement homonymes (ché-rif) ont des significations bien distinctes :

  • "Un chérif" est :
    • au sens propre : un titre pris par les descendants de Mahomet par sa fille.
    • et, par extension, : un chef ou un prince chez les Maures et les Arabes.

Un chef maure ou "Chérif"

  • Tandis que "Un shérif" ("Sheriff" en anglais) est une personne chargée d'une fonction politique et publique, au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Irlande et même en Inde.
Un sheriff états-unien actuel
Un sheriff états-unien actuel

C'est évidemment ce "Shérif" là que l'on retrouve dans les westerns.

Un shérif états-unien

Source : wikipedia.org

"Une grand-messe".

  • au sens strict, il s'agit d'une messe chantée (par opposition à une "messe basse").

Mais sans vouloir offenser mes lecteurs pratiquants, la formule n'est plus guère utilisée en ce sens.

  • On parle beaucoup plus fréquemment en revanche de "Grand-messe" lorsqu'il s'agit de désigner, par extension, un grand rassemblement autour d'un thème.

  On dit par exemple du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (16), en janvier, qu'il est "la grand-messe de la bande      dessinée francophone".

Ou du salon nautique "Boot" de Düsseldorf (Rhénanie-du-Nord–Westphalie) (Allemagne), en janvier, plus grand du monde salon du genre dans le monde, qu'il est "la grand-messe du nautisme".

"Être dans les vignes du Seigneur".

Cette expression du langage courant mais également, me semble-t-il du registre désuet, signifie, depuis la fin du XVIIe siècle, "être ivre".

La formule "vignes du Seigneur" désigne avec indulgence l’état d’ébriété, l’ivresse due à l’alcool.

Et elle fait référence à une vigne souvent évoquée dans l’Ancien Testament, plantée par Yahvé et symbolisant le peuple d’Israël.

L’image est reprise dans le Nouveau Testament (Mathieu 20-21), Jésus comparant le Royaume de Dieu à une vigne dont les chrétiens sont les vignerons

Source : wikipedia.org

"Dominical", "Dominicale", "Dominicaux" et "Dominicales".

Ces jolis adjectifs relèvent du registre soutenu.

Et ils qualifient ce qui se rapporte au dimanche.

On parle ainsi du "repos dominical" ou d'une "émission dominicale".

Il s'agit d'un héritage du latin "dominus" ("maître"), le dimanche étant autrefois "le jour du Seigneur", consacré à Dieu.

"Une grenouille de bénitier".

J'adore cette formule du registre familier qui désigne une personne, le plus souvent de sexe féminin, fervente adepte des pratiques religieuses chrétiennes et plus particulièrement de la messe dominicale.

Cette expression vient du fait que les grenouilles vivent toujours près d’une mare. Le bénitier étant la vasque située à l'entrée de l'église et dans laquelle se trouve l’eau bénite, on compare les personnes passant leur temps à l’église à des grenouilles ayant un besoin presque vital de cette eau.

Source : wiktionary.org

"Nom de Dieu" !

Cette interjection en forme d'idiotisme religieux constitue un juron blasphématoire exprimant la colère.

Il nomme en effet expressément "Dieu", que la tradition chrétienne interdit de nommer en dehors de la prière, ce qui constitue par conséquent un blasphème.

Cette expression possède de ce fait de très nombreux équivalents non sacrilèges tels que par exemple : "Nom d’un chien !", "Nom d’une pipe !", "Nom d'une pipe en bois !" ou "Nom d’un petit bonhomme !", "Nom de nom !", "Nom de Zeus !", etc.

Contrepèterie : "Les bonnes soeurs se lèvent au couchant et se passent facilement de pain jusqu'aux matines".

Réponse
« Les bonnes soeurs se lèchent au couvent et se passent facilement de pine jusqu’aux mâtin. »

Vous pensez ne pas savoir ce sont les matines... : mais rappelez-vous donc cette célèbre contine enfantine, "Frère Jacques" !