Ce substantif féminin pluriel est issu du latin "Faeces", pluriel de "Faex" signifiant "Résidu".
Et il désigne, selon le contexte :
les excréments solides de l’homme ou des animaux, formés des résidus de la digestion.
Issus du tube digestif, ils sont expulsés par l'anus lors de la défécation, et constitués de substances ou particules non assimilées et d'une masse de micro-organismes.
Des fèces humaines (excréments)Des fèces (excréments) de chevreuilDes fèces (excréments) de sanglier
dans le domaine de la pharmacie (registre désuet) : le sédiment qui reste au fond d’un liquide trouble, après qu’on l’a laissé reposer.
et dans le domaine de la vitrerie : les dépôts qui se forment au fond des barriques d’huile, et que l’on employait pour faire le mastic.
Autrement dit, en langage courant : sans microbes.
et au sens figuré, comme dans le titre de cet article : édulcoré.
Il est donc parfaitement adapté pour qualifier les propos de nos hommes et femmes politiques, de plus en plus édulcorés, politiquement corrects, faits de formules toutes faites, que je dénonce régulièrement dans ma collection d'articles consacrés à la novlangue.
Cet adjectif du langage courant possède plusieurs significations fort différentes, puisqu'il qualifie :
ausens propre:
qui est mêlé de graviers, qui contient du gravier (une "terre graveleuse", un "terrain graveleux", voire - par analogie - des "lentilles graveleuses" ou des "petits pois graveleux"),
par extension : dont la chair contient de petits corps durs, pour un fruit (une "poire graveleuse"),
et, dans le domaine médical : qui est relatif à la gravelle ; qui contient des gravelles (une "urine graveleuse", un "rein graveleux"),
et ausens figuré : qui est d'un caractère licencieux, proche de l'obscénité (une "anecdotegraveleuse", une "histoire graveleuse", un "proposgraveleux").
Ces deux substantifs féminins du registre désuet désignent :
"Une gravelle" : une concrétion rénals granuleuss plus petits qu'un calcul, ordinairement de la grosseur d'une tête d'épingle,
et "La gravelle" : par métonymie, la maladie caractérisée par la formation de ces concrétions, dont l'élimination peut causer de vives douleurs. Que l'on appelle désormais "la lithiase rénale".
Ce substantif féminin du registre soutenu désigne :
l'état de ce qui est réduit en poudre ou en très fines particules,
De la farine de blé
par métonymie, au pluriel : de fines particules,
par analogie : l'état de ce qui est perçu comme étant pulvérisé ou en poudre,
le caractère poussiéreux, l'état d'une chose couverte de poussière,
et, dans le domaine médical : l'état des narines se caractérisant par une sécheresse de la muqueuse et l'accumulation de poussières sur les poils, observé lors d'affections fébriles graves ("pulvérence des narines" ou "pulvérence nasale").Source : www.cnrtl.fr
Ces deux substantifs masculins du registre soutenu possèdent des significations relativement distinctes :
"Un bibliophile" est en effet une personne qui aime les livres ; qui recherche et conserve les livres rares et précieux.
Pas forcément les jolies reliures ou les livres très anciens. Il peut par exemple s'agir de premières éditions, d'éditions à tirages limités ou de livres dédicacés.
Le bibliophile est atteint d'une passion appelée "La bibliophilie".
tandis que "Un bibliomane" est une personne accumulant les livres de façon déraisonnable, que ce soit en terme de quantité ou de finances.
Au point que cela puisse éventuellement nuire à la qualité de sa santé ou de ses relations sociales.
Le bibliomane est atteint d'un TOC (Trouble Obsessionnel Compulsif) appelé "La bibliomanie".
Personnellement, je n'ai par exemple jamais déballé un livre acheté sous plastique scellé, même après plus de 30 ans. Et je n'ai, de toutes façons, de manière générale, pratiquement lu aucun de mes livres, de crainte de les abîmer, préférant emprunter un exemplaire en bibliothèque ou aimablement prêté par l'un de mes libraires...
Cette expression en forme d'idiotisme médical relève du registre familierlorsque l'on utilise le verbe "moquer" et du registre vulgaire lorsque l'on utilise le verbe "foutre".
On l'utilise couramment, au sens figuré, pour signifier qu'une personne ou une entité se permet de reprocher à autrui une chose qui la caractérise elle-même.
On dit par exemple : "L'opposition reproche au gouvernement d'agir sans informer la population : c'est vraiment l'hôpital qui se moque de la charité !".
Ou : "Tu oses m'accuser d'égoïsme, toi : c'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité !".
Cette expression constitue une variante de l’expression lyonnaise "C’est la Charité qui se moque de l’Hôpital", attestée à partir de 1865 et tombée en désuétude. L’hospice de la Charité (détruit en 1933) et l’Hôtel-Dieu - couramment appelé "l’Hôpital" - étaient en effet deux grands hôpitaux lyonnais, proches de la place Bellecour, qu’opposait une rivalité de prestige.
L'hôtel-Dieu de Lyon (69)L'hôpital de la Charité, à Lyon (69)