"Une belle-fille" et "Une bru".

Ces deux substantifs féminins du langage courant ne désignent absolument pas la même chose :

  • "Une belle-fille" est :
    • dans le langage courant : la fille d'un conjoint (ou d'une conjointe), issue d'une précédente union.

On dit par exemple : "Mon époux a eu ma belle-fille avec sa première épouse dix ans avant que nous ne nous rencontrions".

    • ou, dans le registre familier : l'épouse de son propre fils.

On dit par exemple :"Mon fils et ma belle-fille viennent me voir chaque dimanche".

  • tandis qu'"Une bru" est l'épouse de son propre fils.

On dit par exemple : "Mon fils et ma bru m'ont donné de superbes petits enfants".

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à "Un beau-fils" et "Un gendre".

Source : wikipedia.org

"Un beau-fils" et "Un gendre".

Ces deux substantifs masculins du langage courant ne désignent absolument pas la même chose :

  • "Un beau-fils" est :
    • dans le langage courant : le fils d'un conjoint (ou d'une conjointe), issu d'une union précédente.

On dit par exemple : "Mon épouse a eu mon beau-fils avec son premier époux dix ans avant que nous ne nous rencontrions".

    • ou, dans le registre familier : l'époux de sa propre fille.

On dit par exemple : "Ma fille et mon beau-fils vont m'aider à ranger mon grenier".

  • tandis qu'"Un gendre" est l'époux de sa propre fille.

On dit par exemple : "Ma fille et mon gendre m'ont donné de superbes petits enfants".

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à "Une belle-fille" et "Une bru".

Source : wikipedia.org

On n'écrit pas : "Il y a un an mon grand-père mourrait", "Mon époux mourait de jalousie s'il savait cela", "Je mourrais d'ennui à l'école" ni "Je mourai d'ennui sans internet" !

Mais :

  • "Il y a un an mon grand-père mouRait" !

Avec un seul "r", car il s'agit du présent de l'indicatif imparfait.

  • "Mon époux mourRait de jalousie s'il savait cela" !

Avec deux "r", car il s'agit du conditionnel présent.

  • "Je mouRais d'ennui à l'école.

Avec un seul "r", car il s'agit - là aussi - du présent de l'indicatif imparfait.

  • et : "Je mourRai d'ennui sans internet" !

Avec deux "r", car il s'agit du futur simple de l'indicatif.

Il s'agit là d'exceptions à la fameuse règle qui veut que le verbe "mourir" ne prenne qu'un seul "r", par opposition au verbe "nourrir" qui en prend deux.

"Plonger dans des abîmes de perplexité" ou "Plonger dans un abîme de perplexité".

J'aime beaucoup cette jolie locution verbale du registre soutenu qui signifie, au sens figuré : confronter à une indécision, une hésitation, une incertitude sans limites, insondable sur ce que l'on doit faire ou penser.

On dit par exemple : "La capacité des adolescents actuels à passer des journées entières les yeux rivés sur l'écran de leur téléphone portable me plonge dans des abîmes de perplexité".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Un solde", "Une solde" et "Les soldes".

Il s'agit de trois substantifs homophonographes mais totalement différents :

  • "Le solde" ou "Un solde" désigne en effet :
    • la différence positive (solde "débiteur") ou négative (solde "créditeur") entre le total du débit et le total du crédit d'un compte.

On parle par exemple du solde d'un compte bancaire ou d'un compte fournisseur.

    • ou le reliquat d'une somme à payer.

On parle par exemple du solde de tout compte, lorsqu'un contrat de travail est rompu.

  • tandis que "La solde" ou "Une solde" désigne : le traitement d'un militaire (sa "paye").
  • et que "Les soldes" ou "Des soldes" désignent :
    • une vente de marchandises à prix réduit pour cause de dépréciation, liquidation, etc., ou à certaines époques de l'année.
    • ou ces marchandises elles-mêmes.            .

Ce mot peut exister au singulier mais de façon rarissime.

Source : www.larousse.fr

"Impair" et "Un impair" ou "Commettre un impair".

Comme c'est souvent le cas, je plains mes amis étrangers ou nos jeunes enfants, pour qui "Un impair" doit évidemment être... "Un nombre impair".

Eh non ! Car - comme cela est parfois le cas en français - l'adjectif ("Impair") et le substantif ("Un impair") revêtent des significations fort différentes :

  • "Impair" est un adjectif du langage courant qualifiant :
    • les chiffres et nombres non divisible par deux, tels que un, trois, cinq, sept, neuf, onze, etc.
    • les organes uniques dans l'organisme n'ayant pas de symétrique, tels que le coeur, l'estomac, le foie, etc.
    • ce qui est en nombre impair ; ou est exprimé par un nombre, un chiffre impair.

Une année "impaire" n'est jamais bissextile.

    • ou le côté d'une rue ayant des numéros impairs.
  • tandis que "Un impair" est un substantif du registre soutenu désignant : une maladresse choquante ou préjudiciable ; un manque de tact, de goût.

On dit par exemple : "Un voisin de mon père avait commis un impair d'anthologie. Alors qu'il saluait différents amis lors d'une cérémonie du 11 novembre, il demande à l'un d'eux : "Alors Maurice, toujours en forme ? Et ta femme, toujours... morte ?".

  • "Commettre un impair" : "Commettre" est le verbe idoine, qu'il faut utiliser avec le mot "Impair".

On dit par exemple : "Éviter de commettre un impair lorsque l'on rencontre ses beaux-parents pour la première fois me semble être une priorité".

Source : www.larousse.fr

Les adverbes ou locutions adverbiales applicables au verbe "Aimer", lorsque l'on parle d'amour à l'égard d'une personne.

Aussi étrange que celui puisse sembler, j'imagine, pour un étranger ou pour un jeune français, seules trois possibilités s'offrent à celui qui souhaite dire "Je t'aime" à une personne qu'il aime d'amour : "À la folie", "Comme un fou" (ou "Comme une folle") ou "Pour la vie".

  • "Je t'aime à la folie", "Je t'aime comme un fou" (ou "Comme une folle") ou "Je t'aime pour la vie" sont en effet des formules suffisamment fortes pour être équivalentes au simple "Je t'aime", lequel correspond en français à un sentiment extrêmement puissant et se suffit normalement à lui-même.

Toutes les autres formules, signifient qu'en réalité on n'aime pas vraiment d'amour...

  • Ainsi, dire "Je t'aime bien", "Je t'aime beaucoup" et même "Je t'aime énormément" sont au fond des équivalents de "Je t'apprécie" ou "Je suis très attaché à toi", mais en aucune façon... "Je t'aime" d'amour.

 

"Ne pas manger de pain" ou "Ça ne mange pas de pain".

Cette curieuse locution verbale du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers.

Elle signifie, au sens figuré, selon le contexte :

  • cela n'aura pas de conséquences bien importantes, cela ne peut guère nuire, cela ne fait pas prendre de grands risques.

On dit par exemple : "Pour le mois d'août je ne vais remplacer que deux de mes quatre salariés en vacances ; ça ne mange pas de pain".

  • ou : cela ne nécessite pas de grosses dépenses, cela ne demande pas beaucoup d'efforts.

On dit par exemple : "Mon neveu veut se lancer dans le commerce. Je lui ai promis de parler de lui à mes clients et fournisseurs ; cela ne mange pas de pain".

Ou : "Appeler tes grands-parents de temps à autres leur ferait plaisir. Et ça ne mange pas de pain".

Le pain étant en effet autrefois la base de l'alimentation et donc quelque chose de vital, dire "Ça ne mange pas de pain" revenait à dire : cela ne grève pas trop le buget, ne devrait pas nous mettre en péril ou avoir des conséquences fâcheuses.

Nota bene : cette expression "Ne pas manger de pain" ne doit surtout pas être confondue avec l'expression "Ne pas manger de ce pain là".

Sources : wiktionary.org et www.cnews.fr

"Le proto" et "Un proto".

Ces deux mots homophonographes sont des apocopes de substantifs masculins :

  • et "Un proto", c'est un prototype (registre familier).

C'est à dire :

    • autrefois : le modèle original, l'étalon, l'original (d'un objet à reproduire) (registre désuet),
    • par analogie : le modèle, l'exemple parfait.

On dit par exemple : "Ce type est le prototype du casse-pied".

Le MAVERIC (Model Aircraft for Validation), un prototype d'aile volante Airbus, présenté le 11 février 2020
Le MAVERIC (Model Aircraft for Validation), un prototype d'aile volante Airbus, présenté le 11 février 2020
    • et dans l'industrie : le premier exemplaire, le premier modèle réel d'un objet, d'une machine, d'un véhicule, établi afin de le mettre au point, avant d'entreprendre la fabrication en série.

Sources : wiktionary.org, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Messieurs-dames" ou "Ces messieurs-dames".

  • "Messieurs-dames" est un substantif masculin pluriel du langage courant employé pour s'adresser à un groupe au sein duquel se trouvent au moins un homme et une femme.

On dit par exemple : "Par ici messieurs-dames !" ou "Nous allons fermer, messieurs-dames".

  • Même chose pour la locution nominale "Ces messieurs-dames".

On dit par exemple : "Si ces messieurs-dames veulent bien se donner la peine d'entrer".

Dans les deux cas, la formule "Messieurs-Dames" - très utilisée - est plutôt informelle tout en étant courtoise.

Et son équivalent formel est "Mesdames, mesdemoiselles, messieurs".

Sources : www.cnrtl.fr et french.stackexchange.com

"Qu'as-tu fait de beau ?" et "Qu'avez-vous fait de beau ?", "Que faisais-tu de beau ?" et "Que faisiez-vous de beau ?", "Que fais-tu de beau ?" et "Que faites-vous de beau ?", "Que feras-tu de beau ?" et "Que ferez-vous de beau ?" ou "Que vas-tu faire de beau ?" et "Qu'allez-vous faire de beau ?".

Dans toutes ces différentes locutions verbales interrogatives du registre familier, la précision "de beau" ne revêt absolument aucune signification particulière.

Ces deux petits mots ne sont là - me semble-t-il - que pour minorer l'aspect potentiellement indiscret des questions, qui pourraient parfois et même souvent - sans ce petit ajout - sembler un peu abruptes à la personne à laquelle elles sont adressées.

Et se révèlent donc absolument essentiels, puisque c'est leur présence dans la formulation de votre question qui va vous éviter de vous entendre rétorquer : "Ça te regarde ?", "Tu es de la police ?" ou "Qu'est-ce que cela peut bien vous faire ?".

On dit donc simplement :

  • Au passé :
    • "Qu'as-tu fait de beau ?" pour éviter de dire "Qu'as-tu fait ?",
    • "Qu'avez-vous fait de beau ?" pour éviter de dire "Qu'avez-vous fait ?",
    • "Que faisais-tu de beau ?" pour éviter de dire "Que faisais-tu ?",
    • et "Que faisiez-vous de beau ?" pour éviter de dire "Que faisiez-vous ?".
  • Au présent :
    • "Que fais-tu de beau ?" pour éviter de dire "Que fais-tu ?",
    • et "Que faites-vous de beau ?" pour éviter de dire "Que faites-vous ?".
  • et au futur :
    • "Que feras-tu de beau ?" pour éviter de dire "Que feras-tu ?",
    • "Que ferez-vous de beau ?" pour éviter de dire "Que ferez-vous ?",
    • "Que vas-tu faire de beau ?" pour éviter de dire "Que vas-tu faire ?",
    • et "Qu'allez-vous faire de beau ?" pour éviter de dire "Qu'allez-vous faire ?".

Il s'agit naturellement là de formes purement idiomatiques que je ne vous conseille surtout pas d'aller essayer de traduire de manière littérale dans quelque autre langue que ce soit !