"Cessation" et "Sécession".

  • En termes de signification :
    • "Une cessation", c'est le fait de prendre fin, de cesser, de s'arrêter ou d'être suspendu.

On parle par exemple de "cessation des hostilités" pour un conflit ou de "cessation de paiement" pour une entreprise en difficulté.

    • tandis que "Une sécession", c'est un acte politique par lequel la population d'un territoire se sépare volontairement d'un État ou d'une fédération par voie pacifique ou violente, pour se constituer en État indépendant ou pour s'unir à un autre.

Ce fut par exemple le cas des états du Sud des États-Unis d'Amérique lors de la "Guerre civile américaine", que nous dénommons ici... "Guerre de Sécession".

  • Mais les enfants ou nos amis étrangers se demandent bien pourquoi ces deux mots s'écrivent de manière si différente !

Et pas, par exemple, : "Séssassion" et "Cessetion" ?

 

On n'écrit pas : "Mourrir" ni "Nourir" !

Mais : "MouRir" et "NouRRir" !

Il est extrêmement facile de s'en souvenir puisqu'il suffit de retenir le petit moyen mnémotechnique suivant :

  • on ne peut mourir qu'une seule fois (donc un seul "r" à "MouRir"),
  • tandis que l'on doit se nourrir deux fois par jour (donc deux "r" à "NouRRir").

Il existe toutefois des formes conjuguées du verbe "Mourir" qui comportent deux "r" :

  • l'indicatif imparfait,
  • le conditionnel présent,
  • et le futur simple de l'indicatif.

"Indissolublement lié à" et "Indissociable de".

J'aime beaucoup cette locution adverbiale et cet adjectif du registre soutenu, qui signifient respectivement :

  • "lié selon des liens que l'on ne peut défaire, délier" ; la formule s'utilisant aussi bien au sens propre qu'au sens figuré.

On dit par exemple : "La carrière de l'acteur états-unien Yul Brynner est indissolublement liée à son rôle de son rôle du roi de Siam dans Le roi et moi".

  • "qu'il est impossible de dissocier" (ou parfois "qui ne peut pas être séparé en plusieurs parties").

On dit par exemple : "La carrière de l'acteur états-unien Yul Brynner est indissociable de son rôle de son rôle du roi de Siam dans Le roi et moi".

Découvrez pourquoi il vaut mieux dire "Fainéant" que "Feignant".

Ces deux mots qui peuvent aussi bien être des adjectifs que des substantifs désignent ou s'appliquent à une personne qui ne fait rien, qui ne veut rien faire.

  • "Fainéant" (langage courant) se serait formé à partir de la contraction entre la forme verbale du verbe "Faire" "fait" et le mot "néant" : qui ne fait rien.

Et l'on a historiquement surnommés "rois fainéants" les derniers rois mérovingiens, qui ont abandonné l’exercice du pouvoir et leurs charges aux "maires du palais".

  • "Feignant" (registre populaire) est le participe présent du verbe "Feindre", et désigne à l’origine quelqu’un qui fait semblant de mettre du coeur à l’ouvrage.

Comme sa prononciation est assez proche de "Fainéant", le mot a peu à peu pris le sens de ce dernier : quelqu'un qui ne fait rien.

Cette graphie, bien que plus ancienne que "Fainéant", est cependant jugée être d’un usage plus populaire.

Source : www.lalanguefrancaise.com

Ne pas confondre : "Hic" et "Hic !".

  • "Hic" est un mot latin que l'on retrouve dans la locution "Hic est quaestio" signifiant "Là est la question".

Il désigne en français le noeud d'une affaire ou d'un problème, sa principale difficulté.

On l'emploie dans le domaine juridique, en marge d’un acte, pour attirer l’attention sur un point important.

Ou dans les expressions du langage courant : "Voilà le hic", "C'est là le hic" ou "Le hic c'est que".

  • Tandis que le mot "Hic !" est une onomatopée évoquant le hoquet ou l'absorption excessive d'alcool !

Source : wiktionaty.org

Attention à ne pas confondre : "Nyctémère" ou "Nycthémère" et "Nique ta mère !" !

  • "Un nyctémère" (ou "Un nycthémère") est une période de 24 heures comprenant une nuit et un jour. Ou un cycle biologique de 24 heures correspondant à une nuit et un jour.
  • tandis que "Nique ta mère !" est une locution interjective du registre argotique symbolisant, selon le cas, :
    • une insulte à l'adresse de son interlocuteur, prié d'aller connaître bibliquement l'auteure de ses jours.

On dit par exemple : "Monsieur, vous avez gravement contrevenu à la règlementation relative au franchissement d'un passage piéton, veuillez avoir l'obligeance de me présenter une pièce d'identité". "Nique ta mère, espèce de bouffon !" (registre argotique).

    • un refus caractérisé.

On dit par exemple : "Kevin au tableau !". "Ouah l'aut' hé : nique ta mère !" (registre argotique).

    • ou un juron de dépit, certes aussi violent que grossier, mais pas forcément destiné à la personne à qui l'on parle ; à l'instar de "Putain !" par exemple.

On dit par exemple : "Nique ta mère ! I' z'ont pu d'clopes non plus dans c'te rade !" (registre argotique).

Pourquoi dit-on : "Un passage clouté" pour désigner "Un passage piéton" ?

Passage clouté

Tout simplement parce que ce type de passage protégé, aujourd'hui symbolisé par des marques blanches rectangulaires parallèles à l'axe de la chaussée, était originellement signalé par deux rangées de très gros clous bombés d’environ 10 cm de diamètre, dont la tige était calée entre les pavés, ou enfoncés dans le revêtement de la chaussée.

Introduits en Suisse en 1932, ils ont ensuite été progressivement remplacés, à partir des années 1960, par des bandes jaunes ou blanches peintes sur le sol, avant de prendre leur forme actuelle.

Je trouve personnellement très étonnant que la locution "Passage clouté" perdure de nos jours, un demi-siècle après la disparition de ce type de passage protégé du paysage urbain.

Et ce alors même qu'ils n'ont - après tout - pas existé plus de quelques dizaines d'années, au grand maximum.

Plus surprenant encore, me semble-t-il, la fréquence avec laquelle une grande partie de la population continue d'utiliser ces locutions verbales du registre familier que sont "Être dans les clous" ou "Rester dans les clous" et "Être hors des clous" ou "Sortir des clous" !

"Bonjour, bonsoir".

Cette formule du langage courant s'utilise lorsque l'on évoque de simples relations de voisinage ou de travail, ne dépassant pas le stade du "Bonjour" et du "Bonsoir" quotidiens, que s'adressent les personnes se connaissant simplement "de vue".

On dit par exemple : "Vous savez, monsieur l'inspecteur, je ne le connaissais guère. Bonjour, bonsoir, rien de plus".

"Quotidien", "Quotidienne", "Quotidiennement" ou "Quotidienneté".

  • l'adjectif "Quotidien" ou "Quotidienne" (langage courant) qualifie ce qui se fait chaque jour, relève de la vie de tous les jours et n'a donc rien d'exceptionnel.

On dit par exemple : "Dans le métro marseillais, les fraudes sont quotidiennes".

  • Par ellipse lexicale", "Un quotidien" est un journal paraissant tous les jours (langage courant).
  • l'adverbe "Quotidiennement" (langage courant) signifie "Chaque jour, tous les jours".

On dit par exemple : "Jean-Pierre Hubert publie quotidiennement au moins 5 articles sur jaimelesmots.com".

  • et le substantif "La quotidienneté" (registre soutenu) désigne ce qui a lieu tous les jours, est habituel et banal.

On dit par exemple : "La quotidienneté des tâches ménagères me pèse".

"Que j'aille".

Cette locution verbale peut avoir deux significations totalement différentes, puisqu'il peut s'agir :

  • du subjonctif présent de la première personne du verbe "Aller".

On dit par exemple : "Il faudrait que j'aille voir ma grand-mère".

  • ou de l'indicatif présent de la première personne du verbe "Ailler", qui signifie garnir ou frotter d'ail.

On dit par exemple : "J'aille ensuite mon gigot avant de l'enfourner".

 

"Un oeil au beurre noir".

Deux yeux au beurre noir

Fort heureusement, il ne s'agit pas d'un plat exotique originaire de contrées barbares, consistant à cuire un oeil au "beurre noir", mais du surnom donné - dans le registre familier - à un hématome sur l'oeil, qui empêche le plus souvent de voir à cause du gonflement de la paupière.

Cette jolie expression imagée ne manque naturellement pas d'interloquer les enfants ou les étrangers, puisqu'elle présente l'étonnante particularité d'être à la fois un idiotisme corporel ("Un oeil"), un idiotisme alimentaire ("au beurre") et un idiotisme chromatique ("noir.") !

On parle également de "Coquard" ou de "Gnon" ("Coup") dans le registre familier.