J’ai rassemblé dans ce chapitre l’ensemble de mes articles consacrés aux noms propres : qu’il s’agisse des noms, prénoms, pseudonymes ou surnoms de personnalités, jusqu’au noms de marques, sociétés ou enseignes, en passant par les noms de lieux, de personnages, de héros, de figures mythologiques ou de dieux.
Nombre total d’articles prévus dans ce chapitre : 9 210
Il s'agit, depuis le 29 août 2005, de l'appellation commerciale du Crédit Lyonnais société anonyme.
Longtemps surnommée "la banque au lion" ou "la banque du lion", cette banque française a été fondée à Lyon le 6 juillet 1863 par François Barthélemy Arlès-Dufour et Henri Germain.
Et acquise par le Crédit Agricole en 2003.
Considérée comme l'un des trois piliers de l'industrie bancaire française, elle fait partie des "Trois Vieilles" avec la BNP Paribas et la Société générale.
Cette stratégie constitant à faire progressivement disparaître le nom même de "Crédit Lyonnais" de son logo et de son appellation commerciale est naturellement intervenue après une invraisemblable série de scandales financiers et d'incendies fortuits de siège et d'archives, qui aura coûté au total à l'État français 14,7 milliards d'euros..., soit 812€ à chaque chaque français !
Or, aussi incroyable que celà puisse paraître pour les personnes de mon âge (je suis né en 1961), qui ne voient pas le temps passer (vous aussi, n'est-ce pas ?), cette mystification aussi ridicule que grossière semble avoir parfaitement réussi, puisque, déjà, aujourd'hui, en 2020, l'immense majorité des jeunes de moins de trente ans semblent apparemment n'établir aucun lien entre le sigle "LCL" et le nom réel de la société, demeuré inchangé : "Crédit Lyonnais" !
Qu'il est donc facile, hélas, de berner ainsi toute une population.
Il s'agit du nom de plume du romancier et auteur dramatique français Georges Moinaux ou Moineau, né le 25 juin 1858 et mort le 25 juin 1929.
Un patronyme familial incertain
Son patronyme semble n'avoir jamais été fixé définitivement. Son grand-père inscrit son fils Joseph (le père de Georges) sous le nom de "Moineau" mais signe "Moinaux". Un oncle, né en 1826, est enregistré sous le nom de "Morinaux" et opte plus tard pour "Moineaux"… Les générations suivantes utiliseront "Moinaux" ou "Moineau" indifféremment, sans que jamais le choix soit signifiant.
Vie privée
Sa compagne, l'actrice Suzanne Berty (13 novembre 1868 - 6 mai 1902), lui donne deux enfants : Lucile-Yvonne Moineau, née en 1893, et André Moineau, né en 1895 et qui consacrera sa vie au théâtre comme acteur et décorateur, sous le nom de Moineau-Courteline.
Il l'épouse en 1902 et rencontre après son décès l'actrice Marie-Jeanne Brécou (1869-1967), qu'il épouse en 1907.
Son oeuvre théâtrale
Georges Courteline est le fils de l'écrivain et auteur de théâtre Joseph Moineaux, connu sous le nom de plume de "Jules Moinaux".
Il fait son service militaire à Bar-le-Duc (55), en 1879, au 13e régiment de chasseurs à cheval, qui lui inspirera quelques-unes de ses satires, telles que "Les Gaîtés de l'escadron" (1886), "La vie de caserne" (1895), "Le 51e chasseurs" (1887), "Le train de 8 heures 47" (1888) ou "Les tire-au-cul : les gaîtés de l'escadron" (1904).
En 1880, il entre comme expéditionnaire au ministère de l'Intérieur, à la Direction générale des cultes, et se met à écrire sous le pseudonyme de "Courteline", afin de ne pas être confondu avec son père, Jules Moinaux.
Dans ses écrits, il dépeint notamment des fonctionnaires grisés par leur statut, des employés revendicatifs.
Son oeuvre la plus célèbre, le roman "Messieurs les ronds-de-cuir" (sous-titré "Tableaux-roman de la vie de bureau") (1893), plusieurs fois adaptée au cinéma et à la télévision, a largement contribué à faire entrer dans la langue française le substantif masculin du registre désuet "un rond-de-cuir" dans son acception désignant un employé de bureau ou un fonctionnaire sédentaire.
Affiche belge du film français "Messieurs les ronds-de-cuir" de Yves Mirande (1936), adapté du roman éponyme de Georges Courteline (1893)Affiche du film français "Messieurs les ronds-de-cuir" de Yves Mirande (1936), adapté du roman éponyme de Georges Courteline (1893)
Son directeur Charles Dumay, un anticlérical convaincu, a des velléités d'auteur dramatique et Courteline le fait bénéficier de ses relations dans la presse pour que celle-ci loue le directeur ; en échange Dumay lui permet d'être peu assidu à son poste et de se consacrer à l'écriture.
Il arrête d'écrire en 1912, gérant les droits que lui rapportent son œuvre théâtrale.
Plusieurs de ses pièces sont adaptées au cinéma.
Affiche du film français "Les gaîtés de l'escadron" de Maurice Tourneur (1932), d'après la pièce de théâtre homonyme de Georges Courteline (1886)Affiche du film français "Le Train de 8h47" de Henry Wulschleger (1934), adapté du roman éponyme de Georges Courteline (1888)
Commandeur de la Légion d'honneur, il reçoit un grand prix de l'Académie française et est élu à l'Académie Goncourt en 1926.
Gravement malade à partir de 1924 (il sera successivement amputé de ses deux jambes, en 1925 puis en 1929), il corrige et annote, de 1925 à 1927, ses Oeuvres complètes.
On a ainsi appelé, des décennies durant, l'officier de marine et explorateur océanographique français Jacques-Yves Cousteau, né le 11 juin 1910 et mort le 25 juin 1997.
Inventeur, écrivain et cinéaste, il est connu pour avoir perfectionné avec Émile Gagnan le principe du scaphandre autonome avec l'invention du détendeur portant leurs noms, pièce essentielle à la plongée sous-marine moderne.
Les films et documentaires télévisés de ses explorations sous-marines en tant que commandant de la Calypso ont rencontré un succès planétaire.
Cinéma
Jacques-Yves Cousteau a participé à la réalisation de plus d'une centaine de films documentaires, dont trois longs-métrages et a obtenu plusieurs récompenses internationales prestigieuses :
"Épaves" (1943), meilleur court métrage au Festival de Cannes 1946,
"Le Monde du silence" (1956), long-métrage coréalisé avec Louis Malle, Palme d'or du Festival de Cannes et Oscar du meilleur film documentaire en 1956,
"Histoire d'un poisson rouge" (1958), réalisé par Edmond Séchan Oscar du meilleur court-métrage de fiction en 1960,
"Le Monde sans soleil" (1964), réalisé par Jacques-Yves Cousteau, Oscar du meilleur film documentaire et Grand prix du cinéma français en 1964,
"Voyage au bout du monde" (1976), troisième et dernier de ses longs métrages, coréalisé avec Philippe Cousteau, son fils.
Livres
Le commandant Cousteau a notamment publié, en 1953, avec Frédéric Dumas le célébrissime "Le monde du silence".
Édition originale de 1953, du livre de Jacques-Yves Cousteau et Frédéric Dumas "Le monde du silence"
Mais également, de 1981 à 1990, avec Philipe Diolé et Yves Paccalet, une série d'une douzaine de livres illustrés parus chez Flammarion, que je collectionnais et dévorais à chaque fois avec passion.
et, avec Dominique Serafini, de 1985 à 1998, aux Éditions Robert Laffont "L'Aventure de l'équipe Cousteau en bandes dessinées", en 17 volumes.
Famille
Le commandant Cousteau a été, du 1er juillet 1937 au 1er décembre 1990, l'époux de l'exploratrice française Simone Melchior, qui l'a accompagné des décennies durant à bord de la Calypso.
Le commandant Jacques-Yves Cousteau et Simone Melchior, sa première épouse, sur la Calypso
Et avec laquelle il a eu deux fils, les plongeurs sous-marins, océanographes et cinéastes français Philippe Cousteau (6 mai 1938) et Jean-Yves Cousteau (30 décembre 1940 - 28 juin 1979).
Le commandant Jacques-Yves Cousteau et ses fils Philippe Cousteau et Jean-Michel Cousteau
Et deux petits-enfants, les militants écologistes franco-états-uniens Alexandra Cousteau (21 mars 1976) et Philippe Cousteau dit "Philippe Cousteau Jr" (20 janvier 1980), les enfants de son fils aîné Philippe.
À la mort de Simone, le 1er décembre 1990, Cousteau attend sept mois pour se remarier, le 28 juin 1991 avec l'hôtesse de l'air Francine Triplet,dont il a déjà deux enfants : Diane Élisabeth, née en 1979 et Pierre-Yves, née en 1981.
Ainsi surnommait-on la verbicruciste Renée David, née en 1892 et décédée le 18 septembre 1938.
Journaliste de formation, elle fut la première mots-croisiste française.
Et elle demeure l'auteure inoubliable, dans les années 1930, de la célèbre définition "Vide les baignoires et remplit les lavabos" ("L'entracte"), souvent injustement attribuée à Tristan Bernard, le romancier et auteur dramatique, célèbre pour ses mots d'esprit.
Il s'agit des noms germanisé et américanisé, anglicisé ou francisé de l'acteur tchèque Karel Lamac, né le 27 janvier 1997 et mort le 2 août 1952.
Il débute dans le cinéma pendant la Première Guerre mondiale, en réalisant des reportages en Allemagne. C'est dans ce pays qu'il est remarqué et commence sa carrière d'acteur en 1918.
Vedette du muet, il est recherché pour des rôles de séducteur et mène en parallèle une activité de directeur technique, tout en écrivant des scénarios.
Il devient le compagnon de l'actrice tchèque Anny Ondra - la première "blonde hitchcockienne" de l'histoire du cinéma - avec laquelle il partage souvent l'affiche.
En 1930, ils fondent ensemble, en Allemagne, la société de production Ondra-Lamac-Film.
Leur séparation et le mariage de l'actrice avec le boxeur allemand Max Schmeling, en 1933, n'entame pas leur collaboration professionnelle ; ils continuent à tourner ensemble et leur société produira jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
L'arrivée du cinéma sonore va faire évoluer la carrière de Karel Lamac, qui se tourne vers la réalisation.
Avec l'arrivée au pouvoir du nazisme, il préfère tourner à l'étranger, aux États-Unis, en Angleterre et en France, où il réalise des versions anglaises ou françaises de ses films tchèques.
Avec la Seconde Guerre mondiale, Lamac quitte la Tchécoslovaquie, pour gagner les Pays-Bas, puis le Royaume-Uni.
Après la guerre, il reprend sa carrière de réalisateur en 1947 en France, puis en Allemagne et aux États-Unis d'Amérique.
La guillotine est une machine de conception française, inspirée d’anciens modèles de machines à décapitation.
Échafaud, place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), à Paris (75)
Elle fut utilisée en France pour l’application officielle de la peine de mort par décapitation, à partir du 25 avril 1792, puis dans certains cantons de Suisse, en Grèce, en Suède, en Belgique et en Allemagne.
La mort du roi Louis XVI, le 1 janvier 1793, place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), à Paris (75)
Dans notre pays, une guillotine fonctionna pour la dernière fois le 9 septembre 1977, à la prison des Baumettes, à Marseille (13), pour découper en deux le manutentionnaire tunisien Hamida Djandoubi.
Triple exécution de Valence du 23 septembre 1909 : Octave-Louis David, Pierre-Auguste Berruyer et Urbain-Célestin Liotard, appartenant tous les trois à la bande armée des "Chauffeurs de la Drôme", qui ravage la campagne valentinoise de 1905 à 1908.
Avant d'être définitivement remisée, après l’abolition de la peine de mort, le 18 septembre 1981, au Centre pénitentiaire de Marseille (13).
Noms successifs
La guillotine tient son nom du député, médecin et secrétaire de l'assemblée nationale constituante Joseph-Ignace Guillotin, qui - appuyé par Mirabeau - la fait adopter dans les tout premiers temps de la Révolution française.
Le docteur Joseph-Ignace Guillotin
Mais la machine fut d'abord appelée "Louison" ou "Louisette", en référence au nom du docteur Antoine Louis, son concepteur. Chirurgien militaire, celui-ci était secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie et fût l'un des contributeurs à l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert pour les articles consacrés à la chirurgie.
Le docteur Antoine Louis
Ou encore "La mirabelle", en référence à Mirabeau.
Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau
Et "La machine à Guillotin".
Mais c'est le terme de "La guillotine" qui s’imposa rapidement, promu de manière ironique par le journal royaliste "Les actes des apôtres".
Une chanson contribua à attacher à cette machine le nom de Guillotin pour la postérité.
Elle avait pour titre : "Sur l’inimitable machine du médecin Guillotin propre à couper les têtes et dite de son nom Guillotine".
Et pour dernier couplet :
"Le romain Guillotin
Qui s’apprête,
Consulte gens de métier Barnave et Chapelier,
Même le Coupe-tête
Et sa main
Fait soudain
La machine,
Qui simplement nous tuera
Et que l’on nommera
Guillotine".
Un progrès médical
Le 1er décembre 1789, le docteur Guillotin demande que "la décapitation fût le seul supplice adopté et qu'on cherchât une machine qui pût être substituée à la main du bourreau". L’utilisation d’un appareil mécanique pour l’exécution de la peine capitale lui paraît une garantie d’égalité, qui devait, selon lui, ouvrir la porte à un futur où la peine capitale serait finalement abolie.
Guillotin plaidait ainsi en faveur de son projet : "Avec ma machine, je vous fais sauter la tête en un clin d’œil, et vous ne souffrez point. La mécanique tombe comme la foudre, la tête vole, le sang jaillit, l'homme n'est plus".
Et, de fait, selon les experts médicaux, la section de la moelle épinière entraîne une perte de connaissance instantanée.
La proposition de Guillotin vise également à supprimer les souffrances inutiles. En effet, jusqu’alors, l'exécution de la peine capitale différait selon le forfait et le rang social du condamné : les nobles étaient décapités au sabre, les roturiers à la hache, les régicides et criminels d'État écartelés, les hérétiques brûlés, les voleurs roués ou pendus, les faux-monnayeurs... bouillis vifs dans un chaudron.
L'idée de Guillotin est adoptée en 1791 par la loi du 6 octobre qui dispose que "la peine de mort consistera dans la simple privation de la vie, sans qu'il puisse jamais être exercé aucune torture envers les condamnés" et que "tout condamné à mort aura la tête tranchée" (la fameuse phrase de l'article 12 du Code pénal, déclamée sur tous les tons, en 1938, par le génial Fernandel, dans "Le Schpountz" de Marcel Pagnol).
L’appareil, inspiré d’anciens modèles de machines à décapitation existant depuis le XVIe siècle, est mis au point en 1792 par le chirurgien militaire Antoine Louis.
Après plusieurs essais sur des moutons puis trois cadavres à l'Hospice de Bicêtre le 15 avril 1792, la première personne guillotinée en France fut un voleur, du nom de Nicolas Jacques Pelletier, le 25 avril 1792.
Ce substantif masculin désigne en France, depuis 2012 : un jeune restant sobre en boîte de nuit afin de pouvoir ramener ses amis en voiture.
Cette année-là, en effet, la DSCR (Délégation à la Sécurité et à la Circulation Routières), devenue DSR (Délégation à la Sécurité Routière) en 2017, avait organisé une vaste et lamentable campagne publicitaire destinée aux jeunes et ayant pour objectif la lutte contre les accidents de la route mortels causés par l'abus d'alcool.
Avec les pitoyables devises : "Si t'as pas de Sam, t'as le seum" et "Si t'as un Sam, t'as le swag".
Il s'agit de l'ancien surnom, des années 1980 aux années 2000, environ, du Crédit Lyonnais société anonyme, désormaisdavantage connu sous le nom de sa nouvelle appellation commerciale de "LCL".
Les années 1980 ont vu fleurir de nombreux documents promotionnels arborant le personnage de jeune lion devenu la mascotte de la société : peluches, porte-clés, autocollant, etc.
Porte-clés publicitaire des années 1980 avec une figurine du lion mascotte du Crédit Lyonnais
Et même un disque 45t reprenant la chanson "Parole de lion"...
Moins de 40 ans plus tard, il est malheureusement presque impossible d'en trouver la trace sur internet.
Il s'agit des différents surnoms ou noms donnés à l'exploratrice française Simone Melchior, la première épouse du commandant Jacques-Yves Cousteau, née le 19 janvier 1919 et morte d'un cancer le 1er décembre 1990.
Simone Melchior, sa première épouse, et le commandant Jacques-Yves Cousteau
Première femme à plonger avec un scaphandre Cousteau-Gagnan, elle est aux côtés de son mari durant la plupart de ses aventures sous-marines, sans toutefois jamais apparaître dans la série de documentaires télévisés "L'Odyssée sous-marine de l'équipe Cousteau".
Le commandant Jacques-Yves Cousteau et Simone Melchior, sa première épouse, sur la Calypso
Affectueusement et respectueusement surnommée "la bergère" par les membres de l'équipage de la Calypso, le navire océanographique de son époux, elle était un peu l'âme de ce navire, sur lequel elle a passé davantage de temps que lui.
Elle est la mère des plongeurs sous-marins, océanographes et cinéastes français Philippe Cousteau (6 mai 1938) et Jean-Yves Cousteau (30 décembre 1940 - 28 juin 1979).
Le commandant Jacques-Yves Cousteau et ses fils Philippe Cousteau et Jean-Michel Cousteau
Et la grand-mère des militants écologistes franco-états-uniens Alexandra Cousteau (21 mars 1976) et Philippe Cousteau dit "Philippe Cousteau Jr" (20 janvier 1980), les enfants de son fils Philippe.
Il s'agit de l'homme politique états-unien Robert Strange McNamara, né le 9 juin 1916 et mort le 6 juillet 2009.
On se souvient principalement de lui comme ayant été le secrétaire à la Défense états-unien des années 1960 et de la guerre du Vietnam.
Et pour cause : il est l'homme politique américain resté le plus longtemps en fonction à ce poste, de 1961 à 1968, sous les présidences successives de John F. Kennedy et de Lyndon B. Johnson., respectivement 35e et 36e présidents des États-Unis d'Amérique.
Il avait auparavant été le premier président de la Ford Motor Company à ne pas être un membre de la famille.
Et est ensuite devenu président de la Banque mondiale, de 1968 à 1981.
"L'homme au bonnet rouge" est en effet le surnom en forme d'idiotisme textile et d'idiotisme chromatique donné au commandant Jacques-Yves Cousteau, que l'on voyait presque toujours coiffé de la sorte dans les différents films de la série de documentaire télévisés "L'Odyssée sous-marine de l'équipe Cousteau" (1968-1976).
Si ce célèbre explorateur a ainsi porté une bonne partie de sa vie un bonnet rouge, c'était en référence aux anciens bagnards de Toulon (13), des 18e et 19e siècle, parmi lesquels on désignait - par peur du risque - des "volontaires" pour des interventions dangereuses réalisées en scaphandres dits "pieds lourds" ou "à casque".
Les prisonniers portaient en effet des bonnets de laine sous leurs bonnets en caoutchouc, afin d'amortir les coups de tête qu'ils donnaient dans le clapet anti-retour de leur casque pour augmenter le débit d'air.
Et c’est pour différencier ces détenus des autres hommes, sur les ports et les bateaux, qu’on leur a imposé le port de bonnets de couleur rouge.
Il s’agissait donc de la part du commandant Cousteau - puis de son équipage, qui s'est mis à porter lui aussi de tels bonnets - d’une forme d'hommage à ces héroïques pionniers de l'utilisation des scaphandres.