"Qui vivra verra".

Ce proverbe qui semble dater du XVe siècle signifie que celui qui aura la patience d’attendre verra comment les choses évoluent vraiment. On ne peut pas prédire l'avenir et la seule véritable manière de savoir ce qui se passera dans quelques années, consiste à demeurer en vie.

On dit par exemple : "Je me demande quel sera l'impact du réchauffement climatique sur nos conditions de vie d'ici une trentaine d'années." "Qui vivra verra".

Sources : www.linternaute.fr, www.expressio.fr et wiktionary.org

"En voiture Simone !" et "En voiture Simone, c'est moi qui conduis, c'est toi qui klaxonnes !".

"En voiture Simone, c'est moi qui conduis, c'est toi qui klaxonnes !"

Ces deux expressions appartiennent au registre populaire.

Ellipse de l'expression complète "En voiture Simone, c'est moi qui conduis, c'est toi qui klaxonnes !", la forme abrégée "En voiture, Simone !" signifie, selon le contexte :

  • au sens propre, lorsqu'au moment de prendre la route, un conducteur invite son ou ses passagers à monter dans la voiture sans perdre une minute : "Allons-y !", "Partons !".

On dit par exemple : "Allez, allez, fini les embrassades, on y va : en voiture Simone !".

  • et au sens figuré :
    • , pour encourager son ou ses interlocuteurs à commencer quelque chose, à démarrer une action : "On commence !", "Il est temps de s’y mettre !".

On dit par exemple : "Allez les gars, on se remue : en voiture Simone !".

    • ou pour évoquer la façon rapide et efficace avec laquelle on débute une activité : "C'est parti !", "Ça roule !".

On dit par exemple : "Tu as commencé les travaux de ta véranda ?" "Oh oui, depuis plusieurs jours déjà. J'ai passé la commande et en voiture Simone !"

Ou : "Tu te souviens de la petite blonde à la soirée de Jean-Marc ? Je l'ai rappelé mardi soir et en voiture Simone ! Elle déjeune avec moi samedi".

Ayant également conduit un camion de la Croix-Rouge pendant la Seconde Guerre mondiale et été la première femme à ouvrir une auto-école, c'est sa renommée qui a fait naître l'expression "En voiture Simone", ellipse de "En voiture Simone, c'est moi qui conduis, c'est toi qui klaxonnes !", seulement popularisée ensuite par Guy Lux, à partir de 1962.

Sources : www.envoituresimone.com, rmc.bfmtv.com et wiktionary.org

"Être la bonté même", "Être la gentillesse faite femme" ou "Être la gentillesse faite homme".

Ces différentes locutions verbales appartiennent au langage courant.

Et elles signifient respectivement :

  • "Être la bonté même" : être d'une grande bonté, très bon.

On dit par exemple : "Ma grand-mère maternelle bien-aimée était la bonté même".

  • et "Être la gentillesse faite femme" ou "Être la gentillesse faite homme" : être d'une extrême gentillesse.

On dit par exemple : "Malgré son physique d'homme de main, qui effraie parfois certains, cet homme est la gentillesse faite homme".

"Une promesse de Gascon".

Carte de la Gascogne

J'aime beaucoup cette locution nominale féminine du langage courant qui désigne : une promesse excessive qui ne peut être tenue.

Cette expression nous vient du XVIe siècle, à une époque où les habitants de la Gascogne - une zone du Sud-Ouest de la France, couvrant principalement l'actuel Gers (32), les Landes (40)et les Hautes-Pyrénées (65), qui a disparu en tant que département ou région - étaient réputés faire d'excellents et courageux soldats.

Mais ces qualités reconnues étaient trop souvent vantées et exagérées par les Gascons eux-mêmes, que l'on considérait de ce fait comme des hâbleurs, des beaux parleurs, des menteurs, des vantards, auxquels on ne pouvait guère faire confiance.

Nombre d'entre eux avaient émigré à Paris (75) pour devenir soldat afin de sortir de leur misère, mais ils refusaient de l'avouer et cherchaient à faire croire qu'ils valaient mieux que ce qu'ils étaient réellement.

C'est de cette réputation que l'expression "Promesse de Gascon" est née, ainsi que la locution verbale "Parler en Gascon" qu'on pourrait aujourd'hui traduire par "Raconter des craques" ou le substantif féminin "Gasconnade" que l'on pourrait remplacer par le mot "Fanfaronnade".

On dit par exemple : "Je suis désolé M. le directeur, mais je vous ai fait une promesse de Gascon : je n'ai plus ni vodka, ni gin, ni whisky, ni porto, mais seulement... de l'eau du robinet.".

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Tant bien que mal".

Cette locution adverbiale appartient au langage courant.

Et elle signifie : dans une certaine manière, mais pas très bien ; ni mal, ni bien, et avec difficulté ; plus ou moins ; difficilement.

On dit par exemple : "Je suis parvenu à finir ce roman tant bien que mal, mais ne me demande pas d'en lire d'autres du même auteur !".

Ou : "Je parviens à me servir tant que mal d'un ordinateur, mais je n'affectionne vraiment pas l'informatique".

Sources : dictionnaire.reverso.net, wiktionary.org, langue-francaise.tv5monde.com et www.expressio.fr

"En trombe" ou "Comme une trombe".

Ces deux locutions adverbiales appartiennentt au langage courant.

Et elles signifient : brusquement, soudainement, violemment ; à une très grande vitesse.

On dit par exemple : "Mes enfants arrivent en trombe lorsque je les appelle pour manger des crêpes, mais beaucoup plus lentement et calmement lorsqu'il s'agit de mettre la table ou d'effectuer leur devoirs".

Ou : "Mon mari est arrivé comme une trombe, de peur de rater quelques secondes du match de l'Ohème" ou "Finir en trombe".

Sources : wiktionary.org

"À défaut".

Cette locution prépositive du langage courant signifie : en l'absence de, faute de.

On dit par exemple : "À défaut de pouvoir me rembourser, tu n'as qu'à m'aider à construire un abri de jardin".

Ou : "Nous avons soulagé la douleur de ce malheureux, faute de pouvoir le guérir".

Sources : wiktionary.org et Le Robert

"Si je ne m'abuse".

Cette locution du langage courant signifie : si je ne fais pas erreur ; si je ne me trompe pas.

On dit par exemple : "Si je ne m'abuse, tu nous avais promis de ranger ta chambre durant ces vacances...".

Ou : "Si je ne m'abuse, ta mère ne devait pas rester chez nous plus de 18 semaines cette fois-ci...".

"En vertu de" ou "En vertu de quoi".

Cette locution prépositive du langage courant signifie, selon le contexte : par le pouvoir conféré, au nom de, en conséquence de, en raison de, par l’effet de.

On dit par exemple :

  • "Attention : vous pourriez être condamné en vertu d'une loi qui vient d'être voté récemment",
  • "En vertu de son caractère dangereux, ce type de jouet a été interdit",
  • ou : "Toutes nos installations ont été mises au norme il y a peu. En vertu de quoi, nous pouvons espérer que l'inspection se déroule sans anicroches".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org, dictionnaire.sensagent.leparisien.fr et dictionnaire.reverso.net