"La nuit porte conseil".

Ce proverbe est vraisemblablement dérivé de la forme : "La nuit est mère de conseil", répertoriée dès le XVIe siècle.

Et il signifie : il est judicieux de se laisser une nuit de sommeil/réflexion, avant de prendre une décision importante. Cette rupture permettra en effet de prendre la distance nécessaire avec les faits avant d’agir en conséquence.

On dit par exemple : "La nuit porte conseil : nous reparlerons de tout cela demain".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Au sortir de".

J'aime beaucoup cette locution prépositive qui relève du langage courant.

Elle signifie :

  • au sens figuré : au moment où l'on sort de.

On dit par exemple : "Je vous rappellerai au sortir de la réunion pour vous faire part de notre décision".

  • et par extension : à la fin de.

On dit par exemple : "Au sortir de l'hiver nous irons voir nos enfants en Bretagne".

Source : wiktionary.org

"Être habillé comme un touriste allemand".

La parfaite panoplie du touriste allemand : culotte de peau, sandales et chaussettes !

Cette locution verbale relève du langage courant.

Et elle désigne, par plaisanterie : une personne habillée d'une façon quelque peu ridicule, avec une rare inélégance.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être mal habillé" en français.

"Au beau fixe".

Cette locution adjectivale relève du langage courant.

Et elle désigne, au sens figuré : un bonheur stable.

On dit par exemple : "Je vais beaucoup mieux : mon moral est au beau fixe".

Ou : "La crise entre ma soeur et mon beau-frère s'est apaisé : leurs relations semblent au beau fixe".

À l'instar du temps, dont on dit qu'il est "au beau fixe" lorsque le ciel est bleu et que le soleil brille d'une manière durable, l'aiguille du baromètre restant fixée sur la zone de beau temps.

Un temps au beau fixe

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Je ne dirais pas le contraire", "Je ne vais pas dire le contraire" ou "Ne pas dire le contraire".

Cette locution verbale relève du langage courant.

Et elle signifie : "Je dirais la même chose" ou "Je vais dire la même chose".

Autrement dit : "Je suis d'accord, j'approuve, je partage cet avis/cette opinion".

On dit par exemple : "Tu me dis que tu détestes les films étrangers en version française : je ne vais pas te dire le contraire".

 

"Tous plus X les uns que les autres" ou "Toutes plus Y les unes que les autres".

Cette locution adjectivale figée relève du langage courant.

Et elle signifie que l'on peut s'interroger sur le point de savoir qui est le plus X ou la plus Y.

On dit par exemple : "Vos garçons sont tous plus bruyants les uns que les autres !".

Ou : "Vos filles sont toutes plus belles les unes que les autres".

"Prêcher le faux pour savoir le vrai".

Cette locution verbale relève du langage courant.

Et elle désigne une technique de manipulation couramment employée, qui consiste à affirmer délibérément un mensonge (dire une chose fausse) afin d'essayer d'amener son interlocuteur à se dévoiler malgré lui, en rétablissant la vérité.

On dit par exemple : "On estime généralement que vous avez récemment doublé votre chiffre d'affaires".

Ou : "Il se dit que vous prendriez votre retraite à la prochaine rentrée".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

 

"Ne pas être au bout de ses peines".

Cette locution verbale relève du langage courant.

Et elle signifie : ne pas avoir fini de rencontrer des obstacles, d'éprouver des contrariétés, des chagrins ; avoir encore beaucoup de travail avant de conclure, avoir encore des difficultés à affronter, ne pas en avoir terminé, avoir encore à souffrir.

On dit par exemple : "Le gardien n'était pas au bout des ses peines puisqu'il a encore encaissé trois autres buts après celui-ci".

Sources : wiktionary.org et www.languefrancaise.net

"Que demande le peuple ?"

Cette locution verbale fait référence à la France de l'Ancien Régime.

Durant cette période en effet, les délégués aux États généraux recueillaient à travers des cahiers de doléances les voeux et demandes du peuple.

Un processus au terme duquel le roi posait la question : "Que demande le peuple ?".

De nos jours, cette formule s'emploie, au sens figuré, pour signifier que l'on est satisfait et que l'on ne saurait demander mieux.

On dit par exemple : "Un homme qui fait les courses, la cuisine et le ménage. Que demande le peuple ?".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Retourne dans ta cage !", "Retourne dans ton arbre !" ou "Retourne dans ton cocotier !".

Un indigène grimpant sur un cocotier

Ces trois locutions verbales relèvent du langage courant.

Relevant de la forme impérative, elles assimilent l'interlocuteur à un animal sauvage et plus particulièrement à un singe.

Bien davantage que simplement péjoratives elles sont parfaitement injureuses et même le plus souvent racistes, puisque majoritairement adressées à des personnes de couleur.