"Le train-train", "Le train-train habituel" ou "Le train-train quotidien".

Ces différentes formules du registre familier désignent la routine, la marche régulière et monotone des occupations habituelles ; le cours ordinaire des choses, de la vie.

On parle ainsi du "train-train de l'existence", du "train-train de la vie" ou du "train-train familial".

Sources :www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Pouvoir faire sa prière".

Cette expression du langage courant signife, au sens figuré, : "Devoir s'attendre à de très graves ennuis, s'y préparer" voire "Devoir s'apprêter à mourir".

Elle s'utilise souvent en guise de menace dans les films, romans ou bandes dessinées,.

On dit par exemple : "Tu peux faire ta prière car il va venir te tuer !".

"Ça commence à bien faire" et "Ça finit par bien faire".

Ces deux formules du registre populaire ne doivent pas manquer d'interloquer les étrangers.

Elles s'utilisent pour faire part de son mécontentement et signifier que l'on commence véritablement à en avoir assez, à souhaiter que cela s'arrête.

"Ménager la chèvre et le chou".

Cette expression en forme d'idiotisme animalier date du XIIIe siècle et signifie - au sens figuré - : "essayer de concilier des intérêts contraires, des personnes aux points de vue opposés".

À l'instar de ceux d'une chèvre et d'un chou, la première ayant naturellement vocation à dévorer le second.

On dit par exemple : "En voulant ménager la chèvre et le chou, le gouvernement n'a fait que des mécontents".

Nos amis belges ont créé à partir de cette expression le mot "Chèvrechoutiste" (ou "Chèvre-choutiste") afin de désigner une personne tentant de faire plaisir à tout le monde ou de satisfaire des intérêts divergents.

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"De main de maître".

Cette expression signifie "Avec dextérité, très habilement".

On dit par exemple : "Mon patron a règlé cette affaire de main de maître".

Née vers 1400, cette expression sous-entendait "avec l'habileté d'un maître de corporation, d'un maître artisan, possédant expérience, savoir faire, précision et habileté".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Être raide dingue".

Cette expression du registre familier ne signifie nullement qu'un homme est en érection !

Mais, simplement, qu'une personne :

  • apprécie énormément quelque chose ou quelqu'un,

On dit par exemple : "Ma mère est raide dingue des fruits de mer".

Ou : "Ma voisine est raide dingue de ce chanteur".

  • ou : est amoureuse de quelqu'un.

On dit par exemple : "Je suis raide dingue de ma copine"

Ou : "Ma soeur est raide dingue de son nouveau fiancé".

"Faire quelque chose en deux coups de cuillère à pot" ou "Faire quelque chose en deux coups de cuiller à pot".

J'aime assez cette expression du registre familier qui signifie "Très vite, très rapidement".

On dit par exemple : "Ton frère touche sa bille en mécanique : il a réparé ma moto en deux coups de cuillère à pot !".

"Ne pas y aller avec le dos de la cuillère" ou "Ne pas y aller avec le dos de la cuiller"..

Cette expression du registre familier signifie - au sens figuré - :

  • Ne pas lésiner, agir sans modération, sans précaution, sans retenue;,
  • Être direct, très franc, voire rude,
  • Y aller carrément, franchement. 

On dit par exemple : "Cette fois, le prof de maths de mon fils n'y est pas allé avec le dos de la cuillère : il est parvenu à le faire renvoyer du collège pour trois jours !".

Il existe plusieurs autres expressions idiomatiques à la signification très proche :

  • "Ne pas faire dans la dentelle",
  • "Ne pas prendre de gants",
  • et : "Ne pas y aller de main morte".

Voire :

  • "Ne pas tourner autour du pot",

Source : wiktionary.org

"Ne pas y aller par quatre chemins".

Cette expression du langage courant qui remonterait au XVIIe siècle signifie, au sens figuré :

  • aborder franchement et sans détour un sujet, une question,
  • aller droit au but, sans user de moyens détournés ; agir sans détour.

On dit par exemple : "Je n'irai pas par quatre chemins : je souhaite que tu quittes le domicile d'ici lundi".

L'expression "Ne pas tourner autour du pot"a sensiblement la même signification.

De même que, dans certains cas, l'expression "Ne pas y aller avec le dos de la cuillère".

Source : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés", "Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés" ou "Fils de cordonnier est le plus mal chaussé".

Ces différentes expressions proverbiales françaises signifient que l'on est souvent mal pourvu des avantages qu'on est le plus à même de se procurer par son état, par sa position.

On utilise donc ces expressions de façon ironique pour se moquer gentiment des personnes qui ne profitent pas des produits ou du savoir-faire que peut leur procurer leur métier.

Ainsi par exemple :

  • d'un cuisinier qui ne dispose pas, chez lui, d'un équipement correct pour cuisiner,
  • d'un peintre en bâtiment, dont la façade de la maison n'a pas été repeinte depuis une éternité,
  • ou d'un médecin qui ne possède pas de pansements ni d'antiseptique chez lui, lorsque l'un de ses proches se blesse.

Ces proverbes sont tirés d'une réflexion de Montaigne, sans doute à partir d’un cliché qui devait déjà être répandu à son époque, mais qu’il a sans nul doute contribué à installer.

Dans le livre I de son oeuvre phare "Les Essais" (1581), il écrit en effet que "Quand nous voyons un homme mal chaussé, nous disons que ce n’est pas merveille s’il est chaussetier".

Sources : wikipedia.org, www.expressions-francaises.fr et www.canalacademie.com

"En droite ligne".

Cette expression du langage soutenu signifie :

  • au sens propre : Sans faire de détours, directement, tout droit.

On dit par exemple : "Le mot laconique nous vient en droite ligne de la grèce antique".

  • et au sens figuré : Dans le même sens, sans divergence.

On dit par exemple : "Cette décision s'inscrit en droite ligne de la jurisprudence de la Cour de cassation".

Source : wikipedia.org

"Disparaître des écrans radar", "Disparaître des radars", "Passer sous le radar", "Passer sous les radars" ou "Rester sous le radar", "Rester sous les radars".

Ces différentes expressions relèvent originellement du vocabulaire et du jargon aéronautique, du vocabulaire et du jargon militaire ainsi que du vocabulaire et du jargon de la police et de la sécurité.

Et elles s'utilisent :

  • au sens propre, à propos des appareils volant à très basse altitude, sous l'horizon des radars, qui, ne pouvant être détectés, échappent ainsi à leur surveillance,
  • et au sens figuré, à propos d'un individu ou d'un ensemble de personnes passés inaperçus, ayant échappé à la vigilance de ceux qui auraient dû les voir.

On dit par exemple : "Il semble désormais évident que malgré le déploiement d'un très important dispositif policier au cours de ces derniers mois, les deux survivants du commando soient parvenus à passer sous les radars et à quitter la région parisienne, voire le territoire national".