"Faire la rue Michel" ou "Ça fait la rue Michel".

Cette expression du langage familier signifie, selon le contexte, :

  • "Faire la rue Michel" : "être bon", "suffire", aller", "convenir", "faire l'affaire" ou "le faire".

Dans le même registre familier, on dit également : "Faire l'affaire", "Faire la blague" ou "Faire la maille" ou "Le Faire" ("Ça le fait" ou "Ça ne va pas le faire").

  • "Ça fait la rue Michel" : "c'est bon", "ça suffit", "ça va aller", "ça conviendra", "ça me me convient", "ça fait mon affaire" ou "ça va le faire".

On dit par exemple : "Mais tu ne me dois rien, voyons. Donne-moi simplement une bière pour me rincer le gosier et ça fait la rue Michel !".

Cette expression typiquement parisienne constitue en réalité un jeu de mots, que faisaient semble-t-il les conducteurs de fiacre à partir du XIXe siècle, pour signifier à leurs clients que le montant de la course était exact.

Et qui trouverait son origine dans :

  • l'homonymie existant entre les mots "comte" (le titre de noblesse) et "compte",

La rue Michel-le-Comte, à Paris (75 003)

  • le nom d'une rue du quartier du Marais, dans le 3e arrondissement, nommée "rue Michel-le-Comte", dont l'étymologie demeure inconnue mais qui porte ce nom depuis 1270.

La rue Michel-le-Comte, à Paris (75 003)

 

Parvenus à destination, le conducteur faisait le compte de la course et en réclamait le montant à son client.

Puis, au lieu de se contenter de dire "Ça fait le compte" (registre familier) pour signifier que le montant reçu correspondait bien au montant réclamé, disait "Ça fait la rue Michel-le-Comte".

Avec le temps la formule aurait évoluée pour devenir, par ellipse, "Ça fait la rue Michel".

Source : wikipedia.org

"Se faire rincer le gosier".

Cette expression du registre argotique et du registre désuet signifie "Se faire inviter à boire".

On dit par exemple : "J'ai aidé le père Gustave à réparer sa charrue et après j'me suis fait rincé le gosier !".

"Par monts et par vaux".

J'aime beaucoup cette très jolie locution adverbiale, qui remonterait au XVe siècle.

Appartenant au registre familier, elle signifie :

  • au sens propre : à travers montagnes et vallées.
  • et au sens figuré : partout, de tous côtés, à travers tout le pays, en toutes sortes d'endroits.

On l'utilise par exemple pour caractériser une personne constamment en déplacement, en voyage, en vadrouille (registre familier), dont on dit : "Celui-là, il est toujours par monts et par vaux !".

On notera que le mot "Vaux" utilisé dans cette formule constitue une forme particulière du pluriel du substantif masculin "Un val", dont le pluriel est normalement "Des vals".

Source :www.linternaute.fr

"Donner c'est donner, reprendre c'est voler".

Ce dicton du registre populaire et du registre enfantin est très vite connu des jeunes enfants français qui l'utilisent fréquemment, me semble-t-il, dès la fin de l'école maternelle.

Il exprime l’idée que l’on n’a plus aucun droit sur les dons, les donations ou les cadeaux qu’on a faits.

Lorsque l'on a donné quelque chose on n'en est plus propriétaire et il n'est plus question de récupérer cette chose. Le faire (la reprendre) serait un vol (la voler).

Source : wiktionary.org

 

 

 

"La prédiction est un art difficile surtout lorsqu'elle concerne l'avenir".

J'adore ce proverbe que l'on entend ou lit relativement souvent et que certaines personnes présentent parfois comme une citation de Mark Twain, Groucho Marx ou Winston Churchill, quand ce n'est pas Pierre Dac, lors même que l'on ne sait absolument pas de façon certaine à qui l'attribuer.

Il est bien sûr délibérément teinté d'absurdité, puisque prédire c'est annoncer ce qui ne s'est pas encore produit, et c'est bien là tout ce qui fait son charme.

Souvenir personnel

À la rentrée universitaire 1980, un ami de la faculté de droit de Paris X - Nanterre m'avait emmené chez Emmaüs Bougival, au Port-Marly (78), où nous avions découvert un exemplaire du n°1012 de Paris Match daté du 28 septembre 1968, qui titrait "L'université de 1980 est née".

Étonnamment, trois mois à peine après les fameux événements de mai 1968, le célèbre magazine consacrait un long article décrivant par le menu l'université... de 1980, c'est à dire celle que nous étions justement en train de découvrir, mon ami Marc et moi...

Et le moins que l'on que l'on puisse dire c'est que sa lecture nous avait bien bien rire, tant les prédictions s'avéraient alors ridiculement erronées ; et cela en dépit du faible laps de temps d'à peine 12 années qui s'était alors écoulé...

Jugez-en plutôt avec ces quelques morceaux choisis de ce qu'écrivait alors le journaliste Marc Heimer :

  • "Ceux qui en 1980 étudieront dans les universités nouvelles viennent de s'asseoir sur les bancs d'écoles communales pratiquement inchangés (...) ont 6 ans (j'en avais en effet 7 et mon ami 5).
  • Le scandale français qui fait qu'un fils d'ouvrier agricole a actuellement 50 fois moins de chance d'accéder aux facultés qu'un fils de médecin par exemple se sera estompé dans l'oubli (en 1980).
  • o% de manoeuvres dans un quart de siècle (en 1993).
  • Actuellement si 60% des emplois n'exigent pas de formation professionnelle particulière, ce pourcentage tombera à moins de 20% en 1980 et à 0% d'ici à 1990.
  • (En 1980) chaque étudiant - on estimera normal alors que des études supérieures banales se poursuivent jusqu'à 35 ans - possèdera un magnétophone miniaturisé et ce dernier lui sera devenu aussi familier que le stylo et le carnet de notes le sont aujourd'hui (en 1968).
  • Par ailleurs les étudiants seront aussi à l'aise face aux ordinateurs qu'ils le sont aujourd'hui devant un téléphone (dois-je vous rappeler que la micro-informatique grand public était encore parfaitement inexistante en 1980...)".

Mais c'est surtout la fin de l'article qui nous avaient alors fait mourir de rire :

  • "(En 1980) la qualité des professeurs aura dû s'accroître en conformité avec la réévaluation formidable de leur rang dans la société.
  • Il ne s'agira plus pour le professeur de lire à haute voix un texte rabâché et poussiéreux."

"Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?".

Cet adage traditionnel s'utilise afin de faire remarquer qu'il est dommage de se compliquer la vie alors qu'il existe des options beaucoup plus simples.

Jacques Rouxel, en a ironiquement tiré pour ses célèbres "Shadoks" l'expression inversée "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?".

Source : www.linternaute.fr

"Le pourquoi du comment".

J'aime beaucoup cette expression du registre familier qui signifie "l'explication complète, détaillée, la cause, la raison, l'explication pour laquelle une chose est arrivée et la manière dont elle est arrivée".

On dit par exemple : "J'aimerai beaucoup connaître le pourquoi du comment de cette crise santaire mondiale".

Sources : www.linternaute.fr et www.languefrancaise.net

 

"Être aux taquets", "Être à taquet" ou "Être taquet".

Ces expressions du registre familier signifient :

  • "Être aux taquets" :
    • "Être à fond, se donner à fond pour quelque chose".

On dit par exemple : "Mon équipe est aux taquets sur ce projet".

    • "Avoir atteint une limite infranchissable".

On dit par exemple : "Avec la crise sanitaire liée à la maladie à coronavirus 2019, les soignants sont aux taquets".

  • "Être taquet" ou "Être à taquet" : être à la limite de la chute, par épuisement ou pour avoir pris une voie supérieure à ses capacités, en escalade.

Voir également mon article consacré au mot polysémique "Taquet".

"Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?".

Devise Shadoks : "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué", Jacques Rouxel (1968)

Qui n'a pas utilisé un jour ce célèbre adage destiné à dénoncer les personnes cherchant toujours la complication...

Peu d'entre nous cependant se souviennent qu'il s'agit à l'origine d'une devise extraite de la série d'animation télévisée "Les shadoks", créé en 1968 par le français Jacques Rouxel.

Celui-ci s'était alors contenté de renverser ironiquement la traditionnelle question jusqu'alors posée lorsque l'on souhaitait mettre en évidence l’existence d’une alternative plus simple : "Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?".

Source : wiktionary.org

"Avoir des atomes crochus" avec quelqu'un.

Cette expression du langage courant signifie, au sens figuré, :

  • Bien s'entendre, avoir des affinités avec quelqu'un, une complicité, des points communs, des intérêts communs, une façon commune de voir le monde, de voir les choses,
  • voire éprouver spontanément une certaine attirance - émotionnelle, morale, intellectuelle - pour quelqu'un.

Sources : www.francaisauthentique.com, www.linternaute.fr et wikipedia.org

 

"En avril ne te découvre pas d’un fil, en mai fais ce qu’il te plaît".

Ce célèbre dicton météorologique signifie qu'il vaut mieux ne pas compter sur un temps clément avant le mois de mai.

Et conserver jusqu'au début de ce mois là l'ensemble de ses vêtements chauds d'hiver.

Source : wiktionary.org