"Être comme les doigts de la main", "Être comme les deux doigts de la main" ou "Être unis comme les cinq doigts de la main".

Ces trois idiotismes corporels et idotismes numériques du langage courant signifient, selon le contexte, :

  • Être inséparables.

On dit par exemple : "Lorsqu'elles étaient enfants, ma soeur et la fille de nos voisins étaient comme les doigts de la main/comme les deux doigts de la main/unies comme les cinq doigts de la main".

  • Être solidaires.

On dit par exemple : "Face aux difficultés, je sais que mes enfants sont comme les doigts de la main/comme les deux doigts de la main/unis comme les cinq doigts de la main".

  • et, par extension, : Être très unis, très proches, très amis.

On dit par exemple : "Mon meilleur ami et moi sommes comme les doigts de la main/comme les deux doigts de la main/unis comme les cinq doigts de la main".

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "S'entendre très bien".

 

"L'argent n'a pas d'odeur".

Cette expression très ancienne qui fait directement référence à une citation attribuée à l'empereur romain Vespasien, signifie que :

  • l'argent reçu d'une activité, aussi peu noble soit elle, n'en est pas moins de l'argent ; que rien ne distingue de celui provenant d'activités parfaitement licites.
  • et que, par extension, pour une personne peu scrupuleuse, tout argent est bon à prendre, quelle que soit sa provenance ou les moyens employés pour l'obtenir.

On dit par exemple : "Qui se souvient que de riches hommes d'affaires comme Xavier Niel (le fondateur de Free) ou Claude Perdriel ont partiellement bâti leur fortune sur le Minitel rose ? L'argent  n'a pas d'odeur".

Source : wiktionary.org

"On a gagné ! Les doigts dans le nez ! Ils ont perdu ! Les doigts dans le cul" !

Cette formule du registre vulgaire en forme d'idiotisme corporel se chante sur l'air des lampions par les foules enthousiastes :

  • à l'issue d'une victoire sportive,
  • d'une victoire électorale,
  • d'une victoire sociale,
  • ou d'une victoire syndicale.

Et cela même si la lutte a été sévère et le résultat difficile à obtenir.

Alors que l'expression "Les doigts dans le nez" signifie normalement, dans le registre familier - et naturellement au sens figuré - "très facilement, sans aucune difficulté".

Et que "Les doigts dans le cul" est une formule du registre vulgaire signifiant "à ne rien faire".

Voir également l'expression : "Se sortir les doigts du cul".

"Ça fait parler".

L'émission de LCI "Ça fait parler", présentée par Julie Hammett

Tel est le titre d'une émission de la chaîne de télévision française d'information en continu LCI, présentée par Julie Hammett et diffusée les samedi et dimanche soir, de 20 à 22 heures...

Mais comment peut-on oser concevoir pareil titre ?

Pourquoi pas "Quoi c'est qu'est-ce qu'on cause", tant qu'ils y sont !

Et ce n'est pas tout ! Car imaginez-vous que le site de la chaîne présente cette émission comme "Le rendez-vous de Julie Hammett : un talk de décryptage de l’actu de la semaine et des petites phrases politiques du week-end".

Je ne supporte plus cette constante dégradation du niveau de langue moyen utilisé dans les organes d'information français.

Et pour cela, je décerne à ces personnes mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Avoir le coeur à gauche et le portefeuille à droite".

J'aime beaucoup cette expression en forme d'idiotisme corporel qui caractérise les personnes soucieuses de conserver les programmes sociaux, tout en payant le moins d'impôts possible.

Se considérant ou se présentant comme altruistes, elles disent "avoir le coeur à gauche".

Mais ont considère qu'elles ont "le portefeuille à droite" car leur désir d'aider les plus défavorisés s'estompe sensiblement dès lors qu'il leur est demandé de contribuer financiairement à cette action, notamment en payant davantage d'impôt.

"Lire dans le jeu de quelqu'un" ou "Voir clair dans le jeu de quelqu'un".

Ces deux expressions relèvent du domaine des joueurs de cartes.

Et elles signifient, au sens figuré, : "Comprendre le sens des manoeuvres, percer à jour les intentions cachées de quelqu'un".

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr

"Faire la crêpe".

J'aime beaucoup cette expression du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire, utilisée par l'un de mes amis.

Il désigne ainsi cette façon que l'on a parfois de se tourner et retourner dans son lit sans parvenir à trouver le sommeil, une fois que l'on a "raté le train du sommeil".

Mais, comme me l'ont fait remarquer différents lecteurs, la même formule peut tout aussi bien s'appliquer au bronzage, puisque l'on se retourne, là aussi, très régulièrement. Et cette fois afin de parfaire et équilibrer la cuisson !

"Faire la crêpe" au soleil

 

"L'habit ne fait pas le moine".

Cette expression très ancienne - puisqu'elle remonterait au XIIIe siècle - mais toujours très utilisée de nos jours, signifie qu'il ne faut pas se fier aux apparences, qui peuvent parfois être trompeuses.

"Qui aime bien châtie bien".

J'aime beaucoup ce proverbe tiré du latin "Qui bene amat, bene castigat".                 .

La forme française du proverbe est ambiguë du fait de la polysémie de l'adverbe "bien" :

  • dans la première partie de la phrase, "bien" signifie "beaucoup",
  • alors que dans la seconde partie, il prend le sens de "juste".

Il convient donc comprendre le proverbe comme "Qui aime beaucoup châtie juste", et non "Qui aime beaucoup châtie beaucoup" !

Ainsi, "Qui aime bien châtie bien" signifie que l'on punit plus justement quelqu’un lorsqu’on l’aime bien.

C'est une preuve d’affection, d'intérêt, d'amitié que d’être parfois dur avec quelqu’un, de souligner ses défauts et de tenter de le corriger.

Aimer réellement, c'est en effet chercher à rendre meilleurs ceux que l’on affectionne. Et, donc, aimer beaucoup n'empêche aucunement de châtier justement.

Sources : wiktionary.org et www.expressions-francaises.fr

"Avoir le cul entre entre deux chaises" ou "Être le cul entre deux chaises".

J'aime bien cette expression très imagée du registre populaire qui signifie, au sens figuré : être tiraillé entre deux situations, ne pas savoir quoi choisir ou décider.

On dit par exemple : "Mon fils a le cul entre deux chaises en ce moment : on lui a proposé un autre boulot mieux payé, mais comme il a un logement et une voiture de fonction là où il travaille actuellement, il hésite encore".

Source : www.linternaute.fr