"Faire des émules".

  • Un "émule" (registre soutenu) est une personne qui cherche à en égaler, à en surpasser une autre dans les domaines intellectuel, artistique, sportif.

Ou une personne qui ressemble à quelqu'un d'autre, dont l'oeuvre, la manière d'agir est du même genre, du même style.

  • L'expression du registre soutenu "Faire des émules" signifie par conséquent "susciter l'envie de faire la même chose, attiser la rivalité".

On dit par exemple : "Avec ta nouvelle piscine, tu vas faire des émules dans tout le voisinage !".

Sources : www.larousse.fr et wikipedia.org

"Amen" et "Dire amen à tout".

  • "Amen" est un mot latin d'origine hébraïque signifiant "qu'il en soit ainsi", et servant de conclusion à une prière ou à une doxologie dans les liturgies juive et chrétiennes.
  • et "Dire amen à tout" est une expression du registre familier signifiant "consentir à tout sans discuter, accepter sans protester, servilement".

"Les doigts de pieds en éventail" ou "Les arpions en éventail".

"Avoir les doigts de pieds en éventail" ou "Avoir les arpions en éventail".

Ces deux expressions en forme d'idiotismes corporels appartiennent au registre familier pour la première et populaire pour la seconde.

Dans les deux cas elles sont la marque de la tranquillité et de la béatitude.

Et "Avoir les doigts de pieds en éventail" ou "Avoir les arpions en éventail" signifie : ne rien faire, se reposer, se prélasser.

Source : www.larousse.fr et www.languefrancaise.net

"À mardi-gras, qui n'a pas de viande tue son coq. Qui n'a pas de coq tue sa femme".

J'adore ce vieux dicton en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme alimentaire, qui semble en apparence très politiquement incorrect et pousse-au-crime, sinon au "féminicide" ! -.

"Sa femme" désigne cependant, bien évidemment, la femme... du coq ; c'est à dire la poule !

Mais l'ambiguïté est évidemment voulue !

Ce dicton signifie donc, tout simplement, que lorsque l'on manque de viande on tue un coq ou une poule.

"Et tout le tremblement" ou "Tout le tremblement".

  • "Et tout le tremblement" est une expression du registre populaire signifie "Et tout ce qui s'ensuit, et tout ce qui va avec, et tout le reste".

On dit par exemple : "La maison de ce type, est un vrai palace, avec court de tennis, piscine, jacuzzi, et tout le tremblement !".

  • L'expression s'utilise également, par ellipse, sous la forme "Tout le tremblement".

On dit par exemple : "Tu aurais vu ça : il a été reçu en grande pompe, avec les gardes républicains, le tapis rouge, les drapeaux partout, tout le tremblement !".

"Des nouvelles du front".

Cette formule en forme d'idiotisme militaire ne s'utilise fort heureusement plus aujourd'hui, en France, qu'au sens figuré, lorsque l'on demande à quelqu'un "Quelles sont les nouvelles du front ?", ce qui signifie simplement "Quelles sont les nouvelles ?".

"Quelles sont les nouvelles du front ?" s'emploie notamment lorsque l'on parle par exemple d'un projet ou d'une chose relativement complexe, occasionnant fréquemment des difficultés : la construction d'une maison, le lancement d'une société, l'organisation d'un spectacle, un déménagement, une expatriation, etc.

"Avoir la santé" ou "Être à la Santé".

Prison de la Santé à paris (75). Dernier établissement pénitentiaire intra-muros de la capitale française
  • "Avoir la santé" c'est ne pas être malade, se porter bien, être en bonne santé.
  • tandis que "Être à la Santé", c'est être emprisonné, incarcéré dans un établissement pénitentiaire français créé en 1867, au 42 rue ... de la Santé, à Paris (75).

Appelé "maison d’arrêt de la Santé", ou plus simplement "prison de la Santé" ou "la Santé", cet établissement est la dernière prison intra-muros de la capitale.

Et il a été fermé de 2014 à début 2019 pour d'importants travaux de réhabilitation.

"Les chiens ne font pas des chats" ou "Les chats ne font pas des chiens", "Bon chien chasse de race" ou "Les corbeaux ne font pas d'agasses".

Les acteurs français Alexandre Brasseur et Claude Brasseur : "Les chiens ne font pas des chats", "Les chats ne font pas des chiens", "Bon chien chasse de race" ou "Les corbeaux ne font pas d'agasses"

Ces différentes expressions proverbiales en forme d'idiotismes animaliers signifient toutes que les enfants ressemblent à leurs parents - aussi bien sur le plan physique que comportemental - et qu'ils héritent de leurs qualités comme de leurs défauts.

Elles sont à rapprocher de plusieurs autres expressions idiomatiques françaises : "Le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre", "La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre" ou "le gland ne tombe jamais loin du chêne".

Ainsi que : "Tel père, tel fils".

L'expression "Les chiens ne font pas des chats" était en 2014 l'expression préférée de 32% des Français, devant "Ne pas être sorti de l'auberge" (20%), selon un sondage commandé par l'hebdomadaire "Le Point", pour un hors-série consacré à ces formules imagées dont raffole le public.

Et l''agasse" ou "agace" est l'ancien nom de la "pie" ou "pie bacarde".

Source : wiktionary.org, www.20minutes.fr et www.linternaute.fr

"Des vers de mirliton".

J'aime beaucoup cette expression du registre désuet désignant de mauvais vers, faciles, peu recherchés, dépourvus d'ambition poétique, où la plupart des mots ne sont là que pour la rime, souvent approximative, ou pour obtenir le bon compte de syllabes.

Cette expression délicieusement désuète trouve son origine dans les rébus, devises ou poèmes de faible qualité, que l'on trouvait autrefois, imprimés sur des bandes de papier, enroulées autour de tubes de roseau creux servant d'instruments de musique bon marché appelés "Mirlitons".

Chacune des extrémités du tube comportait une ouverture latérale et était garnie avec une pelure d'oignon ou un morceau de peau de baudruche. On appliquait la bouche sur l'une des ouvertures, en chantant un air populaire. La vibration des pelures d'oignon donnant à la voix un son nasillard et ridicule, le "Mirliton" - surnommé "Flûte à l'oignon" - n'était employé que par plaisanterie et pour faire rire.

Source : wikipedia.org

"Mener tambour battant" quelque chose.

  • Cette expression qui relevait autrefois du domaine militaire, signifiait au sens propre : mener une charge au rythme des tambours, placés derrière les bataillons et chargés de battre la cadence sur les champs de bataille.
  • Elle signifie de nos jours, au sens figuré, :
    • Mener quelqu’un avec autorité, énergiquement, vivement, sans ménagement, le presser.

On dit par exemple : "Le professeur a mené tambour battant le jeune perturbateur chez le proviseur".

    • Mener une affaire rondement, avec énergie et rapidité, conduire une action avec détermination.

On dit par exemple : "Le notaire a mené toute cette affaire tambour battant et la vente a été finalisée très rapidement".

Source : wiktionary.org et www.defense.gouv.fr