"Être fier comme un pou", "Être vexé comme un pou" et "Être laid comme un pou"..

  • "Être fier comme un pou" c'est tout simplement "être très fier",
  • et "Être vexé comme un pou" signifie "être très vexé",
  • et "Être laid comme un pou" signifie "être très laid".

De fait, le moins que l'on puisse dire est que le pou n'est pas vraiment un premier prix de beauté.

Mais nombreux sont sans doute ceux parmi vous, amis lecteurs, qui - comme moi, tout petit - se sont interrogés sur ces deux premières expressions en forme d'idiotisme animalier... : en quoi un pou serait-il susceptible d'être fier ou apte à se vexer ?

La réponse est ma foi fort simple : le "pou" en question ici n'est pas en effet le parasite aptère auquel vous pensez, mais le mâle de la "poule", autrement dit le "coq", autrefois appelé "poul" !

"Donner sa chemise".

Cette expression du langage courant signifie "Pouvoir tout donner, se dépouiller de tout, par générosité ; être extrêmement généreux".

Elle ne s'emploie qu'au conditionnel : "Il donnerait sa chemise" ou "Il irait jusqu'à donner sa chemise".

Sources : www.larousse.fr et lyricstranslate.com

"Le moins que l'on puisse dire" ou "C'est le moins que l'on puisse dire".

"Le moins que l'on puisse dire" ou "C'est le moins que l'on puisse dire" sont des formules d'insistance, que l'on utilise pour suggérer que c'est même l'inverse.

On dit par exemple : "Mon patron n'est pas une lumière, c'est le moins que l'on puisse dire" pour signifier qu'il est en réalité complètement idiot.

"À tort et à travers".

Cette locution du langage courant signifie "De façon inconsidérée, imprudente, sans discrétion, sans discernement, sans réflexion, mal, n'importe comment".

On dit par exemple : "Ce ministre devrait davantage réfléchir sur les conséquences possibles de ses décisions, avant de parler ainsi à tort et à travers".

Source : www.larousse.fr et www.linternaute.fr

"Un second couteau".

Cette locution nominale en forme d'idiotisme numérique signifie :

  • au sens figuré : un comparse peu important d’une association de malfaiteurs, n’ayant qu’un rôle d’exécutant,
  • et, par extension, péjorativement: une personne de second rang dans son domaine d'activité, un subalterne, un exécutant, un auxiliaire, un subordonné.

On parle par exemple de second couteau en politique ou dans le cinéma.

"Groupir ! Il faut reste groupir !".

Cette expression, aujourd'hui passée dans le vocabulaire populaire français, trouve sa source dans le film français "On a retrouvé la 7e compagnie", réalisé en 1975 par Robert Lamoureux.

"Groupir !". L'acteur français Michel Modo, en soldat allemand, dans le film français "On a retrouvé la 7e compagnie", réalisé en 1975 par Robert Lamoureux

Dans une scène devenue culte, l'acteur français Michel Modo, qui joue le rôle d'un soldat allemand, escortant sur une route les soldats prisonniers français Tassin (Henri Guybet) et Pithivier (Jean Lefebvre) s'affole en effet lorsque Pithivier (Jean Lefebvre) s'éloigne de la route pour aller satisfaire un besoin pressant derrière des arbres, lui hurlant - en parodiant l'accent allemand - : "Halte ! groupir ! Il faut reste groupir !". ("Gruppieren" signifie "regrouper"en allemand).

Voir également : "J'ai glissé chef !" et "Le fil vert sur le bouton vert le fil rouge sur le bouton rouge...".

Source : www.linternaute.fr

"J'ai glissé chef !".

"J'ai glissé chef !" Le sergent-chef Chaudard (Pierre Mondy) et le soldat Pithivier (Jean Lefebvre) dans le film "Mais où est donc passé la 7e compagnie ?" de Robert Lamoureux (1973).

Cette réplique du soldat Pithivier, interprété par l'acteur français Jean Lefebvre fait partie des plus célèbres répliques du cinéma français.

Elle est extraite du film français de 1975 de Robert Lamoureux "On a retrouvé la 7e compagnie, dans lequel elle revient à plusieurs reprises, jusqu'à la scène finale.

Cette formule est aujourd'hui pratiquement rentré dans le langage courant et utilisée par chacun d'entre nous sitôt que quelqu'un glisse ou manque de glisser.

Voir également : "Le fil vert sur le bouton vert le fil rouge sur le bouton rouge..." et "Groupir ! Rester groupir !".

"Bayer aux corneilles"

Cette expression en forme d'idiotisme animalier signifie "Rêvasser, perdre son temps en regardant en l’air de façon un peu niaise".

On dit par exemple : "Tu pourrais m'aider à préparer le repas ou à repasser le linge plutôt que de bayer aux corneilles devant ta télé !".

Le verbe "Bayer" (avec un "y") est en effet un verbe du registre désuet qui signifie "Rester la bouche ouverte, être bouche bée, s’étonner".

Et on ne l'emploie plus aujourd'hui que dans cette seule expression.

"Tenir sur un ticket de métro", Une épilation ticket de métro" ou "Le ticket de métro".

Un ticket de métro, objet aujourd'hui déjà presque disparu, est un petit morceau de carton d'environ 35 X 75 mm, utilisé pendant plus d'un siècle pour voyager sur le réseau du métropolitain ou "métro".

Le ticket de métro parisien, des origines à nos jours
Le ticket de métro parisien, des origines à nos jours
  • "Tenir sur un ticket de métro" signifie donc, pour un texte, une liste, etc. : ne pas être très long ni très développé.

On dit par exemple : "La liste de ses réalisations pourrait tenir sur un ticket de métro" ou "Son CV détaillé tiendrait sur un ticket de métro".

Ticket de métro parisien

  • "Une épilation ticket de métro", également appelé "Maillot américain", est une épilation presque intégrale de la toison pubienne féminine, ne laissant qu'un rectangle plus ou moins large de poils, en forme de ticket de métro,
L'épilation "Ticket de métro" ou "Maillot américain"
L'épilation "Ticket de métro" ou "Maillot américain"
  • et "Le ticket de métro" est l'appellation donnée à cette étroite bande de poils préservés.
Épilation "ticket de métro"
Épilation "ticket de métro"

Sur un thème contigu je vous recommande la lecture de mes autres articles :

"Se prendre le bec" ou "Une prise de bec".

Ces deux expressions en forme d'idiotisme animalier relèvent du registre familier.

Assimilant l'être humain à un oiseau, le "bec" désignant bien sûr la "bouche", elles désigne et signifie respectivement, au sens figuré :

  • "Une prise de bec" : une dispute, une altercation.

C'est à dire un échange bref et brutal de propos vifs, de répliques désobligeantes.

On dit par exemple : "Je vais éviter de faire de la fumée avec mon barbecue ce midi, je voudrais éviter une nouvelle prise de bec avec notre voisin".

  • Et "Se prendre le bec" :se disputer, échanger de façon brève et brutale des propos vifs, des répliques désobligeantes.

On dit par exemple : "Mon épouse s'est encore pris le bec avec la gardienne, ce samedi".

Source : www.larousse.fr