"Où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir" parfois prononcé "Où y a d'la gêne, y a pas d'plaisir".

Cette expression du registre familier s'utilise :

  • pour inciter quelqu'un à sortir de sa réserve,
  • ou, ironiquement, à propos de quelqu'un d'indiscret, qui prend ses aises sans se préoccuper des autres.

Source : www.larousse.fr

"Être au septième ciel" ou "Être au 7e ciel".

Cette expression du registre familier ne relève nullement de l'aéronautique mais signifie, au sens figuré, "éprouver une très vive satisfaction, se trouver parfaitement heureux".

Et cela en référence à la croyance chrétienne selon laquelle l’âme des défunts, morts en sainteté, monterait dans le ciel, et particulièrement au septième étage de celui-ci, qui serait le siège de Dieu.

Source : wiktionary.org

"Faire les gros yeux" à quelqu'un.

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme corporel signifie "lui adresser/lancer un regard noir de mécontentement et de réprobation, et, par extension, lui faire des reproches".

On utilise essentiellement cette tournure vis-à-vis des enfants.

On dit par exemple : "Bien qu'ayant fait les gros yeux à ma fille lorsqu'elle a tiré la langue aux policiers qui venait de m'interpeller, j'ai bien senti que cela les avait légèrement irrité...".

Source : www.linternaute.fr

"Tranquille comme Baptiste".

Cette expression du langage courant signifie "Tout à fait tranquille, serein, calme, dégagé de tout souci".

Apparue au début du XIXe siècle, elle ferait référence au personnage de Baptiste, nom fréquemment donné autrefois au niais des parades foraines, qui restait stoïque sous les coups, à la grande joie des spectateurs.

Sources : wiktionary.org et linternaute.fr

"Être aux anges" ou "Être aux oiseaux".

Ces deux expressions du langage courant signifient "être enchanté, ravi ; dans un état de grand contentement, dans un transport de joie si intense que l'on semble extasié".

On dit par exemple : "J'étais aux anges lorsque j'ai appris que ma fille était reçue à son concours".

Attention cependant : l'idiotisme animalier "Être aux oiseaux" n'est utilisé que par nos amis québecois et jamais en France.

Source : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Ne pas attacher son chien avec des saucisses".

Je trouve très amusante cette expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme alimentaire ou gastronomique, qui signifie, au sens figuré, "Être peu généreux, avare, pingre, radin".

"Un coup de jarnac".

Guy 1er Chabot de Saint-Gelais, deuxième baron Jarnac

Cette expression du langage courant désigne un coup violent, habile et imprévu.

Elle a pris avec le temps une connotation de coup déloyal ou pernicieux, qui n'existait pas à l'origine.

Dans son sens premier et d’escrime, il s’agit en effet d’un coup porté à l’arrière du genou ou de la cuisse, rendu célèbre par Guy 1er Chabot de Saint-Gelais, deuxième baron Jarnac (1514-6 août 1584).

Ce gentilhomme français est passé à la postérité grâce à sa célèbre botte, qui lui permit de vaincre en duel, François de Vivonne, seigneur de La Châtaigneraye, lors d'un duel judiciaire, le 10 juillet en 1547, devant le château de Saint-Germain-en-Laye (78).

Source : wikipedia.org

"Filer à l'anglaise".

Cette curieuse expression du registre familier signifie : fuir discrètement, filer en douce, se défiler.

On dit par exemple : "Les voleurs sont parvenus à filer à l'anglaise alors même, que la police cernaient les lieux".

Et je trouve particulièrement savoureux que nos amis britanniques disent de leur côté : prendre congé à la française ("To take french leave") !

"Ne pas être la mer à boire".

Cette expression du registre familier permet de relativiser l'importance d'une tâche en apparence très décourageante. Et elle signifie "Ne pas constituer une difficulté insurmontable, ne pas être impossible, ni même aussi difficile ou contraignant que cela peut sembler".

On dit ainsi par exemple : "Allons, mon garçon : ne me dis pas que cela va être la mer à boire que de parvenir à atteindre la moyenne ce mois-ci !".

Cette expression trouve semble-t-il sa source dans "Les deux chiens et l'âne mort", une fable peu connue de 1678 de Jean de la Fontaine :

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"Faire feu de tout bois" et "Faire flèche de tout bois".

Ces deux expressions du langage courant en forme d'idiotisme botanique et d'idiotisme militaire signifient :

  • être opportuniste, tenter de mettre à profit tout ce qui se présente,
  • se servir de toutes les ressources dont on dispose, mettre tous les moyens en oeuvre pour réussir.

Sources : www.languefrancaise.net et wiktionary.org

 

"Faire battre des montagnes".

Cette expression s'utilise pour évoquer par exemple une personne capable de semer la discorde, la zizanie, d'engendrer des querelles entre des personnes que rien n'opposaient pourtant fondamentalement jusque là.

On dit par exemple : "Je t'assure : ma fille ferait battre des montagnes parfois. Elle est allé raconter à sa mère que je ne lui donnais pas assez à manger !".