Être coutumier du fait".

Cette locution verbale que j'utilise couramment dans J'aime les mots signifie : avoir l'habitude d’agir d’une certaine manière, de faire quelque chose, de se conduire d'une certaine façon, d'accomplir un type d'acte.

On dit par exemple : "Il ne s'agit pas là de son premier dérapage verbal : il est coutumier du fait".

Le mot « fait », placé ici en fin de phrase, se prononce au choix « fai » ou « faite ».

Voir à ce sujet mon article sur la prononciation du mot fait.

Source : www.expressio.fr et www.larousse.fr

"La nuit, tous les chats sont gris".

Cette expression proverbiale en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme chromatique traduit le fait que, notre vision nocturne ne permettant pas la vision des couleurs, les différences entre des gens ou des choses, s’estompent dans l’obscurité, rendant possible une confusion.

Ne pouvant distinguer les couleurs dans la pénombre, tous les chats, quelle que soit leur vraie couleur, seront vus gris.

Source : wikipedia.org

"Valoir son pesant d'or", "Valoir son pesant de plomb" et "Valoir son pesant de cacahuètes".

  • L'expression proverbiale "Valoir son pesant d'or", apparue dès le XIIIe siècle semble-t-il, signifie :
    • au sens propre : être très précieux, très onéreux, valoir extrêmement cher.

On dit par exemple : "Certains épices valent leur pesant d'or".

    • et, au sens figuré, :
      • être excellent dans son genre.

On dit par exemple : "Ce lapsus de Jean-Pierre Foucault vaut véritablement son pesant d'or !".

      • Ou : dont on peut vanter les bonnes qualités, en parlant d’une personne.

On dit par exemple : "je ne me séparerais de ma femme de ménage pour rien au monde car je vous assure que cette femme vaut son pesant d'or !"

  • A contrario, l'expression "Valoir son pesant de plomb" est apparue au XVIIe siècle dans le but de se moquer des défauts d'une personne.

On disait par exemple : "Ce type est un parfait incapable : il vaut son pesant de plomb".

  • Et la forme récente (deuxième moitié du XXe siècle) "Valoir son pesant de cacahuètes" désigne quelque chose de ridicule.

On dit par exemple : "Je t'assure que ce navet vaut son pesant de cacahuètes".

"Envoyer à tous les diables" ou "Envoyer au diable".

Ces deux locutions verbales signifient éconduire une personne, se débarrasser d’elle de façon brutale, cavalière, la rabrouer, l'envoyer balader.

Sur le même thème, je me permets de vous recommander chaudement la lecture de mon article sur toutes les façons de dire "Envoyer balader".

Source : wikipedia.org

"Décrocher la timbale".

Cette expression du registre familier signifie "Arriver bon premier, réussir, gagner le gros lot, un prix, quelque chose ou obtenir quelque chose, parvenir à ses fins".

On dit par exemple : "Tu sais que samedi dernier Jean-Mi a décroché la timbale : il est sorti avec Catherine !".

"Entrer comme dans un moulin".

Cette locution verbale du langage courant signifie, selon le contexte :

  • "Entrer sans politesse, sans se gêner",

On dit par exemple : "Ce malotru est entré chez moi comme dans un moulin et a posé sa caisse à outils toute sale sur ma table de cuisine !".

  • ou "Entrer très facilement, sans formalités, comme on veut, librement, facilement, sans difficultés".

On dit par exemple : "Vous croyez peut-être que l'on entre dans ce lycée comme dans un moulin !".

L'expression remonte au début du XIXe siècle, où l'on disait alors "Entrer comme un âne dans un moulin", pour signifier "entrer librement, sans formalités" ; à l'instar des ânes qui fréquentaient souvent de manière habituelle et régulière ce type de bâtiment, que ce soit pour y amener le grain à moudre ou pour en remporter la farine.

Source : www.expressio.fr

"N'avoir pas son pareil pour" ou "Ne pas avoir son pareil pour".

Cette locution verbal du langage courant signifie "Être incomparable dans son domaine, se montrer exceptionnel dans une activité".

L'expression se décline :

  • au féminin : "N'avoir pas sa pareille pour" ou "Ne pas avoir sa pareille pour",
  • et au pluriel : "N'avoir pas leurs pareilles pour" ou " "Ne pas avoir leurs pareilles pour"

Et "N'avoir pas leurs pareils pour " ou "Ne pas avoir leurs pareils pour")

Source : wiktionary.org

Que signifie : "Être dans les clous", "Marcher dans les clous" ou "Rester dans les clous" et "Être hors des clous" ou "Sortir des clous".

Ces cinq locutions verbales du registre familier signifient, au sens figuré, :

  • "Être dans les clous", "Marcher dans les clous" ou "Rester dans les clous" : respecter ce qui est attendu, demandé, édicté, imposé.

Faire ce qu'il faut, obéir, agir conformément aux règles.

  • "Être hors des clous" ou "Sortir des clous" : désobéir, ne pas respecter les règles ou les limites.

Dans tous les cas, l'origine de ces différentes expressions remonte à la deuxième moitié du 20e siècle, période durant laquelle ont été utilisés les "Passages cloutés".

Passage clouté