"Il n’y a qu’heur et malheur".

Ce proverbe signifie que, dans la vie, tout dépend des circonstances et, bien souvent, ce qui cause la ruine des uns fait la fortune des autres.

Le mot "Heur", qui relève aujourd'hui du registre désuet, signifie en effet "Bonne fortune, chance heureuse", et n'est plus guère utilisé de nos jours que dans ce proverbe et dans l'expression "Avoir l'heur de".

Ainsi qu'au travers des mots "Bonheur" (bon heur) et "Malheur" (mal heur ou mauvais heur).

Source : wikipedia.org

15 façons de dire "On n'y voit rien".

"On n'y voit que dalle" appartient au registre argotique.

L'expression "Il fait noir comme dans le trou du cul d'un nègre" relève du registre vulgaire et ne peut naturellement plus être employée de nos jours sans se voir immédiatement traité d'épouvantable raciste.

En revanche, l'église catholique, apostolique et romaine s'avérant sensiblement moins sourcilleuse et susceptible que certaines associations de défense des "minorités visibles", sans doute doit-on plus aisément pouvoir continuer d'utiliser la formule "Il fait noir comme dans le cul d'une nonne" (registre argotique).

Dans le registre familier, on dit : "On n'y voit goutte" ou "On n'y voit que pouic" (qui appartiennent également au registre désuet).

Et nos amis québecois utilisent l'idiotisme animalier "Il fait noir comme dans le cul d'un ours".

Le langage courant nous offre quelques autres possibilités, avec "Être dans le noir", "Il fait nuit noire", "Il fait noir comme dans un four", "Il fait noir comme dans un tunnel", "Il fait noir comme dans la gueule du loup" (idiotisme animalier) ou "On n'y voit pas clair".

Mais c'est naturellement le registre soutenu qui nous propose les formules les plus élégantes, avec "Être dans la plus totale obscurité",  ou "Il règne un noir d'encre" ou "Nous sommes plongés dans les ténèbres".

"Sur l'air des lampions".

L'expression "Sur l'air des lampions" désigne, de nos jours, de façon générale, la manière dont une foule scande un slogan, quel qu'il soit.

Et cela, depuis le célèbre "CRS - SS !" des manifestants, aux traditionnels "On a gagné !" et autres "Et 1, et 2, et 3-0 !" des supporteurs, aux "Une autre !, une autre !" des spectateurs enthousiastes ou au "Remboursez !, remboursez !" des spectateurs mécontents !

L'expression "Sur l'air des lampions" a une origine parfaitement connue et un caractère tout à fait historique, puisqu'elle date de la proclamation provisoire de la Deuxième République, en février 1848.

Le roi Louis-Philippe venant d'être chassé par une insurrection, les républicains montrèrent leur joie en illuminant leurs fenêtres. Mais, comme il y avait finalement peu de ces éclairages spontanés, les bourgeois parisiens étant dérangés par les émeutes, les gens dans les rues se mirent à scander "Des lampions ! Des lampions !", ce qui fit augmenter le nombre de fenêtres éclairées et écrire à Victor Hugo : "En un clin d'oeil, la ville fut illuminée comme pour une fête".

C'est de cet appel répétitif, d'une seule note et de trois syllabes que nous vient donc cette expression.

Et si, à l'origine, et pendant un moment, "L'air des lampions" était bien limité à trois syllabes et une seule note, il a fini par désigner tous les slogans scandés par de nombreuses personnes en séparant les syllabes et sur très peu de notes.

Source : www.expressio.fr

"De suite" n'a jamais signifié "Tout de suite" !

"De suite" est en effet une locution adverbiale du langage courant signifiant : "À la suite", l'un après l'autre, consécutivement, sans interruption.

On dit par exemple : "J'ai regardé trois films à la suite".

Ou : "Ce club a remporté le championnat six années à la suite".

Dire "De suite" pour "Tout de suite" ou "Immédiatement" constitue une erreur grossière, qui relève du registre populaire et, je dois le confesser, m'insupporte particulièrement.

On ne dit donc jamais : "J'arrive de suite" ou "Je reviens de suite".

Mais : "J'arrive IMMÉDIATEMENT" ou "J'arrive TOUT DE suite". Et "Je reviens IMMÉDIATEMENT" ou "Je reviens TOUT DE suite" !

Source : wikipedia.org