Pourquoi dire : "C'est le teenage movie par excellence" ?

Comme l'a déclaré la chroniqueuse cinéma de la chaîne de télévision publique française franceinfo, le 29 juillet 2020.

Et pas : "C'est le FILM D'ADOLESCENTS par excellence" ou  "C'est le FILM POUR ADOLESCENTS par excellence"!

Et même : "IL S'AGIT DU FILM D'ADOLESCENTS par excellence" ou "IL S'AGIT DU FILM POUR ADOLESCENTS par excellence" !

Voire, si l'on ne souhaite pas hausser son niveau de langue et rester dans le registre familier, utiliser les apocopes : "FILM D'ADOS" ou "FILM POUR ADOS".

La locution nominale anglaise "Teenage movie" (ou "Teen movie", par apocope) désigne un genre cinématographique majoritairement américain ayant à la fois l'adolescence comme sujet et les adolescents comme personnages et public.

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Ça arrive que je" et encore moins "Ça m'arrive que je" !

Mais : "IL arrive que je" !

Et mieux encore : "PARFOIS je" !

Ne dites pas : "J'ai failli m'faire enculer par c'te brute !" !

Mais : "Il s'en est fallu de peu que ce rustre ne parvienne à m'infliger un coït anal actif !" !

Vous passerez ainsi du registre argotique au registre soutenu.

Plus de 136 façons de dire "Tuer".

"Basourdir" ne s'utilise plus (mais se retrouve indirectement dans le verbe "abasourdir") et relève donc du registre désuet.

Le registre argotique nous propose de nombreux verbes, formules ou locutions verbales avec : "Bousiller", "Buter", "Dessouder", "Dézinguer", "Donner à bouffer aux (fauves en général : lions, tigres, etc.)", "Donner à bouffer aux poissons", "Donner à bouffer aux requins", "Envoyer bouffer les pissenlits par la racine", "Expédier bouffer les pissenlits par la racine", "Faire bouffer les pissenlits par la racine", "Liquider", "Rectifier", "Refroidir", "Repasser" ou "Zigouiller".

Ainsi que "Crever", "Crever la paillasse" ou "Suriner" si l'on utilise une arme blanche.

Et "Coller une balle dans la tête", "Coller une balle entre les deux yeux", "Cribler de balles", "Cribler de plomb", "Descendre", "Faire sauter la cervelle", "Faire sauter le caisson", "Ficher une balle dans la tête", "Ficher une balle entre les deux yeux", "Finguer", "Loger une balle dans la tête", "Loger une balle entre les deux yeux", "Foutre une balle dans la tête", "Foutre une balle entre les deux yeux", "Mettre une balle dans la tête", "Mettre une balle entre les deux yeux", "Plomber", "Transformer en écumoire", "Transformer en passoire" ou "Truffer de plomb" si c'est une arme à feu.

Sans oublier Michel Audiard, qui nous a bien sûr offert le superbe "Éparpiller façon puzzle" dans le légendaire film de Georges Lautner "les tontons flingueurs" (1963) !

"Envoyer ad patres", "Envoyer manger les pissenlits par la racine", "Envoyer six pieds sous terre", "Expédier ad patres", "Expédier manger les pissenlits par la racine", "Expédier six pieds sous terre", "Faire la peau", "Faire manger les pissenlits par la racine", "Faire passer l'arme à gauche", "Faire passer le goût du pain", "Règler son affaire", "Règler son compte", "Suicider" ou "Trucider" appartiennent au registre familier.

Le langage courant est également très riche, avec : "Abattre", "Assassiner", "Déchiqueter", "Défenestrer", "Donner en pâture aux (fauves en général : lions, tigres, etc.)", "Donner en pâture aux poissons", "Donner en pâture aux requins", "Éliminer", "Empêcher de parler à jamais", "Empêcher de parler de façon définitive", "Empêcher de parler définitivement", "Empêcher de parler pour toujours", "Enterrer vivant", "Envoyer à la morgue", "Envoyer au cimetière", "Envoyer au paradis", "Envoyer au purgatoire", "Envoyer au royaume des morts", "Envoyer dans l'autre monde", "Envoyer en enfer", "Envoyer nourrir les asticots", "Envoyer nourrir les poissons" "Envoyer nourrir les requins", "Envoyer rôtir en enfer", "Étrangler", "Expédier à la morgue", "Expédier au cimetière", "Expédier au paradis", "Expédier au purgatoire", "Expédier au royaume des morts", "Expédier en enfer", "Expédier nourrir les asticots", "Expédier nourrir les poissons", "Expédier nourrir les requins", "Faire faire le dernier voyage", "Faire faire le grand voyage", "Faire faire son dernier voyage", "Faire taire à jamais", "Faire taire de façon définitive", "Faire taire définitivement", "Faire taire pour toujours", "Noyer", "Offrir en pâture aux poissons", "Offrir en pâture aux requins", "Réduire au silence" ou "Supprimer".

Mais aussi : "Brûler vif", "Carboniser", "Faire griller", "Faire rôtir" ou "Faire périr par le feu" si c'est ce dont il s'agit.

"Couper en deux", "Couper en morceaux", "Couper la gorge", "Couper la tête", "Découper en morceaux", "Démembrer", "Égorger", "Étriper", "Éviscérer", "Trancher en deux", "Trancher en morceaux", "Trancher la gorge", "Trancher la tête" ou "Éventrer" s'il s'agit de tuer par arme blanche.

Ou "Décapiter" "Électrocuter", "Exécuter", "Fusiller", "Garotter", "Guillotiner" ou "Pendre" s'il s'agit d'une exécution.

"Crucifier", "Écarteler", "Empaler" et "Lapider" correspondent normalement à des pratiques d'un temps révolu ou dont on souhaiterait du moins qu'il le soit.

Enfin, le registre soutenu nous offre le très joli verbe "Occire" ainsi que les locutions verbales "Enlever la vie", "Faire passer", "Ôter la vie" ou "Prendre la vie" et les jolies formules "Envoyer rejoindre ses ancêtres" ou "Expédier rejoindre ses ancêtres" et "Faire passer de vie à trépas".

Ne dites pas : "Il a dit quoi ?" !

Mais, à tout le moins : "Qu'est-ce qu'il a dit ?" !

Et, idéalement : "Qu'a-t-il dit ?" !

Vous passerez ainsi du registre familier au langage courant ou au registre soutenu.

9 façons de dire "Le nez".

Un nez

Comme la plupart du temps, c'est naturellement le registre argotique qui nous offre le plus large éventail de possibilités avec pas moins de huit termes.

"Le pif" est le plus couramment utilisé, suivi, je pense, par "le tarin" et "le blair".

"Le blase" (ou "le blaze"), "le tarbouif" et "le nase" (ou "le naze") me semblent moins fréquemment usités, de même que "le reniflant" et "le renifloir".

Enfin, le registre soutenu nous offre "l'appendice nasal".

Sur un thème contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la polysémie du mot "Nez".

Source : wiktionary.org

Ne dites pas : "Ça fait un ensemble" ou "Ça fait un tout" !

Mais : "CELa CONSTITUE un ensemble" ou "CELa CONSTITUE un tout" !

"Un ongle noir" ou "Un rat".

Ces deux appellations en forme d'idiotisme chromatique et d'idiotisme animalier appartiennent au registre populaire et désignent ce que l'on appelle dans le langage courant "Un hématome sous l'ongle"  et dont le véritable nom est "Un hématome sous-unguéal".

Provoqué par un choc contre l'ongle de pied ou du doigt, il est très douloureux sur le moment et le reste durablement lorsqu'on le presse.

Petit orteil heurtant violemment un pied de table

L'ongle prend ensuite une coloration noire et peut finir par tomber deux ou trois semaines plus tard.

Source : www.topsante.com

Ne dites pas : "Putain de lourde de mes deux ! J'me suis fracassé l'ongle du gros doigt de pied et j'vais m'choper un rat" !

Personne pliée en deux de douleur après s'être violemment cogné un orteil

Mais, à tout le moins, dans le langage courant : "Fichue porte : je me suis violemment cogné l'ongle du gros orteil et je vais avoir un ongle noir !" !

Et idéalement, dans le registre soutenu : "Maudite porte : je l'ai violemment heurtée avec la tablette unguéale de mon hallux et vais hériter d'un hématome sous-unguéal". !

Sans même un point d'exclamation, ainsi que les plus attentifs d'entre vous auront pu le remarquer... car - à la différence de la seconde phrase et surtout de la première - celle-ci se prononce naturellement le plus calmement et sereinement du monde, sans cris ni gestes intempestifs.

"Lâcher une caisse" ou "Lâcher des caisses".

Ces locutions verbales du registre argotique signifient - au sens figuré - : lâcher un vent (registre soutenu), faire un pet (langage courant), péter (registre familier).

On dit par exemple : "Mais enfin, Marco ! Tu pourrais faire gaffe, on est à table. Arrête de lâcher des caisses !".