"Se mettre à poil" et "Se retrouver à poil".

Ces deux expressions du registre argotique peuvent avoir, selon le contexte, deux significations très différentes :

  • au sens propre, elles signifient en effet "Se mettre nu" et "Se retrouver nu".
  • tandis qu'au sens figuré, elles signifient "Se dévoiler totalement" et "Se retrouver démuni, sans rien".

On notera que le verbe argotique "Se dépoiler" existe également, qui signifie, tout comme "Se mettre à poil", "se dénuder".

Voir également mon article "Se promener à poil", "Être à poil" ou Être torsepoil".

"Se promener à poil", "Être à poil" ou "Être torsepoil".

Dans ces trois expressions relevant du registre argotique, la locution "À poil" ou le suffixe "Poil" signifient "Nu"  "Se promener nu", "Être nu" ou "Être torse nu".

Voir également mon article "Se mettre à poil" ou "Se retrouver à poil".

"Pisseux" ou "Un pisseux".

  • L'adjectif "Pisseux" désigne :
    • au sens propre, dans le registre argotique, ce qui sent ou est imprégné d'urine.

On parle par exemple de "vêtements d'enfants tout pisseux".

    • et, au sens figuré, dans le registre familier, ce qui est d'une couleur passée, jaunie.

On parle par exemple d'un "vieux papier peint pisseux".

  • Et le substantif "Pisseux" désigne, chez nos amis suisses, dans le registre familier, un peureux.

On dit par exemple : "Ce pisseux s'était réfugié aux toilettes tant il avait eu peur de l'orage !".

Voir également mon article "Pisseuse" ou "Une pisseuse".

"Un thon".

Ce mot désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : un poisson pélagique des eaux chaudes et tempérées, de grande taille et comestible.
Un "Thon obèse" (Thunnus obesus) également appelé "Patudo"
Un "Thon obèse" (Thunnus obesus) également appelé "Patudo"
  • et au sens figuré, dans le registre argotique : une femme de forte corpulence, jugée peu gracieuse.

Sur un thème contigu, lisez également mon article consacré à "toutes les façons de dire "Une fille laide."

 

"Ne pas être la moitié d'un con".

J'aime beaucoup cette expression du registre argotique qui peut signifier, selon le contexte, deux choses diamétralement opposées :

  • soit être particulièrement stupide, profondément con,

On dit par exemple : "Ce type n'est pas la moitié d'un con. Il doit bien savoir compter jusqu'à cinq !".

  • soit être remarquablement intelligent, très brillant.

On dit par exemple : "J'ai rencontré le directeur de thèse de mon fils et son érudition m'a étonné. Ce n'est pas la moitié d'un con !".

 

9 façons de dire "Un jeune voyou".

Comme souvent, différents registres de langue s'offrent à vous en la matière.

Depuis le "petit branleur" ou le "petit con" (registre argotique), au "sacripant" (registre familier).

Vous disposez également de la "canaille", du "garnement", du "malappris" et du "vaurien"(langage courant).

Ainsi que du "chenapan" (registre désuet).

Sans compter, naturellement, le désormais célèbre "sauvageon", cher à Jean-Pierre Chevènement.

 

 

32 façons de dire "Bien rire" ou "Rire beaucoup".

Le registre argotique est, comme souvent, très riche, puisque l'on peut utiliser les formules "Rire à se pisser dessus", "Se bidonner", "Se fendre la gueule", "Se fendre la pêche", "Se fendre la pipe", "Se fendre la poire", "Se marrer", "Se marrer comme un bossu", "Se marrer come une baleine", "Se poiler", "Se taper une de ces poilades", "Se taper une énorme poilade" ou "Se taper une grosse poilade".

Le registre familier nous propose "S'esclaffer", "S'esclaffer de rire", "Se gondoler", "Se taper des barres" ou "Se taper des barres de rire".

Et l'on peut également dire "Être plié de rire", "Rigoler", "Rigoler comme un bossu", "Rigoler comme une baleine", "Rigoler de bon coeur", "Rire à se tenir les côtes", "Rire de bon coeur", "Rire aux éclats", "Rire à gorge déployée", "Rire comme un bossu", "Rire comme une baleine", "Rire de toutes ses dents", "Se payer une bonne tranche de rigolade" ou "Se tordre de rire" dans le langage courant.

"La boucler", "La fermer", "La ramener" ou "L'ouvrir".

Ces quatre locutions verbales du registre argotique - puisqu'elle sous-entendent toutes "sa gueule"... - signifient :

  • "se taire" pour les deux premières,

On dit par exemple : "Ma frangine a intérêt à la boucler !".

Et : "J'espère que le pion va la fermer".

  • et "parler" pour les deux dernières.

On dit par exemple : "J'espère que cet abruti ne va pas encore la ramener !".

Et : "Non, je ne suis pas énervé ! Mais je te jure que si ce crétin l'ouvre encore avant la fin du film, je lui éclate la tronche !".

Ne dites pas : "I' z'ont traité c't'empaffé de fils de pute pasqu'i' s'était gouré et qu'il avait chouravé la tire à m'sieur Paulot." !

Mais au moins : "Ils ont traité ce salaud de fils de pute parce qu'il s'était trompé et avait volé la voiture de monsieur Paul !". (langage courant)

Et, idéalement, : "Ils ont attribué à ce malandrin une ascendance douteuse pour avoir malencontreusement dérobé l'automobile de M. Paul !". (registre soutenu)

 

 

 

23 façons de dire "Une fille laide ».

Évidemment, faire dans la dentelle n'est guère d'usage lorsqu'il s'agit de qualifier la laideur d'une femme d'une manière péjorative et la misogynie le dispute souvent à la grossièreté.

Les termes de "Maritorne" ou de "Haridelle" sont aujourd'hui tombés en désuétude et relèvent donc désormais du registre désuet.

Ceux, pourtant corrects de "Laideron" ou "Laideronne" (langage courant), ne sont que rarement employés.

Et, pour élégantes qu'elles soient, on n'entend malheureusement que très rarement les formules "Avoir un physique ingrat" (registre soutenu), "Être peu gâtée par la nature" ou "Ne pas être gâtée pas la nature" (langage courant).

On leur préfère en effet souvent des qualificatifs aussi agréables que "Une fille mal foutue", "Une fille moche", "Une moche", "Une mocheté", "Une grosse dondon", (registre familier) ou "Un tas" (registre argotique).

Quand on ne fait pas dans l'idiotisme animalier en parlant de "Fille laide comme un pou", de "Guenon", de "Guenuche" (langage courant), de "Grosse vache" ou de "Thon" (registre argotique).

Ainsi que de "Cageot" et de "Gravat" (registre argotique) ou - pour rester dans le domaine de la nourriture - de "Boudin" (registre argotique) et de "Mannequin chez Olida" (registre familier et registre désuet), selon la célèbre formule que les plus anciens se remémoreront certainement.

Enfin, les marseillais utilisent le mot "Un tromblon" pour désigner une femme aux formes peu harmonieuses.

Le surpoids étant malheureusement de nos jours majoritairement associé à la laideur, on peut également consulter l'ensemble des façons non grossières de dire "Une personne en surpoids".

Ne dites pas : "Un thon", "Un cageot" ou "Un boudin" !

Mais plutôt : "Une jeune femme peu gâtée par la nature" ou "Une demoiselle au physique ingrat".

Ces deux locutions du registre soutenu remplaceront avantageusement, à mon sens, ces trois termes du registre argotique, voire vulgaire.

Sur un thème contigu, lisez également mon article consacré à "toutes les façons de dire "Une fille laide."