On ne dit pas : "Un beau garçon" ni "Un joli homme" :

Mais plutôt : "Un JOLI garçon" et "Un BEL homme" !

Ou , dans le registre argotique : "Un beau mec".

Et, dans le registre familier, principalement pour les jeunes : "Un BG", "Un beau gosse" ou "Un bogosse".

  • "Un beau garçon" est une formule correcte, mais "Un joli garçon" est bien davantage usité.
  • En revanche "Un joli homme" ne s'utilise absolument jamais.

"Nazebroque".

Jeune, j'aimais assez cet adjectif du registre argotique, qui signifie selon le contexte :

  • inintéressant, sans intérêt, minable, parce que vieux, démodé, abîmé, cassé, pourri, en mauvais état.

On dit par exemple : "Je n'ai pas voulu prendre le canapé : il était nazebroque".

  • bête, idiot, stupide, manquant d'intellignence.

On dit par exemple : "Elle est vraiment nazebroque cette gonzesse !".

  • très fatigué, vanné.

On dit par exemple : "J'suis complètement nazebroque".

Source : wiktionary.org, www.linternaute.fr, www.cordial.fr et www.dictionnairedelazone.fr

"Comme un nègre", "Bosser comme un nègre", "Travailler comme un nègre" ou "Turbiner comme un nègre".

La locution adverbiale "Comme un nègre" appartient au registre argotique et au registre désuet.

Entachée d'un fort relent colonialiste, elle signifie : intensément, durement, sans relâche.

On dit par exemple : "Les ouvriers de ces camps de travail bossaient comme des nègres".

Source : www.languefrancaise.net

"Un plouc".

Ce substantif masculin du registre argotique est utilisé pour désigner :

  • à l'origine : les paysans bretons ou les gens d'origine bretonne.

On dit souvent qu'il trouverait son origine dans les nombreux (179) noms de lieux bretons ou de localités tels que Plougastel-Daoulas (29), commençant par le préfixe "Plou", signifiant "Communauté", puis, par extension, "Paroisse".

Ou ses variantes "Plé", "Pleu", "Plo", "Ploe" ou "Plue".

Mais il n'existe cependant pas de certitude en la matière.

  • et de nos jours, de manière péjorative et ironiquement : une personne ayant l'allure d'un campagnard simple et endimanché, un peu rustre ou à l'allure maladroite et gauche, ignorant les usages et les codes sociaux en vigueur.

On utilise également les termes de "Bouseux" ou de "Péquenaud".

Et on dit par exemple : "Tu as vu un peu le plouc à la caisse ; regarde-moi un peu ces fringues".

Source : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Une panouille".

Ce substantif féminin polysémique désigne à la fois :

  • dans le langage courant, selon les cas :
    • un épis de maïs recouvert de ses spathes :
Composition de la fleur et de l'épi de maïs
Composition de la fleur et de l'épi de maïs
Un épi de maïs sur pied, encore entourée de ses spathes
Un épi de maïs sur pied, encore entourée de ses spathes
    • ou : un épi de maïs privé de ses grains :

Épi de maïs égrené

  • et, dans le registre argotique :
    • un rôle de figuration dans un film ou au théâtre,

On dit par exemple : "Quel est l'acteur qui n'a pas alterné au début de sa carrière panouilles et petits rôles ?".

    • ou : un mauvais film, un navet.

On dit par exemple : "Même les plus grands acteurs ont généralement tourné dans quelques panouilles".

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à ce qui distingue "Un nanar "et "Un navet".

Source : wiktionary.org

"Avoir du fromage blanc dans la tête", "Avoir du mou de veau dans la tête", "Avoir du mou de veau dans le cerveau" ou "Avoir du mou de veau dans le cigare".

Je trouve assez savoureuse ces expressions en forme d'idiotisme alimentaire, d'idiotisme animal et d'idiotisme corporel, qui signifient toutes, au sens figuré : être complètement idiot.

Elles relèvent toutes du registre familier, à l'exception de la dernière - "Avoir du mou de veau dans le cigare" - qui appartient au registre argotique.

Sur un sujet contigu, je vous recommande ma collection d'articles consacré aux mille et une façons de dire "Être idiot" ou "Un idiot".

"Le sgeg", "Le sgueg", "Le sguègue", "Le zgeg", "Le zgueg" ou "Le zguègue".

Ce substantif masculin du registre argotique, qui nous vient de l'arabe dialectal, désigne :

  • avant toutes choses : la verge (ou pénis).

On dit par exemple : "Le type se baladait dans son jardin, le sguègue à l'air".

  • mais également : un bon à rien, un individu stupide.

On dit par exemple : "J'aurais dû me méfier  le vendeur avait une tronche de sguègue".

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de ma collection d'articles intitulée Mille et une façons de dire « Être idiot ou « Un idiot ».

Source : wiktionary.org

 

"Le chauve à col roulé", "Un chauve à col roulé", "Un grand chauve à col roulé" ou "Un petit chauve à col roulé".

J'adore ces différentes locutions nominales masculines très imagées du registre argotique, en forme d'idiotisme textile, qui désignent au sens figuré et respectivement :

  • "Le chauve à col roulé" : la verge (ou le pénis),
  • "Un chauve à col roulé" : une verge (ou un pénis),
  • "Un grand chauve à col roulé": une longue verge (ou un long pénis),
  • et : "Un petit chauve à col roulé" : une petite verge (ou un petit pénis).

"Une gaffe" et "Un gaffe".

Le substantif "Gaffe peut avoir différentes significations en fonction du niveau de langue (langage courant, registre familier ou registre argotique) et du genre (féminin ou masculin) :

  • "Une gaffe" désigne ainsi :
    • dans le langage courant : une perche munie d'une pointe métallique et d'un crochet (appelé "Croc") à une extrémité, pour attirer à soi quelque chose.

On en utilise en particulier à bord des bateaux, et l'on parle de "Gaffe de marinier" ou "Gaffe marinière" ; le substantif féminin "Équoirre" relevant du registre désuet.

Une gaffe téléscopique pour bateau, appelée "Gaffe de marinier" ou "Gaffe marinière", et autrefois : "Équoirre"
Une gaffe télescopique pour bateau, appelée "Gaffe de marinier" ou "Gaffe marinière", et autrefois : "Équoirre"
    • et dans le le registre familier : une bêtise.

On dit par exemple : "Évite de commettre une gaffe avec ta nouvelle patronne".

  • tandis que "Un gaffe" désigne, dans le registre argotique : un gardien de prison ou "surveillant pénitentiaire".

Également appelé, dans le même registre argotique et de façon péjorative : "Garde-chiourme" ou "Maton".

Surveillants pénitentiaires

Source : wiktionary.org

"Se bouger le cul", "Se bouger les fesses" et "Se remuer le cul".

Ces différentes locution verbales du registre  argotique signifient : passer à l'action, se mettre au travail.

On dit par exemple :

  • "Il va falloir se bouger le cul pour réussir à être à l'heure".
  • "Si tu ne te bouges pas les fesses rapidement, mon pote, tu vas la perdre cette gonzesse".
  • ou : "Tu devrais te remuer le cul pour trouver un boulot vite fait, je crois".

On les utilise souvent sous forme d'interjections :

  • "Bougez-vous le cul !" ou "Bouge ton cul".
  • "Bouge-toi les fesses !" ou "Bouge tes fesses !".
  • ou : "Remue-toi le cul !" ou "Remue ton cul !".

La forme "Se remuer les fesses" n'existe pas vraiment, à ma connaissance. En particulier, je pense, parce que, sous forme d'interjection ("Remue-toi les fesses !" ou "Remue tes fesses !"), elle évoquerait davantage la danse que l'action ou le travail.

"Faire sa Joséphine" .

Cette jolie locution verbale du registre argotique signifie : faire sa mijaurée, faire sa chochotte ; affecter un air de chasteté, repousser avec indignation les propositions galantes d'un homme.

On dit par exemple : "Elle fait sa Joséphine, mais on connaît son passé !".

Sources : laliste.net, www.russki-mat.net et www.languefrancaise.net

"Un morbac" et "Un morpion".

Ces trois substantifs masculins du registre argotique désignent : "Un pou du pubis" ou "Un pou pubien".

Il s'agit d'un minuscule insecte de couleur noire vivant à la surface de la peau du pubis et mesurant de 2 à 3 mm de longueur.

On parle d'"Ectoparasite" car c'est un parasite externe, qui vit sur la surface corporelle d'un être vivant.

Le pou pubien diffère des autres poux (le "Pou de la tête" et le "Pou du corps") par sa morphologie et sa localisation, le pubis.

Il s’apparente à un crabe : il présente un corps trapu avec un thorax très large et un abdomen court et étroit. Ses pattes sont puissantes et pourvues d'énormes pseudo-pinces (plus fortes que celles du pou de tête) qui lui permettent de s’agripper aisément aux poils de la région génitale. Il peut toutefois se loger au niveau du thorax, de l’abdomen, de la barbe, des cils, des aisselles...

Il est "Hématophage" : il se nourrit du sang de son hôte.

Ses parties buccales demeurent presque en permanence introduites dans la peau de son hôte, et il est capable de piquer. Ces piqûres causent de petites lésions bleues et, quelquefois, des réactions allergiques graves.

Le pou pubien est à l’origine, chez l'homme, de la "Phtiriase pubienne", une maladie infectieuse de la peau, qui est gênante, mais bénigne.

La plupart du temps, il se transmet par contact direct, pendant des rapports sexuels avec une personne infectée, mais la contagion peut aussi s’effectuer par un contact indirect, avec des vêtements, des serviettes, des draps ou une literie envahie.

Sources : wikipedia.org et www.santemagazine.fr

8 façons de dire "Travailler".

On peut dire en argot "Gratter", "Marner", "Taffer" ou "Turbiner".

"Boulonner" relève du registre populaire.

"Bosser" et "Trimer" du registre familier.

"Oeuvrer" appartient au registre soutenu.

Quant au verbe "Boulotter", il n'a bien entendu jamais signifié "Travailler", mais "Manger", dans le registre familier !

 

"Rouler dans la farine".

Cette locution verbale du registre familier signifie : tromper (langage courant), arnaquer (registre argotique), duper, berner (registre soutenu), être malhonnête avec quelqu'un, lui mentir pour obtenir quelque chose.

On dit par exemple : "Je me suis fait roulé dans la farine avec cette voiture : je me ruine en réparations !".

Source : www.francaisauthetique.com