Ne dites pas : "Mon daron j'lui ai filé deux bouquins pour son anniv".

Mais : "J'ai offert deux livres à mon père pour son anniversaire" (langage courant).

Ou : "J'ai fait présent de deux ouvrages à l'auteur de mes jours à l'occasion de son anniversaire" (registre soutenu).

18 façons de dire "Flatter".

Dans le registre vulgaire, nous trouvons : "Être lèche-cul", "Jouer les lèche-cul" ou "Lécher le cul".

On peut également dire, dans le registre argotique, "Cirer les godasses" , "Cirer les grolles" ou "Cirer les pompes" .

"Cirer les bottes" appartient au registre familier.

Et la jolie formule "Passer la brosse à reluire" au langage courant. Ainsi que les verbes "Complimenter", (légèrement en deçà de "Flatter") ou "Glorifier" (sensiblement au-delà de "Flatter") et les locutions verbales "Couvrir de louanges", "Faire compliment (de quelque chose)", "Faire l'éloge", "Tresser des couronnes" ou "Tresser des lauriers".

Les verbes "Louanger" et "Louer" (légèrement au-delà de "Flatter") relèvent du registre soutenu.

Et personnellement j'apprécie particulièrement le verbe du registre désuet "Flagorner", qui sous-entend "Flatter bassement, servilement".

Ne dites pas : "Faire du violon" !

Un violon

Mais : "Jouer du violon" !

Ou "Aller en prison", "Être emprisonné" !

Le "Violon" est effet l'un des nombreux mots du registre argotique désignant la prison.

"Un daim".

Un daim mâle

  • Le daim est avant toutes choses un mammifère sauvage ruminant de nos contrées, appartenant à la famille des cervidés et dotés - pour les mâles - de grands bois plats et palmés.
  • Mais c'est également, dans le registre argotique et dans le registre désuet, un imbécile, un niais, quelqu'un d'ignorant, de bête.

Ou encore : un dupe, un bourgeois, quelqu'un de riche.

Bonbon "Daim"

  • Et, enfin, un bonbon au chocolat originaire de Suède.

La marque Daim a été créée en 1953 par le groupe américain Kraft Foods, et elle appartient, depuis une scission intervenue en 2012, au groupe américain Mondelez International.

Source : wikipedia.org

 

"Avoir le seum".

Est-il nécessaire de le préciser, j'exècre naturellement cette immonde expression du registre argotique, dérivée de l'arabe, que les jeunes français utilisent massivement depuis quelques années et qui signifie : être énervé, en colère, dégoûté, frustré.

Le gouvernement français - à travers sa DSCR (Délégation à la Sécurité et à la Circulation Routières) devenue DSR (Délégation à la Sécurité Routière) en 2017 - s'en était pitoyablement fait le porte-parole, en décembre 2012, à travers une lamentable campagne publicitaire pour la sécurité routière destinée aux jeunes, dont les devises étaient "Si t'as pas de Sam, t'as le seum" et "Si t'as un Sam, t'as le swag".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être énervé" ou "Énerver".

 

22 façons de reprocher à quelqu'un de ne rien entendre ou de dire que l'on entend mal.

La langue française nous offre, à travers ses différents niveaux de langue, d'assez nombreuses façons de parler de ce type de problème.

"Avoir des défaillances auditives", "Avoir des difficultés auditives", "Avoir des troubles de l'audition", "Avoir des troubles auditifs", "Avoir une baisse de l'audition", "Avoir une ouïe défaillante", "Être atteint d'hypoacousie", "Être atteint de surdité"" ou "Perdre l'audition" relèvent du registre soutenu.

Le langage courant met à notre disposition les formules "Avoir des problèmes d'audition", "Avoir des problèmes auditifs", "Entendre mal", "Être sourd", ainsi que "Mal entendre".

"Être sourd comme un pot" et "Être dur d'oreille" appartiennent au registre familier.

Et "Être dur de la feuille", "Être sourd comme un pot" ou "Être sourdingue" au registre argotique.

De même que ma formule préférée : "Avoir les portugaises ensablées", qui naturellement interloque souvent mes amis étrangers.

Enfin, après avoir posé un possible diagnostic de type "T'entends rien, ma parole !" ou "T'es sourd ou quoi ?", pourquoi ne pas suggérer un traitement aussi peu invasif que coûteux, tel que : "Les oreilles ça se lave !" (registre familier pour les trois).

Ne dites pas : "Je l'ai envoyé péter !", "Je l'ai envoyé bouler !", "Je l'ai envoyé chier" ou "Je l'ai envoyé se faire foutre !" !

Ces quatre locutions relèvent du registre argotique et peuvent être bien avantageusement remplacées.

En disant par exemple : "Je l'ai rembarré !" ou "Je l'ai envoyé promener" (registre familier).

On encore : "Je l'ai expédié sur les roses" (langage courant).

Voire "Je l'ai rabroué !" (registre soutenu).

"Avoir le chichi fada".

"Avoir le chichi fada", c'est à dire : ne pas avoir d'érection, pour les Marseillais

Cette jolie expression typiquement marseillaise appartient au registre familier et signifie : ne pas parvenir à être en érection (registre soutenu) !

Et donc, dans le registre argotique : ne pas bander.

Source : wiktionary.org

"Être vanné".

Cette locution verbale du registre familier peut avoir, selon le contexte, deux significations radicalement différentes :

  • être extrêmement fatigué, épuisé,

On dit par exemple : "Je n'ai pas eu le courage de ressortir après mes courses car j'étais vanné".

  • ou être l'objet de moqueries.

On dit par exemple : "Je sais bien que je ne prends pas assez le temps de me relire à plusieurs reprises et que, de ce fait,  jaimelesmots.com comporte de nombreuses fautes, coquilles ou bourdons... J'ai d'ailleurs récemment été vanné à ce sujet par l'un de mes vieux amis".

Voir également mon article sur toutes les façons de dire "Être très fatigué".

"Pisseuse" ou "Une pisseuse".

  • L'adjectif "Pisseuse" désigne :
    • au sens propre, dans le registre argotique, ce qui sent ou est imprégné d'urine.

On parle par exemple de "literie d'enfant toute pisseuse".

    • et, au sens figuré, dans le registre familier, ce qui est d'une couleur passée, jaunie.

On parle par exemple d'une "vielle tenture pisseuse".

  • Et le substantif "Pisseuse" désigne :
    • une fille ou une jeune fille, dans le registre familier,
    • chez nos amis canadiens, dans le registre familier, :
      • une religieuse,
      • une personne très peureuse,
      • le jeu de la dame de pique,
      • la carte de la dame de pique, au jeu du même nom.