"Faire des gorges chaudes" de quelque chose ou de quelqu'un.

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : se moquer de quelqu'un en faisant preuve d'une malignité excessive.

On dit par exemple : "De nombreux français font des gorges chaudes du couple présidentiel".

On disait autrefois (registre désuet) :  "Faire gorge chaude de quelque chose" pour signifier "Se l’approprier".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Un galopin".

J'aime beaucoup ce substantif masculin qui relève du langage courant ainsi que du registre désuet.

Il désigne :

  • principalement : un enfant espiègle, effronté ; un garnement, un chenapan,

On dit par exemple : "Ces galopins ont toujours une mauvais blague en préparation".

  • mais également : un verre de bière d'une contenance d'environ 12,5 cl.

On dit par exemple : "Patron : un galopin !".

Un galopin de bièreUn galopin de bière

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire en français "Un jeune voyou" ou "Un petit voyou".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Des éconocroques".

J'aime beaucoup ce subtantif féminin pluriel.

Relevant du registre désuet et du registre populaire, il désigne : des économies.

On dit par exemple : "Ma frangine a fait des éconocroques pour s'acheter une bagnole".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la locution nominale masculine "Bas de laine".

"Barguigner" ou "Sans barguigner".

J'aime beaucoup le verbe "Barguigner", qui relève du registre désuet et du registre familier.

  • Elle signifiait autrefois : marchander plus ou moins longuement.
  • Et elle signifie désormais, par référence à la longueur de certaines tractations : hésiter, ne pas arriver à se décider, mettre du temps à agir.

On dit par exemple : " Il n'y a pas à barguigner : ce meuble est joli et très peu cher".

Ou : "Mon frère nous a soutenu financièrement dès le début sans barguigner".

Source : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Les chiens écrasés" ou "La rubrique des chiens écrasés".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme animalier relève du langage courant et du registre désuet.

Et elle désigne, par plaisanterie, au sens figuré, dans le jargon journalistique : une rubrique d'un journal regroupant les courts articles consacrés à des informations ou à des faits sans grande importance, sans lien, ni entre eux, ni avec le reste de l’actualité.

On parle désormais plus couramment de "faits divers".

On dit par exemple : "Ce grand journaliste a commencé par s'occuper des chiens écrasés".

Sources : wiktionary.org et wikipedia.org

"Le haut mal".

Cette locution nominale masculine relève du registre désuet.

Et elle désignait : l'épilepsie, également appelée mal comitial.

Elle a servi de titre à un roman policier de l'écrivain belge Georges Simenon, paru en 1933 aux Éditions Fayard.

"Le Haut mal" : un roman policier de Georges Simenon paru en 1933
Cette affection neurologique touche plus de 50 millions de personnes à travers le monde.

Elle est définie comme une famille de maladies dont le point commun est une prédisposition cérébrale à engendrer des "crises" épileptiques dites "non provoquées", c'est-à-dire spontanées, non expliquées par un facteur causal immédiat.

Une crise épileptique est caractérisée par une altération fonctionnelle transitoire au sein d'une population de neurones, due à une "décharge" épileptique :

  • soit limitée à une région du cerveau (crise dite "partielle"),
  • soit impliquant les deux hémisphères cérébraux de manière simultanée (crise dite "généralisée").

L'épilepsie se manifeste habituellement durant l’enfance ou à l’adolescence, ou encore après l’âge de 65 ans, plus rarement à partir de 30 ans. Chez les personnes âgées, l'augmentation des cas de troubles cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux accentue le risque. Un tiers des patients souffre d'une épilepsie réfractaire et présente des crises malgré l'utilisation des anti-épileptiques.

Un facteur prédisposant peut être d'origine génétique, lésionnel (lésion cérébrale présente depuis la naissance, malformative, ou acquise au cours de la vie, comme un accident vasculaire cérébral ou les complications d'un traumatisme crânien grave), toxique (certains médicaments tel que le tramadol abaissent le seuil épileptologène) ou autre (par exemple, une anomalie de l'électroencéphalogramme peut être considérée comme prédisposant).

Il n'existe pas une seule épilepsie, mais de nombreuses formes différentes, à l'origine de crises épileptiques elles-mêmes très variées ; les plus fréquentes sont les crises tonico-cloniques généralisées dites convulsions, les crises myocloniques, les absences épileptiques, les crises partielles simples, les crises partielles complexes.

Une épilepsie est caractérisée par deux traits essentiels :

  • son caractère soit "généralisé" (les crises intéressent d'emblée les deux hémisphères cérébraux), soit "partiel" (les crises n’intéressent qu'une population limitée de neurones),
  • et son étiologie ("idiopathique" ou "génétique", et "symptomatique" ou "structurel/métabolique", selon les anciennes et nouvelles terminologies, respectivement).

Chez les personnes souffrant d'épilepsie, la survenue d'une crise est souvent due à un état de fatigue inhabituel, un manque de sommeil, ou un état anxieux. Dans une minorité de cas dits "photosensibles", une stimulation lumineuse intermittente (par exemple, un stroboscope ou un éclair lumineux) peut être à l'origine des crises.

Source : wikipedia.org

 

"Épatant" ou "Épatante".

J'aime beaucoup cet adjectif relevant du registre familier.

Malheureusement, souvent considéré désormais comme désuet, il signifie, selon le contexte :

  • qui provoque ou suscite l'admiration, la satisfaction, l'étonnement ; qui procure une grande satisfaction ; chouette (registre familier), admirable, sensationnel, formidable, exceptionnel, extraordinaire, merveilleux.

On dit par exemple : "On a passé des vavances épatantes".

  • ou : qui se distingue par ses qualités de coeur, de générosité ; adorable, charmant, chic (registre familier), remarquable.

On dit par exemple : "J'ai un copain d'enfance épatant".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Un cagnard" et "Le cagnard".

Ce substantif masculin désigne :

  • pour les Marseillais et les Provençaux : un emplacement ensoleillé, abrité du vent,

Un cagnard : emplacement ensoleillé, abrité du vent

  • pour l'ensemble des français, par extension, dans le registre familier : un soleil brûlant.

On dit par exemple : "Tu vas mourir de chaud en plein cagnard".

"En plein cagnard"

  • dans le domaine maritime : un assemblage de planches ou de toiles fixées à l'avant et aux côtés d'une passerelle d'un pont de dunette, pour protéger un homme de veille contre le vent et la pluie,`
  • dans le registre désuet : un abri non fermé et plus ou moins chaud où se rassemblaient des vagabonds,
  • un réchaud pour se chauffer à l'extérieur,
  • et pour nos amis Suisses : une petite pièce servant de débarras.

Un cagibi

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Maous", "Maouss", "Maousse" ou "Mahous"

Cet adjectif qui possède la particularité de pouvoir s'écrire de très nombreuses façons relève du registre populaire et du registre désuet.

Et il signifie : remarquable (par sa qualité, sa taille, son importance, sa force, sa beauté).

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Fricasser chair et poisson".

Cette jolie locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme animalier relève du registre désuet et du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : faire bonne chère, bien manger, ripailler.

Source : www.cnrtl.fr

"Bisque, bisque, rage !".

Cette amusante formule relève du langage enfantin et, malheureusement de nos jours, du registre désuet.

Elle est utilisée pour narguer un interlocuteur.

On dit par exemple : "Je ne te rendrais jamais ta poupée ! Bisque, bisque, rage !".

15 façons de dire "Protester".

Le joli verbe "Renauder" appartient au registre populaire ainsi qu'au registre désuet.

"Broncher" (surtout utilisé de façon négative : "Ne pas broncher"), "Rouscailler", "Rouspéter" et "Se rebiffer" relèvent du registre familier.

Tandis que "Contester", "S'insurger", "Se cabrer", "Se rebeller", "Se plaindre" et "Se révolter" appartiennent au langage courant.

Et que "Clabauder", "Récriminer", "Regimber" et "Vitupérer" relèvent du registre soutenu.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Râler" en français.

Source : www.crisco2.unicaen.fr