Mots, locutions et expressions du registre familier
Cette collection réunit l’ensemble de mes articles consacrés à ces mots, locutions et expressions du registre familier utilisés dans la vie de tous les jours, dans les conversations non formelles.
Nombre total d’articles prévus dans cette collection : 1 472
Ce verbe nous vient de l'allemand "Trinken", qui signifie "Boire".
Et il peut avoir en français deux significations différentes, en fonction du niveau de langage :
dans le langage courant, "Trinquer" signifie en effet : choquer ou entrechoquer son verre contre celui d'une autre personne avec laquelle on s'apprête à boire, en formulant un voeu, un souhait, un engagement.
On dit par exemple : "Ce midi, j'ai trinqué avec mes collaborateurs à la réussite de notre nouvelle gamme de produits".
et dans le registre familier : subir un dommage, un désagrément, une perte ; écoper.
On dit par exemple : "Si ce groupe industriel s'effondre, c'est toute la sous-traitance de la région qui va trinquer".
Ou : "L'entreprise de mon voisin a sérieusement trinqué après l'arrestation très médiatisée de son frère".
Sources : Le Robert, wiktionary.org, www.cnrtl.fr et wikipedia.org
Ce verbe peut avoir deux significations différentes selon le sens (propre ou figuré) et selon le niveau de langage, puisqu'il signifie tout à la fois :
au sens propre, dans le langage courant :
enrouler (quelque chose) autour de quelque chose de circulaire.
Et notamment : enrouler un fil (ou un câble) sur une bobine, ou"Bobiner".
Son antonyme est "Débobiner" (dérouler ce qui était en bobine) ou "Désembobiner".
Et "Rembobiner" consiste à embobiner de nouveau.
envelopper ou empêtrer (quelque chose ou quelqu'un) dans quelque chose ou au moyen de quelque chose.
On dit par exemple : "Mon grand-père m'a embobiné le bras dans une écharpe avant de m'emmener chez le médecin".
et au sens figuré, dans le registre familier : tromper en embrouillant ; séduire dans le but de duper ; enjôler.
On dit par exemple : "Je me suis fait embobiner par le vendeur, qui m'a refilé un vieux modèle en me faisant croire qu'il venait de sortir".
Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr
"La guimauve"est un substantif féminin désignant :
une plante herbacée vivace appelée "Guimauve officinale", Guimauve sauvage" ou "Mauve blanche", commune en Europe.
Elle est cultivée comme plante médicinale pour ses propriétés émollientes, comme plante ornementale pour ses fleurs et quelquefois comme plante potagère principalement pour ses racines.
Et elle entrait autrefois dans la composition d'une confiserie molle et sucrée, la guimauve, originellement fabriquée à partir de la racine de guimauve.
De la guimauve ou ""Pâte de guimauve"
ou : une confiserie molle également appelée "Pâte de guimauve",originellement confectionnée avec un extrait de la racine de guimauve officinale mais qui, dans sa forme moderne, est faite de sucre, de blanc d'oeufs battus, de gélatine (qui remplace la guimauve) et de gomme arabique.
La guimauve a une consistance spongieuse et généralement la forme de cubes ou de longs bâtons souples. Elle est naturellement d'un goût assez neutre et de couleur blanche ou rose mais est souvent aromatisée et colorée en teinte pastel dont les plus courantes sont rose, verte, bleue et jaune.
Cette friandise est connue en Belgique sous le nom de "Lard", le nom de "Guimauve" se rapportant, dans ce pays, à une autre friandise typique de la fête de la Saint-Nicolas plus proche de la guimauve d'origine.
En France, une confiserie faite de guimauve est commercialisée par la société Haribo-Ricqlès-Zan sous l'appellation commerciale "Chamallows", un mot possédant une consonance proche du nom de la guimauve en anglais qui est "Marshmallow".
et "À la guimauve" ou "De la guimauve" sont des locutions adverbiales signifiant, au sens figuré, dans le registre familier :
fade, douceâtre, sans expression.
On dit par exemple : "Je trouve minable cet acteur et son jeu à la guimauve".
ou,de façon péjorative : exagérément sentimental ; à l'eau de rose, un peu mièvre.
On dit par exemple : "Je ne supporte pas cet artiste et ses chansons : il ne fait que de la guimauve".
Sources : www.cnrtl.fr, wikipedia.org et wiktionary.org
Ce substantif masculin désignait, au sens figuré et dans le registre familier, dans le jargon de la Résistance à l'occupant nazi, durant la Seconde Guerre mondiale : un opérateur radio clandestin.
dans le langage courant : une armoire comportant un miroir sur sa ou ses portes.Ce type de meuble, souvent de taille imposante et fabriqué avec des bois très solides renfermait autrefois tout le linge de la maison.
dans le langage familier, ausens figuré : une personne dotée d’une très grande force et pourvue d’une imposante carrure.
On dit par exemple : "Le videur de cette boîte de nuit est une armoire à glace".
On dit également : "Un golgoth", "Un stremon", "Une baraque", "Un gars baraqué" ou "Un type baraqué".
"Une armoire à glace" : l'acteur et sportif islandais Thor Björnsson 200 kg pour 2,05m
et dans le registre argotique : le sac à dos des fantassins de la Première Guerre mondiale, appelés "poilus".
Exemples de paquetages de poilus de la Première Guerre mondiale
Cette curieuse locution interjective du registre familier constitue une déformation volontaire de la locution verbale "Refais-le moi !" pour "Redis-moi ça un peu".
Elle sous-entend une formule du type : "Ça alors !", "Quoi ?", "Comment cela ?", "N'importe quoi !", "Je ne le crois pas !".
Et elle s'utilise lorsque l'on souhaite faire part à son interlocuteur de son incrédulité, de son doute, de son étonnement, voire de sa stupéfaction vis-à-vis de ce qui vient de nous être dit.
On dit par exemple : "Comment ça, tu crois que tu as égaré ma décapotable... Refais-le me le, s'il te plaît !".
Ou : "Tu as dix-sept ans et tu me demandes si tu peux partir seule en vacances en Amérique latine cet été ! Refais-le me le, s'il te plaît !".