Mots, locutions et expressions du registre familier
Cette collection réunit l’ensemble de mes articles consacrés à ces mots, locutions et expressions du registre familier utilisés dans la vie de tous les jours, dans les conversations non formelles.
Nombre total d’articles prévus dans cette collection : 1 472
Ces deux locutions adverbiales du registre familier en forme d'idiotismes numériques signifient : bref, en résumé, pour résumer ; pour dire les choses de façon concise.
Et elle s'utilise pour insister sur ce que l'on dit, avec autorité, lorsque l'on ne veut pas de contradiction, pour redéfinir plus clairement quelque chose.
On dit par exemple : "En un mot comme un cent : ta femme exige que tu sois parti avant ce soir !".
Ou : "En un mot comme en mille : le gouvernement ne cèdera pas à ces pressions !".
Sources : wiktionary.org, www.languefrancaise.net et www.larousse.fr
Ce substantif masculin du registre familier en forme d'idiotisme corporel, possède deux graphies différentes.
Celle avec un trait d'union ("Un tape-cul") est de nos jours considérée comme désuète ou vieillie. Mais elle a naturellement - comme toujours - ma préférence.
"Un tape-cul" est un mot polysémique pouvant désigner :
différents véhicules ou objets :
un petit tilbury à deux places,
une voiture mal suspendue où l'on est durement secoué.
Nous disposons ainsi d'au moins 14 façons de dire "Une automobile" :
"Une tuture" relève du langage enfantin.
"Une bagnole", "Une caisse", "Une chignole" et "Une tire" appartiennent au registre argotique.
Et "Un taxi" au registre familier, de même que l'apocope "Une auto". Et, pour nos amis québecois : "Un char".
"Une voiture" relève du langage courant.
Tandis que "Un véhicule automobile" appartient au registre soutenu.
Et que les locutions nominales "Un véhicule particulier" (VP) ou "Un véhicule de tourisme" relèvent du jargon administratif et du jargonmercatique.
"Une titine" (registre familier) désigne uniquement une petite voiture. Tandis que "Une gamos" (registre argotique) désigne - pour les jeunes - un véhicule haut de gamme).
3 façons de dire "Une vieille automobile" :
"Un tacot" appartient au registre familier. De même que "Une guimbarde".
Et "Une teuf-teuf" (gémination) relève du langage enfantin.
et 8 façons de dire "Une automobile en très mauvais état" :
"Une chiotte", "Une guimbarde" et "Un os" relèvent du registre argotique.
De même que "Un veau" (idiotisme animalier), qui s'applique aux véhicules jugés insuffisamment puissants ou rapides.
"Une poubelle", "Un tape-cul", "Un tas de boue" et "Un tas de ferraille" appartiennent au registre familier.
De même que "Un poulailler", qui relève également du registre désuet.
Ces deux locutions verbales du registre familier ont des significations fort différentes :
"Dorer la pilule" à quelqu'un signifie en effet, selon le contexte :
berner, duper une personne ; la flatter afin de la pousser à faire ou à accepter une chose à laquelle elle répugne.
On dit par exemple : "Je leur ai si bien doré la pilule qu’ils ont fini par me vendre leur terrain pour trois francs six sous".
ou : faire accepter un désagrément ou consoler d’une disgrâce, d’un refus, en l’accompagnant de promesses et de paroles aimables, bienveillantes, flatteuses voire mielleuses.
On dit par exemple : "Le directeur ne lui a donné ni augmentation ni promotion mais lui a bien doré la pilule".
tandis que "Se dorer la pilule" signifie : bronzer, se dorer au soleil.
On dit par exemple : "Mes filles ont passé leurs vacances à se dorer la pilule au bord de la piscine".
"Dorer une pilule" était autrefois un terme de pharmacie signifiant : la recouvrir d’une mince couche d’or afin que l'on puisse l'avaler sans sentir le goût, l'amertume du médicament.
Sources : wiktionary.org et dictionnaire.reverso.net
Cette locution nominale féminine en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme vestimentaire appartient au registre familier.
Et elle désigne, au sens figuré, chez les femmes essentiellement : un amas de graisse situé à l'arrière du haut des cuisses, sur les fesses et les hanches, formant des zones durcies et douloureuses au toucher, pouvant favoriser l'apparition de la cellulite.
Ce phénomène, qui s’explique par des facteurs hormonaux et physiologiques, est assez peu observé chez les hommes, dont les amas graisseux sous-cutanés se font plus couramment au niveau du ventre et de la poitrine.
Ces deux expressions en forme d'idiotismes corporels signifient au sens figuré : afficher une ambition démesurée ; être prêt à tout pour parvenir à ses fins.
"Avoir les dents longues" appartient au langage courant.
Et peut également signifier :
être affamé après avoir été longtemps sans manger.
On dit par exemple : "Les naufragés recueillis hier avaient les dents longues, mais on peut les comprendre !".
Et on utilise également, dans le même sens, la locution verbale en forme d'idiotisme animalier "Avoir les crocs", qui appartient au registre argotique.
Toutes ces formules très imagées en forme d'idiotisme corporel désignent, au sens figuré :
"Être un paquet d'os" (registre familier), "Être un sac d'os" (registre familier) ou "N'avoir que la peau sur les os" :être extrêmemement maigre, d'une très grande maigreur.
On dit pas exemple : "Lorsqu'il est sorti de l'hôpital, après sept mois, mon oncle n'avait plus que la peau sur les os".
L'écrivaine états-unienne Elizabeth Ann "Lizzie" Velásquez, née le 13 mars 1989, souffre d’une maladie congénitale très rare, le syndrome d'apparence progéroïde et marfanoïde-lipodystrophie, qui l’empêche notamment d’accumuler de la graisse corporelle
et "Un paquet d'os" (registre familier) ou "Un sac d'os" (registre familier) :une personne extrêmement maigre, d'une très grande maigreur.
On dit par exemple : "Cette fille n'est pas mince : c'est un vrai sac d'os !".
Les formes "Être un paquet d'os" et "Un paquet d'os" sont nettement moins usitées que les formes "Être un sac d'os" et "Un sac d'os".
J'adore ces deux formules extraites de "Le train pour Pau", une célèbre saynète ("sketch") du duo humoristique français Chevalier et Laspalès.
Couramment surnommé "le sketch du train", ce drolatique épisode est apparu dans le spectacle "Bien dégagé autour des oreilles... SVP", de 1988, avant d'être repris et même de donner son titre au spectacle suivant, "C'est vous qui voyez !", en 1992, où cette phrase était répétée à de nombreuses reprises sous la forme de blague récurrente.
Un client parisien (Philippe Chevallier) se renseigne auprès d'un préposé de la SNCF (Régis Laspalès) quant aux modalités permettant de se rendre en train à Pau (64) à l'occasion d'un enterrement. Le comique de répétition des formules récurrentes "C'est vous qui voyez !" et "Y en a qu'ont essayé. Ils ont eu des problèmes" ont permis à cette saynète ("sketch") d’accéder à la postérité.
Relevant du registre familier, ces deux phrases appartiennent en effet désormais au vocabulaire d'une partie de la population, dont je suis !