"Prendre la mouche".

Cette très ancienne locution verbale du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré : se vexer mal à propos, s'irriter tout à coup, se froisser, s'offusquer, s'énerver brusquement, s'emporter sans raison apparente, se fâcher pour une raison futile, s'irriter pour une chose anondine.

On dit par exemple : "Mon cousin est assez susceptible : il prend la mouche très facilement".

Ou : "Il ne faut pas prendre la mouche pour si peu, ma chérie. Je t'assure que je ne connais pas cette masseuse nue qui a dû s'introduire ici durant mon sommeil !".

La formule du registre soutenu "Prendre ombrage" a une signification assez proche de "Prendre la mouche".

En revanche, seuls les esprits mal placés iront imaginer que l'expression "Prendre la mouche" puisse être utilisé au sens propre dans son acception de "posséder sexuellement" et constitue ainsi un synonyme de l'expression "Sodomiser les dyptères"...

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

9 façons de dire "Un lit".

Un lit en bois

Dans le registre argotique nous disposons de : "un paddock", "un page" (par apocope de "pageot"), "un pageot" ou "un pajot", ainsi que "un pucier". Mais ces termes sont aujourd'hui désuets.

"Un pieu" appartient au registre populaire et est très couramment utilisé.

"Un plumard" et "un plume" relèvent du registre familier

Enfin, "une couche" relève du registre soutenu et ne s'emploie guère.

Sources : www.languefrancaise.net, www.larousse.fr et dictionnaire.sensagent.leparisien.frAjouter

"Un repas bien arrosé".

"Bien arrosé" est une locution adjectivale du registre familier qualifiant, au sens figuré : un repas au cours duquel on a bu beaucoup d'alcool.

On dit par exemple : "Tout le monde était bien joyeux car le repas avait été bien arrosé".

"Lèche-cul" ou "Un lèche-cul" et "Lèche-botte" (ou "Lèche-bottes") ou "Un lèche-botte" (ou "Un lèche-bottes").

  • "Un lèche-cul"  est un substantif masculin du registre vulgaire en forme d'idiotisme corporel. Et "Un lèche-botte" (ou "Un lèche-bottes") est un substantif masculin du registre familier en forme d'idiotisme vestimentaire.

Les deux désignent, de façon très imagée, au sens figuré : une personne servile envers sa hiérarchie ou envers les puissants ; un flagorneur ; quelqu'un qui flatte servilement celui qui détient un pouvoir ou représente une autorité.

On dit par exemple : "L'assistant de mon directeur est un vrai lèche-cul".

Ou : "Je n'ai jamais pu jouer les lèche-botte(s) avec mes supérieurs hiérarchiques".

  • "Lèche-cul" est un adjectif du registre vulgaire en forme d'idiotisme corporel. Et "Lèche-botte" (ou "Lèche-bottes") est un adjectif du registre familier.

Les deux qualifient ce type de personnes, de façon très imagée, au sens figuré.

On dit par exemple : "Je recherche un collaborateur dévoué et efficace, pas un secrétaire lèche-cul".

Ou : "Les employés lèche-botte(s) sont bien vus dans cette société".

Sources : www.cnrtl.org, wiktionary.org et www.larousse.org

"Dans le coup", "Être dans le coup", "Rester dans le coup" ou "Ne plus être dans le coup".

  • "Dans le coup" est une formule du registre familier signifiant : à la mode, à la page, de son époque ; au courant, informé de ce qui se fait et ne se fait pas.
  • "Être dans le coup" signifie ainsi :
    • être à la mode, à la page, de son époque, conforme aux goûts du moment ; être au courant, informé de ce qui se fait et ne se fait pas.

On dit par exemple : "Question fringues, mon frère est dans le coup".

Si l'on n'y est pas on est certes "pas dans le coup", mais plutôt "plus dans le coup".

Super 45 tours de Sheila de 1963

En 1963, la jeune chanteuse française yéyé Sheila chantait ainsi à l'adresse de l'auteur de ses jours : "Papa papa papa t'es plus dans l'coup papa !" ("Papa t'es plus dans l'coup !").

    • ou : être au courant d'une affaire (surtout louche), être impliqué, complice, mêlé à quelque chose.

On dit par exemple : "La police l'a interrogé car ils pensent qu'il est dans le coup".

Si l'on n'y est pas, on est certes "pas dans le coup" mais plutôt : "en dehors du coup".

  • "Rester dans le coup" signifie : demeurer à la mode, à la page, de son époque, conforme aux goûts du moment ; au courant, informé de ce qui se fait et ne se fait pas.

On dit par exemple : "Ma tante veut faire celle qui reste dans le coup : elle s'habille comme sa fille".

  • et "Ne plus être dans le coup" signifie : ne plus être à la mode, à la page, de son époque, conforme aux goûts du moment ; ne plus être au courant, informé de ce qui se fait et ne se fait pas.

On dit par exemple : "Je ne suis plus dans le coup en matière de cinéma : il y a 20 ans que je ne lis plus la presse spécialisée et ne vais plus voir les films lors de leur sortie en salle".

Source : dictionnaire.reverso.net

"Une attelle de doigts grenouille" ou "Une attelle grenouille".

Une "attelle de doigts grenouille" ou "attelle digitale"

Il s'agit du surnom couramment attribué dans le milieu médical aux "attelles digitales", dont la forme - avant emploi - peut rappeler celle d'une grenouille.

Cette appellation d'"attelles grenouille" relève donc du registre familier.

"Mettre la clé sous la porte" ou "Mettre la clef sous la porte".

Cette très ancienne locution verbale du registre familier date du XVIe siècle.

  • elle a d'abord signifié : déménager, partir discrètement sans payer le loyer ; quitter furtivement son logis, disparaître pour se soustraire à une obligation, à une poursuite, etc,
  • puis, comme c'est encore le cas de nos jours : cesser son activité, faire faillite ; abandonner une entreprise, la fermer définitivement et complètement.

On dit par exemple : "Avec la pandémie de COVID 19, de nombreux entrepreneurs et chefs d'entreprise ont dû mettre la clé sous la porte".

Sources : wiktionary.org, www.expressions-francaises.fr, www.expressio.fr et www.larousse.fr

 

"Au petit bonheur" et "Au petit bonheur la chance".

Ces deux jolies locutions adverbiales appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement :

  • "Au petit bonheur" : en faisant confiance au hasard, au sort, sans préparation ni réflexion préalable.

On dit par exemple : "À l'origine, ces terres ont été distribuées gratuitement aux colons, au petit bonheur".

  • et "Au petit bonheur la chance" : à l’aventure, au hasard, à tout hasard ; sans faire de plan ni de prévision, en se laissant guider, au jugé.

On dit par exemple : "Je pars sans avoir préparé mon voyage, au petit bonheur la chance".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Tourner de l'oeil", "Tomber dans les pommes" ou "Se trouver mal".

Ces trois locutions verbales signifient : s'évanouir, avoir (ou faire) un malaise (langage courant) ; défaillir (registre soutenu).

  • "Tourner de l'oeil" est un idiotisme corporel et appartient au registre familier,
  •  "Tomber dans les pommes" est un idiotisme alimentaire et relève du registre argotique,
  • et "Se trouver mal" appartient au registre familer.

"C'est toujours le dernier qui a parlé qui a raison", "Avec elle, c'est toujours le dernier qui a parlé qui a raison" ou "Avec lui, c'est toujours le dernier qui a parlé qui a raison".

Cette expression du registre familier s'utilise de manière péjorative, afin de dénoncer le caractère excessivement influençable d'une personne ayant trop facilement tendance à changer d'avis, au gré des prises de position de ses différents interlocuteurs successifs.

On dit par exemple : "J'ai un collègue très sympa, mais avec lui, c'est toujours le dernier qui a parlé qui a raison".